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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

À propos d'un type accroché à la branche d'un arbre et qui ne veut surtout pas lâcher prise. | 05 décembre 2008

Je suis dans la salle informatique de ma classe, mais je ne suis ni en cours ni pressé, et je relisais ces lignes que j'écrivais à quelqu'un il y a plusieurs mois : "Pour ce que je veux faire après, mon rêve est de faire de la bande dessinée et d'en vivre, mais bon, pour commencer je manque un peu de pratique et je compte donc dessiner une vrai bédé cet été, pas trop longue... Quoiqu'il en soit, comme je sais que c'est un peu un rêve et que c'est très difficile de percer, j'espère trouver un plan B professionnel au cours de mes études artistiques."

Je me suis dis : Flo, tu n'écris pratiquement plus sur ton blog, alors si tu as une impulsion pour publier quoique ce soit, saisis-la. Donc je vais essayer de la saisir, et en vitesse car même si j'ai le temps ben voilà quoi.

"J'ESPERE TROUVER UN PLAN B PROFESSIONNEL AU COURS DE MES ETUDES ARTISTIQUES". Il n'y a pas de phrase auquelle je ne croie moins. A m'entendre dire ça, à me relire formuler ça, je me fais mal au coeur.

Parce que oui, vouloir devenir auteur de bédé, c'est un peu une sorte de rêve imbécile quelque peu compliqué. Vouloir en VIVRE, c'est encore pire.

Je ne dis pas que je veux ABSOLUMENT en vivre : il y a beaucoup d'auteurs qui ont un métier parallèle à côté. Loïc Sécheresse, dont j'admire énormément le travail, n'a dessiné que deux bandes dessinées pour le moment, car il a à côté une pratique d'illustrateur. C'est certainement le cas également pour Dumontheuil, qui est pour moi un auteur très important de la bande dessinée actuelle : je ne sais pas exactement ce qu'il fait à côté, mais vu la rareté de son oeuvre, je crois qu'il n'y a pas de doutes, il a des à-côtés (à moins que ce ne soit la bande dessinée son "à-côté" !).


D'autre part, je me rappelle d'une interview de Lewis Trondheim où il déclarait qu'il lui tenait très à coeur d'avoir un travail parallèle à la bande dessinée afin que cette dernière reste un plaisir et ne devienne pas une obligation alimentaire qui rabaisserait l'amour du métier, voire la valeur du travail fait (quand le travail est obligé, il n'est peut-être pas le même)

C'est assez intelligent et je ne dis pas qu'il a tort.

A côté de lui, un jeune auteur au talent énorme, extrêmement prometteur et même déjà très novateur dans sa manière d'envisager la bande dessinée, Bastien Vivès, déclare qu'il travailler le plus possible car son souhait est de ne faire rien que de la bande dessinée, de ne rien avoir à côté. 

La question est donc : et moi, qu'est-ce que JE veux ? Pour l'heure, je ne sais pas vraiment.

Il y a aussi toute une quantité d'auteurs que j'admire beaucoup mais qui travaillent bien plus dans l'illustration que dans la bande dessinée. Natacha Sicault, Lucie Albon, Erwann Surcouf en sont des exemples.

Est-ce que je veux faire rien que de la bédé ? Est-ce que je veux faire autre chose à côté pour que mes bandes dessinées restent toujours un plaisir et non une obligation ? Est-ce que je bosse surtout aileurs mais de temps en temps je publie une petite bédé chez un petit éditeur ? 


Je ne souhaite certainement pas cette dernière option, mais la vérité, c'est que c'est le Florian du futur qui choisira, genre celui dans trois ou cinq ans.

Mais j'ai peur de me trahir, terriblement peur de me trahir. Il y a quelques années, je m'imaginais une très vaste histoire que je me promettais d'éxécuter un jour, jusqu'au bout. Et puis plus tard je me suis dit que ce n'était pas si bien que ça et j'ai abandonné le projet parce que ça avait arrêté de m'intéresser.

Eh bien, voilà : j'ai terriblement peur de me laisser prendre par le flot de la vie, de me trouver quelquechose de plus alimentaire, et d'abandonner mes projets de bédés, genre pas flemme, manque de courage... De me trahir.

Pourtant, je suis sur la bonne route. Je suis dans une classe d'approfondissement en arts plastiques. C'est un engagement, un véritable engagement qui signifie que je m'engage dans une voie en éxpédiant toutes les autres. Mais quand je dis que j'espère me trouver un plan B professionnel au cours de mes études, je dis quelquechose auquel je ne crois pas : car dire ça, Áa sonne déjà comme un relâchement, comme un lâcher-prise sur les rêves que je veux accomplir... Et je ne veux pas, lâcher prise !

Des fois, je me dis que c'est terrible, d'avoir une vocation. Que j'aurais pu ne pas en avoir, et aller pour m'insérer dans la société d'une façon très simple, du genre je rentre dans une case. J'aurais pu devenir coiffeur, par exemple. Ça ne m'intéresse pas, mais c'est simple. Je rentre vite dans la vie active, tout ça, je m'embête pas. 

Ou bien bibliothécaire. Ça, ça m'aurait plû d'être bibliothécaire ! Si je n'avais ce rêve de faire de la bédé, je me dirigerai peut-être vers le métier de bibliothécaire. Pour bosser aux rayons bandes dessinées bien sûr... Enfin pas forcément que ça hein.

Mais non. Il a fallu que j'ai des rêves. Des personnages dans ma tête qui m'inventent des histoires. Il a fallu que je me passionne pour la bande dessinée, pour le cinéma, il a fallu que je rédige un roman que j'aimerai vachement adapter en bédé un jour. Il a fallu, en fait, que j'émette le souhait de m'insérer dans la société d'une façon marginale, strictement pas conventionnelle. Que j'aie des rêves.

Et, du coup, je me trouve dans cette position délicate de garder prise. J'ai l'impression d'avoir été devant un arbre durant toute ma pré-adolescence, un très bel arbre, auquel je souhaitai m'accrocher. Alors je me suis accroché à une branche et j'ai commencé à y prendre prise. Et maintenant,  je ne lâche plus prise, je croie en mon rêve, je croie en moi, j'ESSAIE de croire en moi, j'essaie de croire que c'est possible. Au lieu de continuer un bout de chemin tranquilou, je me suis accroché à un arbre en me jurant d'y rester accroché.

Le problème, c'est que je ne veux pas d'un métier. Je ne veux pas "être un auteur de bande dessinée". Je ne veux pas dessiner "les footballeurs" ou "sarko et Carla", ni même d'ailleurs publier des oeuvres chez des tout petits éditeurs que personne ne connaît. Parce que la bédé n'est pas un métier. Pas pour moi. Je ne veux pas être DESSINATEUR de bande dessinée, je veux étre auteur complet. Je ne veux pas faire de la bédé comme on voudrait travailler dans l'animation. Je veux devenir auteur de bédé comme on voudrait devenir écrivain ou cinéaste. Et c'est surtout ça, le problème. Parce qu'à ce moment-là, il faut un putain de talent, il faut vraiment valoir quelquechose. 

Donc je ne veux pas juste d'un métier. Je veux d'un véritable talent, une discipline qui me vaille une certaine reconnaissance. Je veux poser ma pierre dans l'édifice de la bédé, voilà ce que je veux, et je crois que c'est effroyablement ambitieux.

Car, QUI arrive à ce genre de choses ?! Pas tout le monde, c'est certain. Pas tout le monde. 

A coté de ça, je me rappelle de l'insoutenable légèreté de l'être, de ce pauvre Tomas qui était un médecin renommé, discipline pour laquelle il avait une véritable vocation, pour laquelle il se sentait profondément destiné, vers laquelle il FALLAIT qu'il aille. Mais lorsqu'il devient laveur de carreaux, il est soulagé. Il a lâché prise sur une nécessité impérieuse qui au fond était un poids. 

Alors, au fond, est-ce que si, à un moment donné, je lâche prise, si je lâchais ma "vocation" des bras, me laissai tomber de l'arbre, et soupirai de soulagement avant d'aller accomplir un métier ne nécessitant aucun talent particulier, aucune véritable préédisposition; est-ce que ça irait ? Est-ce que je ne serai pas, effectivement, soulagé ?

Si je devenais BIBLIOTHÉCAIRE, tiens ?

Je ne crois pas. Je crois que Tomas était déjà médecin lorsqu'il est devenu laveur de carreaux. Alors je verrai si je veux vraiment continuer dans la bédé une fois que j'y serai. NA ! Pas avant.

Mais c'est vrai, en plus. Si je devais changer d'avis à un moment donné, il faut que soit là, lorsque j'aurai atteint mon but.

Si je renonce avant, ce serait céder. C'est : je veux être dans la marge mais finalement je reste dans les grands carreaux, comme tout le monde. Je ne suis pas en lutte contre la société, hein, mais ce que je veux dire, c'est que, accepter de faire autre chose sans avoir encore touché la bédé, ce serait me dire : je suis un rêveur dans le mauvais sens du terme, un rêveur qui rêve sa vie et puis l'accomplit autrement. C'est un peu bateau à dire, mais il s'agit bien de réaliser ses rêves et non de rêver sa vie.

Saint-Exupéry a écrit une phrase dans ce style-là, mais je ne me rappelle pas de sa formulation exacte.

Je ne veux pas rêver ma vie. Je veux garder prise...

Publié par boiseime à 19:43:47 dans textes | Commentaires (5) |

Sur le besoin, ou bien de SORTIR, ou bien de VOIR DES GENS pour ne pas se sentir désoeuvré et gâcher ces moments qui, les uns additionnés aux autres, forment NOTRE VIE… | 26 novembre 2008

J'ai froid aux mains. Purée, j'ai super froid aux mains.

Je ne pense pas que mon article précédent était complètement débile, jveux dire, c'est VRAI que je ne parle jamais de tout ce dont je pourrais vouloir vous parler... et tout et tout. Mais, n'empêche, c'est clair que c'était avant tout un article gratuit qui était là juste histoire de faire joli... Et même après publication, même si je trouvais la note sans intérêt, j'étais content de voir une note après celle du onze novembre... Pourtant, ça fait longtemps que j'ai accepté l'idée de me permettre des temps morts avec mon blog, dans le sens : si je n'ai rien à écrire, tant pis, je ne vais pas faire des notes à deux balles juste pour remplir mon blog...

Mais on est le 26 Novembre et malgré la note qu'il y a eu entre aujourd'hui et le onze, je trouve que ça fait un temps mort assez long... Je ne sais pas si c'est le fait de faire un article par semaine pour l'île des patates libres, mais je n'ai aucune énergie pour vous écrire ici... Aucune véritable volonté... Même là, maintenant, j'ai dû m'obliger un peu pour commencer une note. C'est comme si c'était une perte de temps supplémentaire... Alors que je n'ai jamais considérer le fait d'écrire sur mon blog comme une perte de temps !

Le truc, c'est que ces temps-ci, chez moi, je n'ai aucune force pour travailler et je glande sur l'ordinateur. Mais ce n'est pas parce que je glande sur l'ordi que je vais alimenter mon blog, ça nan... Et ça fait bien deux semaines que je me dis : "putain je lâche trop mon blog en ce moment... je lâche trop mon blog..." Ce n'est pas que je n'ai pas d'idées d'articles, mais c'est que je n'ai pas de véritable BESOIN. Je crois que j'ai toujours été très attaché à cette question du besoin pour écrire sur mon blog. Ça n'a pas toujours été vrai, mais en général, quand je fais une note ici, quelqu'elle soit, c'est que j'en ai véritablement envie, et quand j'écris une note alors que je ne suis même pas très motivé pour écrire, eh bien, quelque soit l'intérêt de la note finale, j'hésite à la publier... C'est une question de sincérité : comment publier tel texte alors que je l'ai écrit "comme ça", avec l'idée simple de publier un article ?

 (Même quand j'écris une note avec beaucoup de sincérité, il suffit que je doive la publier en "différé" pour que je tienne beaucoup moins à la publier, car je ne suis plus dans la même énergie, et ce n'est plus une "urgence"...)

 Par exemple, en ce moment, j'aimerai vous publier une nouvelle note par rapport à mon avenir et mon ambition, mais je ne le fais pas exactement pour ça : si c'est une réflexion que je tiens en ce moment et qui me préoccupe, je sais que, au moment où je la coucherais sur ce blog, je le ferais non pas par besoin ou par véritable envie de le faire, mais plus simplement parce que j'aurais envie d'alimenter mon blog et qu'il y a ce sujet que j'aimerai justement aborder...

Du coup, je n'écris toujours pas l'article en question.

La question, c'est : comment cela fait-il que je n'ai pas l'énergie, la volonté, le désir important d'écrire sur mon blog ?...

Je ne sais pas trop. Ce n'est pas le trop-plein de travail, car je suis un procrastinateur et un glandu, qui fait toujours son boulot au tout dernier moment... Et j'ai beau avoir une tonne de travail, cela ne m'empêchera pas de glander sur l'ordi toute la soirée comme un gros nul.

Je crois que ce n'est pas simplement une question d'auto-discipline, ou de geek-attitude... C'est plutôt une question de solitude.

Bien que je vive avec ma mère, je me retrouve très souvent seul chez moi, durant des soirées entières. Modérément, c'est cool. mais trop souvent, cela m'embarrasse : dans ma solitude, les choses se résument à une liste de choses à faire que je ne veux pas faire, et si je ne veux pas les faire, c'est justement parce que ce sont des "choses à faire"...

J'aime être seul, mais chez moi après les cours toute la soirée, pas tant que ça. Bien que cela me permette une liberté totale qui me fait gueuler chanter (appelons ça chanter...) bouger et jouer la comédie des personnages bizarres qui parlent anglais etc, ou bien autrement dit : alors que je suis un petit bonhomme tranquille cool zen le jour, eh bien le soir, quand je suis seul, je suis une BÊTE DÉCHAÎNÉE DONT VOUS N'AVEZ MÊME PAS IDÉE. Bref, bien que ma solitude soit cette liberté merveilleuse, c'est également un état de total désoeuvrement pour moi. Ma courte vie m'a apprise que la vie n'a de valeur qu'auprès des gens que l'on aime, et même des gens en général : sans autrui, la vie manque de piquant, de sel. Quand on est seul, on fait des choses que l'on doit faire ou que l'on veut faire, mais ça se résume à ce genre de situations ennuyeuses, cette situation-là exactement : celle de devoir PASSER LE TEMPS. Alors qu'avec les autres, on ne fait pas que "passer le temps", on VIT. On VIT.

Donc voilà, seul, je suis désoeuvré et tellement désoeuvré que je ne veux ni travailler ni faire une note sur mon blog ni rien du tout, et je me contente de me rendre compte que je gaspille du temps qui s'en va à tout jamais, que je passe certains moments de ma vie à ne pas la savourer, à ne pas profiter de chaque instant qui m'est offert : non, à l'inverse de cela, je contemple l'inintérêt total des soirées se profilant devant moi.

C'est pour ça que j'essaie de sortir le plus souvent possible, ça ne me gêne pas de sortir seul, c'est sortir quand même, et alors je vois Paris, les gens alentour, je marche, je regarde autour de moi, je vois des films, des expos, je fais des croquis, et tout cela pour moi ce n'est pas gâcher le temps qui m'est offert, au contraire, je n'ai pas strictement besoin d'autrui pour profiter de ces moments-ci... 

À propos de boulot : ce soir, par exemple, j'aurais dû réfléchir à mon truc d'Histoire sur les autoportraits, mais comme je n'ai pas les reproductions, je vais m'en occuper demain soir, ce qui n'est pas sérieux, et ce qui fait que ce soir je ne travaille pas, ce qui n'est pas sérieux non plus. 

Je, ne, sais, pas, tra- vailler...

 

Publié par boiseime à 20:54:22 dans textes | Commentaires (0) |

Parce que écrire quelque-chose, c'est s'abstenir d'écrire tout le reste | 23 novembre 2008

Il faut que je vous dise :

 Dlgdfoidfldmforlgjxddlfkgkdmdl.

 C'est-à-dire que... Ihathro d'fahilsifi qki ghardounent jdanavsse. 

 Vous comprenez ?

 Je n'ai rien à écrire, ou plutôt : je ne sais pas quoi choisir d'écrire, je ne sais pas quoi faire L'EFFORT d'écrire.

 Alors je préfère écrire : jdiffsouloucornu fourchitekyvantla. 

 Et aussi : hitracien clémebiert bièrotfuli scinusit kalagaka beyrnoulito etrocifili hirocito patricalamabo jdinavotchka trilili glamyrtibada najdalof triblibou ytou tambief flouchdikamou brataslavi jdi trilouchvili clérembardi tilou kjanaramoff.

 

Cette phrase abstraite, qui apparemment ne veut rien dire, fait en fait le contraire. Puisqu'elle ne choisit pas ce dont elle parle, ELLE PARLE ENCORE DE TOUT. Ou plutôt : c'est à vous de choisir. C'est comme une boîte magique que l'on n'ouvre pas, dont il faut imaginer le contenu.

 Ça se trouve, on ne le sait pas, mais j'ai écrit la plus belle phrase du monde. mais on ne le saura jamais puisqu'il n'y a aucun traducteur et pas même moi je ne puis traduire ces mots.

 Peut-être que j'ai écrit une grosse connerie. Peut-être que j'ai écrit quelque-chose de passionnant. Peut-être que j'ai parlé de quelque-chose d'anodin, et peut-être au contraire que je parlais de quelque-chose d'extrêmement intime, et c'est pourquoi j'ai décidé de l'écrire de façon abstraite.

 Peut-être que j'ai écrit avec cette manière étrange que je n'avais plus fait de note depuis le onze novembre et que je n'arrête pas d'y penser mais que je n'ai pas l'énergie d'écrire quoi que ce soit.

 Peut-être que dans ces lignes abstraites que vous avez lues plus haut, je vous parlais de l'île des patates libres, ma maîtresse avec laquelle je vous trahis chaque dimanche.

 Peut-être que je vous parlais de l'incommunicabilité de ces idées vaporeuses difficiles à définir. Ou plutôt simplissimes. Mais comme je suis pudique je préfère dire que c'est compliqué à définir (pour ne pas avoir à les verbaliser).

Peut-être que je vous parle d'amour, d'amitié, de solitude, de temps qui passe.

 C'est à vous de voir. Ou de ne rien voir du tout.

 Moi-même, je préfère ne choisir rien. Je préfère que mes phrases abstraites disent absolument tout, encore plus tout que tout mon blog tout entier. J'ai écrit sans choisir, c'est merveilleux. Car écrire, c'est choisir quoi écrire, et cette idée de ne pas parler du reste, c'est embêtant.

Pour écrire TOUT, il faut dessiner le mouton à l'intérieur d'un carton. 

Publié par boiseime à 23:58:48 dans textes | Commentaires (2) |

MOUAIS. (je trouve cette note un peu sans intérêt, mais je préfère cependant la laisser) | 11 novembre 2008

Il faut que je range ma chambre.

Il faut que j'arrête de regarder la télévision uniquement pour éviter de ranger ma chambre.

il faut que j'arrête de glander sur l'ordinateur de façon gratuite.

L'ordinateur, c'est un peu ma cigarette. Non, c'est différent. Mais... C'est ma télévision de petit vieux. Le petit vieux regarde sa téloche, non pas parce qu'il n'a rien d'autre à faire, mais parce c'est son "activité zéro", jveux dire, de base. Quand il ne mange pas, qu'il ne boit pas, qu'il n'est pas dehors, qu'il ne lit pas un livre, qu'il ne passe pas le temps avec des amis, quand il ne dort pas, eh bien il regarde la télé.

Eh bien je suis un petit vieux téléaddict sauf que moi c'est pas la télé c'est l'ordi.

Mais je crois que c'est le mal-être, l'activité basique, d'assez nombreux jeunes.

Aux vieux la télé, aux jeunes le web.

Il faudrait que je fasse du sport. Un peu.

Il faudrait que je refasse du théâtre.

Il faudrait que je produise un maximum de travaux pour ma classe d'approfondissement.

Que je produise encore plus, toujours plus, beaucoup plus.

Il faudrait que je sorte moins souvent seul mais je crois que c'est en cours.

Il faut aussi bien sûr que je continue de sortir seul parce que c'est une liberté qui me fait du bien.

Je préfère sortir seul à être seul dans ma maison.

Il faudrait que je me fasse des amis garçons.

Il faudrait que le "meilleur ami" qui m'a sucé le sang du CM1 à la troisième ne m'ait jamais rencontré.

Il faudrait que j'ose plus, en général.

Il faudrait que j'aie du culot, du sens de l'initiative.

Il faudrait que l'année prochaine j'aille aux arts-décos de Strasbourg.

Que je me bouge alors de chez moi, et que je grandisse.

Que je me débrouille tout seul et que ça se passe bien.

Que je rencontre plein de gens et que je profite de ma jeunesse.

Il faudrait que je m'entraîne davantage à faire des planches de bédés.

Et il faudrait que je devienne un super auteur de bédé à l'ascension fulgurante et à la reconnaissance immédiate.

Il faudrait que je me fasse une copine.

Il faudrait que j'arrête de rêver, il faudrait que j'accomplisse. 

Il faudrait que je lise davantage de livres. Que j'arrive à lire tous ces livres que je veux lire depuis des années.

Il faudrait que je voyage.

Il faudrait que j'aille un jour sur la Lune. Et dans le désert.

Il faudrait que je me remette à lire plein de magazines passionnants. 

Il faudrait que j'arrive à faire ce que je me dis qu'il faudrait que je fasse.

 

Publié par boiseime à 19:44:45 dans textes | Commentaires (2) |

Je suis le personnage d'un conte initiatique qui doit sortir de son trou et vivre des aventures périlleuses et effrayantes pour devenir grand | 09 novembre 2008

Dans mon blockhaus.

Vit seul, suis seul. Rêve seul.

Sors de mon blockhaus pour vivre un conte de fée.

Je suis comme Alice aux pays des merveilles : je rencontre.

Des chats violets qui sourient, des chapeliers, un lapin blanc.

Le pire, c'est que je n'ai toujours pas lu le livre. Mais jle ferai. Après tout, j'ai bien mis deux trois ans avant de lire enfin John Fante. Mes listes d'attente en livres peuvent être exceptionnellement longues, mais... il y a des moments où j'arrive à prendre le temps, de lire.

Je suis comme Alice : je rencontre des gens qui ne sont pas moi. Étant donné qu'ils ne sont pas moi je les trouve étranges, bizarres, exceptionnels. Mais ils m'enrichissent. Me font découvrir ce que je ne suis pas. Me font découvrir mes limites.

Je me sens bousculé car je ne suis plus dans mon blockhaus. Je ne suis donc plus protégé.

Plus protégé. Je rencontre des gens qui ne sont pas moi alors que je suis sans aucune protection. C'est dangereux.

Je vis alors un conte initiatique. Je suis Alice, mais je suis aussi le Petit Poucet. Je suis Harry Potter, je suis Chihiro. Je suis le personnage du conte qui vit des aventures pour progresser.

Je cherche à progresser, évoluer, sur un chemin où je ne suis plus protégé tandis que je rencontre des gens qui ne sont pas moi.

Plus dans mon blockhaus, vit des contacts humains. Progresse et évolue. Ne pas mourir, ,ne pas me faire couper la tête par la reine, ne pas me faire bouffer par un ogre. Ne pas me laisser bousculer par les chats violets qui sourient et les chapeliers fous. Réaliser que ces gens qui ne sont pas moi sont d'une richesse énorme qui m'est indispensable. Arrêter de m'isoler dans ma petite sécurité de merde dans mon blockhaus. Oser vivre ce fichu conte initiatique, oser progresser.

Oser quitter l'enfance. Oser l'petit poucet.

Oser grandir.

Publié par boiseime à 15:26:23 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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