Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

C'est vraiment bizarre. | 28 décembre 2005

C'est fou ce que c'est bizarre. Je vis, je suis, j'existe. Et moi je le sais très bien, car je suis tout le temps moi. Comme tout le monde d'ailleurs. Juste moi. Moi et pas un autre. Et je ne suis jamais quelqu'un d'autre. Quand je mourrais, serais-je ailleurs, à vivre dans l'écorce d'un arbre? Dans la peau d'un chat? Dans la pétale d'une fleur? Ou à renaître humain? Ou simplement j'arrêterais d'exister?
Ce qui m'est inconcevable. Parce que l'inexistence, ça ne se vit pas. Ça ne s'existe pas.
Et avant ma naissance, j'étais où? J'étais un vieillard qui attendait sa mort, un cheval de course épuisé, une petite araignée? Ou est-ce que je n'existais pas?
Et si j'étais bien ailleurs, à vivre une autre vie, comme le pensent mes parents qui croient à cette idée de réincarnation, comment ça peut être possible? Car si je ne suis pas que mon corps, alors pourquoi n'ai-je jamais besoin de cette âme, de ce corps spirituel? Pourquoi ne se manifeste-t-il pas? Pourquoi n'a-t-on pas besoin de lui pour vivre? Pourquoi est-il insondable? Pourquoi ne peut-on pas prouver son existence?! Voilà pourquoi je me demande si je ne vais pas arrêter d'exister après ma mort, et pourquoi j'ai donc peur de la mort.
Mais après tout, il est vrai que la mort ne fait souffrir que les vivants.  
Mais nous avons dérivé du sujet initial.
Nous parlions du fait que nous sommes seulement nous-mêmes et pas quelqu'un d'autre. 
Juste nous-même et cela tout le temps. C'est pourquoi nous nous sommes si précieux. Nous sommes ce qui nous permet de voir le monde et de le vivre. Nous sommes notre support, notre matériau et notre outil. Parfois même les trois en même temps. Nous sommes ce qui nous permet d'aimer, d'haïr, de contempler, de ressentir, de voir, d'admirer, de lire, etc, etc et mille fois etc!
Et pourtant nous ne sommes rien, car tout cela, on ne l'est que pour soi-même, puisque les autres sont eux-mêmes, et nous sommes pour eux quelqu'un qui fait partie des autres, des gens qu'on ne connait pas, qu'on a jamais vu, qui n'existent pas! Et pourtant, pour nous-mêmes, qu'est-ce qu'on existe!
La vie est vraiment bizarre...


Publié par boiseime à 16:45:47 dans textes | Commentaires (1) |

Moi et moi. | 25 décembre 2005



Il est là.
C'est lui.
J'ai ouvert la porte et je l'ai vu.
Moi.
Il y a mon reflet en face de moi.
Je lui dis de partir, où au moins de se cacher, mais mon moi ne veux pas.
Je ne veux vraiment pas le voir, alors je place nerveusement une armoire devant la porte. Exprès, il fait tomber l'armoire. Je me lance sur lui et lui donne un coup de poing. Il me le rend haineusement par un coup de boule.
Je lui donne la gifle de sa vie, parce que je ne me supporte plus, et c'est moi qui est devant moi.
Je ferme les yeux, alors il crie comme un fou.
Je bouche mes oreilles, mais je l'entends toujours.
Alors je renverse tous les meubles de ma chambre.
J'en ai marre. Je le prends, je le fous à terre et je le tappe comme je n'ai jamais tappé quelqu'un. Je ne me supporte plus, je veux sa mort, “ma” mort, puisqu'il est moi.
je finis bien par le tuer.
Il baigne dans son sang. Mon sang.
Je me réveille.
je suis en vie. J'ai toute la vie devant moi.




Publié par boiseime à 12:51:00 dans textes | Commentaires (2) |

Les gens. | 24 décembre 2005

Il y a des choses difficiles à dire.
Il y a des gens qui ne savent pas oser.
Il y a des gens qui n'ont pas de temps à donner.
Il y a des gens qui reculent tout le temps.
Il y a des gens qui manquent de temps.
Il y a des gens qui ont peur d'eux-mêmes.
Il y a des gens qui voudraient oublier.
Il y a des gens qui aimeraient se rappeler.
Il y a des gens qui n'osent pas aimer.
Il y a des gens qui ont peur d'oser.
Il y a des gens qui ne supportent pas.
Il y a des gens qui voudraient réagir.
Il y a des gens qui voudraient oser.
Il y a des gens qui voudraient franchir le pas.
Il y a des gens qui voudraient espérer.
Il y a des gens qui n'aiment pas attendre.
Il y a des gens qui attendent tout le temps.
Il y a des gens qui ont perdu leur temps.
Il y a des gens qui voudraient se rappeler du bon vieux temps.
Il y a des gens qui ont besoin des gens.
Il y a des gens qui ont besoin d'oser.
Il y a des gens qui ont mal.
Il y a des gens capables de se soigner.
Mais ces gens n'osent pas.
Ils rêvent simplement avec talent de ce qui leur manque.


Publié par boiseime à 17:28:20 dans textes | Commentaires (2) |

deuxième petit conte | 23 décembre 2005

Il était un robot qui faisait peur aux gens parce qu'il était un robot, parce qu'il n'était pas vivant, parce qu'il n'était pas naturel; mais qu'il semblait vivant, mais qu'il semblait naturel. Et le robot en souffrait, car il ne voulait pas faire peur, au contraire, il voulait aimer et voulait la tendresse. Mais tout le monde le fuyait, tout le monde avait peur de lui.
    Un jour, le robot devint par le plus grand des hasards un prince charmant. Personne ne savait qu'en fait, c'était le robot, le robot qui faisait peur à tout le monde. Et le robot, quand il se mettait à se conduire comme celui qu'il était réellement, au lieu qu'il semblait être un prince charmant, faisait peur aux gens, de nouveau. Et il devait donc se conduire comme un prince charmant, comme pas lui, pour pouvoir aimer, pour pouvoir la tendresse. Et le robot en souffrait, car on l'aimait pour ce qu'il n'était pas. Et le robot n'avait pas d'audace, et n'osait donc pas crier aux gens: “Je suis le robot! Je suis le robot qui fait peur à tout le monde! Aimez-moi, car vous voyez bien qu'en même temps je suis le prince charmant!”
    Et le robot souffrait et continuait de souffrir, car il n'osait pas avouer qui il était vraiment, il n'osait pas avouer que celui que tous aimaient, c'était celui dont tous avaient peur.


Publié par boiseime à 16:15:12 dans textes | Commentaires (1) |

petit conte | 22 décembre 2005


Il était un arbre vert au feuillage marron qui vit un jour passer un homme les jambes en l'air et la tête en bas.
     Il se dit que c'était un homme qui, comme lui, n'était pas comme il aurait dût être. Et l'arbre se donna une bouche pour le lui faire remarquer. Mais l'homme lui répondit qu'il était tout à fait normal, et que s'il s'était ainsi mis à marcher sur ses mains, c'était à cause de son audace. Car il osait être dépressif ou colérique, mais n'osait pas aimer et n'osait pas la tendresse. L'arbre interloqué lui demanda le rapport qu'il ne voyait pas. L'homme lui répondit qu'il n'en voyait pas non plus. L'arbre lui demanda pourquoi, alors, faisait-il cela.
L'homme lui répondit que c'était pour éviter son problème. L'arbre ne comprenait pas, et voulut des précisions. L'homme lui dit que sa concentration était ainsi pleinement mise à sa marche sur les mains, et qu'il ne pensait ainsi plus du tout à son problème.
    Le problème était que son problème revenait à chaque fois qu'il se remettait à l'endroit, et qu'il se remettait ainsi à penser au fait qu'il osait la colère, qu'il osait la dépression, mais qu'il n'osait pas l'amour, mais qu'il n'osait pas la tendresse; et qu'il se remettait donc à marcher sur ses mains, pour arrêter d'y penser, pour arrêter de souffrir.
     L'arbre comprit.

Publié par boiseime à 18:17:53 dans textes | Commentaires (3) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36|

Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

musique du moment

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 20-12-2005 :
340510 visiteurs
Depuis le début du mois :
16866 visiteurs
Billets :
443 billets

Rechercher

Album

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03