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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Jlif et Jdouf jouent aux legos sur le sable doux | 05 février 2006

Oui alors j'ai écrit ça le 2 mars 2005, c'est-à-dire que j'avais pas encore ce blog. Je l'avais écrit juste pour moi, par besoin d'écrire, et je ne pensais pas spécialement le faire lire un jour à quelqu'un mais je le mets parce que ça fait quelques jours que j'ai rien mis. Donc voilà. C'est tout. 

Je dois trouver ma trace.
Guider mes propres pas.
Retrouver ce que j'ai perdu.
Me souvenir.
Je dois me rappeler le passé pour façonner l'avenir.
Regarder derrière moi pour marcher devant.
Relire pour écrire.

Je dois retrouver mon avenir.
Je dois me rappeler quel est mon but.
Je dois marcher devant.
Je devrais.

Je dois vivre au présent et garder les pieds sur terre, et la tête en l'air.
Je dois vivre comme je le souhaite, comme je le veux.
Qu'est-ce que je veux?
Marcher?
Combien de temps? À quelle allure? Sur quelle route, à quel chemin?

Où aller?

Je ne dois pas rien faire.
Ou alors en profiter pour ne plus penser.
Faire le vide, gommer, effacer, laver, nettoyer.
Pour tout refaire.
Ranger, trier, faire des tas, faire le désordre pour tout remettre en ordre.

Je dois faire le point pour mettre ensuite une majuscule.

Je dois retrouver ma muse, mon inspiration, et vivre. Refaire le monde à travers mon bonheur.
Je dois me faire un bonheur.
Je dois me faire le bonheur.
Je dois faire bonheur.
À qui?
À moi, oui, mais à qui d'autre?
Je dois faire le bonheur à ceux qui me le rendront?
Je dois faire bonheur à ceux qui me détestent?
Je dois faire bonheur à ceux qui me font bonheur?

Qui suis-je pour donner bonheur?
Un jeune homme heureux et épanoui?
Non, je ne suis pas sûr de vivre les années les plus sûres et confiantes de ma vie.
Dans les années que je vis, ma tête est remplie de mystère, de brume, et d'hésitations. De la brume intense.
Je ne suis plus sûr de rien. En ce moment, toutes mes affirmations sont brisées et tout est incertain.
Tout ce que je me dis finit par un point d'interrogation.
J'ai besoin de m'exprimer, mais à qui? Comment?
Alors je le fais par l'écrit.

Je dois me reposer. Ne pas me forcer. Ne pas trop penser.
Ne pas trop.
J'aimerais faire ce que je ne peux pas et ne pourrait jamais faire.
J'aimerais faire ce dont je ne suis pas capable.
J'aimerais être un génie pour mieux m'analyser à travers les analyses des autres.
J'aimerais me voir jeune et vieux pour mieux savoir quoi penser.

Qui suis-je?
Que suis-je?

Je veux tout savoir sur ce dont je suis capable et surtout sur ce dont je pourrais être capable.
J'aimerais vivre.
J'aimerais que le jour de ma mort, je ne sois pas le seul à le regretter.
J'aimerais vivre pour ne jamais mourir.
À moins que je puisse savoir ce que c'est.
Parce que je connais la mort encore moins que n'importe quoi d'autre.
Ceux qui ont vu la mort ne reviennent pas le témoigner.
Alors on peut inventer n'importe quoi dessus.
Dieu nous a-t-il créé à son image pour qu'on le remplace?
Non.
Alors n'imitons pas celui que l'on ne connait même pas.
Tant de gens croient tant le connaitre au lieu qui l'ont si peu vu.
C'est la même chose pour le monde de la mort.
On ne sait pas ce qu'elle est, on peut tout s'imaginer dessus.
Et  si c'était le néant total et éternel?
Éternel... Je ne pourrais pas. J'ai peur de tout ce qui peut être une continuité éternelle.

J'ai besoin de mouvement, de dynanisme, d'action.
Parce que de toutes façons, le calme etc j'en suis capable.
Je sais me reposer. Mais quand je songe comme maintenant, je me libère complètemment. J'écris n'importe quoi et j'essaie de ne pas corriger.
Je voudrais faire de beaux mots et des rimes mais là je peux pas.
Je dois absolument tout libérer, avant que la porte ne se referme.
La spontanéité est très franche.

Mes fondations sont totalement usées et dans le temps de ma reconstruction, il faut tout casser pour tout refaire. Mais alors, je peux tomber par terre à tout moment.

J'écris pour libérer les questions, les hésitations, les émotions, les sentiments, les pensées, les songes, qui me rongent  mon esprit, qui n'arrêtent pas de se répéter.
Ainsi je vide tout. Je les redis encore une fois pour les apaiser.
J'aimerais dire tout ça à quelqu'un, un jour.

Je cache mon bric-à-brac de merde d'incertitude derrière des banalités pour rassurer mes certitudes continuellement fortes, etc...

Ah, merde!
Tant pis, j'arrête là, tout se brouille, je ne sais plus ce que je dis.
J'ai du mal à exprimer tout ce que je ressens, c'est difficile, alors je vais m'arrêter là.
N'aie pas de préjugés sur moi, ne te fais d'opinions sur moi.
Ne dis pas que je suis quelqu'un de bien ou un connard.
J'ai déjà trop de mal à me dire à moi-même ce que je vaux.

Je n'ai aucune certitude, je remets tout ce que je pense en question.

Alors je donne l'impression que je suis quelqu'un d'un tempérament calme et doux, pour faire le change avec l'intensité de mes hésitations, de mes questions trop rapides et non-réfléchis.

Publié par boiseime à 18:59:31 dans textes | Commentaires (4) |

Bizarre | 29 janvier 2006



(J'ai écrit ça il y a un bon gros moment puisque que si mes souvenirs sont bons c'était une des premières poésies que j'ai dû écrire, mais je l'aime bien alors je la mets quand même.)

Un jour on m'a dit,
Que j'étais que moi,
J'ai toujours pas compris,
Ça fait comme un poids!

C'était un inconnu,
Dans une foule de monde,
Il avait l'air bu,
Et ressemblait pas à James Bond,

Mais ce type m'a marqué,
C'était peut-être pour rire?
C'est pas la phrase qui m'a choqué,
Mais le fait qu'il ait pensé à me le dire.




Publié par boiseime à 11:56:34 dans textes | Commentaires (9) |

Petite poésie en six vers. | 26 janvier 2006

REPOS.


Ferme tes yeux, 

Ferme tes lèvres,

Éteins ton feu,

Éteins ta fièvre,

Oublie ta sentence,

Et écoute le silence.


Publié par boiseime à 19:06:11 dans textes | Commentaires (4) |

Moi | 23 janvier 2006



Oui alors j'ai remarqué que je mettais jamais de photos, alors là j'en ai mis une et je compte me mettre à en mettre souvent, pour accompagner les textes.

Le texte que vous allez lire parle de moi, je l'ai écrit le 4 novembre 2005, c'est à dire pas aujourd'hui ou hier. Je l'ai écrit en réaction à l'après-midi passé en arts plats où la fille à coté de moi, qui discutait avec les deux filles qui étaient face à nous, aurait voulu que je parle plus et s'étonnait que j'ai à ce point rien à dire. Ça m'a un peu fait chier alors une fois rentré chez moi j'ai écris ça.


(petits rajouts faits le mardi 8 novembre 2005 et lundi 23 Janvier 2006: date de la création de cet écrit: vendredi 4 novembre 2005.)

J'ai faim. Après avoir écris je vais manger un morceau. Mais avant je veux écrire. Pour essayer de m'éclairer un peu, ou au moins exprimer ce quelquechose que j'ai besoin d'exprimer.
    Je suis très discrèt. Avec les gens, je parle très peu, seulement quand on me le demande, j'écoute juste. On me dit que je parle jamais mais j'ai rien d'utile à leur dire. Mais devant ma glace, quand je suis seul à la maison, je joue des personnages, je me fais une voix aigue, une coiffure idiote, et je joue une fille conne et je me marre tout seul. et après je joue un homme bourru , un peu gêné, qui lui répond. Et puis je chante, je parle tout seul,j'hurle etc, et je me marre tout seul, ça me va, après j'ai mal aux cordes vocales. Tout ça pour dire que je ne sais pas imposer ma présence aux autres, mais que je sais très bien “m'imposer” à moi-même.
    Je ne sais vraiment pas imposer ma présence aux autres. J'en suis vraiment totalement incapable. Et puis j'ai vraiment l'impression d'être dans la marge. Je me sens vraiment marginal, oui. Je me sens assez différent des autres. Attention! J'ai dis différent, pas supérieur! En aucun cas je ne me supérieur à un autre! Pas du tout. Non, juste différent. On me dis parfois que je suis sur une autre planète. J'aime bien cette idée, d'être ainsi dans un lieu à moi, quelquepart, ailleurs, dans un autre monde, intime. Mais en fait ce n'est pas vraiment ça, enfin je crois, et heureusement, parce que sinon je deviendrais probablement fou.
    Cette différence que je ressens me fait parfois un peu peur, dans le sens où le gens malsains se sentent souvent très différents des autres. Mais pas forcément. La folie aussi, me fait peur. Je m'isole beaucoup, en fait. Ça doit être dans ce sens qu'on me dis que je viens d'une autre planète. Parce que je m'isole pas mal. Je fais pas exprès de m'isoler. C'est naturel, chez moi, de ne pas me sentir à l'aise dans un groupe avec des gens que je connais pas plus que ça, et qui sont un minimum nombreux. Alors je crois que je m'isole.
J'écoute, un peu, et je me tais. Et je rigole quand il y a des blagues.
Mais je n'impose jamais ma présence. Et j'ai peur de la folie dans le sens où les schizophrènes s'isolent énormément et vivent complètement dans leur monde, et se sentent probablement différents des personnes “normales”.
Comme moi, un peu.
    Et puis les autres regardent la télé, jouent aux jeux vidéos...Moi pas.
Il n'y a que l'ordi qui est vraiment un loisir qu'ont beaucoup de jeunes et que je partage. Mais sinon...Sinon pas tellement, vraiment pas tellement. Je ne regarde pratiquement jamais la télé, je ne joue jamais aux jeux vidéos...
    En tout cas, dans mes centres d'interêt, tout ça, ma personnalité, je me sens très différent des autres, et je ne suis pas sûr que ce soit très sain, de me différencier de la masse, comme ça. Mais bon.

    Une fois, je voyais quelqu'un dans la cour, qui marchait vaguement dans son coin, regardant si y voyait pas un pote, un groupe dans lequel s'immiscer, et il étais là, à marcher dans son coin, à regarder partout si il voyait pas quelqu'un, et je le plaignais, me disant que je n'aimerais pas être à sa place.
Mais je suis souvent à sa place. À marcher comme un con dans  le vide, à regarder partout autour de moi, et je me sens mal.Je me dis que tout seul, comme ça, à fureter partout et à marcher dans le vide, je dois faire pitié aux gens. Ils me voient et se disent “Le pauvre...” et ça, je peux pas supporter.
Et ainsi, j'aimerais beaucoup être invisible, de temps en temps, quand je suis tout seul, mais aux yeux des gens, parce que comme ça, les gens autour de moi ne verraient pas ma solitude pathétique.

    Parfois, à la cantine, on me demande comment je fais pour manger tout le temps tout seul comme ça. Ils me disent que eux ils pourraient pas, ils ont besoin d'être à plusieurs pour bouffer. Pourtant, quand je mange, je ressens pas le besoin d'avoir quelqu'un avec moi. Moi quand je mange, je mange.
C'est pour ça que je mange vite. Parce qe je parle pas. Je fais que manger.
Et ça me va très bien. Je finis toujours mes assiettes, et je trouve çz triste de voir ces assiettes quasiment pleines à peine mangées par ces anorexhiques.
Et je tire une fierté personnelle et complètement idiote et inutile de toujours finir mon assiette, et de bien l'avoir essuyé avec le pain qu'on nous donne.
J'ai faim, maintenant je vais vous quitter, croquer un bout et faire mes devoirs. Et après on verra.
Zut, j'ai encore envie d'écrire... Tant pis, j'ai trop faim. Au revoir.

PS (rédigé àl'occasion de cette publication sur mon blog): À un moment je dis que je me trouve différent des autres, mais mon opinion a changer. C'est-à dire que je pense bien être différent des autres, mais au fond, pas plus qu'un autre. Pas du tout même.
je suis un chocolat comme les autres. J'ai dis un chocolat? Oui, c'est pour faire la comparaison: On est comme des chocolats dans le sens où il y a toutes sortes de chocolats. Il y a les chocolats noirs, au lait, blanc, poulain, dégustation (marque), aux noisettes, etc, etc. Mais dans le fond, on est tous pareils, il y a que la surface qui change. On tombe tous amoureux, on déprime tous, on va tous mourir un jour et on se pose tous des questions à ce propos, on passe tous de bons moments, de temps en temps.
Bref, je ne suis pas vraiment différent des autres, finalement. En plus cette différence inciterait à une infériorité ou à une supériorité par rapport aux autres. Ah, non, pas forcément...2+2 et 3+1 sont tous les deux égaux à 4, et pourtant ils sont différents... Oui, mais je veux dire, je ne suis pas tellement différent d'un autre, tout le monde est différent de tout le monde. Donc je dis tout ça pour dire que je pense plus du tout ce que je dis par rapport à ma pseudo-différence à la con, voiià.
Ah oui, sinon, à un moment je parle des anorhexiques, alors si il y a des gens qui me lisent et qui se sentent visés à ce moment-là, alors je tiens à m'excuser . Voilà, j'ai fini maintenant.




Publié par boiseime à 18:45:34 dans textes | Commentaires (5) |

l'enfant et la pluie | 19 janvier 2006

(ça doit faire quelques années maintenant que je l'ai écrite mais bon, je l'aime bien alors)

"Là-bas dehors, la pluie bat,
Elle a beau battre, je n'ai pas mal,
Et j'ai envie d'être là-bas,
À patauger dans la pluie sale,
Mais je ne suis qu'ici,
Regardant les gouttes aller sur la vitre,
Et mes yeux prenant cette énergie,
Imaginent la lumière à partir de litres,
Les gouttes devienent étoiles,
Et le ciel composé de nuages,
Tel à peindre une vide toile,
Devient le ciel d'un noir ramage,
Et de gouttes à la fenêtre,
Il y en a de même que ces points blancs,
Qui ont malgré la distance envie d'être,
Comme n'importe quel élément,
Et l'étoile est à la lumière,
Ce que sont les gouttes à la pluie,
Et l'homme est à notre ère,
Ce que le mouton est à la bergerie,
Mais revenons à moi enfant :,
Je regarde tranquille cette averse,
Je rêve aux profits d'être mouillé autant,
Et, la pluie rythmée par la nature qui me berce,
Je m'endors sous le signe de l'eau,
Sous le signe de la lumière,
Rêvant à ce qui est beau,
C'est à dire ce qui en est rempli, les gouttières,
Rêvant aussi à cette mélancolie,
De ce souvenir d'enfance m'envahissant,
Qui me rappelle le bonheur de la pluie,
Et du plaisir d'être mouillé jusqu'au sang."


Publié par boiseime à 19:34:52 dans textes | Commentaires (2) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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