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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Pensées confuses, mélangées, brumeuses, toutes nouées, très mal coiffées. | 27 janvier 2007

Plein de choses. Rien. Choses vues, choses lues, choses vécues, besoin d'en faire quelquechose. L'inspiration n'est que conséquence d'un événement.
 
J'ai froid, j'écoute de la musique, mais je me les gèle, c'est difficile à décrire, parce que j'ai envie d'essayer de le décrire, mais, ahh, je viens de supprimer plusieurs essais, j'arrive pas à décrire cette sensation de froid. C'est vraiment dur. De poser des mots là-dessus.
 
Le langage est un code. Il nous permet de traduire nos ressentis et de les communiquer.
Les autres animaux n'ont pas besoin de communiquer par le langage.
Lorsqu'un chat faim, il va chercher sa nourriture. Un homme, lui, va penser. Va se dire m: "j'ai faim... mmh... Qu'est-ce qu'il y a au frigo?" et il va voir le frigo. Pourtant, ce n'est pas nécessaire.
Et je me rends compte que c'est très intéressant, car c'est peut-être que ça que nous avons du mal à intégrer à notre corps, en tout cas pour moi, ces pensées nutiles et abstraites, je n'ai pas l'impression qu'elles soient dans mon corps. J'ai l'impression que ces pensées, c'est moi, plus mon qu'autre chose. Plus que mes mains qui tapent. C'est bizarre. J'ai l'impression que mes mains sont juste des machines qui obéissent à mes pensées, automatiquement, forcément. J'ai l'impression que mon corps, ce n'est pas moi.
Quand je me vois dans un miroir, pourtant, je vois mon visage, et je pense : c'est moi. C'est tout à fait moi. Mon visage reflète mes pensées, un peu. Les deux me font dire : c'est moi.
Mais mon visage, c'est mon corps. Autant que mes mains. Mon visage, comme mes mains, se contente d'obéir. Il fait ce que je lui dit. Comme n'importe quelle partie de mon corps.
Et mes pensées, j'ai la sensation que c'est mon esprit, que c'est moi, et c'est ces pensées qui disent : c'est moi, c'est mes pensées qui me disent tout, c'est mes pensées qui écrivent ce texte, ou plutôt qui le dicte, à mes mains, formidables dactylographes. Je parle d'elles, je les remercie, et elles s'en foutent. Elle ne réagissent pas. Elles se contentent de taper, comme des taupes qui reniflent et qui creusent, sans réfléchir, sans savoir où elles vont. Mes mains tapent, vite, sans réfléchir, elles vont, très vite, d'une touche à une autre. Elles font partie de moi. Pourquoi j'ai l'impression que c'est des machines? Je leur dicte, et quoi que je dicte, elles ne réagissent pas autrement qu'en tapant.
J'aime beaucoup mes mains.
Mais bref.
j'avais un fil à reprendre...
Oui.
Mes pensées. Non seulement j'ai l'impression qu'elles m'incarne, moi, mon esprit,  mais je songeais à les rapprocher des autres animaux.
Les animaux ne pensent pas comme les hommes. Ils n'ont pas de langage abstrait, comme l'homme. Pourquoi abstrait?Parce que les pensées servent l'abstrait. Un animal a faim, eh bien, il a juste faim. Un homme, il se DiT qu'l a faim, mais ce n'est pas tout. L'homme, alors qu'il ira vers son frigo, réfléchira à ce qu'il fera tout à l'heure, à quatre heures. Par exemple. C'est quelquechose d'abstrait. Ce n'est pas concrèt. On ne peut pas toucher ça du doigt. Un animal sera plus dans le présent.
Mais  c'est confus, j'ai du mal à expliquer...
Pff.
Bref.
Ces pensées. Ces pensées abstraites. Elles s'opposent à mon corps, qui est concrèt, qui agit dans le concrèt. Mon corps, c'est comme n'importe quel autre animal: Il est concrèt, ne pense pas vraiment. Mon esprit, lui, habite dans ce corps, mais il le dirige, et essaie d'accepte de faire lui-même partie intégrante du corps.
L'esprit de l'animal, lui, est concrèt: Si il entend un coup de feu, non seulement il sursaute, mais son esprit a peur. L'animal n'est pas une machine, il a un esprit aussi.
Sans esprit, pourrions-nous nous considérer "vivants"? les comateux sont-ils vraiment "en vie"?
Les arbres le sont. Les végétaux en général. Où sont leurs esprits? Ce sont des légumes dans le coma...
Pourtant, je pense pas que ça puisse se résumer à ça. Mais... Y a-t-il une si grande différence entre ÊTRE un arbre et ÊTRE un comateux?  Car, pour moi,  être, c'est avant tout avoir mon esprit, qui non seulement pense vainement et dans des choses astraites, ressent, reçoit,  réfléchit, renvoie...
Ce texte est peut-être confus. J'en sais rien. Je m'en fous.
Si vous me comprenez, c'est très bien.

Publié par boiseime à 21:19:40 dans textes | Commentaires (3) |

Souvenirs et jonglage dans la brume de 22:19 | 13 janvier 2007

Les souvenirs sont des balles de jonglage, on les rattrape dans la main et d'autres tombent, on les relance tous en l'air, ils reviennent, toujours dans le désordre. Parfois, les souvenirs tombent par terre, on ne les récupère qu'à la fin, lorsqu'on a fini de jongler. On les ramasse, on se baisse, mais on a l'impression que ce sont eux qui sont retournés à la surface, tous seuls.
J'envoie le souvenir de la pomme d'avant-hier en l'air de ma main droite, le souvenir de ma promenade comtenplative de l'autre jour revient dans ma main gauche, je la renvoie en l'air, vite, ...
Plus on vieillit, plus il y a des balles, et plus c'est difficile de ne pas en laisser tomber. On fait bien attention cependant à ne pas laisser tomber les plus précieux. Il y a ceux qu'on aimerait laisser tomber, aussi, mais on ne peut pas s'empêcher de les rattraper, c'est un réflexe.

Publié par boiseime à 22:20:51 dans textes | Commentaires (0) |

Dialogue entre le renard et moi. | 29 décembre 2006

Le renard m'a dit ensuite:
- Tu vois bien que tu n'utilises pas la bonne méthode.
- Mais qu'est-ce qu'il faudrait que je fasse?
- Eh bien, au lieu de faire tes machins stériles, regarde les machins des autres, très fertiles, tu te rendras soit compte que ce que tu avais fait n'était pas original, soit tu te rendras compte que toi, tu n'es vraiment pas doué.
- Je n'ai pas vraiment envie de me rendre compte de ces choses-là...
- Peut-être, mais si tu ne te fixes pas de repères, tu n'arriveras à rien. Regarde ce que les autres ont fait, observe bien, digère tout ça, et défèque-le en un machin qui sera à toi.
- Je n'aime pas le terme "déféquer". Il ne correspond pas à ce que vous décrivez. Ou alors j'ai mal compris.
- Tu as raison. Mais, pour ma défense, il me semblait logique de l'utiliser après "digérer", qui, lui, correspondait assez bien.
— Nous parlons de broutilles.
- Oui. Donc, vois-tu, tout ce que tu fais pour l'instant, c'est nul. Les pros font beaucoup mieux que toi.
- Mais ils ne sont pas nés comme ça. Eux aussi, ils ont eu mon niveau.
- C'est exact. Qu'en déduis-tu?
- Qu'il faut que je continue de travailler. Au bout d'un certain temps, j'acquerrai surement un niveau équivalent au leur.
- Peut-être bien.
- Peut-être bien. Mais, cela m'embête, parce que pour l'instant, quand je me confronte à quelque chose auquel je n'ai pas l'habitude de me confronter, je rate mon travail et barre sauvagement. Je n'y arrive pas.
- C'est bon signe. Si tu y arrivais, c'est que tu aurais fini de l'apprendre, et qu'il faudrait passer à autre chose. Puisque tu n'y arrives pas, continue de travailler ça, et ça viendra surement, au bout d'un moment.
- Oui. Mais, en attendant, c'est ennuyeux.
- Persévère. Persévère et tu finiras par y arriver.
- Il y a autre chose qui m'ennuie, renard.
- Quoi?
- Lorsque je veux réussir quelque chose, faire quelque chose d'original, je ne peux pas le faire rapidement. Je ne fais rapidement que des choses qui me sont aujourd'hui faciles, mais je ne peux pas faire de chefs-d'œuvres en cinq minutes, ou alors pour moi ce n'en sont pas, non, pour faire des choses intéressantes, vraiment réussies, cela me prend énormément de temps, il faut que je le prépare, voire que je le recommence, que je le reprenne, c'est terriblement fastidieux, mais ce n'est pas cela qui me gêne. Non, ce qui me gène, c'est de rater mes travaux quand je fais n'importe quoi. Je voudrais faire des n'importe quoi qui seraient merveilleux.
- C'est le rêve de beaucoup de gens, m'a répondu le renard.
- Je voudrais commencer à écrire et, à la fin, avoir fait quelque chose de magnifique.
- Je te comprends, m'a encore répondu le renard.
Je regardais le renard, et j'avais la sensation de ne pas avoir tout dit, il restait des choses dans mon sac à déverser, mais j'ai compris que c'était une fausse impression, et je l'ai juste regardé.

Publié par boiseime à 16:03:37 dans textes | Commentaires (0) |

Et après avoir dit cela, dans un silence palpable, le vieux renard, les yeux rieurs, mit son appareil dentaire dans son café, pour faire partir les petites choses qui s'étaient coincées entre ses dents. | 19 décembre 2006

Et comme je n'ai rien d'autre à dire ce soir et d'autres choses à faire, voilà simplement un petit extrait de "L'hydromelade":

"    Dans la vie, il y a les gens qui se disent : “oeil pour oeil, dent pour dent.” Et il y a les autres, qui se disent : “Si la haine répond à la haine, quand donc la haine finira-t-elle? Seul le pardon peut y mettre fin.” Puis enfin, il y a ceux qui pensent : “Pour un oeil, les deux yeux; pour une dent, la mâchoire.” C'était ces derniers qui avaient l'adhésion d'Alexandre.        
   
    Il entreprit donc de laisser un peu son roman tranquille, dont il avait commencé la rédaction, pour réfléchir à la sentence qu'il m'infligerait. Cela lui fit bizarre de penser que je savais la décision qu'il allait prendre, alors que lui-même ne le savait pas encore. Mais il appréciait l'idée de pouvoir se venger, et réfléchissait à quelle serait la pire sentance, la plus méchante, qu'il pourrait m'infliger. Traverser la Manche à la nage? Pourquoi pas...Le faire prendre une ligne de métro à une heure de pointe, et le faire traverser toute la ligne en lui demandant de crier :  “Je suis un putain d'enculé de merde”? Alexandre songea que les deux propositions étaient séduisantes. Alors, allait-il m'infliger la traversée de la Manche, ou les auto-insultes dans le métro? Il se décida pour les auto-insultes. Il composa mon numéro en souriant jusqu'aux oreilles lorsque mon téléphone sonna. Le téléphone était juste à côté de moi, mais je n'ai pas décroché tout de suite. J'ai répondu à la troisième sonnerie, en soupirant :
 — Allô Alexandre?
 — Dites-moi, est-ce que vous saviez vraiment que demain, vous alliez faire toute une ligne de métro en heure de pointe en criant : “Je suis un putain d'enculé de merde!”, quand vous m'avez acheté ce billet pour Rennes et que vous m'avez mis dans ce train?
 — Ma foi, c'est exact, je le savais.
 — Alors vous êtes vraiment maso. Et cinglé. Rendez-vous demain à la station de Bastille, à sept heures du matin.
Et il a raccroché."
 

Publié par boiseime à 20:05:38 dans textes | Commentaires (0) |

Suite Madeleine | 04 décembre 2006

Bon. Alors, tout d'abord, tu as beau me mettre la pression pour que je poste des trucs, Blackscarf, je préfère ça à l'époque où tu n'avais plus internet, et où je recevais un commentaire tous les six mois. Enfin, on finissait par s'habituer, mais c'est quand même plus marrant quand on sait qu'il y a au moins une personne qui nous lit, et qui, en plus, nous répond. Ça crée une sorte de dialogue, de correspondance, je trouve ça vraiment très, très sympa. Peut-être même que je préfère avoir une commentatrice aussi active, une "amie virtuelle", une correspondante cybernétique, qu'une centaine de commentaires par des gens toujours différents. En même temps ptet jdis des conneries. Ptet je préfererais la centaine de commentaires. Oh, non. Une centaine de commentaires, ça doit être carrément chiant à lire et à répondre.
Bon,  bref. Merci, Blackscarf. Euh. Oui, la suite, donc. Ah oui, sinon jl'ai pas fait plus tôt parce que j'avais pas trop le temps, mais c'est ça le lycée. Alors, la suite. Tout d'abord, celle de Blackscarf, pour ceux qui ne sont pas elle:
 
Même en plein jour, je ne me sentais pas à l'aise, c'est que c'était une rue si sale! une petite rue étroite dont les pavés, usés par les voitures et par les passants, étaient mis à nu malgré une brève couche de goudron... bien sûr que je voulais la retrouver, mais là j'avais plutôt envie d'être bien au chaud chez moi...et puis, chose curieuse, on me regardait. Mais on me regardait pas du genre "salut ça va?" des regards qui me disaient "étranger", qui me disaient "va-t-en » mais je sentais des regards ou il subsistait une surimpression de « madeleine » une impression lointaine, fugitive, et pourtant je sentais que j'approchais du but. L'instinct, peut-être. La lumière ne parvenait ici que par un miracle de réfraction sur les vitres des fenêtres, un rayon de lumière traqué par les murs et zigzaguant jusqu'en bas à la recherche d'un visage à éclairer, et moi d'une personne à retrouver. « La lumière écarte le danger. » m'a-t-on dit. Je commençais à m'interesser petit à petit aux gens, aux allers retours de ces gens perdus dans leur pensées, gens froids, distants... »Mais comment vais-je leur parler ? Tiens, bonjour, vous ne connaîtriez pas une fille, grande, chataine, très jolie, venant ici la nuit ? » Devinez la réponse... « Va voir les putes qui sont à côté, mon gars » Oh mon dieu. Où est-ce que je suis tombé. puis me vient une idée affreuse, horrible, inconcevable...madeleine ? non, non, je savais...les problèmes d'argent, mais elle n'irait pas jusqu'à...non, non, c'est juste la réputation de la rue. Et soudain, que vois-je ? une silhouette grossière, qui me rappelait étrangement le gros tas gris de cette nuit. mais étais-ce vraiment lui ? je n'avais pas du tout envie de l'aborder. oui, j'avais peur. Alors j'ai demandé. « Vous connaissez l'homme là-bas ? -Oui, c'est Joe. il habite à cent mètres » Au moins, j'avais avancé. Avancé dans une petite rue à impasses.
 
Ma suite:
 
Joe, hein? Bon, allons chez Joe. C'est ce que je me disais alors que mes jambes flageollaient et que je m'efforçais de respirer fort. Pourquoi j'allais chez Joe? Parce qu'il était rentré chez lui, bien sûr. Pourquoi l'aborder chez lui plutôt que dans la rue? Parce que j'ai pas osé avant. J'ai bougé seulement quand il est reparti. Oui, je sais, je suis pleutre. Mais bref. J'ai suivi ce type. Je me suis retrouvé à ouvrir une porte qui avait l'air d'avoir fait la guerre, comme l'intérieur du bâtiment, d'ailleurs, et je suis monté, à chaque pas, les marches grinçaient, à chaque pas, je flippais un peu plus. J'ai lu "Joe Vermeil" Sur une  porte. J'ai sonné. Oui, j'ai sonné. J'ai trouvé le courage de sonner à la porte d'une armoire à glace bien flippante que j'avais vu de loin, mais l'air bien peu recommandable. Qu'est-ce que j'allais dire?
 — Oui?
Un type , de deux têtes plus grand que moi, avec un tee-shirt blanc en manches courtes qui laissaient voir ses gros biceps,  et un visage à vous faire fuir. Le crâne rasé, au moins cinq piercings à l'oreille, et un autre à l'arcade sourcilière. Il m'a regardé l'air mauvais, il fronçait les sourciles, la main toujours accrochée à la porte.
 — EUh... Bonjour...
Il ne m'a pas répondu, il m'a laissé continuer de parler, l'air las.
 — EUh... Ça va peut-être être un peu long ...
 — Faites le plus court possible.
 Ça m'a terrifié, il avait articulé ces quelques mots, rien que ça m'avait terrorisé, et j'ai vraiment fait le pllus court possible:
 — Est-ce que vous connaissez une Madeleine?
 Il m'a regardé d'une autre manière, d'un seul coup. Il avait l'air surpris, et moins violent dans son regard. Comme s'il avait baissé sa garde.
 — Vous êtes?
 Ça m'a fait sourire. C'est drôle comme les choses changeaient en une seule phrase. Je me sentais plus en confiance.
 — Euh... Son colocataire. Mais elle est partie, je sais pas pourquoi. Je la cherche...
Il ne m'a pas répondu tout de suite. Il avait l'air de réfléchir.
 — Bon. Écoutez-moi bien: Normalement, je devrais vous virer d'ici, et ne jamais dire à Madeleine que vous êtes passé, parce qu'elle ne veut plus vous voir, ni vous ni personne d'autre, elle a trop honte. Mais... Mais, je ne peux pas vous faire rebrousser chemin, et, bon, il fallait bien qu'elle s'y confronte, j'imagine...
 — S'y confronte?...
 — Bah... Ses proches, tout ça... Par rapport à ce qu'elle est devenue... Vous revoir, j'imagine qu'aujourd'hui, ça va être un éléctrochoc, pour elle.
Je ne lui ai pas dit que je l'avais déjà revue l'autre jour.
 — Euh... Comment ça. Qu'est-ce qu'elle est devenue?
Il m'a regardé avec pitié, miséricorde. Il a soupiré, l'air las, et il m'a dit d'entrer.
 
Hop! Au prochain qui voudra. Donc sûrement BlackScarf. Mais si c'est quelqu'un d'autre, c'est bien. Et sinon, pour m'excuser de pas avoir fait cette suite plus tôt, eh bien, en exclusivité, un petit extrait de mon roman que vous lirez peut-être dans quelques années, qui sait? Pour l'instant,  faut que je le corrige,  ensuite, je démarche les éditeurs (après avoir fait ce qu'il faut pour mes droits d'auteur).
 
"Il avait raison de se sentir tout nu. Il ne pouvait rien me cacher. Il ne pouvait pas me mentir. Chacun de ses souvenirs, chacune de ses pensées, je les connaissais. Je n'avais rien à demander à mon frère, puisque je savais tout. Je savais très bien que mon frère avait créé un formidable pouvoir, mais qu'il pouvait se transmettre par un simple contact corporel. Je savais que mon frère projetais de conquérir le monde avec son pouvoir, même s'il ne savait pas trop pourquoi il voulait conquérir le monde, mais je savais aussi qu'il y renoncerait lorsqu'il rencontrerait l'amour. Je savais que mon frère cambriolait des banques avec son pouvoir, notamment pour financer ses plans de conquête du monde, et je savais que mon frère était malheureux parce qu'il avait peur de la mort quand il fallait dormir et parce qu'il était toujours puceau à quarante ans, et parce que de tous les buts de vie qu'il s'étaient donnés ado il n'en avait encore accompli aucun. Je savais qu'il se sentait comme un point sur Terre parmi des milliards de points et qu'il se sentait inutile et malheureux, et que tous les jours qu'il passait il les passait à passer le temps, bref, mon frère était au bord du gouffre et c'était pour ne pas y penser qu'il s'occupait à se casser la tête à inventer des pouvoirs de superman."
 
Voilà.
À bientôt à tous.

Publié par boiseime à 22:02:56 dans textes | Commentaires (3) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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