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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Dialogue entre moi et moi | 26 mai 2007

Je suis sur ma chaise à bascule, tapant cette note sur mon ordinateur, mon pied droit sur le genou gauche, lorsqu'un autre moi apparaît sur le tabouret à côté et me parle, en se tapant l'oreille :
— C'est vraiment horrible... On a l'oreille complètement bouchée, c'est insupportable! Il s'enfonçait le doigt dans l'oreille. Ah! continuait-il. Ce putain de bourdonnement, en plus! 'Chier...
— Oui, bon, ça va... Faut faire avec... répliquai-je.
— Si je bouche mon oreille droite, ça ne change absolument rien... si je bouche mon oreille gauche, c'est comme si je m'étais bouché les deux oreilles...
— Oui, bon, on va voir l'O.R.L mercredi donc arrête!
— Comment tu veux que j'arrête avec ce bourdonnement permanent et insupportable? Avec cette horrible sensation de mur en béton dans mon oreille?! Tout ça, c'est de ta faute!!
— MA faute?!
— Quoi? Ce n'est pas toi, qui, il y a deux trois semaines, t'es nettoyé les oreilles, avant de, par mégarde, t'enfoncer ta crasse encore plus dans l'oreille? Beurk! Et toi, qu'est-ce que tu fait du coup? Tu te MOUILLES l'oreille! Tu te fous de L'EAU dans l'oreille! Nan mais quel CON, je vous le demande!
— Oui bon t'as fini maintenant?!! soupirai-je. En vérité, je me contrôlais pour ne pas exploser la gueule de mon double.
— Putain, et ce MAL de CRÂNE!! C'est ce putain de bourdonnement, aussi... se plaignait-il.
— Écoute, casse-toi, tu vois bien que j'essaie d'écrire une note sur mon blog là...
— T'y arrives, avec ce putain de mal de tête?!
— C'est surtout avec toi que j'y arrive pas...
Mon double s'est levé, il est allé dans la cuisine, tout en me disant :
— Qu'est-ce que je fiche là, au fait? C'est à cause de Pirates des Caraïbes trois que tu t'imposes un double?
— J'essaie d'écrire...
— Ces vraies que toutes ces scènes avec les doubles de Jack Sparrow sont trop excellentes... Il a un putain de rôle en or, Johnny Depp... Sans lui, cette saga serait merdique, c'est fou comme il porte le film. Il mériterait l'oscar du meilleur acteur pour ce rôle!
Je soupirai. Je me fatiguai.
— Tout de même, le coup de toute l'armada de bateaux qui se casse et puis basta, à la fin, parce que le bateau avec les supérieurs hiérarchiques est détruit, c'est pas du tout crédible...
— Si tu veux, mais laisse-moi tranquille, tu veux?
— De toutes façons, les deux seuls vrais films qui valent absolument le coup d'être vus, ces derniers mois, c'est La vie des autres et Little miss sunshine... Qu'est-ce que t'essaies d'écrire, sinon?
J'étais revenu de la cuisine. Je tenais un verre de jus de fruit, l'autre main dans la poche, et regardais au-dessus de mon épaule.
— J'aime pas qu'on lise par-dessus mon épaule... dis-je, désagréable.
— D'accord, d'accord...
Puis d'un coup, mon double a disparu.
Je regarde derrière moi. Personne.
C'est vrai que j'ai mal à l'oreille...

(Edit du 30 Mai: je suis allé chez l'O.R.L, il m'a débouché l'oreille, et le coup de l'eau c'était pas une mauvaise idée finalement, mais j'ai dû mal opérer)

Publié par boiseime à 20:56:08 dans textes | Commentaires (0) |

Les "je t'aime" et puis mon coeur | 22 mai 2007

WEEEE ARRRRE THE CHAMMMMPIONS! NOOOO TIMMEEE FOR LOOOSERS, WEE AREEEE THE CHAMMMPIONS! PAS PAS BAM BOUM, TA!
 
Comme c'est mignon. Une photo d'un couple, elle regarde l'objectif, elle me regarde moi, un beau garçon aussi, deux jeunes gens parfaits, un message, une multitude de "je t'aime", parce qu'en fait il n'a rien d'autre à dire. Il l'aime juste, il ne pourrait pas expliquer pourquoi, je suppose. Et à la fois, je n'en sais rien. Je ne le connais pas. Il y a un côté mignon à ces vains "je t'aime" qui veulent dire on ne sait trop quoi. Suis-je jaloux? Non, je ne crois pas. Mais cela m'attendrit : Comme il l'aime vraiment beaucoup, il l'écrit beaucoup de fois, et même à la fin, en majuscules et comme s'il criait, comme ce que j'ai mis au début de cette note. Il l'aime tellement qu'il doit le répéter.
Je pourrais dire qu'à la place de répéter bêtement, vu que c'est bon, on a compris, il pourrait développer, ou je ne sais pas, approfondir, mais là, pour le coup, ce ne  serait que jalousie de ma part. On peut croire qu'il répète ces mots parce qu'il ne sais pas comment le dire autrement, ou que c'est parce que derrière ces mots en papier qu'on arrache d'un poing, il n'y a rien, ces "je t'aime" seraient une surface cachant la vanité de son amour.
On peut aussi penser qu'il n'éprouve pas le besoin de le dire d'une autre manière, qu'il n'a pas comme moi cette tendance à expliquer chaque phrase prononcée, qui fait que tous mes proches pensent parfois que je les prends pour des cons. On peut penser qu'il l'aime tellement et que comme l'amour rend aveugle, dans chacun de ses "je t'aime" c'est son exaltation qui sort de son coeur, comme un ballon de baudruche rempli d'air et qui explose. Peut-être chacun de ces "je t'aime" est en fait un "je t'aime" différent, peut-être ses "je t'aime" sont des symboles de son état intérieur.
Je ne peux cependant pas m'empêcher de me dire que c'est d'un très grand banal, tout ça.
En même temps je ferai peut-être pareil, mais j'espère pas. Je pense que je dirais quelquechose de proche, mais autre chose quand même. Mon "je t'aime" sera singulier, pour symboliser la singularité de cet amour. Parce que ce ne serait pas un amour banal. Ce serait un amour anticonformiste. Ce serait un coeur qui se la pète, qui craque son slip, qui fait comme s'il n'était pas comme les autres même s'il l'est, un coeur qui aime le chocolat comme tout le monde mais qui ferait semblant d'y préférer les bonbons à la pomme acidulée, ce serait un coeur avec un blouson en cuir, un béret vert, des lunettes rondes, des cheveux décoiffés, juste pour paraître différent.
Mon coeur n'aime pas être comme celui d'un autre.
Il veut être plus différent encore que l'autre coeur.
Mon coeur, pour se singulariser, se maquillera tout en bleu, on dira qu'il est de glace, mais dessous il sera rouge sang, comme tout être vivant.
Mon anticonformiste de coeur m'empêchera de dire je t'aime, puis pour ne pas faire pareil que tout le monde, il me fera dire "je t'aime comme un chocolat 86%", ou "je t'aime granuleusement", ça voudra rien dire mais au moins ce sera différent.
 
Mon coeur est dans son coin, dans le recoin de sa pièce, le sang passe dans ses artères et ses veines, en bordure, les trappes qui se ferment et s'ouvrent font un bruit sourd énorme, et mon coeur bat, il bat contre le mur par habitude, et puis il s'assoupit par terre pour savourer sa solitude, seul, il fait tout à fait ce qu'il veut, il pense à ce qu'il veut penser, il n'est pas obligé d'être poli ou d'avoir quelquechose à dire ou à écouter, ou à réaliser que décidément, parmi la multitude, il en faisait lui-même partie.
Mon coeur prend en main lui-même la machine pour s'occuper, tire la poulie, assemble les pièces. Pour s'occuper. Il travaille à me faire fonctionner. Quand il est très mal il faut exprès de mal assembler les pièces, pour se défouler, après je deviens bizarre. Parfois, il a la flemme de bosser, il tire peu la poulie et je suis fatigué. Parfois, très joyeux, il travaille d'arrache-pied, alors que je suis au lit à essayer de dormir.
 
J'ai un coeur dans mon coeur il en fait qu'à sa tête, c'est un anticonformiste et quand il doute ou va mal il me déteste.

Publié par boiseime à 20:49:01 dans textes | Commentaires (0) |

Du bleu des rêves | 18 mai 2007

Les yeux qui piquent. On se frotte les paupières, les mains  jointes et caressant du bout des doigts, de façon circulaire, dans un murmure de fatigue. Un bâillement. Les yeux humides.
La fatigue qui règne en toi.
Ne rien faire. Se poser, s'allonger. Respirer. Les yeux qui piquent toujours, mais les yeux fermés. Une main qui serre le poignet de l'autre, sous le menton. Le corps prélassé. La somnolence. Les images et les sons qui s'imiscent dans la réalité. Ton souffle, comme un ronflement.
Plus de pensée. Plus de compliqué.
Le sommeil.
Le rêve.
Le long voyage.
Un jour, plus tard, après le long temps à attendre le marchand de sables, après cent voyages, avec un batman à Varsovie, des parents débattant en assemblée, ou un séminaire étrange sur le sexe, le réveil. L'amarrage. On se joint au quai. On débarque. On regarde la ville, on se retourne vers la mer. On avance dans la ville et on ne voit plus le bleu. Peut-être le bleu klein. Il me semble être la couleur des rêves. Il est loin. Tout a déjà disparu.
De nouveau le réel. On croque les céréales, le corps encore bouffi dans le pyjama, on tente de se rappeler nos rêves.

On revoie batman. Une ville comme Varsovie. On aperçoit la mer par petits bouts, mais impossible d'y retourner avant la fin de la journée. 

 

Publié par boiseime à 15:39:53 dans textes | Commentaires (4) |

De la valeur d'écrire, de la digestion intellectuelle, et de la brume horriblement épaisse | 15 mai 2007

Il faut impérativement que je lise un jour du Beckett. Parce qu'en attendant, je ne peux pas parler de lui. Je ne sais pas de quoi je parle. Cependant, il me semble qu'il disait qu'écrire, c'était déjà rater, mais qu'il fallait essayer de rater le moins pire possible. Samedi, j'aurais dû m'attarder à son expo à Beaubourg, mais celle d'Air de Paris m'a pris de trop de temps, après, j'étais pressé.
 Je ne sais pas pourquoi il disait ça, mais parfois j'ai l'impression de comprendre. Quand j'écris, j'ai toujours un objectif. J'écris rarement pour ne rien dire. Je ne dis pas que cela ne m'arrive pas. Ça m'arrive. Mais c'est rare. En écrivant, j'ai l'impression que je vais pouvoir résoudre tous mes problèmes. Les dire, les nommer, les expliquer, tourner autour d'eux, me mettre en face-à-face avec, me semble me permettre de les résoudre. Mais... Lorsqu'on les a écrit, on est calme un moment, puis on se rend compte que rien n'a disparu. Tout est toujours là. Il y a des choses en nous, on veut les faire sortir de nous par l'écriture, et parfois, on a la sensation que ce n'est pas vraiment sorti. Peut-être qu'il y a une confusion entre décupler et faire sortir. Décupler ailleurs. On le faire sortir, effectivement, mais ce n'est pas sorti, maintenant il y en a un là et un ici.

Parfois, j'ai quand même l'impression que ce n'est pas que ça s'est décuplé ou quoi. J'ai juste l'impression que je ne suis pas parvenu à le faire sortir. Comment dire ça? Voilà. C'est ça, le truc. On écrit pour exprimer quelquechose qui n'existe pas en mots. Écrire ce truc qui est tout sauf un ensemble de phrases, ou même de mots, c'est comme encoder quelquechose. Transformer le rbs.txt en mp3. Transformer du japonais en langage euh... c'est quoi déjà le mot? Bon, je j'ai perdu, alors on va dire en braille.

Le langage est complètement un code. Une émotion va être un mot, formé par des lettres. Amour, c'est un a, un m, etc. Où est l'amour dans ces cinq lettres?

Évidemment, ce code, ça prend du sens au fur et à mesure, puisque... En fait, c'est comme la retransmission  par satellite. Le message est envoyé en ondes à un satellite, qui va le renvoyer ailleurs, et le récepteur le retraduit comme il faut. Le langage, c'est pareil. Le sentiment amoureux, on l'écrit, ce n'est plus que deux mots vides, mais le lecteur va identifier ces deux mots, qui prendront sens. Et encore. Comment réellement savoir le sentiment amoureux si on ne l'a pas vécu?

C'est difficile, de parler de quelquechose à quelqu'un qui ne l'a pas vécu. On peut le comprendre, on voit ce que c'est, ce qu'on doit ressentir, mais on ne percute pas vraiment.

Alors, évidemment, si on écrit pour soi-même, on s'en fout, que les autres percutent ou pas, mais parfois on a le sentiment que le code, même retraduit, n'a pas tout son sens. Parfois, cela semble vide.

Souvent, j'écris et suis satisfait, et puis parfois, avoir écrit ce qu'il y a sur mon coeur, et relire cela... Et en même temps, je ne sais pas. C'est très compliqué.

je vais prendre des exemples.

les trucs d'amour que j'écrivais il y a quelques années, aujourd'hui, je les percute tout à fait, et je vois très bien qu'est-ce que je pouvais ressentir, mais cela dit, pour certaines choses, finalement cela ne soulage rien.

Parfois, je vais écrire pour digérer quelquechose qui a du mal à passer en moi. je vais l'écrire, mais tout de même, il me reste des trucs entre les dents.

Voilà. C'est ça que je veux dire. Ce truc de la digestion que je viens de dire.

Et en même temps, cette note, c'est une vraie mise en abyme. Si ce que je dis est exact, même si vous me comprenez, il faudra que vous ayez vécu ce que j'écris pour percuter. Et, si j'arrive à réellement expliquer mon ressenti, quelquepart j'ai tout faux.

Il faudrait que je me relise, mais je me relirai à la fin. J'ai déjà dû le dire, mais c'est aussi confus pour moi-même. La chose que j'essaie de vous dire, c'est que j'ai beau avoir tout à fait exprimé mon ressenti, parfaitement, exactement, il me semble, parfois, avoir échoué, que ces mots, ce n'est pas ce truc en moi.

Et en même temps, encore une fois, c'est très confus.

Je vais faire une comparaison très crade.

Je vais peut-être encore me corriger après, parce que je suis pas sûr de ce que je dis, d'ailleurs sur tout l'ensemble de cette note, je ne suis même pas certain de ce que je pense, ça reste brumeux en moi-même et c'est sans doute pourquoi j'écris tellement en ce moment-même. D'ailleurs, voilà, c'est tout à fait ça en général : Je vais écrire justement parce qu'en moi c'est la brume, je vais écrire pour matérialiser cette brume,  la localiser, l'identifier. Parfois, j'ai le sentiment de l'avoir effectivement identifié. Mais, parfois, j'ai l'impression que c'est un simulâcre d'"identité", tellement cette brume n'est pas cernable.

Évidemment, dans tout ce que je vous dis, je me fiche un peu de Beckett, je ne sais pas du tout pourquoi lui avait tout le temps la sensation d'échouer, peut-être suis-je à côté de la plaque, mais je parle surtout pour moi.

Ce que j'allais dire tout à l'heure, la comparaison très crade, c'est qu'il y a peut-être deux moyens de parler de l'écriture :

Tout d'abord, pour moi, il n'y a pas d'inspiration, il n'y a que de la réaction. De tout ce que j'écris, rien ne m'est sorti de rien, tout est parti de quelquechose, d'une réaction par rapport à ce quelquechose. Et j'avais envie d'approfondire cette comparaison que j'ai faite tout à l'heure entre écriture et digestion.

Tout d'abord, on mange. Pour l'écriture, ça peut être n'importe quoi, absolument n'importe quoi. Puis il faut digérer cette nourriture: c'est l'écriture. C'est là qu'il y a deux moyens de comparer : Mais à mon avis, ce ne sont que deux parts de l'ensemble, ça ne s'oppose pas. Histoire de l'éléphant. Lorsque l'on digère, qu'on écrit, la nourriture, soit l'éxpérience vécue, lue, vue etc, va se diviser en deux parties : les nutriments,  et les excréments. C'est là que c'est un peu crade. Pour les nutriments : Il y a l'expérience vécue, et le besoin d'en faire quelquechose, le besoin de créer, de construire. Là, l'écriture, l'aliment, devient de l'énergie qui va aller circuler dans tout le corps. L'écriture va apporter quelquechose de constructif, une réflexion, ça va... eh bien, ça fait mise en abyme, mais ça va nourrir quelquechose.

Cela dit, en l'ocurrence, peut-être l'aspect de tentative ratée dans l'écriture, est très simplement le côté dérisoire de la chose. Voilà, j'ai écrit à ce propos, et maintenant? À quoi ça a servi? À qui? À quoi bon?

L'autre aspect final de la comparaison, c'est les excréments. Dans une expérience vécue, la nourriture, il y a les nutriments, et puis il y a le reste. Alors, j'y pensais plus, mais évidemment, les excréments ça peut être la part "facultative" de cette nourriture. Ou bien ce qui n'est pas bon. Bref, c'est ce qui doit sortir.

Et c'est là que parfois, cela peut différer dans l'écriture : Il y a certaines choses qui ne peuvent pas sortir. On réécrit, on redigère, mais ça ne sort pas et le ventre reste trop lourd. Parfois, on va écrire pour ne plus à avoir à parler de quelquechose qui nous obsède, mais ça continue de nous obséder alors on réécrit dessus, et alors, on peut peut-être sentir l'inutilité d'avoir écrit cette obsession.

Après, ptêt que je dis vraiment trop de la merde. Je suis même pas sûr de me comprendre moi-même.

Pour prendre un exemple concrèt, ma note sur le clown, je l'ai maquillé parce que ce blog n'est pas un journal intime, mais j'ai parlé d'un problème à travers ce truc, pourtant le problème ne s'est pas forcément effacé.

Mais je pense que ce ne doit pas être ça dont veut parler Samuel Beckett. Je m'en fous, je l'ai écris pour moi.

 Encore une fois, c'est déjà brumeux en moi, alors si ce texte est incompréhensible, et justement brumeux, ne vous en faites pas, j'ai juste transformé ma brume en de la brume.

Je m'arrête-là, chaque phrase que je rajoute pour éclairicir et rendre cohérentes mes idées, n'étant que mouvements de trop dans le sable mouvant.

Publié par boiseime à 19:33:15 dans textes | Commentaires (3) |

Un poème et un haïku autour du thème du citron | 08 mai 2007

Soif! Je veux du jus de fruit
J'ouvre le frigo
Pff. Mais Ya pas de jus de fruit
Jferme le frigo
Idée de jus de citron.
Je me sers d'abord un verre
Son ombre forme un tronc
L'eau transparente et claire
Laisse passer la lumière comme un voile
On dirait des étoiles
Je rouvre mon frigo
Prends le citron, prends un couteau
Vrrr, vrrrr, le citron se tord
La chair jaune et l'écorce se découpent
Une odeur surgit alors
Sous le temps de la coupe
Une odeur toute délicieuse, anodine,
Ce sont les effluves jaunes qui envahissent mes narines!
 
Mouahaha j'ai réussi! J'ai un tout petit peu utilisé un dico de rimes du web, et j'ai dû abandonné l'idée d'une scansion, mais bon, on va dire que c'est des détails. Maitenant, je me tente un haïku.
 
"Sous le vron vron du couteau
Les effluves jaunes
gagnent mes narines"

Publié par boiseime à 11:35:14 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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