C'était un petit peu comme raser une forêt avec un canif. J'ai d'ailleurs fini par utiliser une paire de ciseaux, pour dégager un peu. Je ne m'étais plus rasé depuis fin Juin.
Ça me fait extrêmement bizarre, le pire, c'est la moustache. Ne plus en avoir au-dessus de la bouche, ça me transforme le visage. J'aime vraiment avoir une moustache au-dessus de ma bouche. Jamais une moustache tout court, c'est naze, avec moi la moustache est toujours une partie intégrante de toute une coupe de barbe, mais, bon sang, la moustache, quoi... J'aime trop.
Publié par boiseime à 01:02:34 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (5) | Permaliens
(note déclenchée par "The secrets of the night" par Tok tok tok, introuvable sur deezer)Publié par boiseime à 18:43:55 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Flemme de lire mon livre d'histoire de l'art sur l'époque comtenporaine. Sans compter que j'en suis au chapitre "équiper et loger", soit un chapitre particulièrement passionnant à propos des arts plastiques (c'est-à-dire que ça parle de tout sauf d'arts plastiques). Je me suis notamment farci une petite rubrique sur la nouvelle utilisation des briques au dix-neuvième particulièrement pertinente.
Bon. Je parle de ce chapitre en particulier, mais le livre en lui-même m'embête un peu : les sujets sont en fait souvent intéressants, mais le traitement est... pfff... C'est complet, extrêmement complet, mais en même temps, c'est aussi extrêmement sommaire, on entre jamais dans les détails, on n'explique rien, on nous parle de romantisme sans nous le définir, et on nous parle de tout un tas d'oeuvres d'art qui ne sont pas illustrées... Alors comment voulez-vous retenir quoique ce soit ?! Je ne dis pas qu'il n'y a pas d'illustrations, il y en a, évidémment, mais... Bon sang, je préférais l'Histoire de l'art de Gombrich...
Seulement, cette Histoire de l'art sur l'époque contemporaine est si complète qu'elle n'aurait pas pu être moins sommaire, ou bien ç'aurait fait des milliers de pages...
Et puis ça me soûle aussi parce qu'il n'y a pas que ça : j'aimerai dessiner ma bande dessinée, dont je n'ai fini qu'une planche, j'aimerai me plonger tout à fait dans watchmen, pour lequel j'en suis réduit à n'en lire qu'un chapitre par soir quand je ne suis pas trop crevé, et en alternance avec John Fante...
Bref, le temps passe trop vite. Surtout quand, en plus de tout ça, on ne se lève jamais avant midi et qu'on perd parfois plusieurs heures sur internet.
Bref, le temps passe beaucoup trop vite et je n'ai le temps de ne rien faire. Même mon truc d'Histoire de l'art, j'ai du mal à vraiment plonger dedans et j'en lis beaucoup trop peu par jour. Si je reste à ce rythme, je n'aurai jamais fini d'ici septembre. Il faut que j'arrive à me farcir deux chapitres par jour et là, je serai dans les temps.
Puisque j'en suis arrivé à raconter ma vie, autant continuer : je suis définitivement tombé accro à la pratique photographique. J'ai voulu m'en passer hier et j'ai amèrement regretté. Imaginez-vous une journée autour de la forêt, un groupe d'une quinzaine de personnes, un beau soleil... et un un photographe amateur qui ne veut pas s'encombrer de son appareil photo. Eh bien, si vous saviez ! Ah là là... J'ai vu deux assoupis, un contre un arbre et l'autre sur l'herbe, avec une lumière superbe, qui se seraient parfaitement intégrés ensemble dans une seule photo, j'ai vu aussi un seul assoupi dans l'herbe, dormant comme un bébé, les mains contre la bouche, des tiges d'herbe devant lui, qui aurait été parfait dans une composition verticale... J'ai vu deux personnes sur des branches d'arbres, j'étais près d'eux et n'aurais donc pas fait de photo en plan éloigné, j'étais d'ailleurs moi-même sur l'arbre, mais il avaient à un moment deux postures tout à fait symétriques, où mon appareil photo m'a vraiment manqué... Et puis il y avait ces reflets dans la fontaine, où j'aurais pris une sorte de contre-plongée dans l'eau de mon père racontant je ne sais plus quoi, et puis les reflets de tous les autres, j'aurai vraiment pu jouer avec ces reflets dans la fontaine...
Bref, mince. Comme si j'avais tout le temps l'occasion de trouver d'aussi belles images. Eh bien non, ma maison n'est pas pleine d'une quinzaine de personnes ni d'une jolie fontaine en plein Brocéliande (en même temps ma maison n'est pas à Brocéliande, donc ce serait pas franchement possible...) .
Le pire c'est que le soir-même, sur le balcon d'une crêperie, mon père m'a apporté l'information qu'il avait pris, pour le périple, son petit appareil photo, il n'avait simplement pas eu l'occasion de l'utiliser, moi, je n'avais pas remarqué qu'il l'avait, et cette idée ne m'avait pas non plus effleuré l'esprit...
Mais, par contre, j'ai pris beaucoup, beaucoup de photos en attendant ma galette !
Désolé de me contenter de raconter ma vie mais je crois que c'est mieux que publier des notes très très rarement.
À propos je pense que j'essaierai de faire un blog bédé l'année prochaine, histoire de m'exercer, mais ce n'est qu'une idée, pas une promesse d'engagement. Cela dit ce serait vraiment bien, faudrait juste que je trouve le temps.
Publié par boiseime à 20:00:38 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis sur l'ordi, mais je m'apprête à lire mon livre d'histoire de l'art.
En-dessous, dans la cuisine, une femme chante avec une voix d'opéra. Je crois qu'elle fait la cuisine.
C'est particulièrement beau.
Soudain j'entends, dehors, ses enfants crier qu'il pleut, ils rentrent à l'intérieur. Je les entends maintenant dans le salon s'amuser avec un tambourin.
Publié par boiseime à 13:34:56 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) | Permaliens
J'adore cette chanson. Dance me to the end of love.
Une petite lampe illuminant la feuille, l'écrivaillon noircit.
Il joue avec les mots et jongle avec leur sens.
Il écoute Dance me to the end of love.
C'est la pleine nuit et il ne dort pas.
Il ne dort pas mais il rêve. Il décroche de la réalité et se laisse emporter dans ses mots, ce cheminement de mots où il marche et qu'il prolonge pour pouvoir continuer de marcher et de rêver. Il écrit pour marcher sur ses mots et ainsi partir le plus loin possible.
Tandis qu'il marche sur les mots ses yeux lui piquent. Ses yeux qui piquent regardent les mots qu'il écrit. Les mots écrits sous le scritch du crayon. C'est tout ce qu'on entend : Dance me..., et le scritch, scritch scritch scritch, scritch...
Il marche ainsi sur ses mots bâtis par le scritch du crayon.
C' est un vieillard tout ridé tout laid. Il a peur de mourir et peur de n'avoir personne pour le pleurer. Alors il écrit. Ses mots sur lesquels il marche pour aller loin sont aussi une musique; une musique des mots triste et belle, une musique mélancolique. Une musique qui lui permet de rêver sans dormir car peur de dormir car peur de mourir. Une musique des mots accueillante et chaude, des mots qui incarnent un abri immatériel, soit un endroit où il pleure; et l'écrivaillon pleure dans son refuge des larmes qui sont des mots, des larmes chargées de beauté et de sens, des larmes étant une expression des sentiments et de la beauté indispensable.
Le vieillard écrivaillon pleure des mots sur lesquels il marche pour aller rêver là où il ne pleurera plus.
Dans le noir de la nuit, sous la lumière de la lampe, sous la musique, sous le bruit de son crayon, il écrit des larmes, il écrit un chemin l'emportant loin.
Publié par boiseime à 02:15:08 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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