Cou
rage
rage
à cour
Cou
Rage
Rage, à cour
Cou
Rage à cour
Cour
âge
âge t'a court
Hasta la
cour
cour
âge
âge t'a court
Cou, rage
Rage à la cour
À la cour
Du rage
Rage, cour
rage à cour
cour à cour
rage à cour
cour à rage
rage à rage
Cou, rage
Rage
à cour
à court
rage à court.
***
Rastaquouère
Rasta qu'à quouère
Rasta qu'à quouère rien à fout'
Rien n'a foute
Rasta foute
Rase ta foufoute
Rasta la vista
La vista d'la quouère
Rasta qu'à Quouère rien à fout'
Hasta la rasta
Rasta la foufoute
La foute
cafoute
Caca
Cacahuète
Cacahuète
Cacaquouère
Huète rasta
Pouet rasta
Rasta cacahuète
Rase ta cacahuète
Rase court
âge court
du rasta rageux
rasta enragé
En rage le rasta
La rasta qu'à quouère rien n'a fout'
Enragé sous la neige
Le cou barge
Rastabarge
Rastabarbe
Rase ta barbe
rase la rasta
hasta la rasta
Court âge du rasta
du rasta quouère court
Quouère court
Cour du Rasta
À la cour du rasta quouère
court
Le vizir
Court le vizir rasta
Le rasta vizir
Au grand zizir
Au tit zizi
Tit zizi de Titi l'tit rasta court
Zizi quouère au gros zizambar
Bar, bar, barré
Zizi barré
qu'à qu'à
cacahuète
zizi barré du vizir rasta quouère
Tout brûlé
Brûle les zizis
Brûle les vizirs
qui s'font zizir
Dans la ville de Vezoul
Où les zoulous veules
veulent les rastas
Où les quouères veulent les zouzous
au cou barge
Au grand large
et du large accoudoir
La doireauté règne
droite
Droit zizi du rastaquouère
Rasta qu'à quouère
rien à four'
S'en fout d't'a race
s'en bat la race
S'en bat la rate
Samba la rate
La rate s'en ba
S'en va la rate
le rastaquouère
qui rate la rate
Rasta Samba
S'en bat l'rasta
Et Samba quouère
Bah quouère ?
Bah Sambasta
Basta l'rasta
basta le quouère
Basta !!
Publié par boiseime à 20:11:13 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
Lundi 8 décembre, il est 22h05, demain j'ai une épreuve d' "Histoire et arts" dans le cadre de mon concours blanc, je n'ai pratiquement rien révisé, je suis déjà crevé.
À la place de travailler, je fais un gribouillis. Je suis tout seul dans ma grande maison et je dois travailler, alors je n'ai rien fait au sens très strict du terme. tout à l'heure j'étais devant mon bureau, devant mon classeur d'histoire, la radio éteinte, et je ne faisais rien, absolument rien, rien de rien. J'écoutais le bruit dans mes oreilles, que j'entends dans le silence complet. Je me plaignais de ne pas être un arbre tout en étant content de ne pas en être un.
ne pas réviser mon Histoire d'ici demain matin, c'est me flinguer, et pourtant...
C'est la solitude additionnée à l'incapacité à travailler.
Mais... bon.
Je suis surtout particulièrement radicalement pas sérieux.
Enfin surtout incapable.
Enfin, non, pas incapable, mais GRAVE, oui.
Publié par boiseime à 22:11:28 dans dessins | Commentaires (2) | Permaliens
Encore une chose :
Il y a quelques temps, j'ai écrit ça sur mon blog :
"Je DÉTESTE ça. Je viens d'entendre une chanson absolument magnifique sur Fip. Une chanson qui est d'ailleurs extrêmement célèbre, on l'a tous déjà entendue. Pourtant, je n'ai aucune idée de l'artiste ou du titre de la chanson. Et je vais sur le site de Fip pour m'informer. Mais il est plus de onze heures du soir et il est inscrit que la programmation n'est pas affichée entre 23 heures et 7 heures. Vu que j'aurais beaucoup aimé pouvoir retrouver cette chanson, qui de toutes façons est célèbre, je me vois extrêmement frustré. C'était le genre de chanson INDISPENSABLE. Dans le sens, pas simplement belle, agréable à écouter. C'est une chanson assez douce, avec une mélodie, qui est douce... Une chanson américaine. Enfin anglophone en tout cas. Quelque-chose d'entraînant à sa manière, de très puissamment lyrique, qui berce et te fais t'envoler, monter vers les nuages. Si je pouvais, je vous décrirai un peu la mélodie, mais les "la la la laaaa, la la la la" etc que je pourrai écrire ne la traduirai certainement pas... Donc, si vous devinez de quelle chanson je parle, c'est que vous êtes TÉLÉPATHE. Mais, merde, ne même pas pouvoir chercher cette chanson sur deezer alors qu'elle y est très certainement... C'est HORRIBLE...
C'était une chanson qui pourrait magnifier n'emporte quel navet dans une B.O. Une chanson qui, vraiment, vous emporte comme un rêve. Une chanson au pouvoir émotionnel fort, et en même temps extrêmement tranquille, avec même un petit goût d'éternité.
Une mélodie assez répétitive, lente, vaporeuse, aérienne. Chaude, rayonnante. "tatata tadadadaaaa, tadadadaaaa, tadadada... tadadada tadadadaaaaa, tadadadaaaaa..." Oui mais non pour vous ça doit rien signifier tous ça "ta" et ces "da"... raaaah..."
Eh bien, voilà : j'ai retrouvé la chanson. Elle est tout simplement repassée sur Fip l'autre jour, je me suis dit : "c'était ça. C'était cette chanson là !" et j'ai cherché qui c'était.
C'est drôle, parce que je ne me rappelais vraiment plus qu'elle était comme ça. Je me souvenais pas du tout qu'elle avait un style aussi "éléctro" façon années 80/90 (ça doit dater de cette époque d'ailleurs). Mais j'aime vraiment.
C'est une chanson de Robert Palmer, "Johnny and Mary", mais si je l'avais déjà entendu quelque-part, je crois que c'est grâce à Placebo, qui en a fait une très bonne reprise. Malheureusement, cette reprise ne se trouve pas sur Deezer (et radioblog est mort depuis belle lurette...) On peut juste en trouver une vidéo extraite d'un concert.
Par contre, la chanson originale qui est le sujet de cette note, se trouve très facilement sur deezer, et je vous la mets en "musique du moment".
Vous allez peut-être être vachement moins charmés que moi par le titre. Vous dire :" bouah ? C'était ça, sa chanson si géniale ?... mouaif..." mais ce n'est pas très grave.
Voilà voilà. Maintenant, il faut que je commence à bosser pour mon concours blanc.
Publié par boiseime à 14:34:04 dans allez voir/lire ça | Commentaires (1) | Permaliens
Je suis dans la salle informatique de ma classe, mais je ne suis ni en cours ni pressé, et je relisais ces lignes que j'écrivais à quelqu'un il y a plusieurs mois : "Pour ce que je veux faire après, mon rêve est de faire de la bande dessinée et d'en vivre, mais bon, pour commencer je manque un peu de pratique et je compte donc dessiner une vrai bédé cet été, pas trop longue... Quoiqu'il en soit, comme je sais que c'est un peu un rêve et que c'est très difficile de percer, j'espère trouver un plan B professionnel au cours de mes études artistiques."
Je me suis dis : Flo, tu n'écris pratiquement plus sur ton blog, alors si tu as une impulsion pour publier quoique ce soit, saisis-la. Donc je vais essayer de la saisir, et en vitesse car même si j'ai le temps ben voilà quoi.
"J'ESPERE TROUVER UN PLAN B PROFESSIONNEL AU COURS DE MES ETUDES ARTISTIQUES". Il n'y a pas de phrase auquelle je ne croie moins. A m'entendre dire ça, à me relire formuler ça, je me fais mal au coeur.
Parce que oui, vouloir devenir auteur de bédé, c'est un peu une sorte de rêve imbécile quelque peu compliqué. Vouloir en VIVRE, c'est encore pire.
Je ne dis pas que je veux ABSOLUMENT en vivre : il y a beaucoup d'auteurs qui ont un métier parallèle à côté. Loïc Sécheresse, dont j'admire énormément le travail, n'a dessiné que deux bandes dessinées pour le moment, car il a à côté une pratique d'illustrateur. C'est certainement le cas également pour Dumontheuil, qui est pour moi un auteur très important de la bande dessinée actuelle : je ne sais pas exactement ce qu'il fait à côté, mais vu la rareté de son oeuvre, je crois qu'il n'y a pas de doutes, il a des à-côtés (à moins que ce ne soit la bande dessinée son "à-côté" !).
D'autre part, je me rappelle d'une interview de Lewis Trondheim où il déclarait qu'il lui tenait très à coeur d'avoir un travail parallèle à la bande dessinée afin que cette dernière reste un plaisir et ne devienne pas une obligation alimentaire qui rabaisserait l'amour du métier, voire la valeur du travail fait (quand le travail est obligé, il n'est peut-être pas le même)
C'est assez intelligent et je ne dis pas qu'il a tort.
A côté de lui, un jeune auteur au talent énorme, extrêmement prometteur et même déjà très novateur dans sa manière d'envisager la bande dessinée, Bastien Vivès, déclare qu'il travailler le plus possible car son souhait est de ne faire rien que de la bande dessinée, de ne rien avoir à côté.
La question est donc : et moi, qu'est-ce que JE veux ? Pour l'heure, je ne sais pas vraiment.
Il y a aussi toute une quantité d'auteurs que j'admire beaucoup mais qui travaillent bien plus dans l'illustration que dans la bande dessinée. Natacha Sicault, Lucie Albon, Erwann Surcouf en sont des exemples.
Est-ce que je veux faire rien que de la bédé ? Est-ce que je veux faire autre chose à côté pour que mes bandes dessinées restent toujours un plaisir et non une obligation ? Est-ce que je bosse surtout aileurs mais de temps en temps je publie une petite bédé chez un petit éditeur ?
Je ne souhaite certainement pas cette dernière option, mais la vérité, c'est que c'est le Florian du futur qui choisira, genre celui dans trois ou cinq ans.
Mais j'ai peur de me trahir, terriblement peur de me trahir. Il y a quelques années, je m'imaginais une très vaste histoire que je me promettais d'éxécuter un jour, jusqu'au bout. Et puis plus tard je me suis dit que ce n'était pas si bien que ça et j'ai abandonné le projet parce que ça avait arrêté de m'intéresser.
Eh bien, voilà : j'ai terriblement peur de me laisser prendre par le flot de la vie, de me trouver quelquechose de plus alimentaire, et d'abandonner mes projets de bédés, genre pas flemme, manque de courage... De me trahir.
Pourtant, je suis sur la bonne route. Je suis dans une classe d'approfondissement en arts plastiques. C'est un engagement, un véritable engagement qui signifie que je m'engage dans une voie en éxpédiant toutes les autres. Mais quand je dis que j'espère me trouver un plan B professionnel au cours de mes études, je dis quelquechose auquel je ne crois pas : car dire ça, Áa sonne déjà comme un relâchement, comme un lâcher-prise sur les rêves que je veux accomplir... Et je ne veux pas, lâcher prise !
Des fois, je me dis que c'est terrible, d'avoir une vocation. Que j'aurais pu ne pas en avoir, et aller pour m'insérer dans la société d'une façon très simple, du genre je rentre dans une case. J'aurais pu devenir coiffeur, par exemple. Ça ne m'intéresse pas, mais c'est simple. Je rentre vite dans la vie active, tout ça, je m'embête pas.
Ou bien bibliothécaire. Ça, ça m'aurait plû d'être bibliothécaire ! Si je n'avais ce rêve de faire de la bédé, je me dirigerai peut-être vers le métier de bibliothécaire. Pour bosser aux rayons bandes dessinées bien sûr... Enfin pas forcément que ça hein.
Mais non. Il a fallu que j'ai des rêves. Des personnages dans ma tête qui m'inventent des histoires. Il a fallu que je me passionne pour la bande dessinée, pour le cinéma, il a fallu que je rédige un roman que j'aimerai vachement adapter en bédé un jour. Il a fallu, en fait, que j'émette le souhait de m'insérer dans la société d'une façon marginale, strictement pas conventionnelle. Que j'aie des rêves.
Et, du coup, je me trouve dans cette position délicate de garder prise. J'ai l'impression d'avoir été devant un arbre durant toute ma pré-adolescence, un très bel arbre, auquel je souhaitai m'accrocher. Alors je me suis accroché à une branche et j'ai commencé à y prendre prise. Et maintenant, je ne lâche plus prise, je croie en mon rêve, je croie en moi, j'ESSAIE de croire en moi, j'essaie de croire que c'est possible. Au lieu de continuer un bout de chemin tranquilou, je me suis accroché à un arbre en me jurant d'y rester accroché.
Le problème, c'est que je ne veux pas d'un métier. Je ne veux pas "être un auteur de bande dessinée". Je ne veux pas dessiner "les footballeurs" ou "sarko et Carla", ni même d'ailleurs publier des oeuvres chez des tout petits éditeurs que personne ne connaît. Parce que la bédé n'est pas un métier. Pas pour moi. Je ne veux pas être DESSINATEUR de bande dessinée, je veux étre auteur complet. Je ne veux pas faire de la bédé comme on voudrait travailler dans l'animation. Je veux devenir auteur de bédé comme on voudrait devenir écrivain ou cinéaste. Et c'est surtout ça, le problème. Parce qu'à ce moment-là, il faut un putain de talent, il faut vraiment valoir quelquechose.
Donc je ne veux pas juste d'un métier. Je veux d'un véritable talent, une discipline qui me vaille une certaine reconnaissance. Je veux poser ma pierre dans l'édifice de la bédé, voilà ce que je veux, et je crois que c'est effroyablement ambitieux.
Car, QUI arrive à ce genre de choses ?! Pas tout le monde, c'est certain. Pas tout le monde.
A coté de ça, je me rappelle de l'insoutenable légèreté de l'être, de ce pauvre Tomas qui était un médecin renommé, discipline pour laquelle il avait une véritable vocation, pour laquelle il se sentait profondément destiné, vers laquelle il FALLAIT qu'il aille. Mais lorsqu'il devient laveur de carreaux, il est soulagé. Il a lâché prise sur une nécessité impérieuse qui au fond était un poids.
Alors, au fond, est-ce que si, à un moment donné, je lâche prise, si je lâchais ma "vocation" des bras, me laissai tomber de l'arbre, et soupirai de soulagement avant d'aller accomplir un métier ne nécessitant aucun talent particulier, aucune véritable préédisposition; est-ce que ça irait ? Est-ce que je ne serai pas, effectivement, soulagé ?
Si je devenais BIBLIOTHÉCAIRE, tiens ?
Je ne crois pas. Je crois que Tomas était déjà médecin lorsqu'il est devenu laveur de carreaux. Alors je verrai si je veux vraiment continuer dans la bédé une fois que j'y serai. NA ! Pas avant.
Mais c'est vrai, en plus. Si je devais changer d'avis à un moment donné, il faut que soit là, lorsque j'aurai atteint mon but.
Si je renonce avant, ce serait céder. C'est : je veux être dans la marge mais finalement je reste dans les grands carreaux, comme tout le monde. Je ne suis pas en lutte contre la société, hein, mais ce que je veux dire, c'est que, accepter de faire autre chose sans avoir encore touché la bédé, ce serait me dire : je suis un rêveur dans le mauvais sens du terme, un rêveur qui rêve sa vie et puis l'accomplit autrement. C'est un peu bateau à dire, mais il s'agit bien de réaliser ses rêves et non de rêver sa vie.
Saint-Exupéry a écrit une phrase dans ce style-là, mais je ne me rappelle pas de sa formulation exacte.
Je ne veux pas rêver ma vie. Je veux garder prise...
Publié par boiseime à 19:43:47 dans textes | Commentaires (5) | Permaliens
J'ai froid aux mains. Purée, j'ai super froid aux mains.
Je ne pense pas que mon article précédent était complètement débile, jveux dire, c'est VRAI que je ne parle jamais de tout ce dont je pourrais vouloir vous parler... et tout et tout. Mais, n'empêche, c'est clair que c'était avant tout un article gratuit qui était là juste histoire de faire joli... Et même après publication, même si je trouvais la note sans intérêt, j'étais content de voir une note après celle du onze novembre... Pourtant, ça fait longtemps que j'ai accepté l'idée de me permettre des temps morts avec mon blog, dans le sens : si je n'ai rien à écrire, tant pis, je ne vais pas faire des notes à deux balles juste pour remplir mon blog...
Mais on est le 26 Novembre et malgré la note qu'il y a eu entre aujourd'hui et le onze, je trouve que ça fait un temps mort assez long... Je ne sais pas si c'est le fait de faire un article par semaine pour l'île des patates libres, mais je n'ai aucune énergie pour vous écrire ici... Aucune véritable volonté... Même là, maintenant, j'ai dû m'obliger un peu pour commencer une note. C'est comme si c'était une perte de temps supplémentaire... Alors que je n'ai jamais considérer le fait d'écrire sur mon blog comme une perte de temps !
Le truc, c'est que ces temps-ci, chez moi, je n'ai aucune force pour travailler et je glande sur l'ordinateur. Mais ce n'est pas parce que je glande sur l'ordi que je vais alimenter mon blog, ça nan... Et ça fait bien deux semaines que je me dis : "putain je lâche trop mon blog en ce moment... je lâche trop mon blog..." Ce n'est pas que je n'ai pas d'idées d'articles, mais c'est que je n'ai pas de véritable BESOIN. Je crois que j'ai toujours été très attaché à cette question du besoin pour écrire sur mon blog. Ça n'a pas toujours été vrai, mais en général, quand je fais une note ici, quelqu'elle soit, c'est que j'en ai véritablement envie, et quand j'écris une note alors que je ne suis même pas très motivé pour écrire, eh bien, quelque soit l'intérêt de la note finale, j'hésite à la publier... C'est une question de sincérité : comment publier tel texte alors que je l'ai écrit "comme ça", avec l'idée simple de publier un article ?
(Même quand j'écris une note avec beaucoup de sincérité, il suffit que je doive la publier en "différé" pour que je tienne beaucoup moins à la publier, car je ne suis plus dans la même énergie, et ce n'est plus une "urgence"...)
Par exemple, en ce moment, j'aimerai vous publier une nouvelle note par rapport à mon avenir et mon ambition, mais je ne le fais pas exactement pour ça : si c'est une réflexion que je tiens en ce moment et qui me préoccupe, je sais que, au moment où je la coucherais sur ce blog, je le ferais non pas par besoin ou par véritable envie de le faire, mais plus simplement parce que j'aurais envie d'alimenter mon blog et qu'il y a ce sujet que j'aimerai justement aborder...
Du coup, je n'écris toujours pas l'article en question.
La question, c'est : comment cela fait-il que je n'ai pas l'énergie, la volonté, le désir important d'écrire sur mon blog ?...
Je ne sais pas trop. Ce n'est pas le trop-plein de travail, car je suis un procrastinateur et un glandu, qui fait toujours son boulot au tout dernier moment... Et j'ai beau avoir une tonne de travail, cela ne m'empêchera pas de glander sur l'ordi toute la soirée comme un gros nul.
Je crois que ce n'est pas simplement une question d'auto-discipline, ou de geek-attitude... C'est plutôt une question de solitude.
Bien que je vive avec ma mère, je me retrouve très souvent seul chez moi, durant des soirées entières. Modérément, c'est cool. mais trop souvent, cela m'embarrasse : dans ma solitude, les choses se résument à une liste de choses à faire que je ne veux pas faire, et si je ne veux pas les faire, c'est justement parce que ce sont des "choses à faire"...
J'aime être seul, mais chez moi après les cours toute la soirée, pas tant que ça. Bien que cela me permette une liberté totale qui me fait gueuler chanter (appelons ça chanter...) bouger et jouer la comédie des personnages bizarres qui parlent anglais etc, ou bien autrement dit : alors que je suis un petit bonhomme tranquille cool zen le jour, eh bien le soir, quand je suis seul, je suis une BÊTE DÉCHAÎNÉE DONT VOUS N'AVEZ MÊME PAS IDÉE. Bref, bien que ma solitude soit cette liberté merveilleuse, c'est également un état de total désoeuvrement pour moi. Ma courte vie m'a apprise que la vie n'a de valeur qu'auprès des gens que l'on aime, et même des gens en général : sans autrui, la vie manque de piquant, de sel. Quand on est seul, on fait des choses que l'on doit faire ou que l'on veut faire, mais ça se résume à ce genre de situations ennuyeuses, cette situation-là exactement : celle de devoir PASSER LE TEMPS. Alors qu'avec les autres, on ne fait pas que "passer le temps", on VIT. On VIT.
Donc voilà, seul, je suis désoeuvré et tellement désoeuvré que je ne veux ni travailler ni faire une note sur mon blog ni rien du tout, et je me contente de me rendre compte que je gaspille du temps qui s'en va à tout jamais, que je passe certains moments de ma vie à ne pas la savourer, à ne pas profiter de chaque instant qui m'est offert : non, à l'inverse de cela, je contemple l'inintérêt total des soirées se profilant devant moi.
C'est pour ça que j'essaie de sortir le plus souvent possible, ça ne me gêne pas de sortir seul, c'est sortir quand même, et alors je vois Paris, les gens alentour, je marche, je regarde autour de moi, je vois des films, des expos, je fais des croquis, et tout cela pour moi ce n'est pas gâcher le temps qui m'est offert, au contraire, je n'ai pas strictement besoin d'autrui pour profiter de ces moments-ci...
À propos de boulot : ce soir, par exemple, j'aurais dû réfléchir à mon truc d'Histoire sur les autoportraits, mais comme je n'ai pas les reproductions, je vais m'en occuper demain soir, ce qui n'est pas sérieux, et ce qui fait que ce soir je ne travaille pas, ce qui n'est pas sérieux non plus.
Je, ne, sais, pas, tra- vailler...
Publié par boiseime à 20:54:22 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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