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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Doctor Dwarf & Co. | 21 novembre 2006

Je le remets parce que c'est plus approprié dans "allez voir/lire ça"

http://home.tele2.fr/abl/

C'est un site où sont rassemblés des textes humoristiques, genres des parodies d'Héroïc-Fantasy, mais aussi d'autres choses, dont le point commun à tous sont le récit et l'humour. Alors c'est juste des auteurs qui se prennent absolument pas au sérieux et qui veulent juste tripper un peu, mais c'est marrant. Enfin, pour je n'ai pas encore lu trop de textes, mais j'en en ai déjà lu quelques-uns et c'est vrai que c'est marrant, vous devriez y faire un tour.

Publié par boiseime à 21:05:34 dans allez voir/lire ça | Commentaires (0) |

Exercice d'écriture automatique | 21 novembre 2006

C'est un exercice que j'aime bien pratiquer de temps en temps, il y en a dans ce blog, mais avant, je ne savais pas que cela s'appelait de l'écriture automatique en fait. Pour les ignorants, c'est un exercice qui consiste à écrire se qu'il nous passe par la tête, sans nous arrêter. Il paraît que les poètes surréalistes aimaient en faire pour ouvrir la porte de leur inconscient...
Attention ça commence. Alors, évidemment, ça va probablement pas avoir beaucoup de sens, mais je m'en fous:

Hector et Georges sont partis à la plage et ils ont nagé, nagé, nagé et nagé, et Hector est mort d'épuisement. Georges s'est apitoyé sur lui et il est parti. En rentrant chez lui il a croisé un homme qui s'appelait Joachim, et Joachim lui a parlé, il lui a dit des bêtises, il lui a dit qu'il devait devenir son ami, et Georges a accepté, il n'aurait pas dû. Joachim était un petit diable, un trompeur, un hypocrite, un mesquin. Il l'a été aussi pour Georges. Il a commencé à lui pourrir la vie. Il a commencé à l'empoisonner mentalement, et, rapidement, Georges a baissé niveau moral. Il commençait à être plus fatigué, plus las, moins énergique, moins motivé, bref, il devenait une limace. C'était à cause de Joachim. Joahim le suivait partout dans la rue. Il le suivait partout dans la maison. Et il parlait à Georges. Il parlait, il parlait, il parlait... Et Georges, patiemment, l'écoutait. C'était un exercice, pratiqué tout le jour, éprouvant pour Georges. Joachim le suivait comme un chien, et lui parlait comme votre grand-mère qui est si bavarde. Un jour, Georges a explosé. Ça a commencé doucement: Joachim parlait de quelquechose, et pour une fois, Georges a montré qu'il n'était pas d'accord, ils ont débattu, ça a fini en bagarre, de fil en aiguille, Joachim a tué Georges. Il avait du sang de Georges sur ses mains et il s'est demandé qu'est-ce qu'il allait devenir. Il a ri, il a pleuré, il a paniqué, il est parti en courant, et il a continué de courir, courir, courir, mais il a fini par tomber d'épuisement, dans la rue. Tout le monde s'est rameuté, quelqu'un a appelé une ambulance, qui arriva dix minutes plus tard. On a emmené Joachim à l'hôpital, on l'a guéri, et lorsqu'il s'est réveillé, il s'est rappelé tout, et alors, il a voulu fuir, fuir le plus loin possible, car sitôt qu'il serait en bonne santé, on le mettrait en maison d'arrêt, puis en prison à pérpétuité : Il avait commis un meurtre. Joachim est sorti dans le couloir, il a regardé autour de lui, quelqu'un l'a vu et Joachim a refermé la porte, et il a décidé expressément de sortir par la fenêtre, mais il s'est croûté, il avait plein d'égratignures, heureusement il ne s'était pas évanoui, alors il a couru, il a entendu des gens de la fenêtre de sa chambre d'hôpital qui le hélait, mais Joachim ne s'est pas retourné, il a continué de fuir. La nuit suivante, épuisé, il a dormi dans le hall d'un appartement, et il faisait froid, très froid, trop froid. Joachim avait la chair de poule, il tremblait un peu, de temps en temps, ses dents claquaient, et il avait du mal à s'endormir tellement il avait trop froid. Plus tard il a fait un cauchemar avec Georges et c'était horrible, Georges était en train de le tuer, il étranglait Joachim, qui s'est réveillé en se rappelant encore les mains de Georges sur son cou, quelques secondes plus tôt. Il a repris la marche, et il a marché, marché, désespéré. Plus tard il est passé sur un pont, il a traversé le pont, s'est arrêté. Il a pivoté sa tête derrière lui, et s'est retourné. Il est revenu sur le pont, il a regardé l'eau, et s'est laissé tomber dans le fleuve, et alors, il a fendu l'air, ça allait très vite, c'était sensationnel, il était dans les airs et c'était incroyable, son coeur battait à cent à l'heure pendant que son corps, lourd, descendait à la même vitesse, puis Joachim est tombé dans l'eau, son corps a ralenti, il a respiré de l'eau, mais ce n'était pas une respiration, ses poumons brûlaient, il souffrait atrocement, et il sentait qu'il mourait.



Voilà, c'est fini. C'était de l'écriture automatique, donc j'ai complètement improvisé, sans savoir qu'est-ce que j'allais écrire à la ligne suivante. Ça donne un truc où tout le monde meurt. J'ai pas fait exprès, c'est ce qui me passait par la tête. Pourtant jsuis pas un déprimé de la vie. Allez j'en fais un autre, pour le plaisir, je me contrôle pas non plus:

Madeleine est partie. Comme ça. Sans rien nous avoir dit. Je sais pas pourquoi. Je comprends pas. Ça m'embête. J'arrête pas d'y penser. Pourquoi elle est partie?! Je comprends pas! C'est énervant! Elle aurait pu nous prévenir, nous expliquer... Mais non. Elle a même pas laissé de lettre. Et elle me manque. Je pense à elle. Je me demande où elle est. Où est-ce qu'elle dort. Si elle est en sécurité. J'ai peur, j'ai peur qu'il lui arrive quelquechose, c'est plutôt affreux. Ça m'empêche de dormir. Quand je me couche je pense à elle, et encore une fois, ça m'énerve, je sais pas pourquoi où elle est partie, je sais pas où elle est partie, ça m'empêche de dormir bon sang. L'autre nuit j'ai rêvé d'elle, c'était spécial, elle m'embrassait sur la bouche et elle partait, mais je la rattrapais, je lui demandais pourquoi elle était partie, et, dans le rêve, elle répondait qu'elle devait aller à son cours de danse, que c'était pour ça, et qu'il fallait que je la pardonne. Et dans mon rêve, je l'ai pardonné. Dans mon rêve, je savais pourquoi elle partait. Pas ici. Maintenant, il va falloir que je cherche un nouveau colocataire, sinon le loyer va être trop cher et il faudrait que je déménage, mais je ne franchis pas le pas, j'ai encore l'espoir qu'elle revienne.

Mouais c'est nul hein? En fait ça tourne autour du pot quoi. Ça démarre pas. Ça me donne une idée : Écrivez une suite. Bon, j'ai un peu peur de me prendre un vent, mais tant pis, je lance le concours. Donc vous crivez la suite dans le commentaire, et je le publie en poste avec ma suite de votre suite. Et si j'ai de la chance et que ya plusieurs postuleurs pour une suite, ce qui m'étonnerait mais bon, et bah je choisirais moi-même hein, bien sûr. Bon, voilà. J'espère que vous tenterez votre chance, sinon je vais sentir un vent du nord, froid et glacial qui va bien me refroidir.

P-s: http://home.tele2.fr/abl/

C'est un site où sont rassemblés des textes humoristiques, genres des parodies d'Héroïc-Fantasy, mais aussi d'autres choses, dont le point commun à tous sont le récit et l'humour. Alors c'est juste des auteurs qui se prennent absolument pas au sérieux et qui veulent juste tripper un peu, mais c'est marrant. Enfin, pour je n'ai pas encore lu trop de textes, mais j'en en ai déjà lu quelques-uns et c'est vrai que c'est marrant, vous devriez y faire un tour.

Publié par boiseime à 21:03:13 dans textes | Commentaires (2) |

Poésie en vers libres | 14 novembre 2006

Ta main

Ta main molle

Ta main fatiguée

Ta main matinale

Ta main tiède

Ta main douce

Qui tient la cuillère

La cuillère que ta main fait plonger dans le bol de céréales

Et la cuillère plonge dans le lait opaque

Ta cuillère comme un sous-marin

Le sous-marin remonte à la surface

Le lait goutte au-dessus du bol

Et le sous-marin s'envole

Grâce à ta main

Le sous-marin gagne ta bouche

Et se fait dévorer.

Les céréales du sous-marin craquent entre tes dents

Et, dans le silence de la cuisine,

J'entends

"croum croum"

et "croum croum"

Devant ce "croum croum", tes lèvres qui bougent

au rythme du croum croum

tes lèvres douces

tes lèvres tièdes

Au-dessus de tes lèvres, ton nez

Nez tant aimé

Nez singulier

Au-dessus du nez

Tes yeux

Tes grands yeux immenses comme l'espace

Tes grands yeux immenses, et bleus

Bleus et immenses comme les profondeurs abyssales de l'océan

Dans les profondeurs abyssales de l'océan

Quelquepart

minuscule

Un sous-marin.

Dans tes yeux

Tes pupilles noires

Trous noirs

Qui m'aspirent

Au-dessus de tes trous noirs

Au-dessus des tes profondeurs abyssales

Tes cheveux blonds

Tes cheveux rebelles

Décoiffés

Matinaux

Tes cheveux que j'aime

Et ta bouche, elle fait "croum croum"

Et "croum croum"...

Ta bouche

surface de l'Iceberg

Qui déchiquete les céréales

En-dessous de tes yeux tes cernes

Peu grâcieux pour toi

Quartiers de lune sur lesquels mes yeux escaladent

Pour remonter sur tes yeux

Qui me regardent depuis tout à l'heure

Tes trous noirs me fixent

M'aspirent

Tu me demandes:

"Qu'est-ce que tu fais? Qu'est-ce que j'ai?

 — T'es belle, c'est tout."

Publié par boiseime à 22:31:02 dans textes | Commentaires (8) |

Musique, relaxation et chocolat : c'est la recette du bonheur. | 14 novembre 2006

Je viens de découvrir une activité fantastique, et reposante.

Tout à l'heure, je suis allé me chercher du chocolat noir, du très bon chocolat noir, ni trop amer, ni trop peu amer, non, juste assez, ce qu'il fallait, et c'était du vrai bon chocolat noir. Je suis remonté dans ma chambre, j'avais allumé ma musique et "London Calling" passait tandis que j'ai éteint la lumière et que je me suis allongé sur mon lit. Mes yeux étaient clos et se reposaient dans le noir, mes oreilles savouraient la musique, et ma bouche, elle tenait le morceau de chocolat entre les dents, laissant le chocolat à l'intérieur de la bouche en train de fondre doucement, pour laisser petit à petit  son arôme habiter mes papilles gustatives, comme un parfum habiterait un bon nez, et c'était comme ça, mon corps se reposait, allongé sur le lit, mes oreilles savouraient la musique, "I want you" des Beatles, un musique longue, lancinante et envoûtante, qui venait de commencer, mes yeux se rechargeaient, clos, la mumière éteinte; et mes dents croquaient encore un morceau, allant pour fondre, pour fondre et pour s'évaporer en un arôme et une texture qui iraient tellement en harmonie avec la musique!

Publié par boiseime à 21:58:35 dans textes | Commentaires (1) |

Pourquoi préfère-t-on parler pour ne rien dire plutôt que ne rien dire? | 14 novembre 2006

Je pose cette question parce qu'aujourd'hui j'ai été choqué par quelquechose d'assez anodin, et ça m'a fait me poser cette question. J'étais à la cantine, je mangeais avec des camarades, nous étions cinq sur une table de six. Je suis en face d'une camarade qui mange tranquille, sans trop parler. Moi non plus je parle pas. En général quand je mange je parle pas. Moi c'est l'un ou c'est l'autre. C'est pour ça que ça me dérange pas de bouffer seul. Bref, bref. À un moment, une fille à l'autre bout de la table fait : "Eh Carla, pourquoi tu parles pas? T'es morte?" Et là ça m'a fait drôle. C'est-à-dire que j'ai intéprété ça comme ça: Si quelqu'un parle pas, ça va pas. Les gens parlent pour ne rien dire, mais ils préfèrent ça au silence. L'important, ce n'est pas le contenu de ce qu'on dit, mais le fait qu'on parle. Ça me choque. Je préfère le silence à des futilités. Les futilités, j'écoute d'une oreille, je parle pas, jsuis pas dans la discussion, bref, jsuis à l'écart. Alors moi le silence ça me va. Mais les autres, ils préfèrent parler. Simplement pour le fait de parler, pas parce qu'ils ont des trucs de spécial à dire, non, juste pour parler.
Excusez-moi. Vous, vous allez juste à la ligne, mais moi, ça fait à peu près trois semaines que j'ai écrit ce premier paragraphe, mais c'est une longue histoire, donc bon, voilà quoi.
Je vais quand même essayer de continuer mon truc. Ouais, les gens des fois ils parlent de trucs, jm'en fous. C'est chiant. Comme jm'en fous jme tais comme jme tais je m'intègre pas comme jm'intègre pas dans le groupe jme fais chier.
D'ailleurs j'ai une idée pour un prochain roman. Mais jvais pas vous en parler.
Par exemple ce matin au lycée on allait voir un film, et comme y fallait attendre devant le grillage tout le monde parlait avec tout le monde et moi je me suis adossé quelquepart et j'ai écouté de la musique. Pas que j'étais sans amis. J'aurais pu m'intégrer dans un groupe, avec des gens que je connais, avec qui je parle. Mais je l'ai pas fait. Pourquoi? Parce que. J'ai une tendance naturelle pour me mettre à l'écart. Et puis, je n'ai pas grand-chose à dire aux gens. Bon, je vais arrêter de vous faire chier. Bonsoir.

Ps: en me relisant ça me vraiment drôle, trois semaines d'ellipse devenant un aller à la ligne. Ça a vraiment quelquechose d'étrange. Pour vous, tout est un bloc! C'est bizarre...

Ps 2: Cet article n'est pas très intéressant. J'en suis désolé. Je me rattraperais.

 

Publié par boiseime à 21:09:47 dans textes | Commentaires (1) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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