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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

- Mais évidemment, Charles! Comment veux-tu qu'elle t'aime si toi tu t'amuses à lui brûler les doigts?! | 19 décembre 2006


Publié par boiseime à 20:17:19 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Il m'a embrassé les cheveux, moi, je regardais la neige tomber, serrée dans ses bras, mes bras serrant son corps, ma tête contre sa poitrine, je pleurais un petit peu, et mes doigts gelaient tandis que Shangaï et ma famille avait disparu pour moi. | 19 décembre 2006


Publié par boiseime à 20:11:44 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Et après avoir dit cela, dans un silence palpable, le vieux renard, les yeux rieurs, mit son appareil dentaire dans son café, pour faire partir les petites choses qui s'étaient coincées entre ses dents. | 19 décembre 2006

Et comme je n'ai rien d'autre à dire ce soir et d'autres choses à faire, voilà simplement un petit extrait de "L'hydromelade":

"    Dans la vie, il y a les gens qui se disent : “oeil pour oeil, dent pour dent.” Et il y a les autres, qui se disent : “Si la haine répond à la haine, quand donc la haine finira-t-elle? Seul le pardon peut y mettre fin.” Puis enfin, il y a ceux qui pensent : “Pour un oeil, les deux yeux; pour une dent, la mâchoire.” C'était ces derniers qui avaient l'adhésion d'Alexandre.        
   
    Il entreprit donc de laisser un peu son roman tranquille, dont il avait commencé la rédaction, pour réfléchir à la sentence qu'il m'infligerait. Cela lui fit bizarre de penser que je savais la décision qu'il allait prendre, alors que lui-même ne le savait pas encore. Mais il appréciait l'idée de pouvoir se venger, et réfléchissait à quelle serait la pire sentance, la plus méchante, qu'il pourrait m'infliger. Traverser la Manche à la nage? Pourquoi pas...Le faire prendre une ligne de métro à une heure de pointe, et le faire traverser toute la ligne en lui demandant de crier :  “Je suis un putain d'enculé de merde”? Alexandre songea que les deux propositions étaient séduisantes. Alors, allait-il m'infliger la traversée de la Manche, ou les auto-insultes dans le métro? Il se décida pour les auto-insultes. Il composa mon numéro en souriant jusqu'aux oreilles lorsque mon téléphone sonna. Le téléphone était juste à côté de moi, mais je n'ai pas décroché tout de suite. J'ai répondu à la troisième sonnerie, en soupirant :
 — Allô Alexandre?
 — Dites-moi, est-ce que vous saviez vraiment que demain, vous alliez faire toute une ligne de métro en heure de pointe en criant : “Je suis un putain d'enculé de merde!”, quand vous m'avez acheté ce billet pour Rennes et que vous m'avez mis dans ce train?
 — Ma foi, c'est exact, je le savais.
 — Alors vous êtes vraiment maso. Et cinglé. Rendez-vous demain à la station de Bastille, à sept heures du matin.
Et il a raccroché."
 

Publié par boiseime à 20:05:38 dans textes | Commentaires (0) |

Suite Madeleine | 04 décembre 2006

Bon. Alors, tout d'abord, tu as beau me mettre la pression pour que je poste des trucs, Blackscarf, je préfère ça à l'époque où tu n'avais plus internet, et où je recevais un commentaire tous les six mois. Enfin, on finissait par s'habituer, mais c'est quand même plus marrant quand on sait qu'il y a au moins une personne qui nous lit, et qui, en plus, nous répond. Ça crée une sorte de dialogue, de correspondance, je trouve ça vraiment très, très sympa. Peut-être même que je préfère avoir une commentatrice aussi active, une "amie virtuelle", une correspondante cybernétique, qu'une centaine de commentaires par des gens toujours différents. En même temps ptet jdis des conneries. Ptet je préfererais la centaine de commentaires. Oh, non. Une centaine de commentaires, ça doit être carrément chiant à lire et à répondre.
Bon,  bref. Merci, Blackscarf. Euh. Oui, la suite, donc. Ah oui, sinon jl'ai pas fait plus tôt parce que j'avais pas trop le temps, mais c'est ça le lycée. Alors, la suite. Tout d'abord, celle de Blackscarf, pour ceux qui ne sont pas elle:
 
Même en plein jour, je ne me sentais pas à l'aise, c'est que c'était une rue si sale! une petite rue étroite dont les pavés, usés par les voitures et par les passants, étaient mis à nu malgré une brève couche de goudron... bien sûr que je voulais la retrouver, mais là j'avais plutôt envie d'être bien au chaud chez moi...et puis, chose curieuse, on me regardait. Mais on me regardait pas du genre "salut ça va?" des regards qui me disaient "étranger", qui me disaient "va-t-en » mais je sentais des regards ou il subsistait une surimpression de « madeleine » une impression lointaine, fugitive, et pourtant je sentais que j'approchais du but. L'instinct, peut-être. La lumière ne parvenait ici que par un miracle de réfraction sur les vitres des fenêtres, un rayon de lumière traqué par les murs et zigzaguant jusqu'en bas à la recherche d'un visage à éclairer, et moi d'une personne à retrouver. « La lumière écarte le danger. » m'a-t-on dit. Je commençais à m'interesser petit à petit aux gens, aux allers retours de ces gens perdus dans leur pensées, gens froids, distants... »Mais comment vais-je leur parler ? Tiens, bonjour, vous ne connaîtriez pas une fille, grande, chataine, très jolie, venant ici la nuit ? » Devinez la réponse... « Va voir les putes qui sont à côté, mon gars » Oh mon dieu. Où est-ce que je suis tombé. puis me vient une idée affreuse, horrible, inconcevable...madeleine ? non, non, je savais...les problèmes d'argent, mais elle n'irait pas jusqu'à...non, non, c'est juste la réputation de la rue. Et soudain, que vois-je ? une silhouette grossière, qui me rappelait étrangement le gros tas gris de cette nuit. mais étais-ce vraiment lui ? je n'avais pas du tout envie de l'aborder. oui, j'avais peur. Alors j'ai demandé. « Vous connaissez l'homme là-bas ? -Oui, c'est Joe. il habite à cent mètres » Au moins, j'avais avancé. Avancé dans une petite rue à impasses.
 
Ma suite:
 
Joe, hein? Bon, allons chez Joe. C'est ce que je me disais alors que mes jambes flageollaient et que je m'efforçais de respirer fort. Pourquoi j'allais chez Joe? Parce qu'il était rentré chez lui, bien sûr. Pourquoi l'aborder chez lui plutôt que dans la rue? Parce que j'ai pas osé avant. J'ai bougé seulement quand il est reparti. Oui, je sais, je suis pleutre. Mais bref. J'ai suivi ce type. Je me suis retrouvé à ouvrir une porte qui avait l'air d'avoir fait la guerre, comme l'intérieur du bâtiment, d'ailleurs, et je suis monté, à chaque pas, les marches grinçaient, à chaque pas, je flippais un peu plus. J'ai lu "Joe Vermeil" Sur une  porte. J'ai sonné. Oui, j'ai sonné. J'ai trouvé le courage de sonner à la porte d'une armoire à glace bien flippante que j'avais vu de loin, mais l'air bien peu recommandable. Qu'est-ce que j'allais dire?
 — Oui?
Un type , de deux têtes plus grand que moi, avec un tee-shirt blanc en manches courtes qui laissaient voir ses gros biceps,  et un visage à vous faire fuir. Le crâne rasé, au moins cinq piercings à l'oreille, et un autre à l'arcade sourcilière. Il m'a regardé l'air mauvais, il fronçait les sourciles, la main toujours accrochée à la porte.
 — EUh... Bonjour...
Il ne m'a pas répondu, il m'a laissé continuer de parler, l'air las.
 — EUh... Ça va peut-être être un peu long ...
 — Faites le plus court possible.
 Ça m'a terrifié, il avait articulé ces quelques mots, rien que ça m'avait terrorisé, et j'ai vraiment fait le pllus court possible:
 — Est-ce que vous connaissez une Madeleine?
 Il m'a regardé d'une autre manière, d'un seul coup. Il avait l'air surpris, et moins violent dans son regard. Comme s'il avait baissé sa garde.
 — Vous êtes?
 Ça m'a fait sourire. C'est drôle comme les choses changeaient en une seule phrase. Je me sentais plus en confiance.
 — Euh... Son colocataire. Mais elle est partie, je sais pas pourquoi. Je la cherche...
Il ne m'a pas répondu tout de suite. Il avait l'air de réfléchir.
 — Bon. Écoutez-moi bien: Normalement, je devrais vous virer d'ici, et ne jamais dire à Madeleine que vous êtes passé, parce qu'elle ne veut plus vous voir, ni vous ni personne d'autre, elle a trop honte. Mais... Mais, je ne peux pas vous faire rebrousser chemin, et, bon, il fallait bien qu'elle s'y confronte, j'imagine...
 — S'y confronte?...
 — Bah... Ses proches, tout ça... Par rapport à ce qu'elle est devenue... Vous revoir, j'imagine qu'aujourd'hui, ça va être un éléctrochoc, pour elle.
Je ne lui ai pas dit que je l'avais déjà revue l'autre jour.
 — Euh... Comment ça. Qu'est-ce qu'elle est devenue?
Il m'a regardé avec pitié, miséricorde. Il a soupiré, l'air las, et il m'a dit d'entrer.
 
Hop! Au prochain qui voudra. Donc sûrement BlackScarf. Mais si c'est quelqu'un d'autre, c'est bien. Et sinon, pour m'excuser de pas avoir fait cette suite plus tôt, eh bien, en exclusivité, un petit extrait de mon roman que vous lirez peut-être dans quelques années, qui sait? Pour l'instant,  faut que je le corrige,  ensuite, je démarche les éditeurs (après avoir fait ce qu'il faut pour mes droits d'auteur).
 
"Il avait raison de se sentir tout nu. Il ne pouvait rien me cacher. Il ne pouvait pas me mentir. Chacun de ses souvenirs, chacune de ses pensées, je les connaissais. Je n'avais rien à demander à mon frère, puisque je savais tout. Je savais très bien que mon frère avait créé un formidable pouvoir, mais qu'il pouvait se transmettre par un simple contact corporel. Je savais que mon frère projetais de conquérir le monde avec son pouvoir, même s'il ne savait pas trop pourquoi il voulait conquérir le monde, mais je savais aussi qu'il y renoncerait lorsqu'il rencontrerait l'amour. Je savais que mon frère cambriolait des banques avec son pouvoir, notamment pour financer ses plans de conquête du monde, et je savais que mon frère était malheureux parce qu'il avait peur de la mort quand il fallait dormir et parce qu'il était toujours puceau à quarante ans, et parce que de tous les buts de vie qu'il s'étaient donnés ado il n'en avait encore accompli aucun. Je savais qu'il se sentait comme un point sur Terre parmi des milliards de points et qu'il se sentait inutile et malheureux, et que tous les jours qu'il passait il les passait à passer le temps, bref, mon frère était au bord du gouffre et c'était pour ne pas y penser qu'il s'occupait à se casser la tête à inventer des pouvoirs de superman."
 
Voilà.
À bientôt à tous.

Publié par boiseime à 22:02:56 dans textes | Commentaires (3) |

ce soir c'est ma soirée dessins | 24 novembre 2006

Publié par boiseime à 23:48:00 dans dessins | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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