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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Citron, feutre textile, délice et désastre. | 04 mai 2007

20:38. Ce soir j'ai des envies. Envie de décrire la coupe d'un citron, envie de vous parler des feutres textiles, et puis une espèce d'envie malformée malincarnée provenant d'envies non-abouties. Ainsi tout à l'heure, en rentrant au lycée, j'enterrais ce devoir commun d'histoire-géo qui ne m'avait laissé aucun répit durant cette semaine, pas même Mardi, jour férié, et rêvais à mon futur roman, et je me suis dit que ce soir, si ma soeur n'était pas sur l'ordi, je pourrais recommencer le traitement de texte où j'avais mon projet, vu que je ne retrouve pas ma clé usb, et puis sinon je chercherais mon feutre-pinceau que je trouve plus, et si la boutique d'arts et loisirs est encore ouverte, je m'achète des feutres textiles et je commence à mettre mon projet à éxécution de recopier mes meilleurs dessins sur mes tee-shirts. Je pourrais aussi faire de l'aquarelle. Mais sur le coup, j'ai surtout envie de dessiner sur mes tee-shirt ou de bosser mon projet Amour. Plus tard dans la soirée. Je ne suis pas retourné à la boutique d'art et loisir, c'est ouvert le lendemain. J'ai cherché mon feutre-pinceau, encore une fois je le trouve nulle part. Je devrais ranger ma chambre et j'ai pas envie. Je crève de faim. C'est là que c'est beau. Profondément beau. J'ai envie d'en faire un petit poème, plus tard, et à cet escient j'enregistre mon action. Je me décide à boire un jus de citron, c'est à dire un verre d'eau avec un peu de citron pressé. Alors je prends un nouveau citron, il est très beau, comme sur la couverture folio du Tao-to-king. Il est bien jaune, comme il faut, il est mou et en même temps il est fort. Euh... Ouais enfin bref... Nan mais c'est superbe parce que en même temps c'est de l'écorce, c'est mou mais... Mais c'est comme... mm... Comme... Bon, est-ce que vous avez déjà touché un citron?! Bah voilà!
Mais c'est pas ça qui me fascinait. Je m'étends là-dessus, mais c'est pas du tout ça. Mais déjà, il y avait ce fait qu'il était tout "neuf", mûr. Et puis j'ai pris un couteau et j'ai coupé le citron. Et c'est très dur à décrire. Le couteau s'est enfoncé, et ça faisait un léger bruit, je sentais que ça s'enfonçait, que ça coupait de la matière, l'écorce, l'intérieur... Et vous savez quoi? Il y avait l'odeur du citron qui se dégageait!
L'idéal, ce serait d'en faire un haïku. On coupe doucement le beau citron, Le couteau fait "vrrr, vrrr", on sent la découpe du citron, et on sent ses effluves délicieuses qui t'envahissent légèrement les narines, alors qu'on coupe le beau jaune, d'un superbe "vrrr, vrr".
 
Plus tard, je teste un vieux feutre textile qu'on a dans un coin, mais ça a l'air beaucoup moins bien que ceux que je veux acheter. Le trait n'est pas épais, il faut appuyer sur l'embout noir pour sortir l'encre. Je feuillette mon agenda, je vois quels dessins j'aimerais repeindre sur mes tee-shirts. Et puis j'y vais. J'en prends un, de tee-shirt, j'en prends un de dessin, et j'y vais, au feutre violet sur le tee-shirt bleu, mon coeur bat fort mais je n'ai pas peur de rater mon dessin.
J'y vais. Oh, les trait n'est pas épais, il n'est pas fluide, ça fait sale... Mais il faut que je continue... J'ai peur, j'ai peur, j'ai peur... Les cheveux... Les yeux... Les sourcils... Putain mais qu'est-ce qui se passe, c'est pas du tout ça! C'est absolument pas pareil! Et le front?! Bon, je fais sa bouche...
 Je peux pas. Il faut tout effacer. Je fonce avec dans la salle de bain, je le plonge dans la bassine, le robinet qui fait "TCHHHH", je fous plein de savon partout, pendant cinq minutes. Je crois pas que ça parte. Merde. Chier. J'essore, j'essore encore. Le tee-shirt est mouillé, alors on voit mal le dessin. Je me demande s'il est raté par rapport au dessin original ou s'il est vraiment raté. Je le pose quelquepart, verrais plus tard. J'espère que je trouverais un moyen de le sauver. Le problème, c'est que c'est hyper dur d'agrandir un dessin, surtout que je peux pas crayonner mon tee-shirt. Il faudra que je trouve un truc. Si vous avez une astuce...
Et puis je vais sur l'ordi, mais finalement, je ne veux plus recommencer toutes ce que j'avais mis dans mon projet Amour, c'est trop chiant, je veux retrouver ma clé usb. Mais j'ai envie d'écrire. Un note sur mon blog.

Publié par boiseime à 21:37:39 dans textes | Commentaires (0) |

matin | 28 avril 2007

Je veux écrire encore un peu. Pourquoi "encore"? Non, je n'ai pas écrit de la matinée, mais je vois tout ce blog, tous ces thèmes mille fois abordés, et pourtant je veux encore écrire.
Peut-être que ce sera trop nul, trop déjà fait de ma part, et que je vais effacer, je vais  voir.
Comment commencer?
On rêve. Je rêve d'une vieille amie, elle me prend par-dessus l'épaule, moi aussi, j'ai mes lunettes à la john lennon. Je rêve aussi d'une camarade de classe qui est morte. Je m'en fous un peu et quand je réalise qu'il va falloir que je l'annonce à son frère je panique complètement. Quoi d'autre? Plein, plein de choses, mais tellement de difficultés à me rappeler... Il y avait plein plein de chevaux... À un moment, un train... Qu'est-ce qu'il faisait? Je ne sais plus...
 
Je sais plus...
Je me rappelle plus de rien...
On finit par se lever. On trouve enfin une solution pour pouvoir corriger son roman sans sa clé usb qu'on ne trouve plus. Le double qu'a son père, mon double ici aussi, mais qui est plus vieux... On est rassurés, d'un coup. On va pouvoir travailler son roman. À part ce roman, on a aussi beaucoup de choses à faire, dans la semaine suivante. On y pense pas.
On pense au week-end qu'on va passer.
Ce soir, DVD en famille. Cet après-midi, médiathèque, quelques courses, programme ciné.
Le reste du temps de la journée, travailler mon roman. Demain? On verra bien.
On est en pyjama, sur le rocking chair, on va copier/coller ça sur Firefox pour le publier, et puis on va s'habiller.

Publié par boiseime à 12:52:24 dans textes | Commentaires (0) |

Réflexion un peu coup de gueule inutile mais ça fait du bien | 18 avril 2007

Raaah putain fait chier! Je viens d'écrire une note et quand j'ai fini qu'est-ce qui se passe? L'application quitte inopinément! Je dois tout réécrire! Ça me fait chier parce qu'en plus en le réécrivant, je trouve que ça perd de se spontanéité et tout quoi... Répété mot pout mot, de mémoire, ça a un côté faussé je trouve. Tant pis, je vais quand même le faire...

Allons-y...

"Parfois je suis dans les couloirs, assis par terre contre le mur, à attendre que le prof arrive et ouvre la porte, et je vois la foule, cette putain de foule qui me fais sentir comme une sardine, et je vois tous ces gens, je les vois, je les connais pas, je les vois défiler et j'ai l'impression de mater des fourmis, avec des gens en groupes et qui parlent, et des garçons qui tapent des filles parce qu'ils sont cons, et des filles qui leur disent "mais arrête" en ricanant comme une conne soumise et c'est pas beau, je préfère les battantes qui gardent un certain sens de l'honneur, mais bref, et puis je vois tous les gens passer, et je me demande si leurs vies ont un sens, je me demande si ils sont heureux d'exister et pourquoi, et je me demande s'ils se rendent utiles ou s'ils s'épanouissent, ou si ils vivent leur vie l'air de rien, pensant jamais à tous ces trucs, ayant peur de la mort sans se rappeler qu'ils l'ont déjà "vécu" éternellement, sans même savoir si leur vie vaut tellement le coup que ça parce qu'ils ne se sont jamais posé la question, et je vois des gens futiles et semblables, je vois des fourmis, puis je me réveille, je vois quelq'un que je connais et que j'aime bien, je lui fais coucou avec un sourire sincère, puis je me rappelle que tous ces gens ne sont pas des fourmis, que je ne suis pas à leur place mais que voilà, personne ne ressemble à personne, et qu'ils ne sont pas des futiles, certains me sont précieux, et ceux qui ne le sont pas pour moi le sont pour d'autres."

Ça, c'est que j'ai écrit sur mon blog, une fois, il y a quelques temps. Vous savez, la tuerie qui a eu lieu hier, en Virginie? J'ai conclu qu'il y avait deux motifs principaux qui ont pu provoquer l'action de ce gars. D'abord, l'accès incroyablement aisé aux armes aux États-unis, alors qu'il y a déjà eu Colombine. C'est à vomir. Ensuite, j'ai entendu à la télé que le tueur était bien un étudiant, et que c'était un gros sans-amis. Alors voilà: quand moi je voyais plus loin que les individus-fourmis, lui n'avait pas d'amis pour lui faire réaliser que ces gens étaient plus que leur apparence. Pour lui, c'était comme écraser des fourmis... Évidemment, j'exagère, une telle opération est bien plus complexe et sanguinolente qu'un simple massacre avec l'arme du pied.

Mais je me dis: Si j'avais habité en Virginie, et que par un concours de circonstances aucune personne de mon lycée ne m'avait accordé d'intérêt, et moi non plus, est-ce que j'aurais pu faire un tel massacre? Peut-être pas, mais peut-être que j'aurais pu, au moins, l'envisager sérieuseument, même le temps d'une minute, pour ricaner à la suivante et oublier pour l'instant. Je n'en sais rien. Mais rien que d'envisager ça, c'est déjà passer à l'acte.

Un chemin de mille lieues commence par un premier pas. Un arbre aussi gros qu'on ne peut l'étreindre a commencé par être une graine. Lao-Tseu. C'est vrai pour l'apprentissage du dessin, pour la rédaction d'un roman, mais c'est aussi le cas pour une grosse tuerie ou un génocide.

J'ai un souvenir très marquant qui date de l'année dernière. J'étais à la cantine, et à un moment donné, à côté de moi, on parle d'un gars radin et on le traite de feuje, ou sale feuje, je sais plus, parce qu'il est vraiment très radin. Ça m'a traumatisé. C'était dérisoire, mais j'ai mieux compris le génocide de la Seconde guerre mondiale. C'est comme ça que ça commence. Après tout, je suis juif par ma mère et ma grand-mère, qui sont plutôt du genre économe. Je ne sais pas, peut-être est-ce une caractéristique particulière des juifs,
de par la culture? Admettons. Est-ce que pour autant tous les juifs sont radins, et aucun, je ne sais pas, aucun portugais n'est radin? Je ne pense pas. Je connais une fille qui, sans vouloir être méchant, est conne comme ses pieds, et juive. Mais je connais aussi une autre fille, conne comme ses pieds, et elle est musulmane.

Ma grand-mère connaît des loubavitchs, qui sont des juifs plutôt extrêmistes. Du genre à fond dans les traditions et qui ne croient pas aux dinosaures parce que ce n'est pas mentionné dans la Torah! Mais est-ce que tous les juifs sont des loubavitch? Est-ce que, par exemple, il n'y a pas aussi des musulmans aussi, comme ça? Et justement, parlons-en. Est-ce que, parce que l'Iran est si extrêmiste, que l'intransigeance face aux caricatures du prophète a été si forte, et que l'Al-Qaida est islamiste, ton copain musulman va devenir terroriste? Je ne crois pas!

Mais voilà. On prend quelques cas particuliers, on les prend comme des vérités générales, des amalgames propagés par des blagues racistes, et la graine n'a plus qu'à pousser et pousser. C'est comme ça que naît cette putain de haine. Ya des campagnards qui n'ont jamais vu un seul arabe de leur vie et qui votent FN. Ils ont pas vécu de cas particuliers, mais les amalgames se propagent, et voilà. C'est terrible.

J'ai entendu l'année dernière qu'un français sur trois s'avouait raciste, dites-moi que c'est faux!

C'est terrible comme la haine, la division entre les peuples, naît facilement. Mais Joann Sfar a raison. Il faut oublier ces histoires de peuples. À bas l'amitié entre les peuples, vive l'amitié entre les Hommes. Est-ce qu'une femme enceinte est enracinée dans un pays? L'Homme est nomade. L'Europe n'a pas à appartenir uniquement au peuple européen, qu'elle appartienne aux Hommes, tout simplement.

Cette note n'est pas du tout comme la première qui a sauté. La première faisait plus coup de gueule. Et puis j'ai l'impression que c'est pas la même chose, que j'ai oublié des trucs. Je sais pas...

Publié par boiseime à 13:25:33 dans textes | Commentaires (2) |

L'horloge trace un cercle, puis recommence | 16 avril 2007

J'étais en train de corriger mon roman quand, sur Fip, j'apprends qu'il y a eu une vingtaine de morts dont le tireur, dans un campus de Virginie, aux États-Unis. Je ne sais pas si le tireur était un des étudiants, mais je suppose que oui, et évidemment, je pense à Columbine, et je pense au film Elephant de Gus Van Sant, que j'ai vu avec mon prof d'anglais en troisième, à la fin de la projection, nous en avions discutés, et le prof souligne un trait du film qui m'avait moi-même traumatisé: Avant de tuer le directeur du lycée, un des tueurs dit que cela ne sera plus eux, mais que ça arrivera encore. Et ça vient d'arriver encore.

Je pense à tous ces génocides, déjà avant le génocide juif, et je pense à ce génocide juif dont on parle tant afin que l'on se souvienne afin que cela ne recommence pas, mais ça recommence, après il y a eu le cambodge, le rwanda, maintenant le Darfour.

On oublie pas, mais ça recommence, encore et encore. À chaque fois, c'est tellement horrible que ça ne peut pas recommencer, mais ça recommence.

Et comment faire pour que ça ne recommence pas? Qu'est-ce qu'on peut faire?

Franchement, je ne sais pas.

Les horreurs recommencent, et pendant ce temps-là, je corrige mon roman, je vais au lycée. J'apprends ça mais tout à l'heure je regarderai calmement la télévision. C'est horrible mais ça ne me fait rien. 

Publié par boiseime à 19:17:03 dans textes | Commentaires (2) |

Parfois, je devrais lire, au lieu d'écrire. | 07 avril 2007

Publié par boiseime à 22:08:15 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (1) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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