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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Playlist | 19 avril 2009

Oh bonheur !… Cette fois-ci, ça marche !…

Lykke Li, je ne sais pas, mais "My boat" de Melissa Laveaux, ça fonctionne… Bon sang, c'est déjà ça !… Car je viens de découvrir cette chanson sur Fip aujourd'hui, et j'aurais trouvé ça dommage de ne pas pouvoir la partager avec vous.

Il y a "Dirty Dancing" juste après, de Frida Hyvönen. Elle aussi je viens de la découvrir, il y a peu. La chanson d'elle que j'ai découvert en premier s'appelle "I drive my friend", et je ne sais pas, c'est bizarre… Elle est sur deezer, mais on ne peut pas la lire. On ne peut même pas cliquer sur lecture. Et c'est comme ça pour tout l'album dont il est question. C'est TRES bizarre.

Je viens de tester la playlist. Je ne sais pas pour vous, mais je n'arrive à entendre en entier, ni la chanson de Frida Hyvönen, ni celle de Lykke Li. 

C'est nul. Deezer c'est vraiment merdique, ça fonctionne pas… très mal en tout cas. Bon. Au moins vous pouvez entendre "My boat" en entier. 

D'ailleurs cette artiste, Melissa Laveaux, elle passe le six mai au Trabendo. Je suis déjà allé une fois, au Trabendo. C'est bête, parce que le six mai je serai en concours à Strasbourg. À moins que je me plante à la pré-admission, mais je ne me le souhaite pas.

Il y a certaines musiques qui me donneraient envie d'être cinéastes. Prendre tel morceau lors de tel passage, pour utiliser le pouvoir de la musique afin de transporter le spectateur.

Bon, bref.

Arrêtez la playlist après "my boat", sinon vous aurez que des extraits de dix secondes pour chaque titre…

(en fait, je continue d'essayer, et voilà ce que ça fait : ça saute immédiatement Frida Hyvönen, et si tu essaies de la remettre, ça se superpose avec Lykke Li, pour donner une cacophonie d'enfer… Et après ça s'arrête au beau milieu des deux morceaux pour laisser Robert Palmer tout seul…)

Publié par boiseime à 20:18:35 dans allez voir/lire ça | Commentaires (0) |

Racontage de life comme je n'en fais plus beaucoup. | 17 avril 2009

 

Je tiens ce blog depuis plus de trois ans.

Un blog qui a beaucoup changé depuis ses débuts.

Je ressens mon blog comme un amour qui s'efforcerait d'endurer le temps qui passe. Qui endure les métamorphoses. Qui endure les petits passages à vide, et l'évolution des besoins, des sentiments.

Quand jfais une comparaison avec l'amour, jparle de couple. Mon blog que j'ai depuis bientôt quatre ans, c'est un peu comme une petite copine que j'aurais depuis bientôt de quatre ans. Et les choses ont beau changé, elles sont toujours très bien, alors on s'efforce de garder du souffle, de ne pas s'épuiser, de ne pas se laisser mourir. Malgré, comme je viens de le dire, les métamorphoses et les changements.

J'aime cette idée de fidélité. D'autres surfaces de blogs (blogspot, overblog…) ont beau avoir l'air très bien, je n'abandonnerai blogg.org pour rien au monde. Parce que mon blog sur blogg.org, c'est "c'est alors qu'une chaise vivante arriva". Alors peut-être qu'un jour que je baptiserai un autre blog "c'est alors qu'une chaise vivante arriva" sur over blog ou je-ne-sais-quel-site, mais ce sera le jour où j'arriverai à assimiler l'idée que le nouveau blog sera véritablement le même que l'ancien, avec simplement, je ne sais pas, un petit lifting en quelque-sorte… Mais, ça, je ne saurai l'entendre. Faire un blog ailleurs, en ABANDONNANT celui-là, ce serait CHANGER de blog, ni plus, ni moins.

Et pour moi, changer de blog, ce serait mettre fin à quelque-chose qui n'a pas à se terminer de sitôt. Ce serait comme mettre fin à une histoire d'amour, comme rompre avec une personne et se mettre avec quelqu'un d'autre.

Je ne sais pas pourquoi je vous dis tout ça, alors que je n'envisage absolument pas le moindre changement de blog. 

Enfin bref. Je disais que ce blog a beaucoup changé. Oui. Car à une époque, je faisais une note pour la moindre réflexion que je me faisais. J'ai eu depuis de nombreuses réfléxions de différents ordres dans ma petite tête, qui ne m'ont pas fait éprouver le besoin de les partager avec vous.

Alors voilà. Je n'éprouve plus les même besoins. Quelque-chose qui aurait pu me pousser à écrire un article il y a quelques années n'en fait peut-être plus rien aujourd'hui.

Peut-être aussi que j'en ai marre de réfléchir dans le vide. Mais peut-être pas. Je ne sais pas. J'ai juste plus besoin de les écrire, jcrois. Et puis il y a le fait que je tiens un journal intime. Ou j'écris encore des choses que je ne partage donc pas ici.

Il y a aussi des préoccupations qui sont de celles que je ne veux pas rapporter sur un blog.

Car oui, c'est avant tout une histoire de préoccupations. Je rapporte sur mon blog ce qui me préoccupe. Or, qu'est-ce que je vous écris si ce qui me préoccupe le plus actuellement tient du privé ?…

Bon, c'est du privé universel hein, pas des trucs du genre "oh oui j'aime machine mais elle aime truc", non pas ça… Plutôt des ressentis que je dois partager avec pas mal de monde mais qui, simplement, me mettraient un peu trop à nu.

Je pense qu'il y a aussi très simplement un côté où je souhaite de moins en moins raconter me vie. De moins en moins me mettre à nu. De moins en moins partager mes pensées intimes et personnelles.

Par exemple je pourrai vous écrire qu'aujourd'hui je suis allé au jardin du luxembourg et que j'ai vu un couple sur un banc carrément torride, qui s'embrassaient mais comme s'ils avait essayé de se coller le plus possible l'un à l'autre de tous leurs membres, comme s'ils avaient essayé de fusionner leur têtes… C'en était franchement sexuel, la nana en est venue à monter sur son mec. Et bien, ces deux tourtereaux sexuels, j'ai essayé de les dessiner. Mais à un moment j'en pouvais plus, je me suis cassé.

Eh bien vous voyez, cette anecdote, c'est exactement le genre d'événements que je n'éprouve plus le besoin de partager sur ce blog. Si là je l'ai fait, j'aurais aussi bien pu m'en passer.

Par ailleurs, si j'ai rapporté cet événement malgré tout, je crois que c'est essentiellement à cause de ce que je vous disais plus tôt. Car, ce qui me préoccupe actuellement et qui est universel et que je ne veux pourtant pas partager avec vous, c'est ça, c'est ce couple de tourtereaux sexuels.

Et là, vous vous dites : "il a besoin de sexe ?!…"

Moi, je vous répondrai que je n'entrerai pas dans les détails, que j'ai besoin de contacts corporels, et que je ne veux pas finir comme dans "quarante ans toujours puceau."

Ah ah ! Je suis pathétique ! Mais au moins je suis drôle… Est-ce que je suis drôle ?… Quand je vous écris ce que je viens de vous écrire, j'ai l'impression d'être un personnage burlesque misérable et pathétique mais qui serait le personnage d'un film drôlissime. Des fois, je me prends vraiment pour un héros burlesque, vous savez. Il y a des fois où je sors seul et où il faudrait me filmer. A cause de ma maladresse. Moi-même jpeux me faire rire, comme ça.

Tout de même. Sur le manque de "contacts corporels", comme j'écris un paragraphe plus haut. Je pourrais vous écrire un texte entier. Plus approfondi. Mais voilà, je veux juste pas me livrer à nu, présenter mon intimité.

Bref. Voilà, mon blog a changé. Je ne partage plus les même choses avec vous, maintenant. Alors, qu'est-ce que je partage avec vous, à présent ?… 

Des éclairs. Des éclats. Des surprises que je n'attendais pas moi-même. Oui, je crois que c'est ça. C'est une histoire de préférences. Jveux dire, jvous écris moins, mais j'essaie d'écrire bien.

Je parle pas de là. Parce que là justement, je me contente de vous parler. Mais, des fois, je vous écris parce que je sens que je tiens quelque-chose de vraiment bien. Ou de vraiment important. Ou simplement parce que j'ai une réaction vive par rapport à quelque-chose, qui s'impose pour cet espace qu'est mon blog.

Mais du coup voilà. Je vous écris très rarement. Il y a quelques temps je lisais sur un blog (clin d'oeil à Swani) un truc du genre "mince ce dernier mois j'ai publié onze articles ! c'est beaucoup !" (jvous la fais très approximativement car je n'arrive pas à mettre la main sur la note où elle écrit ça) Et ben ouais, c'est beaucoup. Et je me suis dit : mince… mon blog est mort…

Pourtant, je m'y refuse. Quitte à publier quatre notes par mois maximum, je le garderai vivant. 

Je ne peux pas laisser ma chaise vivante mourir. Je ne peux pas proclamer : "étant donné que mes besoins ont changé, que tout, justement, a changé entre nous… Étant donné que rien n'est plus pareil qu'au début… Je te quitte."

Si mon blog était vraiment mort, que je n'aurai vraiment plus rien à écrire dessus, que je ne ressentais vraiment plus le moindre besoin de tenir des notes… Alors, là, oui, peut-être que je le quitterai. Mais ce jour n'est pas arrivé. Il y a toujours, de temps en temps, un moment où j'ai envie de partager quelques mots avec vous.

Et puis je déteste cette idée. Cette idée de mettre fin. Alors que j'aime énormément celle de pérennité. Celle de continuer, encore et toujours, malgré le temps qui passe. L'idée de tenir le coup et de voir que ça fait déjà tout ce temps qu'on tient le coup.

Je vous l'ai dit, mon blog, c'est comme une relation amoureuse. Ce blog m'est une copine avec qui ça marche depuis déjà plus de trois ans, et les choses ont beau avoir changé, J'AI beau avoir changé, mes BESOINS ont beau avoir changé, il se trouve que, malgré tout, j'entretiens toujours ce BESOIN de tenir mon blog, au moins à l'occasion… Et je suis heureux de toujours penser que je ressens ce besoin.

C'est quelque-chose qui me fait très peur, en amour. L'idée de rupture, de mettre fin. Et puis un couple, ce n'est pas un blog. Un blog c'est une seule personne. Un couple c'est deux personnes qui se mettent ensemble. Ça fait deux personnes à convaincre de rester ensemble. C'est beaucoup plus complexe que pour un blog. 

Alors oui, c'est effrayant. Parce que l'idée de ne pas mettre fin, d'entretenir ce besoin de l'autre, je trouve ça trop beau, trop beau pour ne pas le laisser exister… Ça me ferait chier de passer ma vie d'une relation à une autre. Pourtant, c'est bien une histoire de BESOIN. Tant qu'il y a besoin de l'autre, il y a relation. S'il n'y a plus de besoin de l'autre, il n'y en a plus. Je crois que c'est aussi simple que ça.

Alors voilà, c'est tout.

 

Je pourrais terminer cette note ici, mais il me reste quelques mots à dire ( à dire par l'écriture…).

Quand je vous dis que je ne veux pas rester puceau à quarante ans et tout ça, et bien, je me disais, tout à l'heure, en y repensant : merde, je me sens terriblement proche de mon personnage d'Hyppolite…

Dans ce roman que j'ai écrit, tous les personnages me ressemblent, d'une façon ou d'une autre. Aucun personnage ne dépasse les limites de ma personnalité. Et, quand j'y pense, chaque personnage VIT SEUL. Et je n'ai pas fait exprès. Mais chaque personnage de cette histoire qui commence maintenant à dater un peu, est SOLITAIRE.

Et, vous savez, c'est justement quelque-chose qui me faisait réfléchir ces derniers temps, et qui me faisait penser : "tiens, je devrais en parler sur mon blog, ça pourrait faire un bon article…". Dans le sens où, je me sens incapable de raconter une histoire qui dépasse les limites de ma personnalité.

Je veux dire, je dis même pas ça par rapport à des idées très compliquées, c'est même extrêmement simple : je ne pourrais pas écrire un personnage qui serait, je ne sais pas… Non, attendez… Ce que je veux dire, c'est que je ne pourrais pas vous rapporter un dialogue entre deux mathématiciens sur les derniers travaux de je-ne-sais quel type. Pour prendre un exemple clair.

J'ai le sentiment qu'une histoire a nécessairement quelque-chose d'un autoportrait. Non seulement elle part de vos préoccupations propres, mais, quelque-part, une histoire ne peut dépasser son auteur. Un auteur peut sûrement dépasser son histoire, mais pas l'inverse. Je sais pas si je suis clair.

Peut-être que je devrais essayer d'approfondir ce sujet un de ces quatre. Là, faut que j'arrête. 

Bonne soirée. À une autre fois. Lorsque j'exprimerai encore ce que j'aurai besoin alors d'exprimer.

ps : par rapport à cette histoire de "quarante ans toujours puceau". Et d'Hyppolite avec qui je me sens proche. Eh bien, voilà : j'ai peur d'avancer dans ma vie, en avançant qu'à moitié. Comme Hyppolite. Je ne veux pas avancer dans les études, avancer dans la "sortie du nid", avancer sur tout un tas de plans, en restant par ailleurs totalement bloqué voire paralysé sur ce qui se qualifierierait de "vie sentimentale"… (et, message personnel, je ne crois pas que ce sera une Marion qui résoudra mes problèmes !)

ps 2 : Marion c'est pas une soupirante ou quoi hein… Pour ceux qui sont pas de ma famille… Cherchez pas à comprendre ce détail, d'ailleurs.

ps 3 : LE PROBLÈME AUSSI, AVEC CES RACONTAGES DE LIFE QUE JE CROIS FAIRE DE MOINS EN MOINS, C'EST QUE CE SONT D'ÉNORMES PAVÉS QUE PEU ONT LA BRAVOURE DE LIRE… (en même temps c'est pas nécessairement si grave…)

Publié par boiseime à 21:44:37 dans textes | Commentaires (2) |

Dialogue entre moi et le milk-shake (ce genre de notes-là, je devrais vraiment en faire des bandes dessinées plutôt que des textes. Mais ça demanderait un peu de temps et un scanner qui demanderait pas de redémarrer sur un autre disque dur...) | 12 avril 2009

"Bon… Ben voilà… Jsuis crevé, et jvais sûrement me coucher alors que j'ai rien foutu de la journée et que je pars demain…"

Le milk-shake à qui je me confesse m'ignore.

"Hey! Je te parle !"

"Ton blog c'est pas un milk-shake vivant… C'est une CHAISE vivante…"

"Ben oui mais bon ça fait trois semaines que je lui ai pas parlé à ma chaise, alors tu comprends, jpréfère parler à un milk-shake… Et puis c'est doux un milk-shake…", jlui dis.

"Ah ça c'est pas un argument, ya des chaises super douces pour les fessiers ! Pas toutes, mais yen a. Nan mais de toutes façons, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?… Je t'écoute, mais pourquoi je te répondrai ?… Jveux dire, t'es un glandeur, un glandeur qui part à Dijon demain et qui a encore tout à préparer pour son concours très important, oui c'est grave, mais voilà, qu'est-ce que tu veux que je te dise ?… "Florian c'est mal" ?… T'as besoin de ça ?…"

"Je sais pas…" je réponds au milk-shake. Je rajoute : "les chicous-chicous, c'est quand même vraiment trop de la bombe. J'admire trop cette bande dessinée".

Je fais une pause et je continue : " Ils sont tranquilles, entre potes. Ils sortent ensemble, glandouillent. On les voit bosser assez rarement."

Je réfléchis. "En fait, j'aimerai bien être un chicou-chicou."

Le milk-shake est redevenu un milk-shake silencieux. Moi, jrajoute encore :

"j'ai quatre pages à écrire d'ici demain quatre heures de l'aprèm. Plus mon exposé pour présenter mon travail à taper. Et faut toujours que j'arrange mon dossier. Que je réécrive les indications. Que je refasse les titres. Ça, encore, ça prendra pas tellement de temps… Je sais pas pourquoi j'ai autant la flemme. Putain, je pars demain et il me reste encore tout à faire."

Je regarde le milk-shake qui dit rien.

"Je suis pas raisonnable. Des fois j'en ai marre de pas être raisonnable. Ça se trouve je suis en train de rater ma vie à cause de ça."

Je reste silencieux puis je balance encore une dernière réplique avec une désolation fascinée :

"putain… J'ai pas bossé de la journée… C'est dingue…" 

Publié par boiseime à 22:40:16 dans textes | Commentaires (0) |

tandis que. | 12 avril 2009

J'ai dessiné ça mais comme mon père a remplacé l'ordi le week-end dernier j'ai eu énormément de mal à maîtriser la tablette graphique en dessinant… C'était un peu chiant et horrible quoi.

Cela dit le côté, euh, "bordélique" voire dégueu du dessin était voulu, à la base… Les coups de noir et de couleurs dans tous les sens, tout ça… Mais c'est ptêt un peu trop, jveux dire, il est peut-être un peu cheum ce dessin…

J'ai passé la journée à relire le blog des chicous-chicous. Je suis allé sur le site de Aude Picault dont le travail est incroyablement admirable. J'aimerai vraiment beaucoup beaucoup aller aux arts-décoratifs de Strasbourg. À cause de mon admiration pour des gens comme ça. Et aller en Illustration en troisième année. Mais qu'est-ce qu'on fout pendant les deux premières années ?… C'est pas grave. De toutes façons, je sais que je vais me rétamer au concours de Strasbourg. J'ai encore passé une soutenance pendant le concours blanc et apparemment je parle si mal de ma pratique qu'à l'heure actuelle je ne suis capable d'être admis à aucun concours. Donc Strasbourg… Mais c'est pas grave. C'est pas grave parce que j'ai encore quelques semaines pour m'entraîner. Alors j'arriverai bien à être admis aux Beaux-Arts de Dijon, peut-être, par exemple. Auquel cas je m'entraîne à fond pendant un ou deux ans pour rentrer à Strasbourg et y faire de l'illustration. Et voilà. J'ai deux ans pour devenir un énorme boss qui tue sa mère. Euh, non, jtue pas ma mère. Ya pas une expression consacrée un peu moins ultra-violente ?…

Non mais jdis ça mais en même temps Dijon ben, ben même Dijon ben jsuis pas prêt… 

Ouais c'est-à-dire que voilà : là jsuis en train de vous raconter ma vie, mais en fait demain je pars à Dijon et le concours commence après-demain, et donc il faut absolument que je reprenne mon dossier qui est tout moche et dégueu, et que j'écrive tout un tas de petites lettres dactylographiées demandées par les beaux-arts de Dijon, et puis il faudrait que j'écrive un exposé bien structuré pour parler de mon travail de façon pas trop nulle… Et là ça fait depuis le début de la journée que j'ai rien foutu.

En même temps faut me comprendre, j'ai passé deux semaines à monter une expo de cinglés avec ma classe qui m'a fait sortir du lycée à 20 heures ou 22 heures certains soirs, et juste après j'ai eu un concours blanc (catastrophique), au total je n'ai donc eu aucun répit… Alors normal que là j'ai besoin d'une pause et que je foute rien…

Et en même temps il faut vraiment que je taffe, là, c'est vraiment urgent…

Je les veux, les beaux-arts de Dijon… Jveux dire… J'aimerais bien au moins être admis quelque-part, pour l'année prochaine !!…

(et sinon, cher public, tu auras compris que, si je n'ai pas fait la moindre note depuis au moins trois semaines, c'est à cause de tout ce que j'ai pu expliquer plus haut, soit le montage de l'expo et le concours blanc…)

Sur ce, Florian vous salue.

Publié par boiseime à 17:50:00 dans dessins | Commentaires (1) |

Du dessin comme une façon aimée de rendre un hommage à une réalité aimée | 15 mars 2009

Cet après-midi je suis passé à Boulinier. Vous savez, à Saint-michel. Pas loin de Gibert. 

Je voulais y passer assez vite, pour me rendre après à Beaubourg. Eh bien, je ne suis pas allé à Beaubourg. Je ne pensais pas que le rayon bédé de Boulinier allait être aussi prenant. Il est beaucoup plus riche qu'à Gibert. 

Je me suis oublié, dans ce rayon bd (mais c'est un étage, en fait). J'ai disséqué chaque recoin de la pièce.

Venons-en au fait. J'ai acheté un livre à propos d'Edmond Baudoin, et j'ai feuilleté "Le pavé de Paris", d'Emmanuel Guibert. Je ne l'ai pas acheté car il coûtait une trentaine d'euros. Mais j'ai dû admirer chaque page.

On se sent limité, quand on regarde un livre pareil. 

(Pour vous expliquer, c'est un livre contenant textes et croquis. Des croquis d'observations. En fait, c'est pas une bande dessinée.) 

On sent l'amour sans conditions pour le dessin.

Et c'est pour ça qu'Emmanuel Guibert doit être un des meilleurs dessinateurs du monde. Parce qu'il aime le dessin comme nul autre.

Quand je parle de dessin, je parle du réel. Du dessin du réel. Du dessin de ce que l'on voit.

Le dessin est beau lorsqu'il est une sorte de gage de remerciement pour ce qui est vu.

Quelque-chose est tellement beau qu'il faut absolument le dessiner.

Le dessin d'invention n'est pas vide d'intérêt, mais tout doit partir du réel.

Et je pense que le talent naît de l'amour. Je pense qu'Emmanuel Guibert a ce talent dingue parce qu'il aime. Il aime dessiner ce qu'il voit comme on pourrait aimer toucher un corps.

Il y a un croquis dingue avec de la vaisselle laissée dans un égouttoir, à côté donc de l'évier. Sous une fenêtre. Parmi la vaisselle, une casserole. Je n'ai jamais vu un dessin de casserole à la fois aussi beau et simple. Il a dû faire ça au lavis, il y a des jeux de lumière et de masses incroyables. J'ai dû passer des minutes entières devant ce croquis. J'étais en admiration totale et je ne souhaitais pas tourner la page.

Plus loin, il y a des chaussures devant un lit, et devant les chaussures deux traces de lumière, soient celle des carreaux d'une fenêtre.

Moi aussi, j'aime ce genre d'images. Moi aussi j'aurais trouvé ça beau et je me serai figé devant ce spectacle. Mais je n'aurais pas sorti mon carnet de croquis, j'aurais sorti mon appareil photographique. 

Il y a différentes façons d'aimer voir et d'éprouver son amour pour ce qui nous est permis de voir. Plusieurs manières de retenir l'instant. Notamment le dessin et la photo.
Devant certaines situations, ma première envie est de sortir mon carnet de croquis. Devant d'autre, j'aimerai saisir mon appareil photographique.

Emmanuel Guibert fait des croquis de situations que j'aurais pris en photo.

Alors peut-être que je suis moins doué qu'Emmanuel Guibert parce que ma manière d'aimer ce que je vois ne passe pas forcément par le dessin. Peut-être que je n'aime pas le dessin tant que ça. Il y a aimer voir, regarder, et il y a aimer dessiner ça. Et c'est deux choses bien différentes, qui se distinguent. Peut-être que j'aime plus voir que rendre un hommage digne de ce nom à ce qui est vu. Peut-être que j'aime autant la photo que le dessin.

Je ne serais jamais Emmanuel Guibert et ça m'en fait presque de la peine. Je me sens limité.


Ce que j'aime lorsque je peins, ce qui m'intéresse, me préoccupe, c'est ça : c'est dessiner par amour, par désir de rendre hommage à une situation visuelle... Et je veux peindre sans tamis, sans pré-mâchage. Je crache à la bouche de la peinture d'après photo, ce que j'aime c'est la relation directe entre la situation perçue, l'oeil, et la main.

Et, vous savez quoi ?... je me retrouve pourtant à utiliser des photos... Qui pourtant se suffisent à elles-même. Alors, qu'est-ce que je cherche à faire ?...

Mon prof me pousse à être attentif à mes photographies, à l'articulation qu'il pourrait y avoir entre ma peinture et mes photos. Il veut que mes photos m'aident à avancer. Alors je me retrouve à utiliser des photos pour peindre.

Parce que la photographie c'est un composition, une organisation, et patati et patata.

J'aimerai faire des dessins d'observation égales à mes photographies. Je veux dire : je veux pas des dessins super réalistes, simplement, des dessins qui dans la composition et l'organisation des éléments, serait aussi intéressant que ce que j'aurais fait avec mon appareil photographique...

À l'atelier, je peins sur un mur. Sur du format d'un mètre cinquante fois un mètre cinquante. Je ne peux pas peindre simplement ce que je vois. Je l'ai fait plusieurs fois, avec un miroir et ma tête. Mais ça ne suffit pas. Je ne peux pourtant pas aller beaucoup plus loin. Je ne peux pas me promener partout avec mon tout mon matos, comme un impressionniste. Je ne peux pas bouger, quoi.

Alors je m'appuie sur des photos. Et je m'emmerde. Et je peins de la merde. Et ça me fait de la peine.

Mais jvais trouver une solution. 

Publié par boiseime à 21:56:59 dans textes | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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