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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

De mon jean-emmental | 01 septembre 2007

Je conçois la création comme un processus de recyclage.
 
Ce chaton sur mes cuisses. Je m'apprête à commencer une nouvelle note, Fip passe sing sing sing, et un chaton se repose sur moi. C'est un bel instant.
Mon jean troué. Mon jean troué, troué, troué et troué. Mon jean-gruyère. Non. Ce n'est pas gruyère. Les gens confondent. C'est emmental, c'est ça ? Mon jean-emmental. C'est comme gribouiller dans mon agenda avant de faire mes devoirs. Détruire mes vetêments, c'est machinal. Tout ce qui m'appartient donne l'impression d'avoir fait la guerre 14-18. Ça doit être parce que j'aime signer le temps qui passe. Tracer le temps. Je me rappelle, en primaire, ces chaussures ou les semelles intérieures étaient complètement parties. Ça me faisait des trous sous le pied, c'était très inconfortable. J'use mes vetêments jusqu'à ce qu'ils soient vraiment en lambeaux. Mon genou et les fils blancs qui le signent comme une auréole. Le bleu-jean qui l'habille autour. Mon genou nu comme une tête sans visage au milieu de ma jambe. Déchirer le tissu. Par plaisir. Machinalement. Comme ça nous vient. Et si je passais quelques épingles à nourrice là-dedans, au lieu de faire recoudre?
 C'est rigolo. J'étais parti pour faire une réflexion sur la création, et finalement, je me suis mis à écrire sur mon jean. Une idée qu'on essaie de construire avec des mots qui se suivent, comme un crayon et une gomme qui cherchent la bonne forme. J'aime écrire des images.
Ne pas me répéter. Ai-je encore des choses à dire sur tout ça? Une seule solution. Me poser un instant, regarder derrière moi. Le peuple de l'herbe remixant Winston mcAnuff, je crois, toujours sur fip. Pas mal. J'aime écrire en musique. Ça me pousse en avant, je crois.
Les trous de mon jean sont comme des champignons se répandant progressivement sur un arbre. Mon jean comme un arbre à champignons. Un premier trou, un deuxième en dessous, le premier que j'agrandis, sans vraiment faire exprès, machinalement, je déchire juste un tout petit peu plus, les fils blancs que j'arrache, les uns après les autres.
Je m'arrête. Je me gratte les sourcils, mes pellicules tombent comme neige. Hi hi hi. Ça vous dégoûte, non? Oui, j'ai des pellicules cachées sous mes sourcils noirs.
Mon jean comme une oeuvre d'art. "C'estmoiquilaifait!".  Comme une esquisse et puis on détaille, petit à petit. Sauf que plus l'oeuvre se remplit, se noircit, puis se colore, mon jean, lui, s'évide, chaque fois plus léger.
Mon jean aéré. Mon jean de la guerre.
C'est bizarre, une note sur un jean. Mais je crois que mon blog est bizarre. Je suis parti dessus comme ça.
J'adore ça. Me mettre, un peu au hasard, à écrire sur un truc, et développer. Je pense que c'est là le plaisir que j'ai à écrire sur mon jean : c'est une mise en abyme. Je commence à écrire et développe mon idée comme j'ai pu faire un trou dans mon jean sans faire exprès, avant de persister à le torturer.
Ce qui fait que j'écris sur mon jean, c'est cette idée de lente progression que j'adore traiter. Mes trous comme une ville qui s'agrandit. Mon jean comme une forêt qui s'évide.  Mes trous comme la population mondiale qui se multiplie. Mes trous comme les guerres dans les pays pauvres. Il y a des facteurs qui amènent à. Mes trous comme des chauds lapins, qui se multiplient, se multiplient... Mon jean comme un arbre mort attaqué par les insectes.
Je traiterai de la création plus tard. J'aime multiplier les sujets dans une seule note. J'aime faire grandir et grandir une note comme des trous dans un jean. J'aurais aimé continué de parler de trous en parlant du recyclage dans la création. Hélàs, j'ai des obligations, je dois quitter l'ordi.

Publié par boiseime à 15:14:34 dans textes | Commentaires (7) |

La vie est un jeu d'échecs pérpétuel. Tu crois t'apprêter à bouffer une dame et on te surprends avec un échec au roi. Et puis parfois c'est quand tu crois être foutu que tu te surprend à produire un échec et mat en deux coups. | 29 août 2007

Publié par boiseime à 18:48:42 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (9) |

Je viens d'hésiter à le publier. Je ne sais pas. J'ai plus écrit ça parce que j'avais envie d'écrire que parce que ça me tenait à coeur. Et ça change tout. Je le publie quand même. Qui sait si je ne vais pas l'effacer. | 24 août 2007

Je devrais lire mes contes de Perrault, mais je me suis retrouvé à farfouiller de vieux souvenir sur ma clé usb. Ça m'a fait tout bizarre, et je me suis demandé qu'est-ce que ça me ferait, à quarante piges, de retrouver tous mes souvenirs d'adolescence.

Je n'ai pas quarante piges. J'ai dix-sept ans (j'ai mis seize ans avant de corriger...), j'ai envie de faire une note de blog intéressante, je ne sais pas ce que me réserve l'avenir, même si je sais ce qu'elle me réserverait si l'avenir c'était moi.

J'ai dix-sept ans, dans un an je serai majeur, dans un an j'essaierai de voler de mes propres ailes, et puis ensuite, je ne sais pas, je serai peut-être le petit poucet qui aura perdu son chemin en miettes de pain bouffées par les oiseaux, des miettes de rêves d'avenir, je ne les trouverai plus et je serai confronté à la réalité de l'anciennement futur, je serai dans la noire forêt avec mes six frères et je me dirai : "ce n'est pas ce que j'avais prévu". Je le sais, parce que ça se passe jamais tout à fait comme on voulait. Je n'ai pas peur de devenir un adulte, j'ai peur de ne pas réussir à publier mon roman, de ne pas réussir à convaincre un producteur de m'aider à l'adapter au cinéma, j'ai peur de ne pas savoir aller dans une école de cinéma parce que j'aurais déjà fait une école d'art et que je pourrais en avoir marre des écoles... J'écris tout ça alors qu'en vérité je m'en tape, je pourrais aussi bien parler de la mort, je m'en tape, c'est des choses auquelles je songe de temps en temps, mais ça ne nous obsède pas vraiment, en vérité, ce serait mentir.

Je me sens, par rapport à l'avenir, comme un aveugle, les projets comme ma canne blanche, l'incertitude de ce qui va m'arriver comme les objets tâtés par ma canne, à confronter, situations à résolver. Je suis le petit poucet aveugle qui a sa canne, qui sème ses miettes de pains, mais où seront-elles dans cinq ans?

Le petit poucet est une histoire qui finit bien. À la vérité, je n'ai vraiment pas peur de devenir adulte, j'ai simplement peur de ne pas réussir à réaliser mes rêves. Mais c'est stupide, parce qu'en fait, j'y crois vraiment. Je ne vois pas mes différents talents rester des loisirs. Je ne peux pas me voir faire des boulots de merde. Je ne sais pas si j'adapterai l'Hydromelade à l'écran, mais je sais que j'arriverai à aller là où je dois aller.

Et un jour, j'aurais quarante ans. Et ce sera pire que tout à l'heure, lorsque je fouillais ma clé usb et retrouvais de vieux souvenirs. J'aurais quarante ans et je reverrais tous ces souvenirs, et je me sentirais tout bizarre, si bizarre. Le temps passe, passe, passe. On se retrouvera confronté à ses rêves qui deviendront ou ne deviendront pas réels. Et puis la vie passe. Mais on peut toujours réaliser ses rêves. Je crois.


 

Publié par boiseime à 19:40:35 dans textes | Commentaires (2) |

Allongé devant la télé, un biscuit qui s'émiette sur mon tee-shirt à la bouche. Et ce tee-shirt bleu marine parsemé de miettes m'évoque un ciel noir étoilé. | 24 août 2007

Publié par boiseime à 18:46:52 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (4) |

Photo kaléidoscopisée (ou comment je m'amuse…) | 23 août 2007

Publié par boiseime à 19:00:03 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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