Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Hommage à Courbet (TRÈS personnel, l'hommage, cela va de soi…) | 23 décembre 2007


Publié par boiseime à 19:44:47 dans dessins | Commentaires (4) |

Samedi après-midi, cette effroyable semaine de travail sera derrière moi. Un jour, mon BAC sera derrière moi. Un jour, j'aurai même quarante ans. Puis à partir de cinquante je me laisserai pousser une grosse grosse barbe. | 20 décembre 2007

Publié par boiseime à 22:19:37 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

Début naze puis texte barré qui finit par tourner autour du plaisir de la pratique artistique | 15 décembre 2007

'ai envie de parler anglais, mais j'écrirai français. Hier soir je devais réviser ma philo sur la conscience pour me préparer, pour ma dissert' de ce matin, et du coup j'ai relu des notes de mon blog que j'ai écrites ya un sacré paquet de temps, qui étaient justement reliées à la conscience. Ça m'a fait remarquer que j'ai eu toute une période sur mon blog, où pas mal de ce que j'avais écrit était plus au moins relié au problème de la conscience. Ça m'a fait drôle de constater combien, en seconde, j'avais réfléchi à toutes ces choses, que j'étudie maintenant en cours.

C'est pas là que j'aurais dû en venir, mais je ne veux en venir nulle part. Non, nulle part. Aujourd'hui, enfin cet après-midi, j'aurais dû taffer. Mais finalement... Finalement, je bosserais vraiment à fond, demain. Enfin! C'est ce que je dis, en tout cas. Mais il vaut mieux que j'en fasse autant si je veux pas m'écrabouiller la gueule à la compo de géo Mardi. Le problème, c'est que les révisions de suffisent pas : à une compo, il faut pas seulement avoir les connaissances du cours, il faut aussi pouvoir les relier autour d'un plan détaillé axé autour d'une problématique donnée, et, ça, c'est plus compliqué.

Du coup aujourd'hui j'ai rien foutu, je me suis décontracté, j'ai décompressé. Comme tous les soirs de la semaime où je me dis qu'il faut que j'aille bosser, en fait... Hum... Bref.

Je n'ai pas commencé à écrire cette note pour raconter ma vie, en fait. Non. En fait, j'ai envie d'essayer d'écrire du beau. Vous inquiétez pas : j'ai pas encore commencé ma tentative ! Hi hi...

 Oh, j'ai bien ce petit texte que j'ai écrit en manuscrit sur le thème de la musique, mais j'ai la flemme de le retaper, je le publierai une autre fois...

 

Bref...

Le prof de philo arrête de parler de Mafia Blues et reprend sa lecture du cours sur l'inconscient.

Freud se demande si sa fille a vraiment résolu son complexe d'Oeidipe avec lui.

L'écrivaillon à deux balles cherche des idées en écrivant tout ce qui lui traverse le crâne.

Un peintre prend ses pots de peinture et fait du dripping, juste pour le plaisir, comme ça, pour essayer, faire son Pollock ; et il prend son pied.

Deux amoureux s'emballent pour la première fois.

Un gosse de six ans éternue.

Un trompetiste se tape une impro en solo dans un concert jazzy à Paris la belle.

Un jeune homme voit Irma la douce, un vieux film américain se passant à Paris, avec Jack Lemmon, pour la première fois, dans une petite salle parisienne classée Art et essai.

Un quarantenaire pas spécialement riche réserve une place pour le restaurant Maxim's, sûrement pour la première et dernière fois de sa vie, mais bouffer au Maxim's est un rêve de gosse.

Des tâches. DU rouge, du bleu, du violet. Et puis des traits. Par un pinceau. Le pinceau se tord délicatement contre la toile,

étale un turquoise

en une étoile.

Et poursuit son chemin


Le pinceau trace sa route en rouge

Fais un noeud

papillon

puis une tête au nez gonflé : il esquisse les traits de son visage

avec du vert

La route vert trace un chemin qui tourne, s'arrête, part autre part... Et voilà, voilà le visage aux traits verts sur une toile blanche, il a les yeux fermés, les sourcils froncés, les joues gonflées d'air

L'artiste peintre nettoie son pinceau dans l'eau, la peinture s'y dilue comme la fumée d'une cigarette dans l'air, l'artiste prend du jaune, et avec son jaune, il esquisse enfin les traits d'une trompette,  la route se tord, s'arrête, reprend autre part, et voilà que le voyage a procréé un dessin jaune de trompette, en peinture acrylique, sur une toile blanche.

Voilà un dessin peint sur une immense toile blanche, un nœud papillon rouge, une tête verte d'un jazzman noir, une trompette jaune.

L'artiste a oublié les mains. Il les fait en rouge.

 

Un collégien censé faire ses devoirs, touche à la guitare de sa soeur. Il l'explore. Les cordes sonnent comme des "ding... dong" stridents, au fur et à mesure qu'il avance dans la caverne.

Un paléontologue qui organise une fouille dans le Creuset, tout excité de découvrir quelque-chose.

Des sensations. Émotions. Des couleurs et des formes. Des instruments, des notes, des rythmes. Des corps qui dansent. Maurice Béjart est mort, c'est en entendant sa mort que j'ai commencé à entendre parler de lui. Il a l'air passionnant.

Un danseur contemporain qui tâche d'être la marionnette de son chorégraphe, mais rien n'est plus dur que la docilité. Une journée de travail l'abat physiquement. Pourtant, le jour du spectacle, les spectateurs à la fin applaudissent avec des étoiles dans les yeux; et, le danseur, lui, a dansé, il a dansé.

Je ne suis pas un danseur mais j'imagine. J'imagine le plaisir d'un danseur après la torture. Je vois ses mouvements, sa cadence, son rythme, son corps qui se tord, dans tous les sens, tout bouge et gesticule, mon dieu c'est comme un peintre qui se défoule, tord ses pinceaux mais les nettoie; debout, il jette la peinture sur la toile; c'est comme un écrivain dont les doigts défoncent un clavier sous la pression d'un cerveau à son activité maximale, c'est comme un musicien donc les yeux clos se froncent et les épaules se soulèvent, du plaisir de faire de la musique en enfonçant lumineusement ses doigts sur les touches de piano.

La création, c'est du plaisir, c'est du sport, cérébral également, c'est intense et c'est être en vie.

Publié par boiseime à 19:37:33 dans textes | Commentaires (1) |

Délire | 11 décembre 2007

- Mais je n'ai RIEN à leur écrire ! cria-t-il désespérement.

- Comment ça ? Comment ça, t'as rien à leur écrire ? T'as FORCÉMENT quelque-chose à dire !...
-Beh... L'autre jour, j'avais bien une idée, mais... mon internet a buggé alors que j'étais encore en train d'écrire...

- AH ! Merde !

Un silence gêné tomba. Celui qui n'avait "rien à leur écrire" était un maigrelet torse nu et couvert de bleus, ligoté par un entremêlat confus de cordes collées autour de lui, assis sur une drôle de chaise, qui, à vrai dire, bougeait.

- Je crois que... Je crois que ça a servi à rien de le taper...

Le bourreau, une armoire à glace aux cheveux rasés, aux yeux enfoncés comme des racines sous terre, à une mâchoire si carrée que le bas de son visage ressemblait à la base d'un triangle, et à la moustache aussi touffue qu'un balai-brosse, jeta un regard noir et vif à la chaise qui venait de parler.

- Si... Si j'avais su, je l'aurais dit au boss, et... et on en serait pas arrivés là... Fallait le dire tout de suite... Ça change TOUT, si vous aviez essayé de faire une note...

Le maigrelet avait le visage baissé, ses cheveux longs couvraient son visage.

- Ça... Ça va ? demanda le bourreau.

Après un court silence, le maigrelet répondit simplement :

- Non...

Le bourreau se tordait les mains, fronçait ses sourcils.

La chaise demanda :

- Bon, et après, pourquoi t'écris pas de note ?

- Mais... Mais parce que j'ai rien à dire ces temps-ci, c'est tout! Rhôh, là, faut me lâcher les basques, c'est pas comme si mon blog était un journal intime ! J'écris quand j'ai envie d'écrire, ou quand j'ai quoique ce soit à dire et... et, voilà, c'est juste pas le cas en ce moment...

 

- Et ce court texte que tu as écrit avant de te coucher, hier soir, hein? Ça mérite pas d'être développé?

- J'en sais rien... Je m'en fous...

- Tu sais ce que je crois ? continua la chaise.

- Jsais pas... soupira le maigrelet. Ses bleus lui faisaient encore mal.

- Jcrois que t'as encore TOUT à dire, mais que tu ne peux pas penser à tout, et que tout n'est pas forcément utile à développer...

- Oui, sûrement...

- N'es-tu pas comme un cueilleur dans un champ? Regarde, tous les fruits que tu n'as pas ramassé...

- Je cueille, quand j'ai ENVIE de cueillir... Tous les fruits que j'amasse ne sont pas aussi bons les uns que les autres, en plus.

La chaise se tût enfin.

Comme s'il doutait que cela ait suffit, comme s'il s'était cru légèrement coupable, le maigrelet rajouta :

- Nan et puis j'ai quand même d'autres choses à faire ! J'ai d'autres choses à écrire, moi ! J'ai une nouvelle sur le feu, et puis cet énorme projet... En ce moment, je pense à alimenter un personnage auquel j'avais pas tant pensé, jusqu'à présent.

- Bon, bon.

Pendant ce temps-là, le bourreau s'était mis en tailleur dans un coin, écoutant la discussion de la chaise et du détenu.

- Non, et puis... Il faut vraiment que j'ai l'envie d'écrire, parce que... au fond... S'il n'y avait pas d'envie, je crois que ça ne me servirait à rien, tous ces textes... Ce n'est pas parce que je vais écrire un texte où je me questionne sur la vie, sur la vie par rapport à la mort, sur la mort, sur la notion d'ennui et de routine par rapport à la vie, sur la question du SENS et de la quête, sur la remise en question du matérialisme contemporain, que demain j'en serai plus épanoui... Peut-être qu'une note pareille, malgré toute la pertinence qu'elle pourrait avoir, ne servirait tout simplement à rien... Malgré toutes les pensées et les textes qu'on peut écrire, on reste les mêmes, et, après tout, ce n'est pas mal, je suis bien dans ma vie...

- Parce que tu voudrais écrire dans le sens d'une quête ?... demanda la chaise.

- Chais pas moi... Non, oui... Pas tout le temps...

Ils se tûrent.


Le rabougri finit par rompre le silence :

- Euh... Dites...

- Oui? fit la chaise.

- Est-ce que...Est-ce que euh... Est-ce que vous pourriez me libérer ?...

- Ah, oui, pardon...

Les cordes se défirent alors comme des serpents tombant d'un arbre.

- Je peux... Je peux partir ? demanda encore le détenu.

- Oui, oui...

Le maigrelet fila vers la sortie, ouvrit la poignée de la porte, puis, avant d'ouvrir, précisa :

- Vous inquiétez pas, hein... Quand j'ai envie d'écrire, j'écris...

Puis, il sortit et referma la porte derrière lui.

Publié par boiseime à 20:44:43 dans textes | Commentaires (5) |

L'enfance, c'est monter un toboggan, l'adolescence c'est regarder la descente, devenir adulte c'est se laisser tomber. | 03 décembre 2007


Publié par boiseime à 21:21:18 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| >>

Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

musique du moment

Découvrez la playlist Boiseime\'s playlist avec Lykke Li

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Compteur

Depuis le 20-12-2005 :
320024 visiteurs
Depuis le début du mois :
10980 visiteurs
Billets :
441 billets

Rechercher

Album

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03