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"c'est alors qu'une chaise vivante arriva" :

bazar intérieur extériorisé ici-même, récréation intellectuelle, cabane virtuelle, laboratoire à tout, espace de jeux bien personnel

Le dieu Météo (écrit fin janvier mais j'ai pas eu le temps de le publier avant maintenant) | 06 février 2008

 

Quand il vente, c'est que le dieu Météo s'engueule avec d'autres dieux; ses cris nous ébouriffent.

Quand les éclairs s'allument, c'est que le gigantesque dieu Météo enlève son gigantesque pull rempli d'une électricité statique GIGANTESQUE.

Quand il pleut, c'est que le dieu Météo s'amuse à nous pisser dessus; c'est parce que son alimentation est particulièrement saine que son urine est inodore est incolore.

Quand il y a des inondations, c'est que le dieu Météo a bu un peu trop de bière tout à l'heure...

Quand il y a des raz-de-marée, c'est que le dieu Météo ne devrait pas tant éclabousser l'eau dans son bain, ça en fout partout.

Quand le ciel est couvert de nuages, c'est que le dieu Météo a fait du sport et que sa sueur s'est condensé au dessus de nous.

Quand il y a un pic de pollution, et que l'air pue, c'est que le dieu Météo n'aurait pas dû faire TANT de sport...

Quand la terre tremble, c'est que le dieu Météo ne devrait pas essayer d'imiter les pas des All Blacks.

Quand il y a une canicule, c'est que le dieu Météo a un peu trop monté le chauffage.

Quand il grêle, c'est que le dieu Météo s'amuse à parler en postillonnant, car oui, ses postillons sont particulièrement solides.

Enfin, quand il neige, c'est que le dieu Météo, la tête penchée vers nous, ne devrait pas tant se passer les mains dans les cheveux...

Publié par boiseime à 18:08:24 dans textes | Commentaires (4) |

Internet m'a manqué | 03 février 2008

Il m'est arrivé quelque-chose de terrible, cette semaine. Ça devait être lundi soir. Je n'avais plus internet. Ça n'est pas revenu de la soirée, malgré tout ce qu'on a pu faire. On a appelé free avec un portable, vue que notre ligne téléphonique est sur la freebox. Ils doivent nous envoyer un courrier pour nous rétablir internet. Le lendemain soir, je trouve la freebox débranchée. Je la rebranche et, ô miracle, ça marche ! J'ai internet. J'en profite. Je suis heureux d'avoir internet. Le lendemain, je trouve de nouveau internet léthargique, car la freebox est redevenue défectueuse. Bon. On me dit que maman a essayé d'appeler quelqu'un, que ça n'a pas marché, et qu'internet a sauté encore. J'essaie — encore — de le remettre en état. J'arrive pas. Mercredi matin, il marche toujours pas. Jfinis par le laisser débranché avant de partir du lycée. Quand je reviens... Je ne sais plus. Est-ce qu'on a retrouvé internet, quand je reviens ? Oui, je crois que oui. Je suis très content. Ou alors je me trompe, on l'avait toujours pas. Jsais plus. En tout cas, à un moment, on l'avait retrouvé. Et puis l'autre jour, vendredi soir, je crois, un incident a fait que quelqu'un a débranché tout plein de machins à côté de l'ordi, c'est toute une histoire. Et en rebranchant, la freebox fonctionnait de nouveau plus. Je réessaie encore tout ce que je peux pour refaire fonctionner internet. Je finis par y arriver, jcrois. Jparle de samedi, hein. Et puis on reçoit un petit colis. Pour la freebox. Une nouvelle prise. La précédente serait défectueuse. On met la nouvelle prise. Ça marche. Bonheur.

C'est terrible. Je suis complètement accro à internet. Dire qu'à une époque, ça n'existait pas.

À une époque... C'est tellement récent.

ps : Bon, je viens de me relire, et mon récit est très bâclé, mais bon, de toutes façons, j'ai écrit ça juste histoire que vous sachiez ce qui m'est arrivé... voilà voilà.

 

Publié par boiseime à 14:42:28 dans textes | Commentaires (2) |

Texte à trous (fiction sans histoire ni intrigue, juste un tableau finalement, avec un Renard et un Pierrot) | 26 janvier 2008

Le renard, adossé contre son fauteuil, les mains derrière la tête, contemplait gravement son écran d'ordinateur. Il soupira, et remarqua :

 — Il manque un truc...

 — Hein ? demanda distraitement Pierrot, absorbé dans le dessin qu'il mettait à exécution, assis sur le lit.

 — Je dis qu'il manque un truc...

 — Dans mon dessin aussi...

 Et les deux soupirèrent en même temps.

 — Tu en es où ?

 — J'ai fini d'écrire, mais je corrige. Je n'arrive pas à rédiger des phrases correctes et fidèles à l'esprit. Et toi ?

 — Pareil, je corrige... Et... Il manque vraiment un truc...

 Renard et Pierrot, sérieux et muets devant leurs travaux respectifs, étaient dans la petite chambre de Renard. Dans la chambre de Renard, il y avait justement un trou, au plafond. Un énorme et large trou, à ciel ouvert. Quand il pleuvait, Renard mettait un immense seau, juste en-dessous du trou. Quand il faisait beau, par contre, le trou créait un très large rai de lumière, absolument magnifique, au beau milieu de la pièce. Lorsque il se plaçait juste en dessous, on aurait dit un saint, ou bien un acteur dans un monologue. De temps en temps, à travers le trou, il pouvait contempler le vol synchronisé des oiseaux. Sinon, il voyait la méteo.

Pierrot se grattait souvent la tête. Il fouillait ses cheveux, à l'affût de la moindre parcelle de croûte un tant soit peu cahoteuse. Alors, il accrochait ses ongles à la côte croûteuse, et tirait, le bout de crôute suivait un cheveu comme un train suivrait un rail, et une fois entre les doigts, Pierrot l'expédiait dans une pichenette, ou en frottant ses doigts. Pierrot se grattait ainsi la croûte dès qu'il lisait quelque-chose, ou qu'il réfléchissait.

C'est ainsi que, alors que Pierrot contemplait insatisfait son dessin, il se grattait la tête. Renard, lui, avait la tête posée sur son dossier comme elle l'aurait été sur le lavabo d'un shampouineur, et la tête ainsi à l'envers, il contemplait son trou dans le plafond, tout en constatant toujours qu'il manquait quelque-chose.

— Dis-moi un mot, demanda Renard.

— Marteau.

— Merci...

Et Renard commença à écrire autre chose, un texte dont le premier mot était "marteau". Les doigts piétinèrent de nouveau violemment le clavier. Pierrot, lui, tourna sa page, et crayonna autre chose également. 

Publié par boiseime à 19:13:20 dans textes | Commentaires (5) |

Envie d'écrire, rien à dire. Gênant paradoxe qui fait toujours chier. | 19 janvier 2008

Publié par boiseime à 22:58:25 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (9) |

Sur la musique que j'écoute. | 18 janvier 2008

La flemme. Les forces qui te manquent. Ton corps debout, tes pieds qui le tiennent, lourds, s'enracinant au sol. S'asseoir, tu veux t'asseoir. Tes bras mous, ballants. Ta jambe repliée, tu poses une main sur ta hanche. Ton corps lourd comme un éléphant, mou comme une pâte à pizza.
Et puis... Et puis ça bouge. Ça commence par ta tête. Ça t'arrive dans l'oreille. Du son. Tes sourcils se froncent ou se haussent, en tout cas, ils réagissent. Le son continue, signe, persiste; et à l'intérieur de ta tête, il s'installe, commence à faire sa vie, s'assoit sur le canapé, allume la télé, va aux chiottes, dort chez toi, et surtout, y fait la fête.
Ta tête engourdie, obnubilée, hypnotisée par le son, et qui vibre, vibre et propage des ondes jusqu'à ton corps, qui, mon dieu, qui bouge !
Une phrase rythmique qui t'ensorcèle comme la voix d'un hypnotiseur, et qui t'influence. Un instrument, un deuxième, un troisième, un quatrième. Ils se superposent, s'additionent, s'accordent et s'harmonisent ensemble pour un plaisir toujours intense. Tu ne peux t'empêcher de taper du pied pour marquer le rythme. Peut-être même qui tu fais discrètement bouger tes fesses, posées pourtant sur le fauteuil. Des instruments chauds, des instruments froids. Des instruments classiques, rock, jazzy ou bien world, qui chantent délicatement ou comme des forcenés. Qui chantent, et qui jouent pour toi. La voix triste du piano. La mélancolie d'une guitare. L'empressement d'un tambour. La force des timbales. La poésie d'une scie musicale.
Quels qu'ils soient. Quels qu'ils soient, ils jouent leurs textes. Avec entrain, lenteur, torpeur, avec empressement et énergie; et parfois, parfois ils crient, ils se mettent en colère, ils gueulent, ils honnissent; et puis, et puis parfois, ils chantent comme le rossignol, parfois ils chantent la joie, parfois, ils chantent l'amour et la passion, ils chantent la force, ils chantent les pas qui volent en avant; parfois, ils chantent la supplication, le désespoir, la mélancolie, avec leur voix, leur voix qui se module, et avec leurs mélodies, leurs mélodies dansantes ou lanscinantes, se répétant, ou se rompant, se cassant et se renouvellant constamment, toujours inédite, avec une mélodie subtile, complexe et belle, “gorgeous”, ou une mélodie si simple, si simple, et pourtant si incroyablement belle et riche; et cette mélodie, cette voix, s'accorde aux mélodies et aux voix des autres, et tous ensemble, dans leur immense orchestre, ils t'atteignent, ils te piquent et te transpercent, ou bien s'immiscent lentement, partant doucement, lentement, opérant un crescendo, démarrant les choeurs, accélérant le rythme, te prenant et te lançant dans un syphon magnifique vers le haut; et toujours, toujours, ils te gagnent, t'envahissent, rentrent en toi; et tu n'y peux rien, tu n'y peux rien, et tu ressens. Ton sang circule différemment en toi, comme accompagné d'une énergie, rentrée par tes oreilles, atteignant ton cerveau, tes émotions, ton corps, et tu réagis, tu t'émeus, tu danses, tu ne danses pas, tu chantes, tu chantonnes, tu refoules, mais tu sens, tu sens toute la force contenue en toi, immatérielle mais réelle, que l'on t'a communiqué, simplement, très simplement avec des sons, des sons aux voix différentes, aux tons différents, aux rythmes différents, et qui ensemble, évoluent, cheminent, et se transforment en émotions qui t'enflamment intérieurement.

Publié par boiseime à 20:08:10 dans textes | Commentaires (4) |

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Présentation



Adolescent de sexe masculin, j'ai eu 18 ans le 6 Juin. Le reste est dit dans mon blog, qui peut peut-être être considéré comme une grande rubrique "moi"...

J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.

Bonne lecture.

Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.

Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.

 

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