Publié par boiseime à 18:53:55 dans dessins | Commentaires (0) | Permaliens
Deleted. Effacé. Accident. Haine. Réécrire? Aïe. Bouh...
Voilà, j'ai la haine. Je venais d'écrire un texte délirant et fort cinématographique, pour me changer les idées parce que je suis en train de revoir mon manuscrit, et bien que je remets internet toutes les cinq minutes, j'avais encore besoin d'une pause.
Et puis voilà, fausse manipulation, je suis sur google, et lorsque je reviens sur ma page elle est bien sûr vierge. Aurais-je le courage de tout reprendre? On a qu'à essayer.
Séquence d'ouverture du film : un kangourou dans le désert. Travelling suivant ses sauts, on commence éloignés et la caméra se rapproche. Une fois à grande proximité, le travelling se transforme, dans le même plan, en une contre-plongée du kangourou en gros plan sur son visage, qui regarde le ciel ombrageux où vient de sonner un éclair.
Changement de séquence. Une musique tendue, façon Morricone, commence. Batman dans le désert, en plan large. Le ciel prend les deux-tiers du plan, la terre donc un tiers. Batman a les deux mains sur ses hanches, et sa cape, extrêmement longue, est balancée par le vent. Le plan dure cinq secondes. Puis, plan resserré en un plan américain, Batman se tape la même pause. Deux secondes. Ensuite, la caméra change de position puisque on fait un gros plan sur son visage, mais de trois-quarts. Deux secondes également. Puis, plan en contre-plongée de sa cape virevoltant, avec le soleil derrière, qui n'est pas encore repris derrière les nuages; de sorte que la cape voile parfois le soleil. Plan de cinq secondes, à la fin de quoi le soleil est de nouveau camouflé par les nuages.
Changement de séquence. Toujours la même musique, mais on change totalement d'endroit. On est dans un appartement, Spiderman et Catwoman jouent aux échecs autour d'une table; ils sont tout nus mais ont quand même leur masques, de sorte que les spectateurs du film les reconnaissent, mais comprennent qu'ils viennent de faire l'amour. Le plan est large, en légère contre-plongée, et montre les deux persos en entier et de profil, l'un face à l'autre, assis autour de la table d'échec, avec en arrière-plan une fenêtre ouverte les mettant en contre-jour, et présentant un ciel ombrageux. Le plan dure cinq secondes, durant lesquelles Catwoman, après avoir réfléchi, avance un pion. Plan suivant : la caméra est dehors, découpant le plan en deux : le mur de l'immeuble, et Spiderman, en plongée, que l'on voit à travers la fenêtre ouverte, regardant le ciel lorsqu'un éclair sonne. Durée : deux secondes. Plan suivant : contre-champ sur le ciel ombrageux.
Changement de séquence. On est dans une caverne, la caméra est fixe et au ras du sol, et montre une araignée rentrant dans le champ. Lorsqu'elle s'arrête, on règle la profondeur de champ de sorte à mettre en valeur une chauve-souris en arrière-plan, accrochée au plafond de la grotte. Durée : quatre secondes. Changement de plan : toujours au ras du sol, mais plan large sur l'entrée de la grotte, caméra à l'intérieur, montrant un chat au milieu de l'immense embouchure. Le chat se lèche la patte. Durée plan : trois secondes. À la fin, tout en laissant cependant le plan précédent apparent, on lance le titre en énormes caractères, tandis que la musique se fait plus explosive : BATMAN VERSUS SPIDERMAN, puis une seconde plus tard, on lance en plus petits caractères la deuxième partie du titre : combat pour une femme !
Publié par boiseime à 18:39:30 dans c'est alors qu'une chaise vivante arriva | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par boiseime à 23:52:53 dans dessins | Commentaires (0) | Permaliens
Contrairement aux manières usuelles, je ne m'asseyais point sur ma chaise. Non, parce qu'elle était vivante, vous comprenez. Elle m'avait bien expliqué la chose telle qu'elle était : j'avais un joli cul, c'était certain; mais cela ne devait pas signifier qu'il était son genre, et encore moins qu'elle appréciait qu'il s'étale ainsi sur sa tronche, comme l'aurait fait un raz-de-marée sur un pauvre îlot. Est-ce que moi, j'aurais aimé que quelqu'un étale son cul sur ma figure? Eh bien, ce n'est pas confortable, et bien que certains fessiers soient forts soyeux, on y étouffe, on s'y étrangle, on y meurt. C'était là son discours, et depuis qu'elle m'a déclaré ça fort solennellement, j'ai dorénavant la politesse de la respecter, et de ne plus siéger sur son trône.
Bref. Si je ne m'asseyais pas sur elle, sachez que je lui parlais. Parce, depuis que je la connais; enfin... depuis que je sais qu'elle est vivante; j'ai eu le temps d'apprendre qu'elle était une chaise fort aimable. Bon, vous me direz, je n'ai strictement aucune idée de comment sont les autres chaises... Enfin, il me semble... Il me semble qu'elles sont... Des êtres inanimés. Alors, cette chaise-là... MA chaise... Je ne crois pas pouvoir la comparer aux autres. De par la flamme de vie qui la parcourt, elle n'est presque plus une chaise. En tout cas, c'est une chaise hors du commun, atypique, marginale, euh; un spécimen unique en son genre, disons. Donc voilà, cela pour dire qu'elle est incomparable à ses pairs. Au fond, ma chaise est tout, sauf une chaise.
Considérez un peu la chose : étant vivante, cela porte à conséquence, et tout, absolument tout, change ! Un objet est un être inanimé. Ma chaise est vivante. Elle n'est donc pas inanimée. Peut-on encore la considérer comme un objet ? Eh bien, vivante ou non, elle en reste une chaise. Ma chaise est donc un paradoxe. Et puis, ma chaise parle. Elle me dit "je", me donne du "tu". Elle communique. Elle a donc une conscience, d'elle-même, du monde extérieur, d'autrui. C'est formidable!
Mais au fond, ma chaise, si elle est une chaise, n'en garde que l'aspect. Car la chaise est un objet et un objet se caractérise par sa fonction. Or, ma chaise, elle, se caractérise par TOUT, SAUF par sa fonction ! La fonction d'une chaise étant que l'on s'y assoit. Et ma chaise, c'est insensé ! , ne veut pas de postérieur sur son chef. Ma chaise, ainsi, n'a pas de fonction. Elle est comme nous tous, êtres humains : elle ne sert à rien. Elle sert à elle-même. Ma chaise pense "je", a foi en son existence, et sait qu'un jour elle mourra, tout comme un jour elle prit conscience de son existence, c'est-à-dire naquit.
- Quel effet ça te fais, de savoir que tu vas mourir ? lui demandai-je une fois.
- Quelle question ! Eh bien... Je ne sais pas, moi. Ça me fait... bizarre, je suppose, m'expliqua la chaise. Je sais que je suis doté d'une finitude, et que je ne serai pas toujours vivant comme aujourd'hui. Je serai un jour un cadavre, c'est-à-dire dans mon cas une vulgaire chaise cassée, un objet inanimé sans vie."
Voyant que cela me plongeait dans des abîmes de réflexions, elle me renvoya l'ascenseur :
- Et toi?
- Moi ? Oh... Je ne sais pas. Ça me fait peur aussi. C'est assez étrange : je prends la conscience de ma finitude comme une arme à double tranchant : la considération de ma finitude m'aide à valoriser le présent, la vie, et je savoure mon existence avec un plaisir absolument incroyable, me délectant de tous mes sens et de ma conscience. Mais, d'un autre côté... Je ne sais pas. C'est très bizarre. S'il n'y a pas d'après, il n'y a pas d'après, point barre, alors je ne peux pas vraiment dire que je n'ai pas envie, un jour, de ne plus vivre, parce que ce jour-là il n'y aura plus de jour ni d'envies. Pourtant, je ne sais pas... Je ne sais pas. Je crois que j'ai peur de la mort quand je m'imagine en face, ou quand je me mets dans la perspective d'un après sans après, ce qui est totalement absurde."
Ma chaise hocha son dossier pour montrer qu'elle m'écoutait. Un ange passa, que j'abattis en remarquant :
- Tu sais, chaise, mes parents croient à la réincarnation...
-Ah oui ?
-Oui... Et je pense qu'ils n'ont pas forcément tort. Quand je pense aux expériences aux frontières de la mort, je ne peux me dire que tout cela est faux, c'est juste impossible, il y a trop de preuves en leurs faveurs... Et, surtout, de surcroît, je n'ai pas envie que cela soit faux ! Mais... Mais je pense à la naissance, à la vie prénatale, à la conception d'un enfant: je pense au spermatozoïde et à l'ovule, je pense à la cellule, qui se divise, je pense à l'embryon, je pense au fœtus, et... Et, lorsque je pense à l'âme, quand j'essaie de la concevoir parmi tout ça, ça me paraît tout simplement absolument absurde; et cela fait que je ne parviens pas à concevoir une vie après la vie.
- Ce qui est extrêmement logique.
- Oui. Et, en même temps... Peut-être qu'il s'agit de points de vue. Peut-être que ma conception de l'âme est faussée, peut-être qu'elle est absurde simplement parce qu'il n'y a en effet pas d'insertion de l'âme dans le corps, ou je ne sais pas quoi. Mais... Dans ce cas-là, comment est l'âme ? Et comment se couple-t-elle avec le corps ? Non, vraiment, tout ça me surpasse.
- C'est bien normal.
- Et toi, chaise ? Crois-tu en l'âme ?
- Eh bien, sur cette question, ma position est agnostique. Pour faire simple, je ne me bile pas là-dessus.
Songeur, je gardai le silence. Puis je dis :
- Au fond... Mourir, c'est prendre un transatlantique vers un autre monde qui a au moins une chance sur deux de couler à pic..."
(NB : c'est super chiant, j'arrive pas à faire apparaître mes tirets à la publication de la note... Alors que j'en utilise plein, forcément. J'ai du les remplacer par des petits tirets. Jme demande pourquoi les ptits marchent et pas les grands. )
Publié par boiseime à 16:40:21 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Ça faisait longtemps. Ça faisait longtemps que j'avais pas passé au moins vingt et un jour sans note. Je ne sais pas à quand remonte la dernière fois. Mais... C'est vrai que, là, pour le coup, j'ai vraiment raté toute régularité...
Faut dire que ce mois dernier... AH là là !
C'est pas que je manquais de sujets. En ce moment, j'ai envie de parler de la mort, de comment j'imagine ma vieillesse, j'ai envie de parler du temps qui passe (oui, encore une fois, mais je crois que j'apporte du neuf dans ma pensée), et je crois que c'est à peu près tout sur les vrais sujets dont je veux parler.
Mais, décidément, j'ai vraiment manqué de temps. D'abord, j'avais ce commentaire de philo, à faire... Alors, du coup, au lieu de m'y mettre, j'ai suivi mon habitude : tarder à m'y mettre. Mais, comme d'habitude également, comme je devais quand même faire ce commentaire et qu'il était une priorité, je n'ai pas profité du fait que je n'étais pas en train de le faire pour faire d'autres choses importantes, parce que, hein, quand même, il fallait que je le fasse, alors j'allais pas m'amuser. Du coup, j'ai pas bossé sur mon roman, j'ai pas écrit sur mon blog... etc. Et puis, il y avait ce bac blanc qui allait arriver. Alors il fallait que je me dépêche de faire ce commentaire avant de réviser mon bac blanc. Bon. J'ai fini par finir mon commentaire. Mais, à ce moment-là, notre prof d'histoire-géo nous a donné un ensemble documentaire à faire, que j'ai fait assez rapidement, donc probablement mal. Bien que je l'ai fait, je ne l'ai pas rendu, mais ce serait long à expliquer. Après avoir fait l'ensemble documentaire, j'allais enfin pouvoir réviser mon bac blanc, à commencer par mes énormes et abyssaux cours d'Histoire-géographie. C'était alors seulement quelques jours avant que le bac blanc ne commence, et ça a vraiment été serré pour réviser. Enfin bon. J'ai révisé tout ça, les épreuves sont arrivées, tout ça, je pense que ça s'est globalement bien passé, de toutes façons on verra bien; et, enfin, nous sommes en vacances et j'écris tout cela de chez mon père qui habite en Ille-et-Villaine c'est-à-dire en Bretagne : loin de Paris, loin des boutiques, du métro et des RER, des cinéma mk2 où je regarde les films en v.o, loin des lieux de culture parisiens. Mais je compte effectuer une bonne petite retraite, peut-être sans aller à Paris et sans aller au ciné voir des films en v.o, parce que niveau v.o Saint-Malo et Dinan c'est pas trop ça, mais où je me reposerais, et j'espère que je passerais le plus de temps possible à retravailler mon roman et mon prochain travail littéraire, parce que, bon sang, qu'est-ce que j'ai pu manquer de temps pour tout ça ces derniers temps (ouh, quelle méchante redondance des temps... Flemme de trouver une autre formule) !! Ah là là...
Donc voilà, quand j'aurais fini cette note, j'espère replonger dans mon Hydromelade qui est encore un gros chantier. Je sais plus où exactement où j'en étais la dernière fois, mais je crois que j'avais effectué une grosse modif que j'avais laissé en plan par manque de temps, mais c'était pas du tout fini...
Bon, je viens d'ouvrir mon fichier et je me rappelle pas. Je crois que j'avais quand même fini mon premier jet de modifs. Bon, bref.
Bon, alors maintenant que je vous ai tout bien expliqué pourquoi ça faisait super longtemps que je vous avais pas écrit, qu'est-ce qu'on fait ? Je vous abandonne, comme ça ? J'improvise je ne sais quelle absurdité ? Je vous parle des thèmes mentionnés plus haut dont il faut que je vous parle? Oh, j'ai le temps de vous en parler... Ce sera sûrement pour une autre fois, un de ces jours.
mmh... Alors... Mouais... Bon, jcrois que je vais vous abandonner, mais prenez de toutes façons cette note d'explications et de pauvre racontage de life comme une réamorce dont l'objectif est d'initier ainsi de nouvelles notes davantage intéressantes (enfin, on verra hein) qui pourront s'insérer ici sans avoir à prendre en compte les vingt et un jour d'abstinence involontaires.
Un passage, de la traversée du désert vers une nouvelle activité. Tout ça tout ça.
Une note transitoire, en fait. On va dire. Voilà.
Bon, sur ce ça suffit, à très bientôt chers visiteurs et visiteuses.
Publié par boiseime à 13:28:15 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| 73| 74| 75| 76| 77| 78| 79| 80| 81| 82| 83| 84| 85| 86| 87| 88| >>
J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |
Depuis le 20-12-2005 :
313034 visiteurs
Depuis le début du mois :
3990 visiteurs
Billets :
440 billets
Commentaires