<< Jsuis désolé mais en ce moment j'ai juste rien à vous dire... Vous en faites pas, ça reviendra. | Sur ma relation au sommeil | Plus belle la vie !... >>
Très convaincu, il dit : "je vais me coucher."
Et il ne se couche pas. Il est fatigué mais veille.
Le matin il se dit : "je vais me lever". Moins convaincu peut-être.
Il ne se lève pas, pas tout de suite, il est encore crevé, somnole, quelques minutes encore...
Il y a un strip de Calvin et Hobbes autour du même sujet, où Calvin remarque que son horloge biologique doit être réglée au fuseau horaire japonais.
C'est un peu la même pour moi. Et pour beaucoup de gens, sûrement.
Le réveil matinal me semble être comme un accouchement difficile. Passer du ventre maternel à l'air libre, c'est horrible. Passer du rêve à la réalité, du repos au réveil d'un corps mou, non disponible, rassis, encore absolument à plat, c'est horrible aussi.
Il y a un juste un appel total et irrésistible du sommeil. S'en arracher est une mission impossible que l'on accomplit chaque matin.
C'est une sorte de résurrection, super dure. On est une sorte de zombie faiblard censée se transformer en poisson frais. Un peu bizarre comme comparaison, mais tant pis.
Le soir, c'est l'inverse. Le sommeil est alors à l'opposé un lâcher-prise très difficile. Il faut s'arrêter, se mettre au lit, et ce "il faut" c'est notre corps lui-même qui le proclame, ce sont nos yeux éclatés. Nos baîllements. Mais s'arrêter et accepter la fin d'une journée n'est pas si simple. Même lorsque on glande, lorsque on ne fait rien (malgré les trente-six mille choses à faire...), même là c'est très très dur d'accepter d'arrêter tout à fait, de se dire : "c'est la fin". C'est une journée qui meurt en fait, et même la mort d'une journée est difficile à accepter. Alors on ne se couche pas, pas encore. Encore quelques minutes...
Le lendemain matin, le cercle vicieux continue, jusqu'au jour où l'on se permet une grasse matinée. Il s'agit alors d'un délice absolu... Mais je vais arrêter cette note ici.
Bonsoir.
Publié par boiseime à 23:19:50 dans textes | Commentaires (3) | Permaliens
27-02-2009 22:17
De Lucie Trellu Sujet:
Si juste ! Url: [Liens]
25-02-2009 10:24
De La Princessa Sujet:
Rires Url: [Liens]J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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