<< Le sommeil est doux et moelleux. Le retour au réel, dur et âpre. | À propos d'une banane traumatisée et de ma peau qui mue toutes les nuits, soit séance de free-style gratuite, absurde et anti-intellectuelle | J'ai faim, j'ai mal aux yeux, j'ai cinq jours pour refaire l'Everest, et il y a un soda et un milk-shake qui se saluent. >>
Parfois, il s'agit surtout de partir en free-style. C'est très important, dans la vie, de partir en free-style.
Jveux dire...
Non, jveux rien dire.
Mais... Parfois, dans la vie, il s'agit d'essayer de... de partir loin, de décoller. Des trucs comme ça. Pas forcément prendre du LSD ou des champis, mais décoller.
Jveux partir en free-style. Inventer une banane qui parle et qui dit : "non non s'il vous plaît, ne me mangez pas, jveux pas mourir". Et la banane croise un mec bizarre qui se la fout dans le cul. Oui, car il est con. Car il finit à l'hôpital où l'on retire la banane du cul du monsieur. Et on jette la banane dans une poubelle. Mais au moins elle n'a pas été mangée. Seulement, la banane est considérablement traumatisée. Alors elle se fait un petit séjour dans un châlet dans les Pyrénées où elle se repose un peu, et puis elle fait du ski. Mais à un moment donné, il y a une avalanche. La banane ne meurt pas, mais elle gèle. En fait, elle se cryogénise. Je crois que ça n'existe pas comme mot. En tout cas, elle ne dégèle qu'en 2046.
En 2046. J'aurais cinquante-cinq, cinquante-six ans, en 2046. Si jsuis encore en vie. Comment sera le monde, en 2046 ? Au fond, je crois que je ne veux pas le savoir.
Où atterrit la banane ? Que découvre-t-elle ?
Au fond, je m'en fous.
Il y a un moment où il ne faut pas chercher à réfléchir, à se poser des questions. Où il ne faut pas chercher à parler de soi, de ses préoccupations. Il s'agit seulement de décoller, de partir en free-style, faire le saut le plus haut possible.
J'ai envie d'écrire que ma peau est jaune et que demain elle sera rouge mais qu'après-demain elle sera bleue. Que chaque nuit, j'ai une mue. Je dois foutre mon ancienne peau à la poubelle. J'ai des énormes entassements de peaux, je songe à m'en faire des manteaux de toutes les couleurs. Ou alors je les accroche sur les murs de ma chambre, pour décorer. En tout cas, ça peut facilement se récupérer.
En 2046, il y aura un jour où j'aurai la peau rose fuchsia, ce jour-là je découvrirai une banane bleue tremblant de froid. Elle me racontera avoir été foutue dans un cul, elle me racontera que la veille, nous étions en 2008. Presque en 2009.
2009. Putain, c'est dingue. Mais je ne vais pas me répéter, alors je ne vais pas m'y mettre, me mettre à parler du temps.
Du temps qu'il fera en 2046.
Ne pas parler de moi, ne pas parler de ce qui me préoccupe, ne pas chercher le beau, mais écrire en free-style, écrire en mode absurde, juste pour le plaisir de cet absurde, juste pour le plaisir de ne parler de rien, de rien du tout, pour le plaisir de l'écriture gratuite qui se fiche bien de ce qui pourrait être important (ou au fond trop insignifiant).
Publié par boiseime à 00:24:35 dans textes | Commentaires (3) | Permaliens
28-12-2008 16:16
De Swan Sujet:
Hé hé
28-12-2008 13:02
De boiseime
Sujet:
ce qui me trotte si fort dans la tête Url: [Liens]
28-12-2008 12:55
De Swan Sujet:
Et maintenant Url: [Liens]J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
Depuis le 20-12-2005 :
336016 visiteurs
Depuis le début du mois :
12372 visiteurs
Billets :
442 billets