<< À propos d'une fontaine d'eau contaminée que j'arrive cependant à boire régulièrement, à propos d'une glace au chocolat salée | Refuser de mendier l'amour | Le sommeil est doux et moelleux. Le retour au réel, dur et âpre. >>
"Ce n'est pas un problème".
Il y a des garçons, il y a des filles. Il y a des garçons qui désirent et aiment des filles, il y a des filles qui aiment et désirent des garçons. Il y a des garçons qui désirent des garçons, les aiment. Il y a des filles qui aiment des filles, et qui les désirent.
Il y a des garçons qui désirent autant filles que garçons. Il y a des filles qui désirent autant garçons que filles.
Désir, désir et amour. Désir de partenaire. Désir de partenaire. Partenaire.
Partenaire, amoureux, "mec", "copine", "petite copine", compagnon, compagne...
Désir de se caser, désir de se mettre à deux. Besoin de se mettre à deux.
Être une seule personne à jamais, mais partager son temps, partager son corps. N'être qu'un mais l'être avec quelqu'un d'autre.
Besoin d'un corps extérieur qui serait presque ton propre corps. Et qui reste celui d'un autre. Toucher un corps, qui n'est pas ton corps.
Être important pour quelqu'un. Être essentiel à quelqu'un. Être amoureux.
Être amoureux.
Tendresse des corps, mais tendresse aussi des esprits. Tendresse de deux personnes distinctes qui se tiennent par la main, qui se rassemblent, qui se disent qu'être tout le temps tout seul au bout d'un moment c'est chiant.
Être à deux afin de ne pas être seul. Être à deux et compter pour quelqu'un avec qui l'on partage une intimité physique. Sur quelques milliards d'individus, sentir son importance, et offrir son corps et son affection à celui ou celle qui nous rend important.
Être à deux et offrir son corps. Offrir son temps. Offrir son amour.
Être seul. Être seul. Être seul et voir des gens à deux. À deux. Et voir des gens qui ne sont plus à deux. Et voir des gens qui vont être à deux.
Et être seul.
Observer autour de soi et rester aveugle. Regarder et ne pas voir.
Ne pas vouloir être seul et vouloir être à deux jusqu'à en devenir mendiant, jusqu'à en faire pitié, jusqu'à recevoir l'amour de n'importe qui.
Vouloir être seul. Mais vouloir aussi être à deux. Vouloir être à deux tout en restant seul.
Vouloir acquérir des yeux. Vouloir acquérir une bouche. Vouloir accueillir des sens, pour rechercher ceux qui ne veulent pas rester seuls.
Ne rien rechercher du tout. Rester aveugle, ne pas être en situation de DEMANDER, ne pas être en situation de formuler sa solitude, ne pas être en situation de réclamer de ne plus être seul.
Vouloir être à deux mais conclure que ce n'est pas grave d'être seul, que ce n'est pas grave du tout, simplement parce que l'on voudrait se faire à l'idée que l'on n'a pas d'yeux pour voir, pas de bouche pour l'ouvrir, pas de sens pour chercher, pas d'audace pour oser chercher, pas le caractère pour assumer que l'on cherche. La peur d'être un mendiant, la peur de s'exposer. La peur de chercher seulement pour chercher.
Ne pas chercher car chercher serait une recherche pour ne plus être seul, quand l'on voudrait non pas chercher mais trouver, trouver cette personne, cette personne exactement, cette personne avec qui l'on veut être.
Vouloir une personne avec qui l'on voudra être à deux, refuser de devoir chercher, ce qui reviendrait à la manche et à l'idée que telle personne serait aussi bien que telle autre pour que l'on soit à deux.
Ou accepter l'idée que ça pourrait "relativement" être n'importe qui, mais ne pas vouloir aller chercher ce presque n'importe qui.
Ne pas accepter l'idée de s'exposer, de demander à quelqu'un quand on pourrait demander à un autre quelqu'un, seulement on ne peut pas demander à personne...
Alors, refuser ça. Refuser ça, ne pas chercher, attendre de TROUVER. Ne pas trouver. Savoir qu'on ne trouvera pas. Que la personne que l'on "trouvera" devra d'abord être cherchée car cachée. Cachée car pas apprivoisée. Mais comment apprivoiser quelqu'un que l'on n'a pas encore "trouvé" ?
Mais "ce n'est pas grave".
"Ce n'est pas un problème".
(ou du moins, c'est le mien)
Publié par boiseime à 16:49:04 dans textes | Commentaires (5) | Permaliens
11-01-2009 16:13
De capitaine ananas Sujet:
sujet Url: [Liens]
26-12-2008 19:56
De boiseime Sujet:
sujet : Url: [Liens]
26-12-2008 19:39
De Laure-Anne Sujet:
je lutte contre le temps.
25-12-2008 14:35
De Mona Sujet:
commentaire
21-12-2008 23:34
De Pierre Duchesne Sujet:
Rufuser de mendier l'amour Url: [Liens]J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
Depuis le 20-12-2005 :
335567 visiteurs
Depuis le début du mois :
11923 visiteurs
Billets :
442 billets