Je crois que j'ai perdu un peu mes plus vieilles habitudes. Il y a un moment, je me posais devant mon ordi, j'allais sur l'administration de mon blog, je ne réfléchissais pas trop, et j'écrivai, quitte à écrire n'importe quoi. Quitte à me raconter un tout petit peu. Mais depuis quelques temps j'attends d'avoir des idées pour faire des notes. Peut-être que je devrais réessayer de, simplement, me poser devant mon clavier et raconter ce qui me passe par la tête.
Bon, alors je vais essayer. Voilà : avant-hier soir, j'ai regardé un concert-hommage à Léonard Cohen. Hier soir, j'ai regardé No direction Home, un documentaire de Martin Scorsese sur Bob Dylan. Ces deux hommes ont la chance d'être des hommes inspirés. Ils ont fait des chansons géniales qui sont restées dans les mémoires, que j'adore même sans comprendre exactement les paroles, alors même que ce sont des auteurs immenses grâce à leurs textes. Ces deux types ne sont pas seulement des auteurs-compositeurs-interprètes, ce sont surtout des AUTEURS, des POÈTES; et ça m'impressionne énormément. J'aimerai terriblement être un type inspiré et écrire des textes tout à fait géniaux qui seraient étudiés dans les écoles et toucheraient les gens en plein coeur. Avant-hier soir, j'ai écrit un texte merdique où je disais que je ne serais jamais ni untel, ni untel, ni untel; mais peut-être j'arriverai au moins à devenir Florian Duchesne.
En tout cas, je ne serais jamais Bob Dylan ou Léonard Cohen. Ces types ont un génie qui leur parle, c'est pas possible. C'est sûrement bête de ma part de les envier. Je ne sais pas pourquoi je voudrai être génial. Je veux dire, tout le monde aimerait bien avoir du génie, enfin je suppose, mais pourquoi exactement ? Tout ce que ça fait, c'est donner la grosse tête, c'est pas intéressant. Mais hier soir, vers deux heures du mat', j'ai écrit un texte autour de ce que je ressens en voyant ces types, ces géants, comment est-ce que je les ressens lorsque après les avoir vus je me vois moi, je me voudrais moi. Je vous le tape, mais je vais peut-être le réécrire un peu en même temps parce que j'ai eu des idées :
"Je suis petit et sans talent.
Pourtant, je veux être inspiré.
Je voudrais être atteint par le génie des muses.
Je suis petit et sans talent, mais je rêve que ma bouche accueille des mots qui seraient des flèches se plantant au coeur de ceux qui m'écoutent.
Je voudrais que mes doigts manipulent le crayon pour former des lignes qui seraient respectées et admirées.
Je voudrais être moi, plus un génie. Je voudrais qu'une muse m'accompagne jour et nuit.
Je suis petit et sans talent, mais je rêve de créer sans arrêt. Créer sans arrêt. Créer sans arrêt. Je rêve d'être inspiré, de toujours trouver des mots, de toujours toucher, de toujours créer.
Je voudrais écrire des lignes qui aient la beauté de la vérité, qui aient l'aura de la beauté.
Je suis petit et sans talent, mais je voudrais pourtant créer et créer, et que ce que je crée me grandisse, m'accroisse, me nourrisse, m'épanouisse.
Je veux devenir grand et créer moi-même le haricot magique qui m'emmènera en haut.
Je suis petit et sans talent, mais ma muse m'aidera. Je veux ma muse. Je veux l'appeler. Je veux tressaillir à force d'écrire. Je veux l'inspiration religieuse en écrivant profane. Je veux me sentir vivant par ce que je crée. Je veux voir ma muse, l'admirer, la frôler puis la toucher, puis survivre de l'avoir touché. Puis la caresser, caresser son corps, sa peau d'idées, ses cheveux oniriques, ses yeux d'idéaux, tenir ses mains abstraites; puis devenir vrai et beau de par ce qu'elle m'apporte."
C'est tout de même impressionnant, les génies. Je sais que je serai jamais génial, mais n'empêche que j'aime bien écrire.
Publié par boiseime à 16:10:32 dans textes | Commentaires (0) | Permaliens
Simplement pour dire que, comme le veut la tradition de mon blog, j'ai, pour enterrer l'année scolaire, fait un album de photos des crobards que j'ai pu faire dans l'année. C'est simplement une sélection, un florilège, que j'ai piochés dans mes cahiers d'espagnol et de philo, où j'ai le plus dessinés, et dans mon agenda. J'aurai pu prendre d'autres cahiers, pour d'autres dessins, comme ce croquis de Lisa qui se déchausse en cours d'anglais, mais j'ai préféré en rester au cahiers d'espagnol et de philo. Je sais que l'année dernière, j'avais aussi pris des dessins faits sur feuilles volantes, j'ai cette année aussi beaucoup dessiné sur feuilles volantes, mais j'ai tout de même préféré, cette fois, en rester à mes deux cahiers et à mon agenda. Donc voilà, l'album est dans la colonne de droite, avec les deux autres. Ah et puis comme d'hab il me les a publiés à l'envers, donc si j'annonce en titre qu'on commence les dessins du cours de philo et qu'en fait on commence à voir le cours d'espagnol, c'est normal, et j'en suis désolé...
Sinon je pars demain à Tharon, en Loire-Atlantique, où je n'aurai pas d'ordinateur, or j'y passe deux semaines, donc voilà, pas de notes ici pendant deux semaines. Ah remarque il y aura l'ordi portable de ma soeur... Ouais mais bon, non.
Ah ! Encore une chose ! Il y a bien longtemps maintenant, j'avais oublié de vous conseiller de regarder Le Produit sur l'île des patates libres, mais il est encore temps pour moi de vous le recommander : http://ile-des-patates-libres.over-blog.com/pages/Le_Produit-520772.html donc voilà, je sais pas comment on fait les liens ici, donc copiez-collez l'adresse. De plus, on a encore fait un film depuis le Produit, c'est Le problème de Germaine, on peut m'y voir avec mes tous nouveaux cheveux courts et ma grand-mère joue le personnage principal, voilà l'adresse : http://ile-des-patates-libres.over-blog.com/article-21166862.html
Voilà, cette fois j'ai fait le tour. Bon bah à dans deux semaines, fidèles lecteurs !
Publié par boiseime à 19:57:01 dans allez voir/lire ça | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'ai strictement rien à vous écrire en ce moment, rien qui ne s'adresse à mon blog, aucune idée, et à partir de cette situation, je me retrouve à voir mon blog, chaque jour, rester immobile, stoïque, figé, et je me dis que c'est chiant, qu'il faut que je me booste la tête, que je raconte des trucs... C'est ça qu'est chiant avec les blogs : si d'autres supports sont longs et fastidieux à construire, mettons des bouquins, eh bien au moins, ils se terminent un jour... Un blog, lui, n'est pas fait pour rester figé. Il faut lui tenir la main, et puisque nous sommes leur cerveau, il nous faut même leur commander la marche. Mais cet ordre n'est pas simple. Il faut envoyer des nerfs machins-truc vers le corps, tout ça. C'est très considérable. C'est un effort, c'est une action, et surtout, c'est constant, c'est un ordre qui ne s'arrête pas. Alors, voilà. Je suis un cerveau qui commande un blog, contemple son immobilité, sait qu'un blog n'est pas fait pour rester immobile, mais ne sait pas comment, cette fois-ci, faire marcher ce pauvre corps.
J'ai songé à faire un dessin, mais même un dessin numérique préparé pour mon blog, se doit d'être inspiré, et peut être long et un tant soit peu fastidieux. Alors... bon. Et puis là, je viens juste de me dire, alors que j'allais commencer cette présente note : et si j'écrivais autour de l'avenir ? Je pense que nous sommes beaucoup à être concernés par ce truc, cette chose, l'avenir. Je vais me tenter un truc, on verra bien ce que ça donne.
Il y a des chemins et il y a des destinations. Au début, on marche, tranquillement, sur une route commune presque à tous. Alors bon, on marche et puis c'est tout quoi. C'est cool, tranquille, et puis on réfléchit pas. Certains, durant cette route, se passionnent pour certaines choses, se prennent à rêver, à rêver des prochaines routes, de destinations. Des rêves plus au moins réalistes selon les personnes. Certaines personnes rêvent très haut, d'autres encore plus. Certains rêvent de chemins qui atteignent les étoiles. D'autres caressent l'idée d'atteindre la cime des arbres. D'autres veulent emprunter des routes qui les emmènerait jusqu'aux nuages. Tous ces gens-là, ce sont les rêveurs. Les doux rêveurs.
Les autres, ceux qui ne rêvent pas trop haut, rêvent malgré tout un tant soit peu, mais on ne peut pas dire qu'ils rêvent, ceux-là projettent. Lorsqu'ils quittent la route commune, lors de la croisée des chemins, ils savent lequel emprunter. Ils avancent vers une voie, et vont tout droit, comme d'habitude. Vers leur avenir, vers leur destination.
Mais en dehors des pragmatiques et des doux rêveurs, il y a encore les paumés. Les paumés, c'est ceux qui en ont eus, des idées d'avenir, mais ce sont des idées volatiles et brumeuses, des idées impossibles à bien saisir, elles sont difficiles à attraper, se débattent et s'en vont, et l'on se retrouve, faible, avec des mains dont les ongles ne s'enfoncent pas suffisamment, dont la volonté ne s'accroche pas fermement, à ces projets insaisissables. Ces gens-là, les paumés, se retrouvent face à des tas et des tas de portes, mais sans clés. Ils n'ont pas su en saisir. Ils en trouvent malgré tout, essaient la clé, prenant plus au moins leur temps, parfois c'est la bonne, parfois non, alors on esssaie avec une autre porte, ou avec une autre clé : il s'agit de trouver sa voie.
Le doux rêveur a également une clé. Une très belle clé. La clé la plus solide, incassable qui soit. Le doux rêveur ouvre la porte avec ferveur. Mais en ouvrant la porte, il aperçoit un chemin... comment dire ? Pas inaccessible, mais... Bon sang, atteindre les étoiles, les nuages, ou la cime des arbres, cela ne nécessite pas n'importe quels chemins ! Alors, le doux rêveur se dit : en suis-je capable ?... En suis-je capable ? Certains renoncent. Ils prennent des chemins plus plats et droits, plus ordinaires. D'autres décident d'au moins essayer.
Ils tâchent de monter. Ils sont comme le prince de La Belle au Bois Dormant. Ils doivent traverser une forêt sombre, touffue, sauvage, s'accrochent à des ronces, se blessent, se fatiguent, et ne voient pas le bout du chemin. Certains trouvent une éclaircie, trouvent le château, embrassent la belle. Ils atteignent les étoiles, les nuages, la cime des arbres, tout en réalisant que la réalité d'un rêve n'a pas le même charme que le rêve lui-même. D'autres s'extirpent du chemin tortueux et impossible pour des sous-bois menant davantage quelquepart.
En ouvrant la porte vers ce chemin des plus tortueux, chacun se plaint d'être aussi ambitieux, chacun se plaint de vouloir monter aussi haut, chacun se lamente d'être un doux rêveur.
Je suis un doux rêveur. Je suis un doux rêveur et je ne sais pas si je vais me débrouiller dans la forêt. J'ai peur de me perdre et de mourir de faim. J'ai peur de finir par renoncer à mes rêves dans quelques années au profit de quelque-chose de certes plus facile mais aussi moins marrant et puis qui, tout simplement, ne serait pas vraiment ce que je veux faire. Je veux me faire chier à raconter des histoires. Je veux me faire chier à essayer de leur donner du sens et de l'intérêt. Je ne veux pas me contenter d'un métier simple, où j'exécute la tâche que l'on me commande, je veux me demander ce que je peux faire et raconter, ce que je peux trouver d'intéressant, je veux tâcher d'écouter mes muses avec la meilleure ouïe possible. Je veux me faire chier à ça. Mais je sais pas si j'y arriverai. Pour l'instant, je ne suis pas encore dans la forêt. Je suis en train d'ouvrir la porte avec ma clé, mais le plus dur n'est pas pour tout de suite. j'ai quand même un peu peur pour plus tard. Je vais vers mon avenir, je m'engage pour de vrai, mais je ne sais pas si j'y arriverai quand j'atteindrai les murs de ronces.
Publié par boiseime à 17:40:31 dans textes | Commentaires (1) | Permaliens
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J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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