<< Ce qu'on écrit lorsqu' il est 22:30 et qu'on a décidé de ne pas continuer l'expérience du journal intime | Digression et petite mort pour Zamora | Éloge non pas de mon blog, mais du fait d'en avoir un à entretenir. >>
Plus de deux cent photos. Beaucoup que j'aime vraiment, que j'aimerai mettre ici. Il faudra des dizaines de notes pour les écouler. Pas mal d'adresses msn qui vont rentrer, pour l'instant encore peu. Des gens que je vais revoir? J'aimerais bien.
C'est si bizarre.
Je rentre de l'aéroport dans le coupé noir d'un accompagnateur. Il pleut. On parle peu. À Villeneuve, je fais la bise aux gens, je pars, avec ma valise et mon sac à dos, à pied. C'est à deux pas de chez moi. Je rentre les photos, tout ça. Ma mère arrive plus tard, puis des cousins de passage à Paris, qui vont aller en Bretagne le lendemain. Ils m'emmènent chez mon père, en Ille-et-Villaine. Me voilà aquì.
C'est bizarre. Je devrais faire un compte-rendu du voyage, mais je préfère essayer d'expliquer cette sensation de petite mort. Tout est comme avant. Tout est comme si rien ne s'était passé. Pendant deux semaines, deux semaines minusculissimes, j'ai côtoyé des gens tous les jours, partagé du temps, des conversations, des délires, de la marche. J'ai sympathisé avec deux hippies bisexuelles juvéniles, un musico, un skater... J'ai bu de la liqueur de pomme, P-b a flambé sa chaussure avec de l'axe et un briquet, on m'a pris pour un photographe en devenir, on m'a appelé Jésus et Merlin, je me suis emmerdé et amusé dans une "discothèque", Ridge a poussé des râles érotiques devant des personnes âgées de Salamanca, et puis tout est fini, je me retrouve à regarder Rochester avec Johnny Depp, puis à faire un tour sur l'ordi. Je bosserai ma nouvelle en train de pousser, je lirai, peut-être commencerai-je à préparer une bande dessinée pour m'exercer.
Comme une digression. Comme une parenthèse dans ma vie, dans ces vacances. Comme une petite mort.
La vie ordinaire, le voyage commence, continue, finit, la vie ordinaire. Retour à la case départ. Retour au début. On tourne autour d'un point avant d'y revenir. Comme s'il ne s'était rien passé. Si bizarre.
Y a-t-il un réelle différence entre le souvenir et le rêve? Mis à part que le souvenir est un rêve partagé par plusieurs personnes? Que le rêve est un souvenir qu'une seule personne ait vécu?
Publié par boiseime à 13:05:48 dans textes | Commentaires (2) | Permaliens
26-08-2007 13:00
De ethaga
Sujet:
penséeeee Url: [Liens]
17-08-2007 20:00
De Agathe Sujet:
.. Url: [Liens]J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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