<< Esquisse de tête | À mes lecteurs invisibles | À mes lecteurs invisibles, deux. >>
Imaginez-vous un type. Homme, femme, peu importe. Par androcentrisme (ouais jme la pète en faisant des néologismes cohérents !), je me l'imagine plutôt en homme.
Il est seul et il fait des choses. Devant une caméra. Il danse. Il clame des poèmes. Il dessine, peint. Et montre ses productions à la caméra. Puis il diffuse l'enregistrement sur internet, sans plus jamais les voir.
Dès lors qu'il lance ses enregistrements sur internet, il ne peut plus y avoir accès et perd le contact avec. Il n'a internet que pour envoyer ses vidéos. Il n'a aucun moyen de faire quoique ce soit d'autre avec.
Cet homme vit dans la maison détruite de l'artiste Raynaud. Le carrelage blanc tout partout, sur tous les murs. Un espace vide, blanc, carrelé, seul dans une maison qui est à l'abri du monde.
Vivant dans cette maison marginale et extrême, il ne voit personne. Il est en contact avec le monde par ses enregistrements, et c'est tout.
Il passe son temps à recueillir les sensations que lui procurent ce blanc, ce carrelage, ce rien-d'autre-que-ça. Et en partant de cela, de l'énergie que cela peut lui procurer, il peint, dessine, pense, dit, déclame, devant sa caméra.
Reste en contact avec le monde.
Mais ses enregistrements partent sans s'en retourner. Ayant perdu contact avec le monde, il ne peut savoir comment sont reçus ses enregistrements. Il pense, il dit, il écrit, il peint, il dessine, il envoie tout cela au monde, puis est destiné à se demander, piteux, de quelle manière ses productions sont reçues. Y a-t-il seulement qui que ce soit qui regarde son travail ? Et si oui, qu'en pense-t-on ? Au fond, ce qu'il veut savoir, c'est qu'est-ce qu'il produit. Il écrit ceci. Pour lui, ce n'est qu'un "ceci". Mais pour le lecteur, qu'est-ce ?
Sans réponse de quiconque, il a l'inmpression d'envoyer des cris aux montagnes qui lui refuseraient même le moindre écho. Il a l'impression de voir disparaître une part de lui-même dans un gouffre. Sans conscience du public, il n'envoie pas ce qu'il fait sur internet, mais jette dans une poubelle à l'abris des regard.
Publié par boiseime à 21:39:52 dans textes | Commentaires (7) | Permaliens
23-10-2008 22:12
De Swani Sujet:
Lu Url: [Liens]
17-10-2008 18:58
De boiseime Sujet:
"certes" Url: [Liens]
17-10-2008 15:02
De Lectrice Sujet:
vraie?
17-10-2008 14:58
De lectrice Sujet:
certes
16-10-2008 21:03
De boiseime
Sujet:
Lectrice Url: [Liens]
16-10-2008 01:08
De lectrice Sujet:
...
16-10-2008 01:04
De lectrice Sujet:
... J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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