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I haven't got any story to tell.
Mais cependant.
C'est l'histoire d'un cyborg babouin qui fait des choses.
Et un jour plein de choses vont mal.
Et ce jour-là il ne sait pas quoi faire.
C'est donc l'histoire d'un babouin cyborg qui va mal et qui s'ennuie beaucoup. Il va mal parce qu'on lui a demandés de faire des plans et du coup il en a fait. Et il a essayé de les accomplir et ses plans dans lesquels il avait beaucoup d'espoir se sont révélés foireux.
Ou alors c'est l'histoire d'un étudiant en classe d'approfondissement en art plastique qui s'invente un babouin foireux pour ne pas avoir à raconter sa propre histoire.
Il n'y a pas que ça dans ma vie actuelle, mais ça touche quand même mon quotidien. Il y a que j'ai rêvé durant presque deux ans d'intégrer une classe que j'ai finalement réussi à atteindre, mais la réalité du rêve se révèle... mmh... cauchemardesque ? C'est un peu fort, mais c'est un peu l'esprit.
Je devrais m'entretenir avec le prof mais je ne peux pas aller vers lui. J'ai un blocage. Ce serait comme demander de l'aide, et je peux pas. Je ne peux pas demander. Quitte à ce que je me noie, je n'appellerais pas "au secours"...
C'est crétin, mais je ne fonctionne pas autrement.
Ce matin c'est la troisième fois qu'il m'a dit qu'on parlerait aujourd'hui, ensemble, de mon travail. Et, comme d'habitude, les autres élèves l'ont assailli toute la matinée et il n'est pas revenu me voir.
Je n'ai aucun problème d'inspiration. Je vois bien mon travail, et j'arrive à trouver dans ce que je fais à tel moment, des pistes pour mon travail suivant. Mais c'est la réalisation qui déconne. Dans ma tête, c'est merveilleux. Entre mes mains... C'est fragile ! Voir inachevé et en proie d'être laissé à l'abandon. J'ai faits des découpages de têtes collés contre des morceaux de cartons assemblés en un cube. Mais je n'arrive pas à faire de mon cube un cube, ça ne veut pas coller ensemble, et puis des morceaux de têtes se décollent... Bref, c'est archi-foireux.
Quant à mon prochain travail, (qui sera à base de découpage/collage aussi) je le ferais bien simplement sur du carton, mais ça ferait brouillon. Alors est-ce que je passe à la toile ?... mais, si je passe à la toile, il me faudra acheter de la toile, construire mon châssis... Étapes de toutes façons inévitables, certes, mais est-ce que c'est vraiment ce qui conviendrait pour ce travail-là ? En même temps, quoi d'autre ? Si je n'utilise ni du carton ni de la toile, qu'est-ce que j'utilise ?...
Du papier rigide ?...
...
Durant mon dernier travail, je me suis vraiment éclaté en découpant et on disposant mes assemblages de têtes. Je me suis marré, j'ai rigolé tout seul, j'expérimentais avec plaisir les voies possibles d'assemblages pour ces visages. Puis, je passe au collage. Puis je passe à l'assemblage du cube. Et, des fois, durant ces étapes, tout ne va pas comme je veux. J'ai alors les nerfs à vif. Je ne m'emporte pas, mais j'ai vraiment les nerfs à vif.
Pendant ce temps-là, tous les autres élèves semblent s'épanouir et se faire plaisir dans leur travail plastique.
Moi, je commence à me demander ce que je fais là (un petit peu). Est-ce qu'après tout je n'aurais pas pu me simplifier la vie en faisant des trucs un peu moins vraiment artistiques, un peu plus à ma taille de dessinateur, genre un MANAA ?
Et pourtant, mais si ce n'est pas ma passion première, l'Art m'intéresse. Après, est-ce que j'adore en pratiquer... Je ne sais pas. Je ne sais pas. Je ne sais pas si je suis fait pour ça.
Et puis un MANAA, je ne sais pas comment c'est, mais j'aurais peur qu'on me fabrique un dessin formaté. Un peu de technique c'est bien, mais un dessin purement technique, pour moi... Non. En même temps, je ne sais pas de quoi je parle : je ne sais vraiment pas comment c'est, une MANAA.
Et puis, je persiste à croire que la plupart des auteurs de bandes dessinées n'ont pas fait des MANAA et des DMA ou des BTS mais ont fait des écoles de Beaux-art, d'Art-déco, qu'ils sont passés par Strasbourg ou Angoulême... Lucie Albon et Natacha Sicauld ont même fait les deux dans leur cursus, Strasbourg ET Angoulême.
Bien sûr, je suis en train de faire des généralités, mais bon...
Et en même temps, je ne sais même pas comment c'est Strasbourg. Je crois qu'il y a un truc relié genre à l'illustration après le tronc commun. J'imagine que ça devrait déjà être moins chiant que ce que je fais cette année (et qui pourtant était un rêve important à réaliser depuis mon année de première...), mais, bon.
Ou alors, les choses finissent par s'améliorer pour moi. Peut-être je finis par parler au prof et je remonte la pente. Ce serait cool. Mais tant que je joue à Bob le bricoleur, je ne serais jamais dans mon élément.
Et pendant ce temps-là, en Écosse, un certain Scott fait sa grosse commission en lisant le Sunday Mirror.
(dans une prochaine note, je vous parle de ma fascination pour Batman)
Publié par boiseime à 21:24:34 dans textes | Commentaires (3) | Permaliens
23-10-2008 22:35
De Swani Sujet:
MANAA
16-10-2008 21:32
De tienxia
Sujet:
Pas du tout en fait, Url: [Liens]J'en sais rien. Je m'en fous. Je vais vous laisser lire mon blog et puis voilà.
Bonne lecture.
Ah non, attendez...
Tant que j'y suis, autant présenter mon blog aussi. "C'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est une ombre dont le soleil est mon esprit fertile, c'est le reflet de ma personnalité et des méandres de ma personne, "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", c'est des textes absolument relatifs à TOUT et à RIEN; c'est des notes sans le moindre intérêt, des notes curieuses et expérimentales, des notes profondes et denses (sans prétention aucune...), c'est des dessins, plein de portraits, parfois j'essaie de changer; c'est aussi des choses tout à fait inclassables, dans la catégorie "c'est alors qu'une chaise vivante arriva", où mes notes y mélangent dessin, photographie et textes de deux lignes seulement.
Mon blog, c'est mon point de vue humain, mes réflexions à deux balles, mes vagabondages littéraires qui ne m'amènent nulle part, c'est ma merde et c'est aussi un moyen de diffuser mes travaux, c'est une cabane virtuelle où je peux toujours m'occuper, c'est un abri, c'est un refuge où s'accueille et se recueille mon cerveau fatigué ou hyperactif, selon les moments, c'est un espace de jeux bien à moi, et puis surtout, c'est un énorme bazar.
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