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sAïGa

.. plume casablancaise...

Moi

4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...



Sexe : female


Signe astro : taureau

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Pourquoi? | 12 janvier 2006

Aujourd'hui un coup de fil est venu perturber mon indétrônable séance de digestion de l'Aid, un coup de fil atypique pour la période, un coup de fil, inattendu, impromptu, non négliju!

Freddy, un ex parmi ces fameux ex que l'on place dans cette catégorie si particulière d'exs, ces exs-là qui ont su se munir d'une pierre blanche et qui, au moment où ils ont traversé ta vie, ont marqué d'un vigoureux coup de poignet, ta mémoire, d'une belle et grosse croix bien indélibile.

Il était barman la nuit, comme moi, et accessoirement dans les affaires le jour, comme moi, il était dingue, comme moi, épicurien, comme moi, fataliste, comme moi, nympho, comme tous les habitants de cette planète(non, ne niez pas..).

On a passé 4 mois à boire des cafés chez moi à midi, à festoyer en boîte, prendre la voiture et finir éméchés dans mon appart, à faire des restos avec des fous, des homos, des amis, des inconnus les soirs de semaine, à expérimenter des choses innommables n'importe, n'importe quand, n'importe comment,..

Tout ça pendant que moi j'en attendais plus de sa part, espérant, rêvant, m'exaltant d'une future petite vie à deux, lui et moi.

Jusqu'au jour où, je tire mon chapeau, me lassant de cette attente, et que lui reprenant le flambeau, décide de me faire toutes sortes de déclarations, de sacrifices, de gymnastiques amoureuses et passionnées. C'était trop tard, j'avais quitté le bateau, j'étais sur le quai, et lui était resté sur le pont, les vagues l'avaient déjà poussé au large, loin de moi, sans moi.

On a pas été synchros, c'est con, c'est la vie, la vie est souvent con.

Donc il m'appelle, lui à 4000 bornes d'ici, sur le même bateau, je sais pas, peut-être, il a pensé à moi, a décidé de péter son forfait, de me raconter sa vie et d'entendre la mienne pendant une demie-heure, ou plus, peu importe.

Aujourd'hui qu'il me fait l'aveu d'avoir été fou de moi, aujourd'hui il m'avoue que quand je lui ai annoncé mon départ son coeur a fait un bond, mais que trop fier pour me le dire sur le coup.

"pourquoi tu es partie?".. qu'il demande?

Je suis partie, oui, dans l'idée ferme de reprendre mon existence à zéro, de construire, concrétiser. Trop de choses se sont cumulées, trop de déceptions, de plaies béantes. Une plaie béante, qui s'ouvrait sur une rivière sanguinolante m'embarquant sur mon radeau réglé sur pilote automatique. Il m'a ramené chez moi, là où je me dois d'être.. enfin, je suppose, j'espère..

Des fois, parfois, souvent, tout le temps, je me demande si j'ai fait le bon choix..

 

Publié par saiga à 20:55:45 dans tout et rien | Commentaires (8) |

the sun is back | 07 janvier 2006

Le ciel refait des siennes en ce samedi.. La pluie nous faisait l'honneur de tomber ce matin encore, elle m'a bercée cette nuit en flaquant sur mon toit et mes fenêtres, elle ébruitait le silence de la nuit sombre et muette. Elle murmurait secrètement une petite histoire à mon oreille, me donnant toute son attention, me confiant tous les secrets de ce monde humide et criant.

Cette même pluie m'a bordé jusque tard dans la nuit, sans se lasser de mes murs, à croire qu'elle ne tombait que sur ma maison, seulement sur la parcelle de toit de ma seule chambre. Elle concentrait toute son énergie sur cet univers si commun mais si personnel qu'est le mien.

Elle a mené sa sérénade jusque dans mon sommeil, ressuscitant des rêves enfouis, lointains et insoupçonnés. La pluie s'est transformée dans mes songes en une flaque, de plus en plus vaste, de plus en plus ardente, elle est devenue mer, puis océan, se déchaînant progressivement, gonflant les vagues, mères d'une écume blanche et maculée. Une succession de vagues qui déferlent tendrement dans ma tête, puis se matérialisent devant mes yeux.

Il me prend la main, se plonge dans mes pupilles submergées par ce sentiment de vide, de néant, que la brume de l'air marin innonde de larmes.

Il m'emmène, au loin, loin de cet univers aveuglant de lumière, une lumière solaire qui paraît plus artificielle qu'un éclair de néon, un vrai stroboscope à la taille de notre monde. Tout n'est qu'artifice, paillettes, subterfuges. Ce stroboscope même qui n'a pas besoin de miroir pour nous faire miroiter monts et merveilles.

La raison n'a pas de raison, la raison nous rend cohérents, réalistes, pragmatiques. Tout s'éclaire, le vrai se dévoile, enlève ses voiles, on a envie de prendre les voiles. Des voiles qui nous mènent droit sur le cap de Naguère, Jadis, Autrefois.

L'enfance, la tendre et douce enfance. Celle de la candeur, la douceur, les friandises et la chaleur. Encore plus loin, celle dont on ne croît pas se souvenir, mais que notre mémoire refoule, et dénonce le manque par d'autres moyens.

Placenta, chaud et lisse, innondant, et nourrissant. Sécurité, échos, sons, attente sans impatience, lente contemplation, jouissive, juteuse, jubilatoire.

Le soleil est revenu, la torture cérébrale avec.

Nous sommes des adultes.

Publié par saiga à 18:13:52 dans tout et rien | Commentaires (2) |

I need some helping hand!! | 06 janvier 2006

Je viens à peine de me souvenir d'une chose..

Donc j'alerte toutes les personnes susceptibles de passer sur cette page d'ici ce soir (ou même plus tard mais l'urgence est pour ce soir!!)

Ma petite famille a eu l'ingénieuse et lumineuse idée d'organiser tous les vendredis une soirée "familiale" (famille chtarbée je précise..), pour laquelle nous concourons pour le prix du "glandeur de la soirée".. pour cela, je dois avoir le déguisement le plus "chtarb" d'entre eux.. histoire de jouer à la pachette all night long et jouir des plaisirs de la flemmardise!!

je vous remercie de me transmettre vos bonnes lumières aussi "chtarbées" soient-elles!!

bonne journée à tous!!

Publié par saiga à 17:38:56 dans entrée en matière | Commentaires (6) |

le potager! | 06 janvier 2006

Aujourd'hui chtatata est au rendez-vous. Ca goutte, ça chteuh, ça flotte, ça splatche. un temps à rester sous sa couette, au chaud, devant un navet hollywoodien, ou choumicha en pleine exploration des bienfaits de la betterave tangéroise.

Mais non, pour moi c'est bien le jour où je me sens pousser des ailes, un jour comme celui-ci où je vais avoir la patate, la pêche, la fraise, la carotte.

Envie de s'activer, de bosser, peinturlurer, nettoyer, marcher, gambader, surfer, papoter, siroter.

Comme si le ciel m'avait, dans la nuit, volé mon spleen, l'avait extirpé par mes oreilles en soufflant dans le nez, écrasant mon estomac pour faciliter l'opération. Il le tient par le bout des doigts, le secoue violemment, le presse sur son flanc, et le vide de tout son liquide.

Le ciel s'est épris de mon spleen, il le garde tout près de son coeur, le regarde tendrement, lui dit des tonnerres de douceurs, mais je le sais, une passade ça s'appelle, un moment d'évasion, un passage à vide.

Les légumes repartiront dans deux jours au plus tard dans leur potager.. plus de patate, plus de pêche, plus de fraise ni de carotte.

Juste un navet, des navets, beaucoup beaucoup  de navets, même pas dans leur assiette.

Mais bon, tant que la patate est là, j'ai la frite.

bon appétit.

Publié par saiga à 16:58:10 dans tout et rien | Commentaires (2) |

Miaou | 05 janvier 2006

Une jeune femme, que nous appellerons Hloua, rencontre un jour, par le plus pur des hasards, un jeune homme, Msikhit, l'ami d'une amie.

Ils se présentent l'un à l'autre, font connaissance, échangent quelques histoires. Ils découvrent que finalement ils ont grandi dans la même ville, fréquenté les mêmes écoles, connu les mêmes personnes, mais jamais ne se sont croisés, jamais ne se sont cotoyés.

L'entente est plutôt fluide, le discours consistant, et le regard intéressé.

Une heure plus tard, chacun prend sa route, sans avoir échangé ni baiser, ni numéro de téléphone.

1 mois plus tard, Msikhit appelle Hloua, il avait demandé son numéro à la fameuse instigatrice de cette rencontre. Hloua avait beaucoup pensé à lui, mais n'a rien osé entreprendre. La peur et la timidité l'avaient rendue incapable de réagir en son sens.

Il propose un rendez-vous dans les prochains jours, précisant qu'il pensait à elle, et que grand serait le plaisir de la revoir.

Deux jours plus tard, les voilà assis sur le canapé douillet de Msikhit, eux et cinq autres connaissances, à siroter un petit apéro.

Des regards, des sourires, des allusions.

Resto, musique, dandinage, alcool.

De retour à l'appart pour un ultime verre, Msikhit est considérablement imbibé, il est joyeux, heureux, boîteux.

Hloua doit dormir chez lui, ainsi qu'une partie des autres fêtards. Il est tard, et les chambres d'ami sont disponibles. Elle va se coucher, mais Msikhit la rejoint, se jette lourdement sur le lit et lui fait un tendre baiser, annonciateur d'une demande "perceptible". Il veut passer la nuit avec elle. Elle ne le repousse pas, il lui plaît, elle est prête à prendre le risque.

Au petit matin, l'atmosphère est tout aussi tendre, les baisers flottent, les caresses virevoltent.

Peit déjeuner, croissant, café, capotes.

Hloua doit partir. Elle se dirige vers la porte, Msikhit la suit, s'ensuit une bise.. sans bruit.

Hloua est dans l'ascenceur, le moral un peu détruit, le retour à la réalité subi.

les trois semaines qui suivirent se ponctuent d'appels réguliers; Msikhit vient aux nouvelles, prévoit vaguement un futur rendez-vous.

Mais rien. ces deux-là jouent au chat et à la souris. Quand l'un est pris, l'autre ne l'est pas, et vice versa.

Une période silencieuse s'en suivit, plus de coups de fils, plus de nouvelles. Hloua décide de tourner la page, et d'en écrire une nouvelle, qui au final reste blanche et vide.

2 semaines de silence, puis Msikhit appelle.. "il faut que l'on se voit, tu ne m'appelles jamais toi!.." dit-il dans le ton du reproche.

"disons Jeudi!, ça te dit?"..

Mais le chat aime chasser d'autres souris, ou peut-être aime-t-il s'arrêter quelques fois dans son nid, laissant les souris se cacher inutilement.

Jeudi ils ne se verront pas.. Msikhit n'aura pas rappelé.

Ces hommes..

Publié par saiga à 21:56:12 dans je vous raconte une histoire? | Commentaires (7) |

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