4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...
Sexe : female
Signe astro : taureau
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.. une chose est sûre ces derniers jours je ne peux plus me plaindre d'avoir du temps à revendre, je ne peux plus m'éterniser dans mes chouinements de jeune femme ésseulée, sans amis, et tout et tout..
Je bosse, pour ne pas dire trimer, je bouge, pour ne pas dire courir, je stresse, pour ne pas dire se ronger les sangs jusqu'à provoquer des pertes d'appétit et des hausses de consommation de nicotine..
En bref une vie trépidante, comme j'aime, une angoisse mère d'une adrénaline certaine, comme j'aime, un sentiment proche de la fierté et de la satisfaction personnelle au vu du travail accompli, comme j'aime..
Mais une chose est sûre, je découvre des choses stupéfiantes, étonnantes, inédites..
la semaine dernière je me trouvais en pleine négociation pour un contrat, quand mon interlocuteur, heureux et réjoui par notre "accord", me répond : "barak allah ou fik a chrifa.."............!!!!!!!! A CHRIFA???
bon, ok, ce Monsieur ne m'a connu qu'au travers du combiné téléphonique, mais quand même.. je trouve ça énorme qu'on me réponde ça du haut de mes 23 petites années..
Après tout, c'est plus un signe de respect que de politesse vis-à-vis du troisième âge.. enfin, je crois..
S'en est suivi la sensation bizarre mêlant fierté et moquerie.. c'est bon de se sentir respectée (même crainte pour ce cas précis!!), mais ça m'a fait me sentir vieille, ou du moins ça m'a fait cogiter sur mon timbre de voix.. "j'aurai une voix de vieille??"
Publié par saiga à 00:25:09 dans tout et rien | Commentaires (11) | Permaliens
.. ce blog me fait des misères.. je ne reçois aucun mail, le compteur s'est arrêté de fonctionner, les commentaires se font plus rares (non, ça c'est pas un bug..!).. bref, une chose est certaine, les mails ne me parviennent pas!!
autre point, une absence de la blogosphère non désirée mais momentanée.. le temps de mettre un boulot sur les rails, et de reprendre un train de vie normal..
bon surf à tous, et à toutes!!
Publié par saiga à 02:43:10 dans tout et rien | Commentaires (12) | Permaliens
Aucune envie de faire dans les formes, de mettre une belle image pour accompagner les mots, juste un cri, un texte, des phrases, pas assez perméables pour contenir tout ce que je voudrais qu'elles contiennent.
Ce soir j'ai la mort dans l'âme, une envie de crier, parce que trop dur est le clash qui m'est arrivé cette nuit.
Il n'y a pas plus douloureux que les tensions, les débordements, quand ça touche nos proches, notre sang, notre chair.
J'ai mal, mal de voir que parfois les discussions deviennent des monologues débordants de colère, que l'écoute ne se fait que d'un sens, et que des déchirures aussi larges puissent provenir de motifs aussi petits.
Ma famille ne lit pas mon blog, mais si ils me lisaient, j'aurai aimé leur faire lire que je les aime tous, même lui, oui, lui l'auteur du monologue, qu'il se trompe, qu'il a grande allure, une place infinie dans mon coeur et dans ma vie, et que énorme est pour moi la déception de le savoir imaginer de telles horreurs se passer dans mes pensées, dans nos pensées.
L'orgueil d'admettre d'avoir parfois tort, par fierté, cracher une insulte derrière une autre au lieu de tenter de l'effacer par des mots plus appropriés, l'amour-propre surdimensionné, virant à l'état de paranoïas passagères.
Mais que voulez-vous, la famille tient une place de choix dans ma vie, et une fois de plus j'attendrais, je pardonnerais sans qu'on me l'ai demandé, parce qu'il ne me le demandera jamais.. fierté oblige.
Publié par saiga à 01:43:27 dans DétRessE IntEriEuRe | Commentaires (18) | Permaliens
.. d'écrire un peu, de vider cette panse, ces tripes, ce trop plein de mots, de phrases, de gesticulations intérieures..
Je sors du boulot, éreintée, fatiguée, stressée, je passe voir Thierry et Sandrine, et il m'a suffi de deux vodkas pour m'envoyer sur une autre planète..
J'ai pris le volant, tranquillement, prudemment, et j'ai glissé, flotté, léché, frôlé le bitume. Je ne voulais plus m'arrêter, la nuit me paraissait paradisiaque, féérique, cet instant magique et unique de solitude intense et de retrouvailles émouvantes avec soi. Juste Ben Harper qui me fredonne langoureusement ces quelques mots, ces quelques accords caressés sur sa guitare, il me raconte que "for now It's just another lonely day", il me prend par le bras, me touche la nuque, souffle dans mon oreille, je retiens mon souffle pour ne rien rater, il me parle à moi, à personne d'autre, il est là, dans la voiture, je ne le vois pas mais le sens se coller contre moi, m'envahir et faire partie de moi, de mon voyage.
J'en suis sûre, ce soir, comme peu de soirs, je me délecte de cette délicieuse saveur de .. moi, avec mes pensées, mes rêves, mes songes, et moi.. moi, oui, un instant mythique de nombrilisme et d'isolation.
Le volant glissait dans mes mains, la route défilait sous mes yeux, à la même vitesse que mes images, celles qui circulent ça et là dans ma petite tête.
Je voulais écrire, alors je me suis résignée à arrêter mes tours de pâté de maison, à arrêter de griller l'essence de momon, à rentrer et enfin libérer ma vessie, à allumer l'ordi et lui délivrer tous les secrets de mon intimité, celle de mon voyage incertain, mais pur, celui de mon coeur, mon âme, mon esprit, tous emportés par un vent violent mais délicat, loin, loin de cette terre surpeuplée de gens qui ne semblent plus comprendre mon langage.
Envie de tout, tout, envie de te prendre dans mes bras, envie, de peindre un corps, nu, se livrant à moi comme un livre ouvert, envie de caresser les cheveux de ma douce mère, envie de manger une glace au chocolat, envie de chanter fort dans un micro sur une scène sans public, être la seule à m'entendre chanter juste, et aimer, aimer, se sentir grisée, partir, être sur une plage, du sable clair dans lequel j'enfonce mes pieds, une eau bleue dans laquelle je plonge mes yeux, un ciel infini dans lequel je lave mon âme.
Comme un homme saoûl et seul, je vous dis à tous : je vous aime.
Publié par saiga à 22:32:01 dans tout et rien | Commentaires (17) | Permaliens
Au risque de paraître un peu "inactive", mollasse, chômeuse, et ayant tout juste la motivation de se plaindre de sa condition en tant que femme sensible et esseulée, je vais faire un petit billet abordant ma condition de femme active, dynamique, stressée, overbookée, embourbée dans des kilogrammes de paperasse..
Etant à la recherche d'un emploi, en transition entre mon futur job donc (inchallah!), et mon stage de trois mois chez ... une agence de comm', je m'interdis la conséquence suprême du chômage, le larvage et le légumage, le rouillage et l'enquilosage, en travaillant très très activement dans la mini agence d'événementiel du grand frère..
Un projet colossal,ces dernières semaines, prenant et vraiment vraiment stressant, de quoi se boucher les artères cervicales!!
je vous dirais plus de cet événement quand il sera public..
croisons les doigts, il faut que ça marche..
Publié par saiga à 19:53:38 dans tout et rien | Commentaires (9) | Permaliens