Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

sAïGa

.. plume casablancaise...

Moi

4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...



Sexe : female


Signe astro : taureau

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Pictures

Tu cherches un truc?

ce blog a accueilli

Depuis le 15-12-2005 :
124641 visiteurs
Depuis le début du mois :
988 visiteurs
Billets :
59 billets

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Saïga is back!!! | 13 février 2006

je n'ai pas donné signe de vie durant ces quatre derniers jours.. je sais.. une semaine des plus crevantes pour moi, des plus speed pour moi..

Je n'ai pas posé mon cul, je n'ai pas dormi, je n'ai pas regardé la télé, je n'ai pas lu mes mails, je n'ai pas (beaucoup) mangé.. mais j'ai eu une phase boulot très enrichissante, une vraie mission, et aujourd'hui me revoilà parmi vous.. un peu les batteries à plat, oui, mais là..

Grosses bises à tous!!

Publié par saiga à 13:30:07 dans entrée en matière | Commentaires (3) |

Marcel DUCHAMPS | 04 février 2006

Marcel Duchamp - Nude Descending a Staircase, No. 2 - Art Prints and Posters

"J'ai voulu créer une image statique du mouvement" dira Duchamp, en parlant de nu descendant un escalier (1912). 

Pourquoi introduire un tel artiste avec cette peinture? Mes yeux se complaisent à la contempler, et puis c'est elle qui provoquera son intégration immédiate dans la milieu artistique newyorkais, et obtient un prodigieux succès de curiosité. Pourtant elle avait été censurée à Paris.

L'image est très robotique, avec un mouvement décomposé, évoquant sciemment les fragmentations d'images cinématographiques.

Un nu qui descend un escalier.. le nu étant une pratique charnière de la Renaissance, Duchamps allergisant à la Renaissance...

DUCHAMPS VEUT QUE LE NU DESCENDE DE SON PIED D'ESTALE!!

Ducamps, dans toute son oeuvre, provoque polémique, transmet des messages, ses messages, se veut (consciemment ou pas) précurseur.

C'est un bon, il a défrayé toutes les chroniques, il a créé le READY MADE.

Tout commence en 1915..

Il fonde un salon des indépendants à New York, avec un comité d'accrochage, mais il n'y a ni prix ni jury.

L'idée est que, moyennant 6 petits dollars, n'importe qui peut exposer, et que, contrairement à l'atmosphère "censurante" ambiante, ils acceptent tout.

En petit sournois (gentil..), il envoie à ses collègues la photo suivante, signée sous un pseudonyme:

 Fontaine

(N.B : la photo est le seul indice de la chose représentée. Elle n'a jamais été vue)

Elle est refusée par le salon, chose contraire à sa devise.

Ils sont démasqués, Duchamps est déçu, découvre que l'atmosphère ambiante reste majoritairement, écrasante!

Mais ce n'est que le départ de sa réflexion artistique, celle du "déjà fabriqué".. je vous explique..

Les artistes disent que "le ready made est une oeuvre qui se réduit à sa fonction émanciative" (j'adore cette phrase!!)

Il faut que ce soit le plus simple possible, qu'on ne puisse pas le comparer à une oeuvre d'art. L'objet est totalement indifférent, mais le secret, c'est qu'il devient oeuvre d'art quand on dit (ici quand Duchamps dit): "CECI EST UNE OEUVRE D'ART"

Si vous entrez dans des toilettes publics, vous ne pointerez pas l'urinoir du doigt en disant "c'est nul" ou "c'est laid". Mais un urinoir désigné par un artiste en tant qu'oeuvre sera sujet àpolémiques, discussions et moultes débats sulfureux.

Par ce billet-là, notre artiste dénonce le pouvoir de l'artiste..

Mais Fontaine contient tout de même des symboliques récurrentes dans son oeuvre, comme celle de la sexualité (l'urinoir est renversé à 90 degrés, en "érection"; l'urinoir généralement reçoit l'organe masculin), le liquide (toujours en rapport au sexe..), et les mécanismes humains..(sexe?)

Il crée un nouveau genre, se réduisant à l'étiquette "c'est de l'art"...!!!

S'en suivit des dizaines d'autres ready made plus fous les uns que les autres..

J'adore Marcel Duchamps, j'adoore son oeuvre.

Publié par saiga à 22:22:28 dans MY ArT | Commentaires (13) |

avant de pousuivre mon délire.. | 04 février 2006

Une période pour moi très chargée au niveau professionnel, et une forte pulsion qui me replonge, à mes heures perdues, dans mes vieux penchants artistiques..

Amis lecteurs, je vous assommerais probablement dans mes prochains billets par mes subjectivités face aux artistes de mon univers à moi, je vous parlerais de leur travail, de l'attachement que j'ai pour eux, de ce qui m'a fasciné dans leur oeuvre.

Les mondes de l'art...

(ma vie personnelle étant plutôt vide ces temps-ci.. ;))

Publié par saiga à 21:45:25 dans entrée en matière | Commentaires (3) |

Man RAY | 04 février 2006

Le violon d'Ingres est une des plus belles oeuvres de Man Ray, un photographe Dada d'origine américaine du XXe siècle.

Un amoureux des femmes, un adorateur du violon, il a su mêler ses deux tendresses dans une oeuvre douce et symbolique.

Il apparente la femme à l'esthétisme, l'harmonie, la musicalité et la beauté de son instrument préféré; elle représente le violon qui exprime les notes de son âme, lui-même étant violoniste à ses heures perdues.

Sans omettre que cette femme est Kiki, qui suscitera un intérêt non dissimulé à ce grand artiste.

J'aime Man Ray j'aime son oeuvre.

Publié par saiga à 21:23:57 dans MY ArT | Commentaires (5) |

ELDORADO | 31 janvier 2006

La théorie de la relativisation mise en pratique..

Je ne sais plus quel présentateur de quelle émission trouvait ridicule, non que dis-je, IMPOSSIBLE, que quelqu'un puisse se réjouir d'aller au supermarché.. que ce mot n'était synonyme que de corvée, ennui, emmerdements, etc.

Cette réflexion manifestement très intelligente m'a refait penser au soir où, partant pour Marjane, histoire de m'approvisionner en tahmira et fromage (oui, pour préparer un ptit mhammer et croquer dans un bout de brie..), je suggérais spontanément à Fatima de m'accompagner, histoire de changer d'air.

Fatima, de ce pas, enfila sa djellaba, et, joyeusement, embarqua dans la tuture à mes côtés.

Enfin arrivées devant la mythique enseigne jaune locale, elle emprunta le chemin vers la porte vitrée qui s'ouvra tella la porte de la caverne d'Ali baba.

D'un pas timide, deux lumières en guise de binocles, elle déambulait avec moi, entre lessieur, samar et autres produits en rayonnage.

Le sourire parvenait progressivement à fleurir sur ses lèvres, il s'esquissait lentement, mais sûrement, pour ensuite envahir son visage et ne rien laisser d'autre apparaître. Des dents, livrées impudiquement aux voisins de rayons.

Elle brisa son silence, enfin, après moultes allers-retours dans le grand magasin, pour prononcer avec certitude : "c'est comme en Europe, c'est beau!"

Ebahie, emportée, heureuse, elle se complaisait à pavaner dans ce lieu qui lui faisait croire assurément que cette profusion de marchandises ne pouvait être synonyme que d'"Europe".

Europe, eldorado de nos chers et tendres concitoyens.

Pour combler cette balade, je lui offrai une forêt noire.

Parfois je me demande vraiment si Fatima n'est pas plus heureuse que moi..

Publié par saiga à 23:51:59 dans je vous raconte une histoire? | Commentaires (11) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| >>