4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...
Sexe : female
Signe astro : taureau
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Quand la vie n'est pas pute avec toi, tu ne ressens plus ce besoin si fort et si obcessionnel de clapoter interminablement sur ton clavier. Tu te laisses flotter, pousser par le vent, tu roucoules 3 soirs par semaine avec ton Jules, tu attaques un régime minceur histoire de retrouver ta silhouette d'antan, tu rentres chez toi lessivée et non déprimée avec la ferme intention d'atteindre le second chapitre du DVD acheté modestement chez Oussama, et t'écrouler dans ton lit dans l'espoir de dormir suffisamment pour attaquer la journée du lendemain le plus décemment possible.
La vie est routinière, soit, mais pas déprimante. Elle se ponctue d'événements récurrents, mais dont tu ne saurais te passer, tu te plains sans relâche de l'absence de divertissements à Casa, tu nargues les ados boutonneux qui hantent les boîtes de nuit que tu ne fréquenteras plus, et pourtant tu ne fais pas grand chose, à part boulot - tomobilo - dodo.
L'écriture, tout compte fait, donne un sens à tout ça, mais se voit de jour en jour appauvri en contenu, délesté en richesse, car dire et redire les mêmes choses, écrire et réécrire les mêmes actions, le lecteur s'en verra lui-même atteint de réflexes nauséeux, optant finalement pour un tout nouveau blog, rédigé par une toute nouvelle dépressive, fraîchement arrivée d'un monde parallèle, en ayant gros sur le coeur, capable de vider même un écran de toute son encre....
Mais le pire serait de s'avouer vaincu sans même tenter l'aventure, cette aventure sulfureuse, incroyable, dangereuse, d'écrire en étant bien, ou de s'accrocher coûte que coûte aux dérisoires, existentiels et minables soucis quotidiens, et d'en faire un putain de polar! VOILA, c'est dit.
Alors: frappons énergiquement sur ces touches, donnons-nous la force et le courage, buvons une énième gorgée de flotte pour se donner de la suite dans les idées, et ECRIVONS!!!!!
Publié par saiga à 16:11:42 dans coups de coeur | Commentaires (7) | Permaliens
Je sais, je sais, ça fait si longtemps que je n'ai pas contemplé cette zone texte vide, appelant et priant que je la souille de centaines de mots, aussi insignifiants soient-ils....
Merde à la routine, zut au travail, crotte au dur labeur... qu'est-ce qu'on était bien avant, chômage, glandouille, doigts de pieds en éventail...
Mais paraît-il on est devenus des adultes, et paraît-il un adulte doit assumer responsabilités, charges, etc.
[je fume une clope et je reviens...!]
Tout d'abord, mon premier souhait est de vous dire merci, merci de votre considération.. je remarque, aujourd'hui, après une année de silence, que vous venez encore et toujours dans cette intimité prosaïque qu'est la mienne, et que vous ne manquez pas à l'appel (Bsima t'es où??). Ca me touche au plus haut point.
Je ne vous écrirais pas ce premier texte sous de bons hospices... J'ai perdu un être cher... Saïga nous a quittés hier à midi.
Cette histoire peut paraître risible (elle pourrait l'être à mes yeux également), mais je suis bouleversée, et c'est comme ça.
Ma compagne de vie, Saïga, celle qui a donné son nom à ce blog, était atteinte d'un cancer généralisé.
Elle souffrait beaucoup, ses tumeurs trop nombreuses, trop grosses pour les retirer, ses poumons atteints, son sang largement diminué...
J'ai écouté le vétérinaire, j'ai quitté mon travail en fin de matinée précipitamment, et on a pris l'ultime décision d'abréger ses souffrances...
Le produit euthanasiant a été une efficacité immédiate. Elle s'en est allée, dans le calme et le silence, ses yeux plongés dans les miens...
Je suis bouleversée, et c'est comme ça.
Cette chienne n'est peut-être qu'un animal, mais cet animal m'a sauvé la vie. Non, elle ne m'a pas protégé d'un immonde agresseur, elle n'a pas sauté sur un serial killer une nuit dans une rue sombre, elle a fait mieux.
Je suis bouleversée, et c'est comme ça.
Elle m'a tenu compagnie dans les moments où ma solitude était la plus intense, elle m'a poussé hors de mon lit quand je souhaitais m'y terrer à jamais, elle m'a donné une affection que l'Homme se gardait de me donner, elle savait être silencieuse quand l'Homme m'étouffait de ses paroles inutiles..
Ca faisait six ans déjà, et aujourd'hui elle repose devant l'océan, symboliquement à nos interminables balades sur cette plage.
Je suis bouleversée, et c'est comme ça.
Publié par saiga à 14:40:37 dans coups de coeur | Commentaires (3) | Permaliens
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