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sAïGa

.. plume casablancaise...

Moi

4 années hors du temps, hors de la "Bled-attitude", mon retour n'est plus qu'un songe lointain, une illusion floutée. Ma réalité est ici, le délice gagne enfin mon existence...



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Miaou | 05 janvier 2006

Une jeune femme, que nous appellerons Hloua, rencontre un jour, par le plus pur des hasards, un jeune homme, Msikhit, l'ami d'une amie.

Ils se présentent l'un à l'autre, font connaissance, échangent quelques histoires. Ils découvrent que finalement ils ont grandi dans la même ville, fréquenté les mêmes écoles, connu les mêmes personnes, mais jamais ne se sont croisés, jamais ne se sont cotoyés.

L'entente est plutôt fluide, le discours consistant, et le regard intéressé.

Une heure plus tard, chacun prend sa route, sans avoir échangé ni baiser, ni numéro de téléphone.

1 mois plus tard, Msikhit appelle Hloua, il avait demandé son numéro à la fameuse instigatrice de cette rencontre. Hloua avait beaucoup pensé à lui, mais n'a rien osé entreprendre. La peur et la timidité l'avaient rendue incapable de réagir en son sens.

Il propose un rendez-vous dans les prochains jours, précisant qu'il pensait à elle, et que grand serait le plaisir de la revoir.

Deux jours plus tard, les voilà assis sur le canapé douillet de Msikhit, eux et cinq autres connaissances, à siroter un petit apéro.

Des regards, des sourires, des allusions.

Resto, musique, dandinage, alcool.

De retour à l'appart pour un ultime verre, Msikhit est considérablement imbibé, il est joyeux, heureux, boîteux.

Hloua doit dormir chez lui, ainsi qu'une partie des autres fêtards. Il est tard, et les chambres d'ami sont disponibles. Elle va se coucher, mais Msikhit la rejoint, se jette lourdement sur le lit et lui fait un tendre baiser, annonciateur d'une demande "perceptible". Il veut passer la nuit avec elle. Elle ne le repousse pas, il lui plaît, elle est prête à prendre le risque.

Au petit matin, l'atmosphère est tout aussi tendre, les baisers flottent, les caresses virevoltent.

Peit déjeuner, croissant, café, capotes.

Hloua doit partir. Elle se dirige vers la porte, Msikhit la suit, s'ensuit une bise.. sans bruit.

Hloua est dans l'ascenceur, le moral un peu détruit, le retour à la réalité subi.

les trois semaines qui suivirent se ponctuent d'appels réguliers; Msikhit vient aux nouvelles, prévoit vaguement un futur rendez-vous.

Mais rien. ces deux-là jouent au chat et à la souris. Quand l'un est pris, l'autre ne l'est pas, et vice versa.

Une période silencieuse s'en suivit, plus de coups de fils, plus de nouvelles. Hloua décide de tourner la page, et d'en écrire une nouvelle, qui au final reste blanche et vide.

2 semaines de silence, puis Msikhit appelle.. "il faut que l'on se voit, tu ne m'appelles jamais toi!.." dit-il dans le ton du reproche.

"disons Jeudi!, ça te dit?"..

Mais le chat aime chasser d'autres souris, ou peut-être aime-t-il s'arrêter quelques fois dans son nid, laissant les souris se cacher inutilement.

Jeudi ils ne se verront pas.. Msikhit n'aura pas rappelé.

Ces hommes..

Publié par saiga à 21:56:12 dans je vous raconte une histoire? | Commentaires (7) |

procuration | 03 janvier 2006

Depuis que j'ai arrêté de bosser, je vis un retour en forces de mes belles insomnies.. et le temps que marchand de sable vienne à mon secours, zapping-attitude devient de rigueur, sport national familial aidant, et TPS dans la chambre encourageant notablement le vice.

Des films de uc, trop peu pour moi.. du coup, entre 23h et 4h, les programmes sont anticipés; rediffusions de films du câble (vus et revus), sitcoms bêtifiantes mais néanmoins hilarantes de AB1 où l'on retrouve une Annette toujours éperduement admirative de Monsieur Girard dans de douteux "premiers baisers", sans langue ni romantisme,une "Elisa" qui de toute évidence deviendra un grand mannequin adûlé de tous.. dans la fiction la plus pure!.. , un jeune couple résolu à faire l'amour mais à l'intimité volée par un David continuellement scotché à la sonnette de l'entrée, ou encore, parfois, entre deux séquences télé-achat, RTL9 nous fait l'honneur de quelques épisodes de "nouvelles filles d'à côté", avec une pédale sortie tout droit d'un after poudré de la métropole, ou plutôt de la conception totalement stéréotypée d'un réalisateur homophobe voulant paraître gay-friendly et novateur (c'est pas réussi)!

Mais parfois, quand une étoile m'est destinée dans le ciel de mes insomnies, TPS, me fait le plaisir incomparable de diffuser une super production américaine, saucée d'un Hugh Grant, une Sandra Bullock, qui, dans les premières lignes du scénar' se retrouvent face aux plus grandes difficultés pour s'entendre, puis, au final se font des déclarations d'amour enflammées, le tout agrémenté de beaucoup de musique et de quelques fleurs, bougies et autres artifices.. ce que je préfère dans ces films, ce sont les séquences du "first kiss", mis en avant telle la libération d'un paistanais qui à sévi 23 annéesdans un camp de torture intégriste. Les violons se déchaînent, les caméras s'affolent en tourbillonnant autour des "embrasseurs", les figurants ont la larme à l'oeil (c'est très contagieux pour le téléspectateur..)..

Ils sont forts ces américains, comme dirait Gad, ils pourraient vous faire pleurer en filmant un gamin en train de se brosser les dents!

En tous cas, une chose est sûre, ces navets ont le mérite de me faire vivre les émotions par procuration. Tu es pauvre, tu es seul, tu n'as pas de petit(e) ami(e), pas d'argent, regarde un film made in Hollywood, tu te sentiras ému, tu t'identifieras à ces belles frimousses qui vivent un conte de fées, mais zappe vite vite, juste après, sur un bêtisier, un débat politique, ou un reportage animalier, parce que la redescente est amère, on réalise violemment que toutes ces effusions resteront et subsisteront, dans cette petite boîte noire, celle de votre télévision.

Publié par saiga à 15:02:09 dans tout et rien | Commentaires (12) |

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