Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Sincérité II

La sincérité est la perle qui se forme dans la coquille du coeur

The roses | 18 octobre 2006

The rose. Bette Midler.


La traduction que j'ai trouvé sur le net de The roses.


 Certains disent que l'amour est une rivière
Qui submerge le fragile roseau.
Certains disent que l'amour est une lame
Qui fait saigner votre âme.
Certains disent que l'amour est un désir ardent,
Un besoin qui fait souffrir sans cesse.
Je dis que l'amour est une fleur,
Et toi son unique graine.

C'est un coeur qui a peur d'être brisé
Qui n'apprend jamais à danser.
C'est un rêve qui a peur de prendre fin
Qui ne saisit jamais sa chance.
C'est celui qui a peur de se laisser aller,
Qui ne semble pouvoir donner,
Et une âme qui a peur de mourir
Qui n'apprend jamais à vivre.

Quand la nuit a été emplie de solitude
Et que la route a semblé trop longue
Et que tu penses que l'amour n'est fait que
Pour ceux qui ont de la chance et qui sont forts,
Souviens-toi simplement de l'hiver
Sous la neige glaciale
Repose cette graine qui grâce à l'amour du soleil
Au printemps deviendra une rose
.

Publié par josee à 17:49:35 dans SINCERITE | Commentaires (6) |

Pause Café | 17 octobre 2006

 Allons-y pour le questionnaire d' Elisanne..."Nominé"...voir chez Double je et chez Impolitis., et Little Stella)

                                                   
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4° ligne
C'était un Salomon, le front grave le point tendu, une huppe debout à a droite ( L'écat de Dieu : ROMAIN SARDOU.)
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?...14h40
3) Vérifiez...14h34
4) Que portez-vous?
Un haut noir et une longue jupe bordeaux en velours.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
Le questionnaire de Little Stella.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de votre ordinateur?
Le bruit des voitures qui passent au loin
7) Quand vous êtes sortie la dernière fois qu' avez-vous fait ?
Des courses au supermaché
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Heu oui, de mon ami Pascal
9) Quand avez-vous ri la dernière fois?
Ce midi  avec mon pote MOCCA sur msn ;
10) Qu' y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des tableaux, de la tapisserie blanche,refaite y a pas longtemps.
11) Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une petite maison au bord de la mer.
12) Quel est le dernier film que vous avez-vous ?
World trade center
13) Avez-vous vu quelque chose d' étrange aujourd'hui ?
Heu ben oui quand je suis monté sur la balance (-3kilos elle doit être détraquée lol)
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Simple, amusant, qui détend.
15) Dîtes-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
Je mesure 1m52 les bras levés !
16) Quel serait le nom de votre enfant si c' était une fille ?
Elle s' appellerait : Jade
17) Quel serait le nom de votre garçon si c' était un garçon
Il s' appelle  Matthieu, qui veut dire Don de Dieu.
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l' étranger ?
Heu tout récement alors : en chine ! lol
19) Qu' aimeriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?
Entre mon enfant, viens dans les bras de ton Pere.
2O) Si vous deviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
La justice en général, sans vouloir copier mon amie solange, mais ca, et plus de fraternité.
21) Aimez-vous danser ?
Oui j'aime bien ca, mais il y a longtemps que je suis pas allée en boite moi !
22) Georges Busch ?
Busch ? sans commentaire.
23) Quelle est la dernière chose que vous avez regardée à la télévision ?
L'accident : documentaire sur France 3
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Jeanne,Mocca,Archangelle,MeLudy

Publié par josee à 15:02:19 dans SINCERITE | Commentaires (9) |

Les années Colleges | 16 octobre 2006

Les années college




Suite des années petites enfances. (Josee)

Les années collèges allaient commencer pour moi, et j'étais loin d'imaginer, ce qu'elles me réservaient...


Nous sommes en 1975. Je fais mon entrée en 6 eme au Collège Pierre Puget. Je quitte le monde, de la petite enfance, pour en aborder un beaucoup moins tendre, celui de la préadolescence. Je suis néanmoins très fière d'entrer au Collège, je suis une grande maintenant, plus le bébé de sa maman ! Justement ma mère est dans tous ces états ! Son bébé obligé de prendre le bus toute seul pour aller à l'école, livré à tous les dangers, de ce monde cruel. J'essaie de la rassurer de mon mieux, en lui promettant que tout se passerait bien, lui dissimulant ma propre peur, cette peur d'un monde tellement différent de celui de la primaire, mais si excitant en même temps.


Les premiers jours ne se sont pas trop mal passés, j'avais du mal à communiquer avec les autres élèves, le changement de classe et de cours me paraissait fastidieux, mais je m'y habituais très vite bien entendu, comme tout le monde ! Je me souviens très bien de mon Collège, ses bâtiments en dur et de ceux en préfabriqués ou l'étude et les heures de colles se déroulaient.

J'étais encore plus timide qu'en primaire et je réussis quand même à me faire des amies, une portait le joli prénom d'un fruit, Clémentine, elle était d'origine indienne. Elle était adorable, avait des kilos en trop mais aucun complexe, en tous les cas c'est ce qu'elle laissait paraître... mais je pense qu'au fond elle devait énormément en souffrir. Moi à cette époque c'était l'inverse, j'étais si mince. Que parfois j'en avais honte. Et de toutes les façons je ne me trouvais vraiment pas jolie. Il y avait ensuite Hassina, d'origine Algérienne si mes souvenirs sont bons. Elle était adorable avec moi et très protectrice,  personne n'osait venir m'embêter ! Elle avait compris que je ne saurais pas me défendre, cela n'était pas dans ma nature. Nous avons passé des moments vraiment géniaux. Mais j'avais du mal à suivre la sixième et les maths devinrent rapidement mon plus grand cauchemar. Ma matière par excellence étant le français. J'adorais écrire faire des rédactions et j'obtenais toujours de très bonnes notes. Mais j'avais du mal avec le système scolaire. Je détestais apprendre mes leçons, et en classe je rêvassais au lieu d'écouter. Je du redoubler ma classe de sixième.

Des jours plus difficiles encore m'attendait l'année d'après. Lors d'une visite médicale, le médecin scolaire diagnostiqua une scoliose (déformation de la colonne vertébrale). Il fut convenu que je devrais faire de la rééducation  sous forme de gym corrective. Je me souviens encore des exercices très durs du début, mais c'était pour mon bien. Mais si ma colonne vertébrale se redressait après ces séances, qui durèrent plusieurs mois, elle se redéformait aussitôt la rééducation terminée. On conseilla alors à ma maman de me faire examiner par un spécialiste. Je me souviens de son nom. Le Professeur Rebouillat, chirurgien, très réputé de l'époque, qui pratiquait des interventions sur des scolioses rebelles. Je fus donc hospitalisée dans un hôpital prés de chez moi.

Mais l'opération n'était pas encore décidée. Ils allaient tout d'abord essayer de redresser cette colonne rebelle avec des appareils, sortes de lanières qu'on vous attache  a la taille, au bras, et qui ont pour but d'étirer votre colonne vertébrale en position couchée.  Je dus donc m'habituer à dormir sur le dos, appareillée, pour mon bien sans pouvoir bouger, ni me retourner. Puis les jours passèrent et le résultat obtenu, trop insuffisant. Le chirurgien proposa à
mes parents une dernière tentative de redressement avant l'opération. Le plâtre ! Et oui me plâtrer du bassin jusqu'en dessous des bras... Je ne voulais pas je pleurais, j'avais 13 ans, (j'ai redoublé en fait deux classes) mon corps en pleine transformations. Mais je n'avais pas le choix. Ce fut très douloureux la première fois parce qu'il fallait étirer ma colonne au maximum et pendant ce temps, on m'entourait de bandelettes de plâtres. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps !

J'ai eu plusieurs plâtres, que j'ai du porter pendant la sixième (et qui m'ont vraiment fait souffrir car mes camarades de classe se moquait de moi) par la suite, ils furent remplacés par un espèce de corset, qui au moins pouvait s'enlever pour la douche, la plage. Apres plusieurs séjours à l'hôpital je suis repartie avec mon corset. Au bout de quelques mois je l'ai oté pour ne plus jamais le remettre. Ma colonne n'est pas très droite mais je vis avec, sans problème. Je garde de ces mois a l'hôpital de bons souvenirs malgré tout, parce que moi je n'avais rien de très grave au fond, mais je fus confronté à des enfants, dotés d'handicaps ignobles pour des enfants, allongés jours et nuits sur leur lits des tractions aux
jambes, opérés, 36 fois pour des malformations, des enfants en souffrance, que personne ne venaient voir parfois. Et moi qui pouvait marcher me lever avec mes plâtres, vivre normalement, j'allais vers eux, leur passant de quoi faire leur besoin, je leur lisait des histoires, j'étais leur petite infirmière. Jamais je ne les oublierais jamais.... Comment le pourrais-je ?


Arriva l'année de la cinquième. Je grandissais et mon corps continuait à se transformer, et à 14 ans j'en paraissais 16. J'acceptais mal ses transformations et je faisais tout pour cacher ma poitrine, déjà plus développée que la plupart de mes petites copines. Je ne m'intéressais pas vraiment aux garçons de mon âge que je trouvais bêtes et pas très beaux. Non moi je rêvais déjà au prince qui viendrait m'enlever sur son beau cheval, je me marierais et j'aurais beaucoup d'enfants. J'étais tombée amoureuse de mon prof d'anglais, et aussi d'un bel infirmier de l'hôpital. Il s'appelait Bruno, avait des yeux verts magnifiques, et il m'aimait bien. Et lorsque j'ai quitté définitivement l'hôpital, j'ai versé beaucoup de larmes...


Puis l'année de la 4 eme et là je revendiquais davantage de liberté auprès de mes parents, je voulais sortir en ville avec mes copines, et mes parents, n'étaient pas trop d'accord. Mais ils me laissaient quand-même y aller. On allait dans les magasins, et nos goûts personnels pour les vêtements, s'affirmaient, mais en tant que fille c'était le maquillage qui nous passionnait. Un jour j'ai voulu mettre du far à paupière pour aller à l'école, j'ai cru que mon père faisait une attaque. Il m'a jeté le gant au visage et m'a dit sur un air qui ne supporterait aucun commentaire de ma part : « nettoie moi cette peinture de ta figure » ! Je peux vous dire que j'ai obéi immédiatement, mais je me suis sentie, vraiment humiliée. Je n'étais plus une petite fille, quant-à-moi, j'avais 15 ans, et mes parents me traitaient comme un bébé ! Je compris beaucoup plus tard pourquoi !


Enfin l'année du BEPC, arriva. Je ne me trouvais toujours pas jolie. Les garçons ne semblaient toujours pas  s'intéresser pas a moi. En fait plus tard j'ai su que c'était faux que certains s'intéressaient a moi, mais moi je ne le voyais pas. Cette année là j'ai commencé à écrire des poèmes, des histoires, pour les enfants, des histoires d'amour ! Avec mes mots, mon cœur, mes 16ans. J'étais plus épanouie que je ne l'avais jamais été ! La petite chenille gauche et maladroite, commençait sa transformation, pour devenir l'année suivante un joli papillon, qui n'attendait qu'une seule chose : s'envoler. A 16 ans j'étais plus libre de sortir, et je passais beaucoup de temps avec mes amies, plus nombreuses aussi. On écoutait de la musique, et moi j'avais un faible pour Michel Sardou, (normal bien plus âgé que moi) et j'écoutais en boucles ses chansons. Je le trouvais très séduisant ! Les vacances de cette dernières années de collège, furent très agréables et m'on parues très courtes aussi ! Je suis tombée amoureuse cet été là d'un garçon plus agé que moi, (18ans) et mon cœur fut brisé, car ce fut un amour très éphémère.


Ce fut aussi donc l'année de mon orientation.. Et comme mes résultats étaient très moyens, malgré mes efforts, je savais que je serai dirigée sur un BEP. Cette année là, j'ai adoré ma prof de français, avec j'aimais toujours autant faire de rédactions, et j'avais toujours d'aussi bonne note dans cette matière. Elle a beaucoup insisté pour que je fasse une seconde littéraire, mais le prof de maths s'y opposant formellement, je fus donc orientée sur un BEP de secrétariat. Ainsi s'achevait mes années collèges. Elles restèrent un très bon souvenir.

Publié par josee à 11:58:05 dans SINCERITE | Commentaires (2) |

L'adolescence | 12 octobre 2006

11 octobre

(PASCAL):1971-1975 sous un air de "Qui Saura" ( suite de un voile de douce brume en champagne)



 

Un matin de Septembre,  j'entrai au collège. Plusieurs immeubles bleus en pré-fabriqué. J'allais faire des cauchemars de me perdre dans les allées, me tromper de classe, ne plus savoir ou j'étais. C'était si important, cette grande école à plusieurs cours, où l'on entre dans le monde de ceux qui ont des mobylettes. Impressionné, j'allais devoir affronter ce monde d'inconnus, dans ce que les intolérants nommaient un « refuge à racaille », car il accueillait ces petits durs issus des quartiers sensibles.



Je restais près de ma copine Béatrice, qui était, dans ma classe de sixième, mon seul lien avec mon enfance. Naturellement, je me mis près d'elle. «  C'est ta poule , dis ? » Non pourquoi ? Le prof a posé sa première question. J'ai tout de suite levé le doigt ? « Fayot ! » Le premier cours d'Anglais « choose an English name » Je n'aimais pas ceux qu'on me proposait. Mais cela n'avait pas tant d'importance dit la petite Mumuze.  Alors tu seras « Henry » ; je n'aimais pas ce nom. Faux départ. Je marchais et faisais un long détour pour rentrer à la maison, avec un sac trop lourd, mais selon un itinéraire rassurant. Je m'étalais les bras en croix en pleurant devant ma mère... J'avais ainsi gagné mon premier vélo, avec ses roues de 550, le droit de passer entre les camions, et celui de ma première liberté. J'avais aussi déjà compris que le collège serait plus une épreuve difficile qu'un bon souvenir.

Je fus un bon élève, alternant, chaque trimestre les félicitations, ou les encouragements, lesquels me vaudraient des reproches de l'inachevé. Mais mes amis, je n'en avais pas. Nous jouions au foot avec des balles de papier alu. Et mes rotules servaient plutôt de second ballon que de gardien de but.


Rapidement, mes chemises et mes pantalons classiques ont juré dans le décor des jeans crasseux et baskets aux lacets défaits. J'étais dans un monde ou les garçons se prenaient pour des petits hommes, qui aimaient le montrer avec les crachats et les poings. Le jour où je réussissais à convaincre ma mère de me payer un pattes d'èph, il allait vite tâter la poussière. Je n'étais pas heureux, et regardait « Kung Fu » en imaginant pouvoir écraser les méchants. Je me réfugiais donc dans les devoirs, pour me sentir fort là où je le pouvais. je m'isolais du monde, Je ne faisais pas partie des discussions des autres.


Mes parents me conseillaient les amis gentils, tel Michel Moutthia, ou Frédéric Luneau. C'est vrai qu'ils étaient doux. On jouait aux jeux calmes, aux Mille Bornes ou au Monopoly. Les autres n'étaient pas des fréquentations durables et je les rayais vite de ma mémoire. Frédéric aimait bien une footballeuse professionnelle, Michèle Wolf, moi j'aimais bien Carène Cheryl. Elle m'a même répondu à ma première lettre à une idole. Nous collectionions les images. Il était plus mûr que moi. Il m'a dit un jour que je ne serais peut-être pas PDG, mais seulement DG. On avait discuté de cela, je ne sais pas pourquoi, mais à travers des lettres qui semblaient en dire long, je n'y voyais guère de différence.


Je me faisais vite une idée de l'amitié comme quelque chose qui ne dure pas. Mon camarade Patrick trouvait cela bien de faire grandir sa collection de figurines en se servant dans les rayons des grands magasins, et en se donnant un ventre de future maman à douze ans. Un jour, un monsieur musclé l'arrêta sur le trottoir. Je continuais mon chemin sans tourner la tête, appeuré par l'inconnu. Le soir son père rencontra mon père : « bonjour , puis-je vous parler d'homme à homme ? » J'allais prendre une double raclée de mon père. Ma mère était en pleurs « mon fils, un voleur... » Je ne savais que dire ce non du coeur, mais Patrick avait été plus malin : il avait dit que le créateur du gros ventre, c'était moi. Au moins, il pourrait partager la punition. Nos seuls échanges ultérieurs, ce furent une empoignade et une rupture définitive, une haine profonde des Patrick. L'amitié peut s'achever sur un mensonge.


L'école, il n'y a pas tant à en dire, car si peu d'émotions ou de découvertes. J'aimais apprendre l'Anglais... J'en aurais besoin dans ma carrière de pilote de ligne. Et puis, j'avais un correspondant en Angleterre, Andrew... Il aimait le foot, et on échangeait les classements des championnats. A part cela, je ne comprenais rien à son écriture, et le déchiffrer relevait de l ‘exploit.


Je décidais d'apprendre ensuite l'Espagnol, car je pourrais parler avec plus de personnes dans le monde, au moins quelques dizaines de millions, moi qui me renfermait comme une tortue pour ne parler qu'à moi-même.



Le jour où je compris les mots de « Manuela », je ressentis le sens de « pouvoir comprendre une autre culture ». Une jeune fille d'origine espagnole me donnait d'autes textes traduits qu'elles notait pour moi en secret , et qu'elle me donnait avec un sourire au garage à vélos. Enfant bien immature encore, ce doux et tendre sourire me passait au dessus, comme un nuage de cigarette dont on ne remarque qu'une odeur.


Je n'aimais pas les maths, trop concrètes pour mon esprit vagabond. Je m'intéressais aux espaces, à la géographie, déjà tenté de fuir : je me jettais déjà dans les Michel, et sa Sarapo mystérieuse, puis dans les récits du Capitaine Némo sur son ile mystérieuse, dont je n'aurais pas voulu manquer un épisode. Je m'imaginais en héros, qui découvrait un monde qui l'accueillerait à bras ouverts, comme un sauveur. J'imaginais des sourires autour de moi. C'étaient mes rêves, avant que quelques créatures imaginaires me firent prendre conscience d'un corps changeant. Et comme je ne me sentais pas bien moi-même dans ce monde quotidien, ma sortie dans l'espace serait donc celle des vacances. Celle de la grande découverte des séjours en Angleterre, comme sous une musique de Mort Schuman.



Mon premier « trip » fut chez Hilary, la jeune fille au pair de mes 6 ans, devenue Madame. Elle était mariée à Malcolm, une vraie armoire ambulante de 2 mètres. Ils s'étaient mariés à cheval . Ils habitaient une ferme, et j'allais me perdre entre les corn flakes et l'accent du Yorkshire. Je n'avais pas le choix, pas un français à moins de cent kilomètres. J'ai pris du poids et j'ai ramené des tonnes de milky way, dissimués dans des boîtes de jeux de société anglais, qui se jouaient de trois à sept, donc qui resteraient désespérément dans un tiroir. Mais ce fut mon premier voyage en avion, depuis Le Bourget. Avant d'entrer dans le quadri-moteur dont on tournait les hélices pour les démarrer, comme sur mes buvards imprégnés d'encre qui tâchait mes doigts, je me retournai pour saluer mes parents et je répondai aux larmes de ma mère par un grand signe de la main et un grand sourire comme j'avais vu Pompidou le faire. J'étais assis près d'un « business man » J'étais alors moi aussi en quelque sorte déjà un « business man », cela sonnait bien, puisque j'étais dans le même avion à voyager. Et il m'emmena prés du pilote, car je lui avais confié mon vœux. Je me jurais alors de retourner à l'aéroport, et un jour, je pourrais choisir mes destinations, sur ce tableau d'affichage où les noms magiques naissent de lettres qui sortent de jeux de cartes qui tournent.



A treize ans, nous étions à Pâques à Rosas, sur la Costa Brava. La ville dont le nom est un bouquet de fleurs. L'hôtel Risech. J'allais y rencontrer Véronique, et je pensais que la vie était décidée avec elle ! Amour d'enfant puéril, le premier toucher sur deux petits seins qui naissaient à peine, et un prompt baiser sur des lèvres interdites, mais au retour en France, je me ruais sur le courrier chaque jour pour trouver une lettre de Gagny, sur laquelle je me jetais tel un lion sur un morceau de viande, pour me gorger de ses mots. Je répondais dans un élan. Deux jours sans nouvelles, et je pensais que le monde s'était arrêté de tourner. Un jour, notre correspondance s'évapora en fumée. Nos parents respectifs étaient devenus de bons amis. Je m'inquiétais toujours d'elle, aimais avoir de ses nouvelles, même si je feintais un désintérêt qui ne devait tromper que moi-même. J'ai dû apprendre à seulement pouvoir espérer qu'elle soit une personne heureuse, puisque je n'étais pas dans son cœur. Mais pour moi, elle allait me faire comprendre qu'un amour reste toujours gravé pour l'éternité, même si sa place est petite, masquée par les pensées de la vie quotidienne.



L'année de mes quatorze ans, le voyage de langues était avec un groupe de pré-ados plus ou moins murs. Cela convenait bien à ces adolescentes anglaises, bien plus délurées, qui n'hésitaient pas à mettre la main dans votre poche, pour atteindre un morceau de convoitise. Je n'ai jamais autant parlé français de ma vie. Entre français, à chanter une Marseillaise incomprise, pour nous faire paraître en terrain conquis, et à dérober les bouteilles de lait trop bien alignées devant chaque porte au petit matin. J'habitais chez les Paley. Je me trouvais malin à les surnommer « les Pas Beaux » Il y eut une plage, et sous un soleil ardent, le souvenir confus de premiers baisers, avec une personne à ma droite et une à ma gauche. Je ne saurais dire si mon premier baiser fut à moitié anglais ou français, mais c'était à Felixstowe. Suffisant pour me faire croire que le monde appartient à celui qui embrasse. Ou que j'allais pouvoir embrasser le monde !  ce fut aussi mon premier voyage à Londres. La découverte de l'immensité et de l'originalité d'une capitale étrangére. L'indice de la différence entre les cultures. La beauté de l'histoire.


Je ne sais plus pourquoi, mes yeux étaient bien rouge sous la conjonctivite. Une première visite médicale, des petits points de toutes les couleurs... Un éléphant ? Vous imaginez, jeune homme ! On dit « être daltonien », défaut de vision héréditaire transmis par la mère. Eliminatoire pour devenir pilote. Je pleurais de mon premier rêve enfoui à jamais. J'allais encore plus m'intérioriser.



J'allais donc rêver de voyages en échangeant des mots tendres en Espagnol, des muchos abrazos, avec une correspondante au Chili. A Quatorze ans, je nétais qu'un adolescent par l'âge, et encore un petit enfant par la sensibilité. Peut être un signe marqué à jamais pour l'avenir. Alors comment découvrir le monde ? Mes parents avaint continué à me faire découvrir de nouveaux endroits, en Allemagne, en Espagne, et dans ce beau pays qu'est la France touristique..



Géologue ou homme d'affaires ? Je penchais pour les pierres, puisque le flash sans chaine de mes 14 ans, toujours en panne d'embrayage par défaut de conception, me permettait d'aller à la recherche de fossiles ou de calcites dans la région champenoise. Je devenais le héros des cancres de sciences naturelles, car l'heure passait à identifier mes trouvailles. La cloche sonnait, et je restais avec le professeur, dans une classe qui se vidait dans des cris joyeux.


Un chanteur s'était suicidé cette année là. Mon premier « Qui saura ». Des filles pleuraient. D'autres chanteurs allaient le remplacer. Des souvenirs resteraient. Petits bouts de vie qui nous accompagnent... Le temps des questions, le temps des interrogations sans fin arrivait. Le BEPC cloturait ma petite adolescence, mon premier test dont j'oublierai bien vite la valeur. La cloture d'une époque sans grand goût, hors contrôle, perdu d'avoir quitté l'enfance, et déjà entre deux eaux de la vie. Un air d'inaccompli. 

Publié par josee à 17:31:48 dans SINCERITE | Commentaires (4) |

Souvenirs | 11 octobre 2006

A mon tour de poster les souvenirs de ma petite enfance.  


Je me souviens... des arbres du jardin et de toutes ses senteurs qui m'on vite fait réaliser dans quel endroit merveilleux de France je vivais : La provence. Oui je suis une enfant du midi, et fière de l'être !


Je n'ai pas de réels souvenirs de ma toute petite enfance, juste des bribes, morceaux de vie de cette époque.


Mais je me souviens très bien, de la terrasse ombragée qu'un immense figuier protégeait de ses énormes branches. Et la vigne grimpante qui la recouvrait entièrement et dont nous dégustions le raisin chaque année. J'étais une petite fille très attentive à la nature qui l'entourait. Et je me souviens d'avoir passé des heures à écouter le bruissement des feuilles, sous la brise tiède des matinées d'été. Et encore aujourd'hui, leur frémissement, réveille en moi des émotions profondément enfouies.


Cette terrasse possédait un lavoir ou ma mère me baignait parce qu'à cette époque très peu de maison été équipées de salles de bains. L'hiver elle me lavait dans une grande bassine jaune, j'ai encore en mémoire sa couleur. J'aimais passer du temps dans l'eau et je n'ai jamais oublié l'odeur du savon avec lequel elle me décrassait. Il faut dire que j'étais une petite fille, qui adorait jouer dans le jardin et j'étais  toujours débraillée,  les cheveux en batailles parfois, et errant pieds nus dans le jardin. Mais j'adorais ça, ne pas avoir de chaussures et encore aujourd'hui j'ai du mal à les garder au pieds. Et l'eau avec laquelle elle me nettoyait venait de notre puits et de  son eau si claire et si fraîche, qu'elle faisait chauffer au brûlant soleil des étés provençaux. Il était beau ce puits, de très jolies  fleurs bleues dont j'ai oublié le nom l'ornait gracieusement.


Mes cheveux, étaient longs, et bouclés, de couleur châtain parsemés de reflets roux. Mais ma mère devait faire preuve de patience et de ruse  pour pouvoir me coiffer, parce qu'avec une telle chevelure les nœuds se multipliaient a vitesse grand V. Par la suite maman a du se résigner a faire raccourcir ma tignasse rousse, et j'en fut très attristée.
 
Et il y avait parmi mon petit monde mimi  petite chatte très affectueuse, qui a eu beaucoup de portées, (je passerai la façon dont mon père se débarrassait des chatons.) J'adorais jouer avec elle, mais elle est morte un jour de maladie. J'en fus vraiment malheureuse. Mais nous avions gardé une de ses progénitures qui lui ressemblait beaucoup...


Puis ma mémoire me ramène aux journées pluvieuses d'été ou incapable de rester à l'intérieur de la maison je m'abritais sous la table du jardin et sa nappe qui dépassait et je regardais inlassablement tomber la pluie. J'adorais sentir l'odeur de la terre mouillée. Je partais ensuite à la recherche des petits escargots qui assoiffés par tant de sécheresse tout au long de l'été, n'attendait que la pluie pour pouvoir vivre de nouveau leur vie d'escargots...


Et viens enfin le temps de l'école. Je n'ai jamais fréquenté la maternelle, ma mère n'a pas voulu m'y mettre. Peut-être par ce qu'étant la dernière de six enfants elle voulait profiter pleinement de moi.


Donc l'entrée directe au CP fut assez traumatisante pour moi. Je me retrouvais du jour au lendemain sorti du cocon familial ou je me sentais si bien pour affronter un monde que je ne connaissais pas et qui me faisait peur. J'ai beaucoup pleuré les premiers jours, mais après bien sur j'ai adoré l'école. J'étais une petite fille de 6 ans très timide et tellement naïve. Les enfants avaient tendance à être méchants avec moi parce que je ne savais pas me défendre, je n'avais jamais eu à le faire auparavant. Je ne comprenais pas leur agressivité, et je restais assez solitaire, mais j'avais toujours une bonne amie quand même. Parfois je m'assayais sur un banc et je regardais les autres s'amuser. Il ne m'en fallait pas plus pour être heureuse.
Je me souviens bien de mes institutrices, mais j'ai oublié leur nom je ne sais pourquoi.
Tout comme je ne me souviens pas de mon premier amour enfantin.


En parlant d'amours enfantines, je me souviens surtout de mon père ‘ce héros' et l'admiration que peut avoir une petite fille pour son papa. Je me marierai avec toi quand je serai grande. Toutes les petites filles ont pensé ça de leur papa... sacré Œdipe quand-même!
Mais plus tard j'ai compris bien sur combien j'idéalisais ce père combien je me trompais sur ce qu'il était vraiment. Il m'est douloureux de vous en dire plus à ce sujet.


Puis les vacances revenaient comme un rituel très important dans ma vie de petite fille. Je retrouvais alors mon jardin sous le soleil brûlant, les 400 coups avec ma petite amie de la maison d'a cote. Elle était d'une blondeur extrême et comme moi étais toujours coiffée avec des nattes à la Laura Ingalls. D'ailleurs je lui ressemblais à cette Laura ! J'avais les mêmes questions existentielles, je me révoltais toujours contre l'injustice, vis-à-vis des autres enfants !


Je n'ai pas eu la chance de partir en vacances pendant cette époque de mais je crois que je n'aurais quitté mon petit monde sous aucun prétexte. Et puis maman m'emmenait très souvent à la plage, et j'ai même failli me noyer en trébuchant dans l'eau parce qu'un gros avion trés bruyant (canadaire) avait survolé très bas la plage! Le bruit m'avait tant effrayé que j'en étais carrément tombé dans l'eau, la tête la première et que je n'arrivais plus a reprendre pied! Mais maman à courru trés vite et m'a repecher, et depuis ce jour là, j'ai garder une appréhension de l'eau!  Et puis mon jardin représentait à lui tout seul,pour la petite fille que j'étais, mon refuge, mon abri, mes vacances, je les vivait là en osmose avec les arbres, les fleurs, les oiseaux, et le ciel azur avec son soleil de plomb


Les années de grâces se terminaient bientôt pour moi, et allait commencer avec le collège, des jours plus difficiles que je ne l'aurais imaginé...


 


 

Publié par josee à 11:10:06 dans SINCERITE | Commentaires (8) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| >>

Tous les derniers titres