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Sincérité II

La sincérité est la perle qui se forme dans la coquille du coeur

Les meilleurs moments... | 20 novembre 2006

LA VIE NE SE COMPTE PAS EN RESPIRATIONS, MAIS PAR LES MOMENTS QUI T'ONT COUPE LES SOUFFLE ....(je n'en connais pas l'auteur) mais c'est tellement vrai. 


Les plus beaux moments,ont toujours une fin, c'est dans l'ordre des choses! Parfois on aimerait que ca dure plus longtemps.... Ainsi va la vie! mais dans chaque battement de mon coeur, dans chaque minutes de cette aventure, je me suis sentie moi même, je me suis regardée telle que j'étais... j'ai appris à mieux me connaitre! Au détour d'un regard, d'un mot écrit, j'ai enrichi ma vie, mon coeur et mon âme! Je suis plus grande et plus forte aujourd'hui que je ne l'ai jamais été! J'ai puisé ma force dans les mots qu'on m'a écrit, ainsi que dans ceux que j'ai écris moi même. J'ai appris encore plus la compassion grâce au histoires vécues,que j'ai pu lire ici! Dans chacun de vos combats, de vos défaites, ou de vos victoires! Rien n'est jamais définitif, à part la mort n'est-ce pas! Et tant que nous sommes vivants, l'espoir de revivre des moments intenses et bouleversants, est toujours possible.Vous m'avez fait comprendre tant de choses ici! Merci! A trés bientot!


 

Publié par josee à 12:31:29 dans SINCERITE | Commentaires (15) |

Trois ans pour une vie | 14 novembre 2006

 1978-1980 : trois ans pour une vie (Suite de la vie de Pascal)



 


Cette rentrée avait quelque part un goût de déjà vu. Mais beaucoup de nouvelles têtes constituaient un paysage inattendu : c'était comme un matin où l'on se demande si la journée d'hier avait bien existé. La traversée de la ville, ces vingt minutes avec ce cyclomoteur vieillissant, que je devais supporter jusqu'à sa ruine! Il ne dépasserait jamais le quarante-cinq kilomètres à l'heure, laissé sur place par les Ciao des filles, ou les Bleues des durs, ceux qui saluaient les vrais motards en levant la main comme des indiens. J'allais vite apprendre à faire un arrêt sur le chemin, pour d'interminables parties de baby-foot. Rapidement, cela devenait une routine, le midi à la sortie du lycée, avant de partir déjeuner.

Je n'étais pas le meilleur, mais je permettais aux parties de durer. J'apprenais que le score n'était pas si important. Mais le fait que nous puissions jouer longtemps permettait au temps de se s'arrêter, et de me laisser savourer le bonheur d'avoir de nouveaux amis. Ils s'appelaient Frédéric et Hervé. Je crois que le baby a été notre ciment. Eux, ils étaient plutôt forts en maths et en physique, moi, plutôt en langues et en français. Ils tentaient de m'expliquer ce que je ne savais pas faire. Je me sentais l'air stupide de dire que je n'avais toujours pas compris ce qui leur paraissait simple. Il n'y avait rien à faire. J'étais hermétique. Les quelques centaines de mètres qui nous séparaient du café étaient un doux moment, où mes camarades marchaient au même rythme que moi.

Je pouvais être moi-même, me sentir accepté comme tel, malgré mon visage défiguré qui aurait mérité de me voir apparaître au musée des horreurs. Petit à petit, je sentais mon amitié pour Claude se dissiper. Il restait à l'écart, et n'était pas accepté par mes deux nouveaux partenaires de jeu. Nous nous asseyions ensemble dans des cours, mais je devenais un peu un modèle qu'il suivait de plus en plus loin. Je n'osais pas dire du mal de lui, mais je ne savais plus le défendre en parole auprès de ceux qui reprochaient son style, son manque de sociabilité. Je le délaissais, puisque j'avais trouvé moi-même à être enfin accepté par autrui. Mais, au fond, cela me faisait mal, et nous continuions à nous voir le samedi. Il avait redoublé, lui aussi, comme par hasard. Nous nous retrouvions dans la joie de l'étude des sciences naturelles. Nous potassions tellement que nous arrivions facilement à prendre en défaut le professeur. Il faut dire qu'elle notait au delà de 20, et nous aimions tester jusqu'où elle irait. J'étais toujours aussi féru de géologie. Mais je me trouvais ridiculisé le jour où je pris un cristal de sucre pour un gypse...
Mon univers était très scolaire. Même les avant ou après cours tournaient autour des formules de chimie ou des démonstrations de formules.

Je ne peux pas dire que cela me passionnait, mais j'avais compris, et pour toujours, qu'il convient de briller là où on est fort, pour parer à ses faiblesses ailleurs.
J'allais donc me sentir exploser dans le monde de l'imaginaire à travers les dissertations imposées par le professeur de français, Guy Cadoux. Ce serait mon second Bac français, 19 et 17 ! J'allais même explorer « Les Vieux » au delà du sens qu'aurait imaginé son artiste. Cadoux, c'était une révélation. Parfois, ses cours devenaient un échange entre nous deux, devant une classe inerte comme un banc de témoins. Sa remise des copies gardait la mienne pour le dernier carré. Mes mots étaient répétés devant mes camarades. Il n'y avait pas de « fayot » qui s'élevait, non, il semblait que mes pensées alimentaient un débat, donnaient un autre regard, comme le jour où devant tous mes camarades médusés, je lâchais « la vérité » à la question sur la recherche de l'Homme. Cette relation était passionnelle. Mon cœur battait, assoiffé de ce que j'allais apprendre à chaque heure.Un jour, nous nous étions même fâchés, car j'avais remballé mes affaires avant la fin.

Il m'avait donc mis à la porte. J'en ai eu le cœur serré. Je venais donc m'excuser au début du cours suivant... mais c'est lui qui s ‘est excusé pour son emportement. Je compris donc la valeur d'une relation exceptionnelle entre un professeur et certains élèves.
Mes deux camarades étaient beaux. Ils s'habillaient avec soin. Leurs parents étaient des gens importants. Je ne connaissais que la profession d'instituteur, en observant mes parents corriger des copies le soir. Leurs pères respectifs semblaient être dans les affaires. Ils me parlaient d'une voix grave et assurée, comme celle des gens qui dirigent les autres. J'allais en garder pour toujours cette sensation de n'être qu'un petit garçon qui évolue dans un monde qui n'est pas le sien. Frédéric et Hervé avaient du succès auprès des filles. Je n'étais pas jaloux, car je n'étais rarement un cœur esseulé, mais je trouvais que les jeunes filles allaient plus facilement vers eux : ils avaient un sourire opportuniste, des mots impressionnants d'effet, et une attitude bien naturelle des gens qui ont l'air toujours à l'aise dans leur peau. Les samedis, c'était le temps des boums, dans des garages sentant l'huile, sous des boules-miroirs et des spots-cent-watts qui faisaient croire à une installation de discothèque à la mode. Ils « cartonnaient » ou bien décidaient des filles qu'ils se promettaient de « tomber ».

J'étais un peu en retrait, avec mon visage qui ne laissait même pas une aire plate pour permettre aux moustiques de se poser. Alors, quelque part, je les regardais, en m'imaginant un peu à leur place. Mais j'aimais tant les instants où ils venaient me retrouver pour me parler, ou bien quand nous partions , pour aller chez l'un ou chez l'autre, écouter un Dire Straits insipide, qu'il fallait trouver bien pour être dans le coup. Ou bien jouer d'une guitare imaginaire au son d'un ACDC, ou bien encore nous planter pendant deux heures devant Jimmy Connors. Nous en avons même essayé de jouer au tennis. Mais ma prédilection était plutôt pour le ping pong : depuis que j'avais battu mon frère à l'âge de treize ans, après un acharnement de vingt-cinq matches, je pensais que les jours de Secrétin étaient comptés. Mais je pense que le tennis signifiait un certain statut, un sport pas encore pour tous. Une distinction. Pas comme cette petite balle de celluloïd qui ne va jamais où l'on veut. C'était un peu dur pour moi.

L'amitié entre des gens de même sexe, pouvoir ressentir que l'on peut être soi-même parmi ses pairs, avait été ma première révélation de cette année.L'amitié entre gens d'un sexe différent, que l'on dit impossible allait aussi exister pour moi. Je ne sais pas comment les premiers échanges de mots ont pris place avec Véronique, mais je sais que nous nous sommes très vite trouvé un mutuel besoin, celui de nous écouter réciproquement. A cette époque, je dessinais des petits lions partout sur les tables de mes classes, et le stylo gravait dans le bois des dialogues avec des inconnus. Un jour, une petite coccinelle avait échangé des mots tendres, mais la rencontre qui advient fut finale... Véro, elle était toute petite et complexée. Son copain, lui était très grand. Mais, on osait tout se dire, à tout moment. Comme un « chat » des temps modernes. On parlait même de comment « faire la chose ». J'avais du mal à suivre la chronologie de ses amours, mais j'aimais cette atmosphère de confidence et de confiance. Nous n'avions aucune limite, avec un respect mutuel si profond. Cinquante fois, ma mère lui avait demandé si nous étions des petits amis, à nous enfermer des heures dans ma chambre. Nous rions d'une réponse commune. Nous étions notre Gonzague Saint Bris sans radio. Elle ne s'était jamais moquée de mes boutons, comme si nos échanges franchissaient directement la surface de note peau. Nous n'étions pas attirés physiquement l'un pour l'autre. Nous avions dit que si à cinquante ans, nous n'avions pas trouvé l'âme sœur, nous nous marierons.

Nous aimions nous appeler, avec le téléphone dont on tournait encore le cadran. Mes parents ne pouvaient comprendre qu'un appel à minuit où à deux heures puisse se faire sans désir. Et puis Véronique allait devenir la copine de Frédéric. J'allais devenir un confident des deux côtés, une situation inattendue qui attira mon attention sur les confessionnaux des églises.
Le temps passait, Nous avions donc trouvé notre quatrième pour jouer au baby foot. Une bonne humeur et une fraîcheur de vivre s'étaient emparées de nous, comme dans un vieux Jules et Jim. Le rythme des cours s'intensifiait, Notre esprit se reprenait. Nous nous retrouvions pour nous expliquer tel ou tel passage de cours incompris. Nous donnions de l'importance à nos notes, par rapport aux autres.Et comme une destinée qui allait prendre ancrage, l'émotion allait prendre une place primordiale dans ma vie. Un jour de pluie battante, un ange apparut dans ma vie.

Elle s'appelait Sandrine Robe. Deux visages remontèrent comme dans un plan de Doillon, deux regards se découvrirent. En face de moi, un sourire simple. Je n'étais plus un enfant, ni un simple ado, lequel avait été déclaré apte quelques temps plus tôt. Mais mon cœur s'est instantanément mis à battre et à se sentir inondé d'une vague rouge qui allait se propager à travers toute l'étendue de mon corps. Normalement, elle aurait dû se retrouver assise derrière une 125. J'en aurais eu honte de mon Flash rouillé. Pourquoi donner de l'importance à ces détails matériels ? Peu lui importait. Son cœur battait aussi pour moi. Sa beauté la suivait depuis longtemps. Ma mère aurait dit que ce n'était pas une première main. Mes semaines n'existaient plus que par les mercredi et samedi après-midi, où elle me rejoignait. Je n'avais pas de talent pour offrir un programme varié à celle qui m'honorait de son choix. Je pensais que nos retrouvailles seraient les moments les plus magiques qui pourraient se produire. Nous nous enfermions des heures  jusqu'à la nuit tombante. Ma mère avait tenté de mettre un frein, mais je pense qu'elle a fini par simplement se résoudre à lui parler de choses de femmes, ou bien elle comprenait que je ne devais plus être moi-même. Je manquais de maturité, mais mes sens allaient apprendre à s'éveiller dans ce corps magique, où je sentais mon cœur vibrer à chaque touche.
Je buvais ses paroles comme celle d'une fée qui ne pouvait que me donner le bien.Un autre jour de pluie, sous le portique d'entrée du lycée, elle me remit un poème.

Je n'avais rien senti venir. Ses mots de rupture, pour une différence de futur qu'elle n'aurait su imaginer en commun à cet âge, et que je n'avais pu sentir, enfermé dans mon être et mon petit monde scolaire. Quelques jours plus tard, elle quittait l'école. Elle quittait la ville. Elle disparaissait de mes jours à tout jamais, laissant mon être brisé et mon visage pleurant chaudement. J'essayais de faire bonne figure auprès de mes camarades, et je ne devrais certainement pas rester longtemps sans petite copine. Mais mon cœur ne l'oublierait jamais, personne ne la remplacerait. Je comprendrais que la vie peut comporter beaucoup de connaissances, mais le vrai amour a ses causes qui restent des mystères éternels. J'ai souvent rêvé de toi, comme si, même après de nombreuses années, ton souvenir était intact. Tes mots , tes douceurs, et l'initiation amoureuse que tu m'avais donné, allaient rester des émotions qui influenceraient ma personne à jamais, comme si je devais un jour te retrouver, mon si doux premier amour. La sensualité des baisers que je donnerai à d'autres serait toujours celle de ceux que tu avais laissé gravé à jamais en mon être.
Cet été là, j'allais être moniteur dans une colonie de garçons, à Villars de Lans.

J'allais appendre à comprendre les enfants. Et je pouvais réaliser le temps qui modèle les êtres. Puis, j'avais donné rendez-vous à Claude, pour passer des vacances à Leucate, sur les plages de mes souvenirs d'enfance. Nous allions pouvoir faire un point sur notre amitié, et ressentir que celle-ci tient parfois plus par son histoire que par son futur. Mais nous restions bons compères, à la veille de l'année de terminale.
Celle-ci était celle de mes dix-huit ans, la majorité de vote, celle où l'on se rend compte que nous ne faisons pas encore la société par nos pensées et nos mains, mais lui offrons plutôt notre ignorance. Cette année du Bac allait être studieuse. Nous préparions l'examen à plusieurs, à nous interroger et à combler nos lacunes. Nos cœurs étaient en berne : Frédéric avait rompu de sa Véro, Hervé avait été quitté par sa championne de France d'athlétisme, et je ne pouvais remplacer ce cœur qui n'avait pu imaginer m'accompagner pour toujours.

C'était comme la dernière partie d'un film, qui passe plus vite que le début, par épuisement du sujet et nécessité de trouver un épilogue..
Nous avions fait nos choix d'avenir : ils feraient Maths Sup. pour être ingénieurs. Moi, j'aurais bien aimé être géologue peut être, mais il faudrait suivre la même filière mathématique. Mes parents me conseillaient l'IUT : mon frère avait réussi, il était cheminot. Alors, me dis-je, pourquoi pas les affaires, et devenir un vagabond bourlingueur, faire du commerce international, pour pouvoir enfin voyager. J'allais prendre une grande décision, entre maths sup. et la classe préparatoire à HEC, qui me vaudrait également l'horreur de douze heures hebdomadaires de cette matière qui s'acharnait décidément contre moi. La pièce de monnaie s'envola dans l'espace, devant les yeux éberlués de mes camarades. Elle retomba sur face. Mon avenir était scellé. A moi le monde ! Tu n'y arriveras pas, me dit ma mère. Ma vie serait pour toujours celle des voies les moins simples. Toujours je devrais me battre...Mais à dix-huit ans, ma voie était tracée. Qu'est-ce qui pourrait bien la dévier ? Le monde des affaires est celui où l'on doit enterrer les émotions, où la sincérité ne fait pas toujours recette. J'avais décidé de rejoindre un monde tout nouveau pour ma famille, un monde qui ne me correspondait pas. Je repenserai souvent à ces enfants de colo, dont le destin se lisait parfois sur leur visageJe n'oublierai pas cette jeune fille trop belle pour moi, qui m'a laissé pour une destinée qui n'aurait sans doute pas pu être la sienne... Je rêverai pourtant souvent de ce futur qu'elle m'a refusé, ma main trop jeune dans la chaleur de la sienne.Je fixais mon regard sur cet horizon impalpable dont ma vie allait être faite.Oui, la vie commençait.

Publié par josee à 08:59:50 dans SINCERITE | Commentaires (4) |

Y a trop de gens qui t'aime | 09 novembre 2006

 Y a trop de gens qui t'aiment.....Chanson interprétée par H.Ségara.


 


Je te regarde parler avec les gens
Tu me sembles si léger même transparent
J'regarde passer les jours, la vie en me disant
Je n'cherche pas l'amour, je m'y attends
J'te regarde t'amuser et je fais semblant
Mais je n'peux pas t'empêcher d'être un enfant
Toi tu fais de grands gestes, tu as l'air si content
Tu vois des fois j'déteste ce que je ressens

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Tous les mots d'amour
Que je sème tu ne les entends pas

J'me sens si loin de toi à des moments
Je n'voudrais pas qu'tu crois que je t'attends
J'me force à espérer, mais je me mens
Alors je te regarde t'éloigner tout doucement

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
De cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Qui tournent autour de toi
Et moi évidemment,
Je t'aime à mes dépends

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne me vois pas
Je ne sortirai pas indemne
D'cet amour avec toi
Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne vois même pas
Qu'c'est à cause de toi
Que je mène chaque jour ce drôle de combat

Il y a trop de gens qui t'aiment
Et tu ne vois même pas
Qu'c'est à cause de toi
que je mène chaque jour ce drôle de combat

Publié par josee à 19:17:35 dans SINCERITE | Commentaires (6) |

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