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Sincérité II

La sincérité est la perle qui se forme dans la coquille du coeur

Les Années Lycée | 30 octobre 2006


1980-1982 Au lycée de Provence
 
Septembre 1980, je fais mon entrée au LEP. Je vais y suivre pendant deux ans un BEP de secrétariat et comptabilité. Je ne suis pas très enchantée de me retrouver là, mais je me promets de tout faire pour avoir mon BEP.


Je viens d'avoir 17 ans, mes problèmes de dos sont derrière moi, et j'ai encore beaucoup changé physiquement. Je ne suis plus la petite chenille gauche et peu sûre d'elle. J'étais devenu un papillon qui ne demandait qu'à déployer ses ailes pour s'envoler. Je me sentais bien dans mon corps, je me trouvais enfin jolie, et je remarquais que les garçons se retournaient enfin sur mon passage. J'étais enfin comme les autres, une jeune fille qu'on remarquait. Mais le petit papillon que j'étais ne savait pas encore qu'au jeu de l'amour il allait se brûler les ailes...


 Je me faisais tout de suite des amis, aussi bien filles que garçons, mais curieusement j'oubliais la plupart de leurs prénoms, sauf ma chère Martine, qui m'avait suivie, et Véronique, avec qui je suis toujours en contact aujourd'hui. Il y avait aussi Marie-Thérèse, Pascal, et Alexandre. Nous étions toujours ensemble, à nous raconter nos petites histoires, à refaire le monde. Le matin, avant d'aller au lycée, nous nous rejoignions au petit bar du coin pour boire un café, les autres fumaient déjà, moi pas encore. Je n'ai commencé que l'année d'après, si mes souvenirs sont bons. J'attendais mes dix-huit ans. Nos discussions portaient aussi sur les histoires entre filles et les garçons, bien entendu, et que de larmes et de chagrins d'amour nous nous sommes consolés mutuellement. Moi je n'ai pas été amoureuse cette année, là, toujours aussi peu intéressée par les garçons de mon âge, même si mes rapports avec eux avaient beaucoup changé.
                                                    
Les cours se passaient relativement bien, sauf en compta ou il régnait un chahut presque permanent et la pauvre prof de compta, qui n'arrivait pas à se faire entendre, était souvent obligée d'aller chercher l'aide du proviseur, pour que le calme règne de nouveau dans sa classe. Je dois avouer, que je n'ai jamais compris grand-chose à là comptabilité, aux bilans et aux balances. Plus tard j'ai du en refaire en même temps qu'une formation et j'ai vraiment apprécié de pouvoir enfin y comprendre quelque chose.

Je rentrais souvent le midi à la maison pour le déjeuner! Sinon avec ma copine Véro, on allait déjeuner ensemble dans le petit café d'à coté. On discutait souvent de ce que serait notre avenir de futur secrétaire, comment ça se passerait, et si on tomberait avec un "gentil" patron! Toutes ces questions sur l'avenir me faisaient peur et surtout me faisaient comprendre que j'avais raté quelque chose. Je m'en rendrais compte bien plus tard, trop tard malheureusement.
 
La Prof de Français était géniale, et comme c'était toujours la matière dans laquelle j'avais le plus de facilité, j'eus de bons résultats. Et je me remis à écrire des poèmes, sauf que je les écrivais pendant les cours, soit d'économie, soit de dessin. Heureusement pour moi je ne me suis jamais faite attraper. La première année s'acheva, et j'en gardais un très bon souvenir. On se fit les adieux jusqu'à  l'année prochaine, se promettant de se voir pendant les vacances d'été...Ces vacances là furent pour moi, inoubliables. Je passais beaucoup de temps à la plage, avec mes amies et on étaient super bien bronzées. On rencontrait de beaux garçons et des histoires d'amour sont nées. Moi il s'appelait, Romain, il était plus âgé que moi, 22 ans, et il sortait en boite, régulièrement. Mes parents, ne voulaient pas que j'y aille, et à 17 ans je n'étais pas majeure. Alors j'ai du mentir à mes parents et j'allais danser avec Romain.  Nous vécûmes une très belle histoire d'été, mais il me quitta pour une fille plus âgée que moi, qui pouvait lui donner ce que moi je ne pouvais pas, ou plutôt que je ne voulais pas. Mon cœur en fut brisé une fois de plus.
 
Ma deuxième année, fut stressante parce que le BEP était à la clé. Mais je n'avais pas la motivation nécessaire, cette année là. J'étais ailleurs pendant les cours, continuant d'écrire des poèmes et des histoires pour enfants ! Et puis j'étais triste car mon amie Martine nous avait quitté pour aller passer un concours pour l'école d'auxiliaire puéricultrice. Elle l'a réussi et est partie deux ans à Nice loin de moi. La séparation pour moi fut difficile, on était amies depuis la  5eme, et elle allait beaucoup me manquer. Heureusement Véro était la, et on passait de bon moment ensemble. Puis avec mon autre amie, une autre Martine, celle de ma petite enfance, que je continuais à voir en dehors du lycée, on sortait pas mal ensemble et on se racontait nos rêves, nos espoirs pour l'avenir. Et moi je rêvais toujours de contes de fées, de prince et de cheval blanc. Je voulais me marier et avoir beaucoup d'enfants!  J'allais avoir mes dix huit ans ce 31 décembre 1981. Et comptais bien fêter ça dignement. Ce fut un anniversaire important puisque je devenais majeure ! J'allais pouvoir voter, et apprendre à conduire ! Mes parents ne me considéreraient plus comme une petite fille !et utopiquement c'est ce que je croyais. Mais nous restons très longtemps un enfant dans le cœur de nos parents n'est-ce pas ? J'abordais donc avec sérénité cette majorité tant attendue, qui au final n'allait pas changer ma vie. Mais j'appréhendais malgré moi de quitter le lycée, et de devoir affronter le monde des adultes, moi la petite fille que j'étais encore, qui inconsciemment refusais de grandir.
 
Je fus par contre entièrement libre de sortir quand je le voulais, et j'en ai bien profité, ça je dois le dire. Les sorties en boite, le bowling, les soirées chez mon amie Martine (de la petite enfance) quand ses parents partaient en vacances. On avait la maison pour nous toutes seules et que de bons moments on y a passé. C'est cette année la que j'ai fumé ma première cigarette en cachette bien évidement de mes parents ! J'ai continué pendant presque 8 ans, mais je fumais très peu, et j'ai arête pendant plusieurs mois, et même pendant plus d'un an si mes souvenirs sont bons. Mais j'ai stoppé définitivement l'année de mes trente ans.

Et puis avec cette même  Martine on s'était inscrites dans un club de randonnée, et tous les dimanches, nous partions rejoindre le groupe pour des journées de marche dans la nature ! C'était génial, l'ambiance super bonne. On a à fait des kilomètres à pieds, sous le soleil, sous la pluie. Je n'oublierai jamais les calanques, les parcours épuisants parfois, mais si riches en émotions et en amitié. J'ai connu un homme plus âgé que moi, pendant ses randonnées. On s'est plus, on s'est fréquentés, mais je ne me doutais pas combien il allait bouleverser ma vie...
 
L'année se termina et malgré toute ma bonne volonté pour réussir mon examen, j'échouais, à très peu de choses prés. J'en ai été déçue, mais en même temps je savais que je n'avais pas suffisamment travaillé pour. Je quittais donc le monde de l'enseignement, et celui du travail me réserverait bien des soucis à venir.

Publié par josee à 08:47:05 dans SINCERITE | Commentaires (8) |

Les Années Lycee | 21 octobre 2006

Les années Lycee: Pascal


1976-1977 Coeur insensible



La grande rentrée arrivait. L'orientation de ma vie : une seconde A, B ou C, quel aiguillage pour l'avenir ? Mon esprit vagabond se serait bien vu en A, parmi ces gens qui peignent ou aiment disserter sur tout, et qui n'ont pas à faire tant de maths. Mon frère avait fait A. Et puis il serait instituteur. Il avait toujours l'air d'être l'esprit tranquille, peu d'heures de cours, et beaucoup de rédactions intéressantes à faire. Mais on me disait que les meilleurs étaient en C.



J'étais motivé, certainement trop sérieux déjà. Mon voyage linguistique, que mes parents m'offraient encore une fois avec tant d'encouragements sincères, j'allais cette fois le faire à Londres. Il devrait me donner des forces sur une matière que j'aimais, car je ne me faisais pas d'illusion sur les inéquations qui me donneraient des cauchemars. Les cours étaient intéressants, et on essayait même de nous expliquer les vertus de la monarchie constitutionnelle. Les rencontres que je faisais n'émouvaient pas mes sens. Terre à terre, je développais cette passion pour la minéralogie et les multiples facettes des jolis cristaux colorés. Je commençais aussi à m'intéresser à l'accroche mystérieuse des peintures impressionnistes et surréalistes. Je visitais les galeries et le musée de géologie, avec un même goût pour la diversité. J'allais ratisser la toile complexe du métro, pour découvrir des quartiers inconnus. Je repassais à l'encre bleue mon parcours sur le plan de la ville, éliminant petit à petit toute zone inconnue. C'était la première fois que j'avais ainsi organisé mon temps pour satisfaire ma soif de curiosité.


Mais j'entrais dans un esprit que je n'avais pas auparavant, un cerveau qui se remplissait de savoir, et où le naturel de l'émotion disparaissait. Je devenais plus éloigné de la vie sociale, de plus en plus narcissique.Mes sorties allaient tourner autour de la minéralogie, pioche et massue à l'épaule, pour taper au dessus de mes forces. Mais je me constituais une petite collection, que j'imposais à mes visiteurs, comme un trésor magnifique, qu'ils devaient trouver bien inerte et éloigné de la vie des adolescents qu'ils étaient.Je rejoignais une association de ma ville, dirigé par un passionné de la première heure, Marc, et je prenais un plaisir immense à partager ma découverte avec des gens qui l'aimaient aussi.


Je me sentais petit, mais j'étais dans la bonne roue, et je commençais à me documenter et à me spécialiser. Tout le monde me voyait devenir géologue. Mais je ne comprenais pas pourquoi les géologues devaient souvent travailler pour les sociétés qui sentent l'essence. Je n'avais qu'une envie : découvrir le monde. Le faire pour de jolis cristaux, cela devrait en valoir la peine. Je ne pouvais comprendre le plaisir de travailler sur un forage. Mais j'aimais ces sorties dans la DS du président, qui me parlait comme à un enfant. Sa femme était toujours malade de le voir conduire comme un ressort trop dur. Mais une fois qu'il était engagé à parler du racisme, alors il devait oublier qu'il avait un volant entre les mains, tellement ses mains s'envolaient...La période scolaire était sans relief.


Quelque part, j'enviais ces garçons de seize ans sur leur Twin Honda, qui avaient l'air si libres dans un monde de paysages d'Easy Rider, avec ces jeunes filles s'aimantant à eux, ou bien ces couples d'ados matures enlacés à la sortie du lycée, à essayer de se piquer leur chewing-gum. Je crois que je n'étais qu'un potache solitaire. Je souffrais déjà en mathématiques. J'irais en D, puisque les sciences me plaisaient. Tant mieux. J'étais isolé, à la recherche d'un style, d'une cigarette, pour ressembler au cow boy de la publicité. J'avais même la langue des Rolling Stones en médaille.


La morosité des jours déteignait sur ma joie de partir en vacances. Mes parents s'efforçaient toujours de m'offrir vacances au printemps et en été. Je ne remarquais même pas ces gestes. Retourner à Rosas, au Risech, mais la nostalgie d'une rencontre qui ne se referait pas ajouterait à mon spleen. Retourner chez Hilary et Malcolm, moi l'adolescent déjà boutonneux, pour « m'enfermer à la campagne », et me sentir encore plus solitaire. J'allais faire mon premier journal. Mon mal d'être, je ne le sentais pas, je le vivais. Mes hôtes ont tout essayé, m'emmener dans des carrières du Durham, ou sur les plages de Whitby. Je m'ennuyais ; je me lassais des toasts, des framboises bouillies à la crème. Et de la mousse gélatine fraise... J'allais ramener dix kilos de minéraux dans ma valise, les pesant dans la crainte d'un surpoids de bagages, qui me créerait un souci démesuré pour mon inexpérience du monde adulte.Deux semaines plus tard, mon frère me dit, à dix heures du soir : « demain, on part en douce, à quatre heures du matin, en Ecosse; on en dit rien aux parents, tu viens ? » Une invitation à l'aventure, un voyage dans l'inconnu, j'ai naturellement dit tout de suite oui. Mais je ne pensais pas que le réveil allait vraiment sonner, et que je m'habillerais alors à la hâte. Ce frère, le plus proche de moi, par l'âge, celui à qui, petit, je donnais la main dans les bois qui me faisaient peur à cause du loup, il m'offrait la fugue et le kidnapping en même temps. Mes parents en ont été inquiets, car nous avions dit à nos autres frères et sœur que nous allions en Espagne, ou bien en Normandie, ou bien en Belgique...


Mais mes parents n'ont pas fait trop de reproches, ou bien ils faisaient confiance à mon frère. Nous remontions la côte Est de l'Angleterre, par Norwich, avant de rejoindre l'Ecosse, ses châteaux, ses pluies battantes et ses lacs gris. Nous campions, les pieds souvent bien humides. Et puis, mon frère, il était content de sa voiture. Une GS, celle qui avait le devant qui montait avant de démarrer. La tenue de route exemplaire des Citroën... En Ecosse, pour refaire une route, on dépose les gravillons, et en roulant, les voitures le font rentrer dans le sol. Mon frère, il aimait les virages en quatrième, mais avec le volant à gauche, on a tendance à rouler très à gauche aussi. Alors, lorsque la voiture s'est retrouvée dans le fossé sur le toit, mon frère, le nez en sang, m'a dit : « tu n'as rien petit frère ? » J'étais touché si fort, non pas blessé, juste si heureux de ces mots. Un frère peut être un lien si fort. Et, à sa façon, il est reparti de l'avant, un peu inconscient : la voiture a été redressée, un pare brise en PVC posé, un pot d'échappement de Ford soudé, et nous repartions trois jours plus tard, sous une totale indifférence, dans un bruit de ferraille inquiétant... Seize ans, la « première ». Année d'ennui total, juste une passion toujours aussi forte pour les minéraux, et puis l'intérêt pour les sciences naturelles. Il y avait même des sessions d'éducation sexuelle, avec autorisation écrite des parents. « Alors, tu es éduqué, maintenant ? » me demanda ma maman.Je me faisais un ami, Claude Mellinger, quelqu'un qui était comme moi très intériorisé. Nous nous retrouvions tous les jours, tous les samedis. Il recherchait des fossiles avec moi, et nous étions très confidents.


Il m'enviait quelque part. Pourtant je ne devais pas inspirer un tel besoin d'identification, moi qui étais si complexé, avec un visage ressemblant à un terrain de labour ravagé par l'acné. Tout traitement se révélait sans effet pour ma peau. Mais nous partagions certainement de mêmes rêves d'ados immatures et introvertis. La vie nous prenait de cours. Nous croyions tout contrôler et décider. Mais nous n'étions que de petites barques ballottées au gré des vagues.Je portais un chapeau de la prohibition, je fumais la pipe à l'amphora, mes cheveux longs suintaient de crasse dans mon cou. J'étais passé au jeans avec des hiéroglyphes disant peace and love. Je les entaillais au canif. Mes T-shirts étaient le reflet de mon total manque de goût. Mon corps difforme sortait de partout, comme un tube de dentifrice mal écrasé.Dans la grande cour du lycée, une jeune fille m'arrêtait souvent pour me faire la bise. Chaque semaine, elle perdait un kilo.


Elle était bien seule. J'avais peur qu'on me voit, qu'une jolie personne de mes rêves imbéciles me prenne pour un nul, et je perdrais alors toute chance de conquérir cette star. Ensuite, j'avais l'impression de faire la bise à un os ambulant. Je crois même l'avoir évitée une fois. Puis elle a été absente plusieurs mois. Je m'en inquiétais une fraction de seconde. Près de trente ans après, je pense souvent à elle. Je ne savais ni son nom, ni sa classe. Me voir un peu avait–il pu lui donner un fil d'espoir ? Elle revint, elle reprit bonne mine, puis disparut de mon monde. Comment peut-on être si impoli, irrespectueux, si distant, un cœur insensible pour des gens qui souffrent, et qui n'ont eu qu'une envie : vous donner un sourire, pour en recevoir un qui pourrait emplir leur cœur. Au plus bas de la nullité prétentieuse d'un adolescent qui ignore tout de la beauté de la relation humaine. J'espère que là où tu es, tu puisses être un ange heureux, dans la paix éternelle.


Sache que, trop tard, bien trop tard, j'ai compris que le handicap ou la souffrance n'empêchent pas un être de cœur de mériter le plus grand des bonheurs.Ma professeur de maths était bien pomponné, sentant la poudre, et elle appuyait sur le bouton de sa montre à quartz pour voir les diodes rouges lui indiquer l'heure. Elle aimait bien donner des cours particuliers à 300 francs de l'heure. Je n'avais pas voulu. Mes parents avaient eu le tact et le respect de m'écouter dans mon refus. Il faut dire que tout ce qu'ils pouvaient me dire serait systématiquement faux et malvenu. Je lui avais aussi donné le surnom, que beaucoup lui donnaient déjà : la salope. Il y a toujours un retour de bâton : elle allait conditionner mon passage en terminale à un examen de mathématiques. J'allais y échouer, totalement paralysé par l'enjeu, et sans la moindre capacité à aborder les problèmes posés selon une quelconque méthode.


Ce fut pour moi un arrêt brutal, le retour sur terre, la prise de conscience que l'on peut tenter de faire impression, mais que chacun a des limites qui le rattrapent, et qui le forceront toujours à devoir se donner plus que ceux qui ont des facilités naturelles.En vacances à Leucate, mes parents avaient eu cette intelligence, qui m'était pourtant totalement étrangère à cet instant, de m'installer en haut de leur bungalow, avec ma porte extérieure individuelle. Ils me laissaient donc le loisir de sortir la nuit à ma guise. Je leur reprochais pourtant d'être trop stricts, alors qu'ils me cédaient tout. Alors, j'errais le long se la plage, à la rencontre d'inconnus. Je me joignais à des groupes de jeunes qui jouaient de la guitare dans les rochers. Je partageais les feux sur la plage, y dormais même. Je découvrais Peter Camenzind et Le Loup des Steppes. Je rêvais de pouvoir aussi chanter et d'aller au delà des trois accords en Sol Majeur, La, et Mi Majeur qui resteraient les limites éternelles de mon talent de simple rêveur. J'avais appris à rouler mon Samson. J'étais bien perdu dans cette vie.Mais je venais de m'éveiller au cœur, à la sensibilité. Mon être allait alors rêver d'émotions, et il n'allait plus s'arrêter. Quelque part, je devenais moi-même.



J'allais avoir dix sept ans. J'allais redoubler. Non, la vie commençait. La plus belle année, celle de l'éveil de tout mon être... Alors, la chronologie n'a plus de raison. Ma fin d'un chapitre est maintenant. La vie n'est pas une succession de chiffres du temps qui passe. Pour certains un instant peut être tout. Trois ans qui allaient suivre allaient être comme une leçon de vie. Comme l'empreinte des pas que j'allais suivre à jamais.


 

Publié par josee à 10:26:32 dans SINCERITE | Commentaires (8) |

Pause Tendresse | 19 octobre 2006


 

Publié par josee à 17:53:12 dans SINCERITE | Commentaires (11) |

The roses | 18 octobre 2006

The rose. Bette Midler.


La traduction que j'ai trouvé sur le net de The roses.


 Certains disent que l'amour est une rivière
Qui submerge le fragile roseau.
Certains disent que l'amour est une lame
Qui fait saigner votre âme.
Certains disent que l'amour est un désir ardent,
Un besoin qui fait souffrir sans cesse.
Je dis que l'amour est une fleur,
Et toi son unique graine.

C'est un coeur qui a peur d'être brisé
Qui n'apprend jamais à danser.
C'est un rêve qui a peur de prendre fin
Qui ne saisit jamais sa chance.
C'est celui qui a peur de se laisser aller,
Qui ne semble pouvoir donner,
Et une âme qui a peur de mourir
Qui n'apprend jamais à vivre.

Quand la nuit a été emplie de solitude
Et que la route a semblé trop longue
Et que tu penses que l'amour n'est fait que
Pour ceux qui ont de la chance et qui sont forts,
Souviens-toi simplement de l'hiver
Sous la neige glaciale
Repose cette graine qui grâce à l'amour du soleil
Au printemps deviendra une rose
.

Publié par josee à 17:49:35 dans SINCERITE | Commentaires (6) |

Pause Café | 17 octobre 2006

 Allons-y pour le questionnaire d' Elisanne..."Nominé"...voir chez Double je et chez Impolitis., et Little Stella)

                                                   
1) Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4° ligne
C'était un Salomon, le front grave le point tendu, une huppe debout à a droite ( L'écat de Dieu : ROMAIN SARDOU.)
2) Sans vérifier, quelle heure est-il ?...14h40
3) Vérifiez...14h34
4) Que portez-vous?
Un haut noir et une longue jupe bordeaux en velours.
5) Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
Le questionnaire de Little Stella.
6) Quel bruit entendez-vous à part celui de votre ordinateur?
Le bruit des voitures qui passent au loin
7) Quand vous êtes sortie la dernière fois qu' avez-vous fait ?
Des courses au supermaché
8) Avez-vous rêvé cette nuit ?
Heu oui, de mon ami Pascal
9) Quand avez-vous ri la dernière fois?
Ce midi  avec mon pote MOCCA sur msn ;
10) Qu' y a t-il sur les murs de la pièce où vous êtes ?
Des tableaux, de la tapisserie blanche,refaite y a pas longtemps.
11) Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
Une petite maison au bord de la mer.
12) Quel est le dernier film que vous avez-vous ?
World trade center
13) Avez-vous vu quelque chose d' étrange aujourd'hui ?
Heu ben oui quand je suis monté sur la balance (-3kilos elle doit être détraquée lol)
14) Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Simple, amusant, qui détend.
15) Dîtes-nous quelque chose de vous que nous ne savons pas encore
Je mesure 1m52 les bras levés !
16) Quel serait le nom de votre enfant si c' était une fille ?
Elle s' appellerait : Jade
17) Quel serait le nom de votre garçon si c' était un garçon
Il s' appelle  Matthieu, qui veut dire Don de Dieu.
18) Avez-vous déjà pensé à vivre à l' étranger ?
Heu tout récement alors : en chine ! lol
19) Qu' aimeriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?
Entre mon enfant, viens dans les bras de ton Pere.
2O) Si vous deviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la culpabilité et la politique, que changeriez-vous ?
La justice en général, sans vouloir copier mon amie solange, mais ca, et plus de fraternité.
21) Aimez-vous danser ?
Oui j'aime bien ca, mais il y a longtemps que je suis pas allée en boite moi !
22) Georges Busch ?
Busch ? sans commentaire.
23) Quelle est la dernière chose que vous avez regardée à la télévision ?
L'accident : documentaire sur France 3
24) Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog ?
Jeanne,Mocca,Archangelle,MeLudy

Publié par josee à 15:02:19 dans SINCERITE | Commentaires (9) |

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