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Publié par Hadrianus à 22:47:08 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (2) | Permaliens
Hier soir, anniversaire de Bob, mon collègue et ami du bureau. Repas français pour lui faire plaisir et Haut Marbuzet (un magnum) toujours aussi excellent mais pas vraiment dans le goût des gens d'ici qui préfèrent en général les vins plus légers comme on en trouve partout. Mais bon, ce nectar charpenté, onctueux et long en bouche est un nectar des dieux. Bob nous a ainsi raconté son dépucelage en Espagne (ou bien était-ce au Portugal, l'année où il rentra à Harvard et où il fit comme tout américain bien né, le grand tour d'Europe). Vu qu'il fêtait ses 42 ans, cela devait être dans les années 80. Il a dû être beau gosse. Il est toujours aussi gentil en tout cas ! Vu l'évolution de ce site, je m'abstiendrai de mettre une photo de lui pour rester dans l'anonymat absolu. La photo de la bouteille suffira ! A ta santé Bobby !
Publié par Hadrianus à 22:45:23 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Hadrianus à 22:38:48 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par Hadrianus à 22:38:19 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne sais jamais s'il faut franchir la ligne ou rester sagement de l'autre côté, quitte à regretter de n'avoir pas su ou voulu transgresser... Toute ma vie j'ai suivi la règle, j'ai appliqué les consignes et observé la loi. Cela m'a souvent empêché de me perdre. Cela m'a longtemps empêché de me trouver. Aujourd'hui, l'expérience aidant, les accidents de la vie, les échecs mais aussi tous ces bonheurs qu'il m'a été donné de vivre me montrent combien il faut parfois savoir se jeter à l'eau tout habillé, sans trop réfléchir. Mes plus belels histoires sont nées de ces actes spontanés où, sans penser aux conséquence, je prenais dans mes bras le garçon avec qui je marchais, où je l'embrassais au moment même où il m'expliquait qu'il ne s'intéressait qu'aux filles. Un court instant de flottement, puis soudain sa réticence se transforma en un élan fougueux que la bosse sous son pantalon ne pouvait que confirmer. Par ce geste qui eut pu se terminer en pugilat, naissait une des plus belels histoires d'amour qu'il m'ait jamais été donné de vivre dans toute ma vie. Nous avions vingt ans à peine et amis depuis notre plus tendre enfance, nous ne savions pas combien cet amour si fort, si pur, si profond avait grandi en même temps que nos corps. Hélas, la vie nous a séparé et bêtement nous n'avons plus jamais cherché à nous revoir. Un océan nous sépare maintenant. Il est marié, père de cinq beaux garçons qui tous lui ressemblent. Penser à notre histoire me fait sourire. Nos nuits furent ardentes, notre secret jamais dévoilé et notre amour doucement s'est émoussé au contact de la vie, des nécessités, des convenances. Nous n'étions pas mûrs pôur affronter ensemble le regard des autres et vivre en couple nous semblait le comble de l'immoralité. Les apparences, toujours les apparences... Serions-nous différents aujourd'hui ? Je crois que oui. Mais le temps a passé. Les pages se sont tournées. ce que je vis ici à New York n'est pas une compensation, c'est une autre vie faite aussi de joies, d'amour, de plaisir. Parfois cependant la nostalgie se fait jour et il est bon de repenser à ce corps juvénile, vigoureux et pourtant fragile qui venait se lover la nuit contre le mien. Son sourire, ses dents si blanches, ses cheveux noirs et ses yeux verts...
Publié par Hadrianus à 22:07:09 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (3) | Permaliens
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