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Que doit devenir Le blog d'Hadrien ? Davantage d'écriture, de pensées, de reflexions, d'échanges artistiques et littéraires. Ou simplement un album de photos avec de jolis garçons, jeunes et moins jeunes ? Ou encore un guide du New York que je connais et que j'aime ? A vous de la dire. Le hic, c'est que je trouve la plateforme qui nous héberge pas très souple. J'aimerai mettre davantage de photos et des videos sur les posts, mieux illustrer. Bref que tout cela soit pluys dynamique, plus porteur. Donnez moi votre avis. Vos attentes. Vos idées ! Je pars dans l'Oregon. Suis de retour mardi prochain.
Publié par Hadrianus à 00:30:06 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (4) | Permaliens
Ah! la joie le matin de se réveiller à côté de l'être qu'on aime. Le voir revenir à la vie en même temps que le jour et cueillir son sourire en même temps qu'un baiser. le premier. Sentir sous mes doigts la douceur de sa peau et frémir avec lui du même désir...
Publié par Hadrianus à 00:24:26 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Pour B.
Je l'avais appelé par hasard. Je passais dans son quartier mais il y avait si longtemps qu'il était parti. Je savais vaguement que ses parents habitaient encore dans le coin. J'avais un peu de temps. L'envie soudain me prit de l'appeler. Je l'imaginais à Paris ou ailleurs. Sonnerie. Il décroche. Joie d'entendre sa voix, son accent à peine perceptible. Un frisson me parcourut des pieds à la tête quand j'appris qu'il était là, de passage, chez ses parents... L'envie, soudain, de me précipiter chez lui, de le voir. Lui parler, l'écouter. Rendez vous fut pris pour la fin de l'après-midi. Il faisait beau. Une terrasse au soleil. La foule. Les vacances. Bien entendu, nous étions en retard tous les deux. Lui bien plus que moi. J'avais envie de partir. "A quoi bon" me disais-je "je ne suis rien pour lui". Tout au plus un ami d'avant, quelqu'un qui l'avait aidé à un moment difficile et qu'il apprécie certes mais trop loin de son univers. Il m'avait pourtant répété qu'il avait besoin de s'appuyer sur quelqu'un et il avait beaucoup insisté là-dessus. J'avais pris cela pour une invitation. Une requête... Vu son silence, la distance entre nous, je pensais que ce n'était plus d'actualité et j'avais fini par oublier un peu ce sentiment qui m'éclata à la figure et fit vibrer toutes les parcelles de mon corps la première fois que je le rencontrais. Sa détresse alors était tellement grande, ses problèmes tellement lourds que je m'interdis de voir en lui autre chose que quelqu'un à aider. "Le médecin ne sort jamais avec ses patients" apprenait-on autrefois aux apprentis Esculapes... Mais le combat fut difficile. Je tombais vite éperdument amoureux. Il n'était pas seul. Je devais respecter cela. Plus que tout. Séduisant et séducteur, beau, bien fait, intelligent, brillant, tendre et félin, ce garçon me fascinait et m'attirait plus que beaucoup.
Le temps avait coulé sur nos vies. J'étais passé souvent près de chez lui, sans m'arrêter. Trop peur d'être éconduit. Trop peur de me tromper. Et nous voilà de nouveau réunis. Soleil, terrasse. Jus de tomate. Longs bavardages et belles retrouvailles. Son sourire... Il m'apprend qu'il a rompu, qu'il est seul. Qu'il est mal. Et me redit qu'il a besoin de quelqu'un sur qui s'appuyer... Je suis mal à l'aise. J'ai envie de l'aider, de le cajoler. Et de nouveau je sens monter mon désir, mon attirance revient. Intacte. Ne pas abuser de la situation, ne pas tenter une manoeuvre qui pourrait s'avérer incertaine. Il a beau vanter mes qualités et mes mérites, il reste distant. Nous allons chez moi. Bavardages, cigarettes, rires. Communion. Nous sommes bien. Le temps passe vite. Trop vite. Je ne veux pas le charmer mais cela se passe sans que je le veuille. Il reste. Il semble à l'aise. C'est la première fois qu'il vient chez moi, qu'il pénètre mon univers. Je suis bien, tellement content de sa présence. J'ai envie qu'il reste. La nuit. La vie. J'ai envie qu'il se passe quelque chose mais je ne tente rien. Il est là sur le canapé et moi loin sur un fauteuil... Un instant la musique nous rapproche. Quelques années avant, j'aurai profité de son émotion pour m'asseoir près de lui et franchir la ligne... Là je n'ai rien tenté. Peut-être ai-je eu tort ? Soudain il s'est rendu compte de l'heure et s'est levé pour partir. Hésitant. Il voyait bien mon dépit et ma tristesse. J'aurai aimé qu'il réagisse ainsi trois ou quatre heures plus tard et que, épuisé par des heures de paroles, de musique, de rire et de tabac, il accepte de dormir avec moi. Nous aurions certainement été sages. Au petit matin, avec le point du jour, le désir nous aurait réveillé et nous serions devenus l'Un pour l'autre... Hélas "le temps des vendanges est passé" comme dit Colas à Bastien dans le petit opéra de Mozart "Bastien et bastienne" que je viens d'écouter à la radio ce soir... Oui, indubitablement, le temps des vendanges est passé. (Texte écrit un soir de mélancolie et retrouvé par hasard ce matin dans un carnet - avril 2004).
Publié par Hadrianus à 00:20:23 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par Hadrianus à 00:03:40 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (3) | Permaliens
Pas mal vous ne trouvez-pas ?
Publié par Hadrianus à 00:02:41 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (1) | Permaliens
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