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Publié par Hadrianus à 23:24:48 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
sans rancune !
Publié par Hadrianus à 23:22:07 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Merde. Dimanche se termine.Il va falloir remettre costume et cravate demain. Reprendre le chemin du bureau. Sourire aux collègues, aux clients, à la secrétaire. La journée a passé bien vite. Il a fait très beau. Nous aurions dû sortir le bateau. Le chien ronfle doucement devant le feu et le chat s'est emparé du plaid en cachemire, le bougre. Antoine est parti. son père est venu le chercher avec sa nouvelle voiture. Jolie saab grise. Il me manque. Je sais qu'il va m'appeler avant de dormir. La musique vient de s'arrêter. Le Monde du week end est vide, creux,sans intérêt. Je vais prendre un bain.
Mais je devrais me présenter. Je suis Hadrien. L'empereur. Antoine est mon Antinoüs. Tout le monde nous appelle ainsi. C'est devenu comme un rite. Une habitude. Antone est étudiant à sciences po. Il a 21 ans. Je suis banquier - broker pour faire genre - et j'ai 34 ans. Il est brun, je suis blond. Il est le quatrième rejeton d'une illustre famille de la région. Je suis né de l'autre côté du Rhin, dans un univers marqué par les choix familiaux pendant la guerre. Nous avons en commun les vignes et la littérature. Il est beau.
Je l'ai connu l'année de son bac de français. Son professeur est un ami. Il l'avait accompagné comme quelques autres de ses élèves. Ferdinand enseigne la littérature depuis longtemps à des lycéens mélancoliques qui grâce à lui apprennaient à écrire et à lire autrement. Ferdinand est le seul professeur noir que je connaisse. Il est né à Fort de France. Nous sommes de vieux amis. Depuis l'université.
Il m'a présenté Antoine sans imaginer ce qui adviendrait. Je n'avais pas l'habitude de sortir avec de jeunes lycéens. Je les trouvais souvent trop bruyants, boutonneux et fâts. Lui était différent. Bien élevé, réservé, souriant. Il avait des choses à dire et savait comment les dire.
Nous nous sommes revus à plusieurs reprises en ce début d'été. Nous nous donnions rendez-vous dans un café, près de l'opéra, ou dans ce salon de thé près des ruines. Il affectionne comme moi les scones avec de la crème et de la confiture. Antoine me raconta ses goûts, ses désirs et se rêves. Il me cita Cavafy et Yourcenar. Les mémoires d'hadrien, l'Oeuvre au noir, Souvenirs pieux... Il connaissait l'oeuvre de la dame Crayencourt comme sa poche... sa beauté était rayonnante. Son sourire, sa voix, son rire... Un prince. Moi, l'Empereur, j'étais fasciné, anéanti. Fou amoureux. Mais je ne le savais pas encore. Antoine rêvait d'aller en Grèce. Mon frère venait de se marier et il était à athènes avec sa jeune épouse. Je devais aller lui rendre visite en août. Antoine accepta de venir avec moi.
Nous avons fait l'amour pour la première fois dans le wagon-lit qui nous amenait à Thessalonique. Emus comme des enfants. Je crois que c'était sa première vraie nuit d'amour. Ce fut un merveilleux voyage. Je n'avais pas 30 ans. Antoine sortait à peine de l'adolescence. Athènes, epidaure, Mycènes, Delphes, Olympie, puis Rhodes et Lindos, splendide village, où mon frère et sa femme avaient loué une maison toute blanche au-dessus du port. Antoine était comme un jeune chiot, un poulain découvrant la liberté. Il était déjà capable de parler de tout avec tout le monde. Il savait parfaitement se tenir et son éducationparfaite me faisait sourire moi, l'allemand rustre et campagnard. Le bythinien ne devait pas s'être comporté autrement face à l'empereur Hadrien.
Publié par Hadrianus à 23:11:28 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par Hadrianus à 22:01:01 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (0) | Permaliens
Je suis Hadrien. J'aime les garçons. ils sont ma vie. Quand je dis "nous y voilà!", je devrais dire "me voici", car, parce que Gilles, Philippe, Louis et Antoine me tannent pour que je livre sur le net tout ce que j'écris pour eux et pour moi. Et parce qu'Antoine m'a dit de créer un blog. Voilà qui est fait.
J'avais écrit un texte de cinquante lignes avec toutes mes tripes et il vient de disparaître. Horreur de l'informatique. Dommage. J'avais tout dit sur ce blog naissant. Et sur moi. Et sur ma manière de voir. A suivre...
Publié par Hadrianus à 21:58:14 dans Animula Vagula Blandula | Commentaires (2) | Permaliens
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