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Votre gourou érotisme et sexualité

Pour que les choses soient claires, je ne suis ni psychologue ni sexologue diplômé, mais la sexualité et l’érotisme sont des sujets que je prends plutôt au sérieux. M’autoproclamer « gourou » est TRES prétentieux mais il faut le voir comme de l’autodérision. Tout ce que je souhaite c’est mettre mes modestes connaissances et expérience à votre disposition pour tenter de répondre à vos questions, aider à résoudre vos problèmes et contribuer à soulager des souffrances... si souffrance il y a. Gratuitement, bien sur ;-) !

Le cul des feministes est aussi bandant (1) | 28 février 2007

L'activité sexuelle est universellement associée à une idée de culpabilité, la raison principale en étant, me semble-t-il, la dimension reproductive de l'acte sexuel : en l'absence de contraception, baiser était toujours potentiellement faire un enfant, donc engager sa responsabilité. Le « sexe pour le sexe » était alors périlleux. C'est aussi dans le cadre de cette réalité ancienne qu'il faut chercher les raisons d'une tolérance plus faible à l'infidélité d'une femme qu'à celle d'un homme : la conjointe infidèle expose son partenaire au risque d'élever (donc d'investir financièrement sur) un enfant qui n'est pas biologiquement le sien.

Cela a des implications énormes et diverses sur notre imagerie collective de la sexualité, faite de mythes persistants et qui ne sont d'ailleurs pas nécessairement négatifs en soi.

Le principal de ces mythes est que l'amour est seul garant de l'harmonie sexuelle. Je m'inscris en faux : parmi mes meilleurs souvenirs érotiques figurent en bonne place des « coups », des « plans cul » avec des partenaires vraiment passagères, sans qu'aucune espèce d'implication affective n'ait été ressentie ni même envisagée. L'amour est pour moi un joli prétexte qui permet de contourner l'idée de culpabilité que j'évoque plus haut. J'entends déjà certains commentaires : « Normal que tu dises ça, t'es un mec ! » Mouais... C'est enfoncer une porte ouverte de redire qu'en effet, la dissociation entre le sexuel et l'affectif est, dans la pratique, un trait qu'on rencontre beaucoup plus chez l'homme que chez la femme et, paradoxalement, les néo-féministes revendiquent bien souvent cette différence-là, qui pourtant est à mon sens un cliché éminemment sexiste.

Malgré toute la sympathie, la solidarité même, que j'éprouve pour le féminisme, je constate trop souvent que la pensée des néo-féministes a cette fâcheuse tendance à imploser au contact de la sexualité : sous prétexte de déconstruire – à juste titre - le délire phallocrate freudien, les féministes lui opposent un autre délire du déni du phallus. Cela n'est guère intellectuellement satisfaisant ni pratiquement raisonnable. L'assimilation insidieuse de la pénétration au viol permet de consolider le mythe d'un affectif qui conditionne, structure l'épanouissement érotique : « Quand j'accepte d'être pénétrée, je consens à un sacrifice. » la contrepartie naturelle de ce sacrifice étant l'exigence d'un engagement affectif. En contribuant ainsi à perpétuer le mythe de l'amour nécessaire, cette doctrine conforte un autre mythe : celui de la salope, celle qui couche par plaisir sans se prendre la tête avec les sentiments. N'est-il pas ironique que cette salope soit ultimement désignée comme la coupable tant par les machos que par les néo-féministes?

Publié par Allez_Gorille à 09:34:23 dans Humour grave | Commentaires (30) |