Le tambour résonne encore dans ses tempes...
Elle dansait à s' étourdir...dans une fièvre qui l' empourprait et l' invitait au voyage...Visions de couleurs "supra-naturelles", univers extra-sensoriel... elle échappait à la densité de son corps.
Ses yeux cherchaient sans chercher, et c' est pour ça peut-être, que la lumière apparut. Petite boule blanche d' abord, puis en écran géant...sur les forêts de ses Appalaches, encore plus belles, sur les lacs, encore plus bleus, sur les condors, encore plus majestueux...
Elle a plané, elle aussi... dans une joie indescriptible,légère comme une plume,l' âme délivrée.
Elle avait la force de l' ours et la sagesse d' une déesse...Elle ne se sentait pas en contemplation, elle participait à l' ensemble de la création. Le vent, les nuages, les arbres, la neige, c' était elle aussi, dans une nouvelle identité, celle d' un "esprit de la nature". Pas de séparation, tout se reliait... Ses yeux ont été submergés...
Elle se souvient, muette de gratitude, et elle sait, maintenant...
Little stella
Publié par little stella à 09:54:14 dans Spirituel | Commentaires (5) | Permaliens
Vous prendrez bien un verre...je vous l' offre !
Installez-vous confortablement et laissez votre regard partir au-delà des murailles. Vous êtes à Essaouira, l' ancien comptoir phénicien baptisé "Mogador" par les Portugais, la citadelle au passé prestigieux, réputée dans l' Antiquité pour avoir fourni à Rome la célèbre pourpre des Césars, Essaouira, "la bien dessinée", berceau d' artistes en tout genre.
Ici, je ne crains pas, comme disait Montaigne, la contagion d' un air inconnu. Je la recherche, bien au contraire. Je me perds sans hésiter dans la Médina, j' offre mes sourires et je reçois mille affections en échange de quelques dirhams. Ici, une poterie, un paquet d' épices, là...un collier de perles, une invitation. Le temps s' égrène en bains de mer, promenades, lectures et plaisirs gustatifs. Mon dernier délice : la tajine d' agneau aux abricots, un vrai régal ! Petits bonheurs certes mais l' âme y trouve la paix. Ne dit-on pas d' ailleurs que la sérénité est une forme de la volupté ? L' appareil photo ne sort pas toujours de son étui. Je préfère me fondre dans la vie des ruelles animées et des marchés colorés, aller au contact de "ces gens de Mogador". Mes racines sont là, dans cette culture arabe qui distille goutte à goutte mes choix et mes penchants.
Le soir, quand le jardin boit à la fontaine et qu' il repose enfin dans une fraîcheur bien méritée, je brûle un bâtonnet d' encens. Le monde entier s' enroule aux volutes de fumée qui s' étirent nonchalamment. Mon esprit les suit...J' aime croire qu' il s' élève et, au royaume de l' introspection, c' est mon être tout entier qui s' enivre au vertige du grand Soi.
Que Dieu vous garde...in challah !
P.S : En écho avec ce qui se passe au Proche-Orient, je trouve opportun de vous livrer une page du dernier livre de Paulo Coelho...Comme le fleuve qui coule...
LE MOMENT DE L'AURORE
Pendant le Forum économique de Davos, Shimon Peres, prix Nobel de la paix, a raconté l' histoire qui suit. Un rabin a réuni ses élèves et demanda :
"Comment savons-nous le moment précis où la nuit s' achève et où le jour commence ? Quand, de loin, nous pouvons distinguer une brebis d' un chien, dit un jeune garçon.
- En réalité, dit un autre élève, nous savons qu' il fait jour quand nous pouvons distinguer, de loin, un olivier d' un figuier.
- Ce n' est pas une bonne définition.
- Quelle est la réponse, alors ?" demandèrent les gamins.
Et le rabbin dit : " Quand un étranger s' approche, nous le confondons avec notre frère, et les conflits disparaissent- voilà le moment où la nuit prend fin et où le jour commence."
Solange Arcamone
Publié par little stella à 15:59:37 dans Spirituel | Commentaires (4) | Permaliens
" Bonjour
Comme vous, j' ai regardé le reportage consacré à " RAM", le jeune népalais méditant, sur " Envoyé Spécial" .
Ce reportage ne m' a pas laissé indifférent. Une chose est certaine, on a envie d' y croire.
Le vrai "miracle" n' est pas dans ce qui est donné à voir. Je crois qu' il faudrait le voir plutôt chez ceux et celles de toutes conditions et de tous horizons chez qui cette "vision" a sauvé la petite flamme spirituelle .
" Ta foi t' a sauvé " a fait-on dire à Jésus-Christ .
J' ai été troublé par l' exploitation mercantile de la méditation du jeune RAM, mais bon, dans un monde où le fric et la consommation sont devenues les "valeurs suprêmes", cela n' a rien de bien surprenant .
Que dirions-nous alors pour Lourdes, Fatima ou le Mont Saint Michel ?
Pourtant, si nous voulons bien nous donner la peine d' oublier un instant les marchands du Temple et la rumeur de la foule, ces lieux spirituels nous parlent, remuent quelque chose au coeur de notre être .
On ne peut nier leur " aura spirituelle " . Je crois que c' est valable pour tous les lieux saints .
Après, la petite flamme va, pour le plus grand nombre, passer les premiers émois, redevenir une toute petite veilleuse, presque imperceptible . Mais certaines personnes vont, au contact de ce témoignage spirituel, à leur tour s' embraser spirituellement et devenir à leur tour, pour un temps ou pour toujours, des témoins du feu divin .
Dans le monde dans lequel nous vivons où se côtoient technologies futuristes, archaïsmes et frénésie mercantile, on se prend à rêver d' un embrasement spirituel général à partir de ce foyer népalais .
RAM n' est certainement pas un cas isolé. Mais l' actualité est si sombre que nous avons bien du mal à les voir . Le Népal résume bien notre sort commun .
Nous sommes comme le peuple juif de l' Exode . Nous sommes dans l' attente d' un ou plusieurs "bergers" pour nous aider à quitter le pays de notre servitude .
Je crois que notre survie en tant qu' espèce est liée à notre croissance spirituelle . Je crois que notre prospérité et notre développement économique actuel sont incompatibles avec notre survie .
Je crois que si nous ne prenons pas vite les bonnes décisions, "Mère Nature", " Gaïa" etc ...va nous ramener à la raison d' une manière bien brutale.
Et pendant que le jeune "RAM" médite sous son figuier pour la Paix dans ce Monde, d' autres hommes au nom de Dieu font sauter leurs mosquées respectives en Irak après avoir manifesté, toujours au nom de Dieu, contre de dérisoires et idiotes caricatures .
La " Sainteté " serait-elle toujours chez soi, sur sa terre et jamais chez nos voisins ? "
( Message reçu 5/5 Philéo...Merci ! )
Little stella
Publié par little stella à 11:05:17 dans Spirituel | Commentaires (0) | Permaliens
Little stella
Publié par little stella à 17:26:55 dans Spirituel | Commentaires (0) | Permaliens
Décembre... C'est le repos...la Terre est en apnée basse...
CONTE ORIENTAL ANONYME (...mon préféré ...)
Dans le silence du désert...Il advint qu'un vieil homme décida un matin d'entreprendre un long voyage afin de retrouver les siens .
Perclus de rhumatisme, rongé par la maladie, il se tourna vers Dieu et lui dit :"DIEU TOUT PUISSANT, il s'avère que je fus toujours un incroyant. Un infidèle, un moins que rien. Jamais au cours de ma vie je ne t'ai invoqué; jamais je n'ai levé mon visage vers toi.
Mais aujourd'hui, alors que m'attend ce périlleux voyage, j'ai besoin de ta protection. Si tu existes, soutiens mon effort. Si tu existes, mène moi jusqu'au terme de mon périple, car seule une aide divine pourrait me permettre d'accomplir un tel effort.
Dieu, dans son infinie miséricorde, entendit la prière du viel homme et lui répondit :"N'aie crainte. Je te soutiendrai. Lorsque tu avanceras dans le désert, tu apercevras la trace de mes pas, dans le sillage de tes pas."
Le vieil homme rendit grâce au Très-haut et commença son voyage. Le soleil était brûlant, comme l'était la terre. Point d'ombre, point d'oasis, nul havre. Les jours passèrent, le vieil homme progressait, se retournant de temps en temps pour s'assurer que les pas de Dieu était bien dans les pas des siens . La fatigue s'accrut et ce ne fut plus qu'un long calvaire .
Au bout du 8° jour, le vieil homme s'écroula, épuisé, vidé de toutes ses forces . Dans un mouvement devenu familier, il jeta un coup d'oeil par-dessus son épaule pour se rassurer. Hélas, à perte de vue, la surface du sable était plane . Plus la moindre trace de la présence divine.
Alors le vieil homme, dans un sursaut d'énergie, leva le poing au ciel et se lança dans un discours blasphémateur : " Ils avaient raison ceux qui proclamaient ton absence de mansuétude ! Ils avaient raison ceux qui affirmaient ton peu de miséricorde à l'égard de tes créatures .Tu m'as abandonné alors que j'avais le plus besoin de toi ! "
Un moment de silence succéda aux propos du vieil homme, puis la voix de Dieu retentit au-dessus du désert: " Homme de peu de foi, quand cesseras-tu de douter ? Tu ne vois plus l'empreinte de mon pas. Et pour cause : voici 3 jours que je te porte."
Solange Arcamone
(à méditer peut-être au coin d'une cheminée ou au cours d'une marche dans le désert ?...conte tiré du "livre des sagesses d'Orient" de Gilbert Sinoué )
Publié par little stella à 00:35:58 dans Spirituel | Commentaires (0) | Permaliens
Depuis le 08-12-2005 :
741625 visiteurs
Depuis le début du mois :
36097 visiteurs
Billets :
499 billets
Commentaires