
" Vous qui marchez face au soleil, quelles silhouettes esquissées
à même la terre pourraient vous arrêter ?
Et vous qui voyagez avec le vent, quelle girouette saurait diriger votre trajet ?
Quelle loi faite par l' homme se permettrait de vous arracher les mains, si vous vous libérez de votre propre joug, mais en évitant de le briser contre la porte de prison d' un homme ?
Quelles sont ces lois qui pourraient vous effrayer, si vous libérez votre corps en dansant, là où vous le désirez, sans pour autant aller trébucher sur les chaînes de fer d' un homme ?
Et qui oserait porter plainte contre vous, si vous vous libérez de vos habits, en prenant garde de ne pas les jeter sur le chemin d' un homme ?
Peuple d' Orphalèse, vous pouvez étouffer le son du tambour et couper les cordes de la lyre, mais qui pourrait interdire à l' alouette de chanter ? "
Khalil Gibran
( Lui qui a enrichi les bibliothèques du monde entier et...
qui restera l' éternelle étoile du Liban !)
Publié par little stella à 22:33:34 dans Démocratie | Commentaires (1) | Permaliens
Je ne l' ai pas cherchée...
elle est venue à moi toute seule.
Comme le refuge qu' on n' attendait guère, comme le bouleversement qu' on n' imaginait pas, comme l' audace dont on ne rêvait plus.
Elle s' est imposée en série d' images, en touches subtiles, en musique étrangère, en odeurs safranées, en simple ravissement, au cours d' un voyage. Et deux semaines ont suffi pour parfaire sa séduction.
Liquider le superflu fut une mince affaire, se séparer de l' essentiel, un peu plus dur...
Mais j' y suis arrivée, remplissant les sacs les yeux fermés, pour ne m' arrêter sur rien, aucune photo, aucun livre, aucune étoffe encombrante.
La surabondance siégeant dans mon cœur. Surabondance de relents-douleurs, déroulé d' une épopée en noir et blanc, calquée sur des êtres éphémères.
Ils m' habitent à leur manière et ils m' accaparent tous odieusement dans les heures sombres. Certains me glacent encore...Leurs stratagèmes douteux, leurs subterfuges skizophréniques, leur incapacité à me rendre heureuse...
Et puis, il y a toi.
Mon espérance inavouée, ma faiblesse latente, mon désir éclairé, mon illusion vivace, mon spleen langoureux...
Le présent et ses intrigues politiques gouvernent ta plume professionnelle, alors que notre affection nous cheville au passé de notre adolescence. Drôle de valse à deux temps, qui peine à entamer sa troisième dimension, celle du futur...
Dans ton tourbillon de vie, je me demande souvent quelle place je pourrais bien tenir, et même, quel visage de l' amour nous conviendrait le mieux. Amour-amitié ou amour-phénix renaissant de ses cendres ?
Un signe de toi, un seul, et je sais que je bondirai, que le voile de mes tourments se déchirera sur un ciel opalescent.
Voilà ce qui m' anime sur cette terre d' exil.
Donner du temps au temps, purifier mes atomes mémoriels, te laisser venir pour nous accorder enfin...aux flots de l' océan.
Publié par little stella à 00:20:38 dans Etat d'âme | Commentaires (6) | Permaliens

(Photo tirée du blog de Nathoo )
Ah ! si vous saviez maman
Dans le bois sous la tempête
A la Sainte Cath'rinette...
Mon beau m' a conté fleurette
Et...oh...saperlipopette
J' suis devenue sa doucette !
M' a entreprise en levrette
De sa longue machinette
Mais me séparant tout net
Je lui rétorquai...mazette
Jamais une cath'rinette
Ne perdra sa pauvre tête
Pour une simpl' amourette
Sitôt chue en oubliette
Sans tambour et sans trompette!
Ah ! je vous le dis maman
Dans le bois sous la tempête
Je n'f'rai plus de galipettes !
Solange Arcamone
(Un de mes"Loufoques"...sur La Passion des Poèmes
ici dans mon blogroll )
Publié par little stella à 10:41:00 dans Se-xy | Commentaires (2) | Permaliens

Shiam se mit à plat ventre...
ranimant de sa main droite le sexe d' Azel.
- Puisque tu m' aimes et tu ne me le dis pas, moi je vais te dire tout ce que je pense !
Et elle énuméra tous les noms du pénis qu' elle connaissait pour les avoir lus dans Le jardin parfumé de Cheikh Nafzaoui, suivis de tous les noms du vagin ; elle appuyait sur les voyelles, se délectait de cet inventaire linguistique. Puis, quand elle sentit le sexe d' Azel se durcir enfin, elle lui ordonna de la prendre par-derrière.
Dite en arabe, la phrase avait quelque chose de pornographique, d' excitant et en même temps d' insupportable. Azel débanda.
- Tu me provoques ! Je ne te prendrai ni par-derrière, ni par-devant.
- Tant pis, offre-moi au moins une robe légère, transparente que je mettrai l' été quand il vente ; je ne porterai pas de culotte et comme ça on verra mon ventre, mon bas-ventre, mes fesses et tous les hommes tomberont raides devant moi !
Ils se mirent à rire, se rhabillèrent. Avant de sortir de la chambre, Azel osa lui demander :
- Pourquoi voulais-tu que je te prenne par-derrière ?
- Les filles qui tiennent à leur virginité se laissent pénétrer par-derrière, par là, pas de risque.
Pendant quelque temps je me donnais comme ça ; au début, je n' aimais pas, j' avais mal et puis, curieusement, j' y ai pris goût ; depuis j' aime bien de temps en temps varier le plaisir, mais toi, t' as pas l' air d' en raffoler...
- Non, quand j' étais adolescent, je l' ai fait quelquefois avec des garçons, et jamais avec des filles. J' aime pas beaucoup. Excuse-moi pour tout à l' heure.
Tahar Ben Jelloun : « Partir »
( A mon avis, cette damoiselle ferait bien de continuer ses pratiques...ça lui permettrait de contourner l' énorme problème sociétal du Maroc : les avortements clandestins! Entre 400 et 700 par jour, selon le Pr Chraïbi, gynécologue obstréticien à la Maternité des Orangers de Rabat. )
Publié par little stella à 17:45:42 dans Radio médina | Commentaires (6) | Permaliens
Entre les collines terre de sienne et l' océan sauvage...Taghazout !
Une palette de bleu franc et de rose tourmaline, vibrante à l' extrême...
Des cubes colorés posés là, les pieds dans l' eau.
Aquarelle sans artiste, ouverture infinie sur un horizon de feu qui ne trouble sa torpeur que par le cri des goélands.
Dans ses venelles fraîches, marche nonchalante sous les jeux d' ombre et de lumière, entre rêve et réalité...
Silence... essentiel à la vie de ce village de pêcheurs, à sa paix.
Taghazout, oubliée des marabouts, qui se niche au creux de la côte rocailleuse.
Et des barques échouées partout, aux silhouettes effilées, au bois craquelé par tant de traversées marines.
Couchers de soleil qui vous infligent des devoirs de poète...Claustra de souvenirs...
Nature ici sans défauts, mais qui reste inimitable.
Taghazout, sans artifices, authentique... mon coup de cœur !
(Non, non, je n' écris pas pour une agence de voyages...
ni même pour un site immobilier...)
Publié par little stella à 15:19:06 dans Radio médina | Commentaires (12) | Permaliens
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