
Elle m' a été indirectement offerte par ISAB !
Je suis une fille du vent
Qui s' aime en sentiments.
Une fille qui danse
Sur les ailes du temps
Caressant les nuages
Embrassant l' océan.
Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Dans son cœur de cristal
Où le passé résonne.
Murmure froissé
Des fêlures du temps.
Sur mon corps
S' abandonne
Le parfum des oublis.
Présences enfouies
Dont j' exhume la tristesse
Et cette mensongère ivresse
D' avoir été jeune princesse.
De fêtes en défaites
La nostalgique maîtresse
Des dizaines qui s' égrènent
Emporte avec elle
La traîne des bonheurs éclatants.
Je suis une fille du vent
Qui sème en sentiments
Que le présent efface.
Je danse sur des souvenirs
Laissant vibrer les rêves
Comme ultime volupté
Celle qui tourne
Sous les étoiles
La liberté
D' exister.
(Une puissance d' écriture...
Une belle plume, généreuse et complice,
Un texte écrit en Juillet 2007 mais
qui me colle tellement à la peau et
à l' âme...bravo Isab ! )
Son blog : http://isab.zeblog.com

Publié par little stella à 10:42:05 dans Intimité | Commentaires (0) | Permaliens
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Une nouvelle incroyable ce matin,
captée sur BFM TV...
Mr Xavier Darcos va s' occuper de nos latrines françaises ! Vous avez bien lu et je ne plaisante pas !
Il parlait même d' une espèce de charte, sa charte humanitaire à lui, je suppose.
Sympa la vie d' un ministre n' est-ce pas ? Doit s' occuper de tout en ce bas monde ! C' est vrai qu' il n' y a pas de sot métier mais tout d' même...
Vous l' imaginez...règlementer le nombre de bouteilles d' eau de Javel, de flacons d' Arpic WC, de rouleaux de papier hygiénique, de balayettes synthétiques et de bombes désodorisantes ? Ah ah...laissez-moi rire !
C' est vraiment faire peu confiance aux chefs d' établissements et à leurs personnels d' entretien, aux autorités territoriales en place, je veux parler des maires et de leurs délégués aux affaires scolaires.
Parce qu' ils existent ces gens-là, Mr le Ministre ! Et ils siègent même régulièrement en Conseil d' Ecole, auprès des représentants de parents élus, au moins une fois par trimestre et plus selon les urgences. Et ils ont plus d' une fois, croyez-moi, débattu ensemble sur ce constat détestable, indigne...à savoir que de nombreux élèves se retiennent et n' osent plus utiliser les toilettes de nos chères communales.
Alors, une question me brûle la plume : que savez-vous au juste de la vie de nos écoles ? Un problème est médiatisé et hop, vous emboîtez le pas pour soigner votre cote d' amour. Charmante république !
Ce problème d' hygiène et de santé publique, problème que je ne minimise pas, Mr le Ministre, découle directement de la vétusté de certaines écoles, de ces écoles 1880 (rien contre toi Jaurès, rien contre toi) qui ont toujours relégué les toilettes de nos enfants au fond des cours. L' esprit et le corps, rigoureusement séparés...
Comment en assurer une bonne surveillance pendant les heures de classe ? Les enseignants ne jouissent pas encore du don d' ubiquité, que je sache, et inversement, peut-on interdire à un élève d' y aller durant son temps de travail ?
De plus, lors des récréations, une ruée de 125 élèves ( 3 CP et 2 CE1, pour ne prendre l'exemple que d' une petite unité) sur 10 pauvres cabinets, vous avez idée de ce que cela peut donner en mauvaises odeurs et en dégradation des locaux, sans vouloir vous indisposer ?
Moi-même j' y intervenais en apnée et je n' étais pas la seule...
Alors bien sûr que je sermonnais ma classe, redoublant l' éducation à l' autonomie et à la propreté de chacun, bien sûr que j' insistais sur le respect des biens collectifs, bien sûr qu' on faisait repeindre ces latrines chaque année...mais rien n' y faisait.
Heureusement pour moi, j' ai aussi connu des écoles modernes, plus fonctionnelles, plus intimistes, plus respectueuses de la pudeur de tous et du bien-être des enfants, où les points sanitaires étaient intelligemment disposés à l' intérieur des bâtiments et à chaque étage - donc plus facilement contrôlables et entretenus - avec le luxe d' y voir un coin filles et un coin garçons. Car la solution se trouve réellement là, Mr le Ministre !
Au lieu d' enfler le lynchage médiatique dirigé contre tous les enseignants, en les faisant passer pour des incapables et des irresponsables, soutenez-les dans leur tâche difficile et facilitez la rénovation de nos...... « vieilles casernes » !
Mais pour ça, et vous le savez bien, il faut des moyens financiers, des subventions, des budgets et des vrais !
Un ministre tornade blanche c' est bien, mais un ministre généreux...c' est mieux !!
( Ecrire de pareilles choses, impensable... et pourtant...
Poésie,vite...où es-tu ? )
Publié par little stella à 17:03:14 dans De l' Education | Commentaires (4) | Permaliens
Je viens de dévorer le billet d' Anthropia, intitulé « L' écolier bling-bling », du 19 Janvier dernier.
Jugez du contenu...
Le rapport Attali...en voici un extrait clairement libéral tiré du Figaro :
« Ainsi la commission veut préparer la jeunesse à l' économie du savoir et à la prise du risque. Ce qui signifie , dans le primaire, accélérer l' apprentissage de l' anglais, du calcul et de l' informatique. »
Et Anthropia de poursuivre...
« Je n' ai rien contre ces trois matières...mais si le savoir et la prise de risque se résument à l' apprentissage de l' anglais, du calcul et de l' informatique, c' est le degré 0 de l' Humanité.
Ces quelques mots, dans un rapport très, très libéral, m' apparaissent comme la caricature absolue de ce qu' on veut faire du petit Français : un financier de Wall Street, un boursicoteur obsédé par le fric, un singe savant américanisé, un épicier de luxe informatisé, bref, le portrait-robot de l' arriviste écervelé, en quête du cyber-bling-bling pouvoir. »
Si ça vous intéresse, amis lecteurs, vous pouvez lire la suite dans...
http://Anthropia.blogg.org sous le thème "Est-ce que tu vois ce que tu vois "
(Quand je pense qu' en France - et d' après une étude INSEE publiée en 2005 - 9% de la population est concernée par l' illettrisme...j' ai peine à croire que les futures orientations annoncées par le rapport Attali puissent y remédier. Ils sont vraiment à côté de la plaque ces politiques ! Attali, Attila...je pense que tu ne feras pas de grandes invasions...)
Publié par little stella à 18:25:28 dans De l' Education | Commentaires (4) | Permaliens

" Vous qui marchez face au soleil, quelles silhouettes esquissées
à même la terre pourraient vous arrêter ?
Et vous qui voyagez avec le vent, quelle girouette saurait diriger votre trajet ?
Quelle loi faite par l' homme se permettrait de vous arracher les mains, si vous vous libérez de votre propre joug, mais en évitant de le briser contre la porte de prison d' un homme ?
Quelles sont ces lois qui pourraient vous effrayer, si vous libérez votre corps en dansant, là où vous le désirez, sans pour autant aller trébucher sur les chaînes de fer d' un homme ?
Et qui oserait porter plainte contre vous, si vous vous libérez de vos habits, en prenant garde de ne pas les jeter sur le chemin d' un homme ?
Peuple d' Orphalèse, vous pouvez étouffer le son du tambour et couper les cordes de la lyre, mais qui pourrait interdire à l' alouette de chanter ? "
Khalil Gibran
( Lui qui a enrichi les bibliothèques du monde entier et...
qui restera l' éternelle étoile du Liban !)
Publié par little stella à 22:33:34 dans Démocratie | Commentaires (1) | Permaliens
Je ne l' ai pas cherchée...
elle est venue à moi toute seule.
Comme le refuge qu' on n' attendait guère, comme le bouleversement qu' on n' imaginait pas, comme l' audace dont on ne rêvait plus.
Elle s' est imposée en série d' images, en touches subtiles, en musique étrangère, en odeurs safranées, en simple ravissement, au cours d' un voyage. Et deux semaines ont suffi pour parfaire sa séduction.
Liquider le superflu fut une mince affaire, se séparer de l' essentiel, un peu plus dur...
Mais j' y suis arrivée, remplissant les sacs les yeux fermés, pour ne m' arrêter sur rien, aucune photo, aucun livre, aucune étoffe encombrante.
La surabondance siégeant dans mon cœur. Surabondance de relents-douleurs, déroulé d' une épopée en noir et blanc, calquée sur des êtres éphémères.
Ils m' habitent à leur manière et ils m' accaparent tous odieusement dans les heures sombres. Certains me glacent encore...Leurs stratagèmes douteux, leurs subterfuges skizophréniques, leur incapacité à me rendre heureuse...
Et puis, il y a toi.
Mon espérance inavouée, ma faiblesse latente, mon désir éclairé, mon illusion vivace, mon spleen langoureux...
Le présent et ses intrigues politiques gouvernent ta plume professionnelle, alors que notre affection nous cheville au passé de notre adolescence. Drôle de valse à deux temps, qui peine à entamer sa troisième dimension, celle du futur...
Dans ton tourbillon de vie, je me demande souvent quelle place je pourrais bien tenir, et même, quel visage de l' amour nous conviendrait le mieux. Amour-amitié ou amour-phénix renaissant de ses cendres ?
Un signe de toi, un seul, et je sais que je bondirai, que le voile de mes tourments se déchirera sur un ciel opalescent.
Voilà ce qui m' anime sur cette terre d' exil.
Donner du temps au temps, purifier mes atomes mémoriels, te laisser venir pour nous accorder enfin...aux flots de l' océan.
Publié par little stella à 00:20:38 dans Etat d'âme | Commentaires (6) | Permaliens
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