Pousser le sable, comme on pousse ses soucis...
avec la ferme intention de les mettre à la porte.
Garder les pieds sur terre, ne pas s' enfermer dans un questionnement stérile, ne pas attendre le bonheur puisque chacun sait qu' il n' appartient pas à ce monde.
Réduire sa longue vue, sélectionner plutôt l' instant, s' autoriser à devenir... « l' imbécile heureux » !
Celui qui s' éblouit du vol du goéland et qui voit dans ses loopings vertigineux, le symbole de la liberté,
Celui qui se mêle à la fureur de l' océan et qui s' éclabousse en écume joyeuse,
Celui qui s' abreuve au lait de sa Terre-Mère,
Celui qui jouit par les cinq sens à la fois dans le feu de ses jours,
Celui qui sait l' importance de l' inutile.
Point de résistance, se fondre dans le Grand Tout, accueillir l' Unité.
Abolir le passé, ignorer le futur.
Être là, être soi, bien dans son corps, se projeter sur la ligne de ses mollets dans l' extrême capitulation de l' esprit sur la matière...
pour faire tout simplement, sa place au soleil !
Les mots sont comme les êtres, il ne faut pas se fier à leur apparence.
Cet imbécile a réussi le périlleux tour de force d' être heureux...avant sa mort !!
(Vous ne croyez pas en mes béatitudes ?
Dommage, j' y ai mis pourtant beaucoup de sérieux. Vous en doutez ? )
Publié par little stella à 01:03:07 dans Spirituel | Commentaires (4) | Permaliens

Faut vraiment rien comprendre à la psychologie de l' enfant...
pour proposer une idée aussi saugrenue.
Imposer à tous les élèves de France et de Navarre, la prise en charge d' un enfant mort dans l' enfer de l' antisémitisme. Drôle de parrainage !
Parler de la Shoah dans les classes, en faire une étude détaillée, en tirer toutes les leçons, ça se comprend tout à fait, devoir de mémoire oblige.
Mais de là, à ce que les enfants s' impliquent personnellement dans une recherche macabre, je dis ...non !
Seigneur et roi, on l' avait vite compris, mais voilà que maintenant Mr Sarkosy pousse encore un peu plus loin son pouvoir, en endossant le tablier d' un pédagogue, mais seulement du plus mauvais d' entre eux...Ah il n' a pas peur !
De traumatiser des élèves de CM2, aux cerveaux d' argile, de leur faire porter une charge émotionnelle trop lourde, de les jeter sur le lit malsain de la culpabilité ou encore, ce qui serait plus grave, de l' identification.
A dix ans, comment un enfant peut-il avoir le recul nécessaire, la vision globale des évènements, la compréhension du fil de l' Histoire ?
Sa fragilisation me semble évidente même dans le cas où l' enseignant l' entourerait, et je n' en doute pas, de toutes les barrières de sécurité.
Comme de coutume, notre président prend ses désirs pour des réalités, veut jouer au paterfamilias de nos écoles, tout gérer, depuis la plus haute marche de sa politique-spectacle.
Lamentable...
(Une photo de l' Iufm de Créteil...)
Ce soir, 20 H...Je viens d' apprendre que même Simone Veil s' y oppose...c' est dire !
Publié par little stella à 14:53:44 dans De l' Education | Commentaires (6) | Permaliens

Ils sont tout blancs les ballons de la Paix,
Ils volent, légers comme des roses
Au-dessus des glaives de violence
De ceux qui s' acharnent et qui osent
Traiter l' Amour avec insolence,
Louer le mal de leur cœur imparfait.
Com' ils sont francs, les ballons de la Paix,
Jusqu' aux constellations ils prêchent
Respects, concordes et tolérances
Pour un monde meilleur ; ils assèchent
Les marais de haines et relancent
L' espoir de vivre ensemble, sans méfaits.
Soyons libres, soyons apatrides
Et regardons sourire les enfants...
Quels que soient leurs noms, Gaïa les porte
Et les emporte, haut, dans son élan.
Quel exemple ! Quelle mère et quel sort !
Aimons-nous loin des sphères fétides...
Solange Arcamone
Publié par little stella à 19:48:23 dans Cosmodicée | Commentaires (6) | Permaliens
C' est surtout la floraison du mimosa, une explosion de bonheur à la face du monde.
Au bord des routes ou juste après les dunes, des forêts entières...de ces bouquets de lumière qui nous accompagnent jusqu' au mois de mai.
J' en ai plein la maison ! Un symbole de sécurité paraît-il, dans le langage des fleurs.
J' aime tellement le mimosa que je me demande si je n' ai pas fait partie de la sous-famille des...
« mimosoïdées » dans une vie antérieure, niveau végétal.
Je vous vois venir... « elle est mimi la mimosoïdée » ! Stoooop please !
Trêve de plaisanterie, acceptez ce joli bouquet. Comme vous le voyez sur la photo, il trône dans mon patio.
J' y ai rajouté quelques roses bien sûr...n' est-ce pas la St Valentin demain ?
Et pour celles qui par amour, aimeraient porter un caftan marocain en brocard, en voici un de toute beauté...cousu à la main par un artisan de Fès à la façon du maalem, fils d' or et pantalon de dentelle...

A vos porte-monnaie messieurs : 1 100 euros !
Quand on aime on ne compte pas, c' est bien connu...
Publié par little stella à 17:35:18 dans Radio médina | Commentaires (8) | Permaliens

Ce mois de mai...
Les barricades se dressaient un peu partout en France et il était interdit d' interdire.
La Gauche contre la Droite évidemment et le grand Charles qui cherchait du renfort du côté de Baden-Baden...
Ambiance historique, révolutionnaire, sortie tout droit des rideaux de fer, nouveaux pétards de liberté.
Une envie de détrousser et de se détrousser. Evasions juvéniles sur mobylettes, sur nos vieilles « mob » comme on disait à l' époque.
Ce dimanche-là, le printemps nous invitait à son vernissage.
Nous avions quitté le groupe de copains pour nous retrouver tous les deux.
Le « rouquin » sur sa Yamaha violine avait embrasé mon cœur.
Quand il m' étendit sur l' herbe, j' étais faite. Prisonnière de ses bras, de son souffle.
Il sentait le « propre », le linge bien lavé, et sa mèche flamboyante lui mangeait la moitié du visage.
Il cherchait mes lèvres, je détournai la tête. Presque fâchée de ne plus pouvoir m' enfuir, presqu' heureuse de ne pas m' être trompée sur mon intuition : il m' aimait !
Je fermais les yeux par timidité. Impossible de soutenir son regard brûlant.
Puis...nos bouches...puis...nos langues...étonnement, premier abandon, si doux, si chaud, si profond, dans cette intimité improvisée. Le ciel et la terre tournaient avec nous...
Pourtant, je me dégageai avec force et je me mis à dévaler la pente à toute vitesse.
Pourquoi ? Mais pourquoi donc ?
Il me suivit avec peine, hagard. Il ne comprenait rien. Qu' avait-il fait de trop ? de pas assez ?
La colère m' apporta un semblant de réponse...
Sur les ailes de mes dix-sept ans, je venais de dire adieu à mon adolescence.
Absurde, totalement absurde, oui, je sais.
( Quatre ans plus tard, dans la hardiesse de ses vingt-deux ans, Jean-Paul se tuait au volant de sa R 12. Et mes yeux qui pleuraient, qui pleuraient...
Ils revoyaient toujours le beau rouquin sur sa moto violine, mais sans aigle sur le dos... )
Solange Arcamone
(Publié aussi sur "La Passion des Poèmes" ici dans mon blogroll,
dans la catégorie "Lettres ouvertes"...)
Publié par little stella à 20:06:12 dans Intimité | Commentaires (2) | Permaliens
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