Vous prendrez bien un verre...je vous l' offre !
Installez-vous confortablement et laissez votre regard partir au-delà des murailles. Vous êtes à Essaouira, l' ancien comptoir phénicien baptisé "Mogador" par les Portugais, la citadelle au passé prestigieux, réputée dans l' Antiquité pour avoir fourni à Rome la célèbre pourpre des Césars, Essaouira, "la bien dessinée", berceau d' artistes en tout genre.
Ici, je ne crains pas, comme disait Montaigne, la contagion d' un air inconnu. Je la recherche, bien au contraire. Je me perds sans hésiter dans la Médina, j' offre mes sourires et je reçois mille affections en échange de quelques dirhams. Ici, une poterie, un paquet d' épices, là...un collier de perles, une invitation. Le temps s' égrène en bains de mer, promenades, lectures et plaisirs gustatifs. Mon dernier délice : la tajine d' agneau aux abricots, un vrai régal ! Petits bonheurs certes mais l' âme y trouve la paix. Ne dit-on pas d' ailleurs que la sérénité est une forme de la volupté ? L' appareil photo ne sort pas toujours de son étui. Je préfère me fondre dans la vie des ruelles animées et des marchés colorés, aller au contact de "ces gens de Mogador". Mes racines sont là, dans cette culture arabe qui distille goutte à goutte mes choix et mes penchants.
Le soir, quand le jardin boit à la fontaine et qu' il repose enfin dans une fraîcheur bien méritée, je brûle un bâtonnet d' encens. Le monde entier s' enroule aux volutes de fumée qui s' étirent nonchalamment. Mon esprit les suit...J' aime croire qu' il s' élève et, au royaume de l' introspection, c' est mon être tout entier qui s' enivre au vertige du grand Soi.
Que Dieu vous garde...in challah !
P.S : En écho avec ce qui se passe au Proche-Orient, je trouve opportun de vous livrer une page du dernier livre de Paulo Coelho...Comme le fleuve qui coule...
LE MOMENT DE L'AURORE
Pendant le Forum économique de Davos, Shimon Peres, prix Nobel de la paix, a raconté l' histoire qui suit. Un rabin a réuni ses élèves et demanda :
"Comment savons-nous le moment précis où la nuit s' achève et où le jour commence ? Quand, de loin, nous pouvons distinguer une brebis d' un chien, dit un jeune garçon.
- En réalité, dit un autre élève, nous savons qu' il fait jour quand nous pouvons distinguer, de loin, un olivier d' un figuier.
- Ce n' est pas une bonne définition.
- Quelle est la réponse, alors ?" demandèrent les gamins.
Et le rabbin dit : " Quand un étranger s' approche, nous le confondons avec notre frère, et les conflits disparaissent- voilà le moment où la nuit prend fin et où le jour commence."
Solange Arcamone
Publié par little stella à 15:59:37 dans Spirituel | Commentaires (4) | Permaliens
Coucou !...C' est nous !...
Un peu de nouvelles... Si vous saviez comme La Terre est belle, vue d' en haut !
Les jours et les nuits s' enchaînent dans une douce alternance. Toujours pas rencontré le chef d' orchestre , tant pis... Sa partition s' inscrit de toute façon aux quatre coins du monde, de ce monde céleste où tous les temps sont réunis. Pas d' anicroches ou de soupirs, pas de notes noires, qu' une seule à cette heure, ronde, sereine, luminescente, où tout est permis et même...
"Rêver un impossible rêve, porter le chagrin des départs, brûler d' une possible fièvre, partir où personne ne part, aimer jusqu'à la déchirure, aimer, même trop, même mal, tenter, sans force et sans armure, d' atteindre l'inaccessible étoile...
Telle est ma quête, suivre l' étoile, peu m' importent mes chances, peu m' importe le temps ou ma désespérance, et puis lutter toujours, sans questions ni repos...
Se damner pour l' or d' un mot d' amour"...
Etait-ce seulement la quête de Brel? Non, la quête de tous les vivants. Mon hirondelle en a fait son chant.
Je rougis...Machibouzou-Grand Vent d' Ouragan vient de me caresser... Lui, d' habitude si méchant, a décidé de faire la paix. Il nous pousse docilement vers les plages chaudes, les plages marocaines...
Vous me manquez, un peu, beaucoup...A plus tard.
Publié par little stella à 14:02:05 dans Instants donnés | Commentaires (10) | Permaliens
(Une longue histoire. Je le connais depuis toujours et lui, ne m' a jamais déçue. J' ai su d' emblée que c' était un ...conteur.)
Une nouvelle fois, l' envie de partir sur le dos de mon hirondelle, comme Poucette...
Pas pour me marier à ce vilain crapaud, ce flibustier de la parole, non. Partir pour aller au vert, partir à tire-d' aile, haut, très haut, jusqu' au ciel de jade.Ce ciel si loin de la ville et de ses tourments, ce ciel où la prose et la poésie s' inscrivent en lettres d' Amour.
Pas de chicanes, ni de malheurs. Chacun y a sa place, sous la lune blanche...C' est le pays de Jonathan...vous savez, le petit goéland de Richard Bach, Jonathan Livingstone le goéland...ça vous dit quelque chose ?
Je l' aime bien celui-là. Il me manque ...Par cette nuit de plume, j' attache mes cheveux et je m' agrippe aux ailes de mon hirondelle. Je m' envole !... ça y est !! Les nuages défilent à toute vitesse...Oh! que vous êtes petits, petits... Je vous laisse sur terre avec mes amis les lutins, les ondines et les salamandres...prenez le temps de les connaître mais faîtes gaffe au farfadet des Gorges de Loup...
Que ces temps chauds vous apportent à tous, joies, découvertes, mais aussi, paix et ressourcement.
Mille baisers de Little stella
( A tout bientôt...)
Publié par little stella à 11:58:04 dans Bonheur | Commentaires (15) | Permaliens
L' essentiel, c' est d' être l' artisan de ses propres mots...
" Si les choses ne savent pas comment elles s' appellent, on peut les appeler comme on veut. Henri alla se coucher sans grogner, car il voulait donner d' autres noms aux choses et ça devenait amusant. Il baptisa donc son lit, garniture, la nuit, poussière, et le drap, caillou."
(Extrait de "Les mots et les choses" de Bernard Noël)
J' ai voulu essayer moi aussi, à ma manière, et j' ai changé...
libre...pour lumière;la joie...pour les étoiles filantes; j' t'aime plus... pour j' explose, tes larmes...pour ta liqueur de Vénus;ta peine...pour le creux de ton coeur...
Résultat :
JE NE VOIS PAS LE CREUX DE TON COEUR
NI TA LIQUEUR DE VENUS
JE SUIS DANS LES ETOILES FILANTES
J' EXPLOSE, J' EXPLOSE
JE DEVIENS LUMIERE
( pas terrible mais ça libère !)
Solange Arcamone
Publié par little stella à 21:50:03 dans Intimité | Commentaires (3) | Permaliens
L' été, sa drague, ses coups d' folie...ça y est, c' est parti !
Mesdames, mesd'moiselles, nous aurions paraît-il changé notre mode de séduction...
à en croire Pierre SANSOT, philosophe et ex-dragueur confirmé, qui change son fusil d' épaule dans son livre
" J' ai renoncé à vous séduire" (2OO2)...
" Il y a 4O ans, quand une femme s' abandonnait, c' était au prix de sa pudeur, de sa réputation, d' une décision.
Aujourd' hui, elle se prête et ne se donne plus.
La séduction s' est généralisée, elle a perdu son côté tragique.
En revanche, plaire à l' autre, faire attention à lui dans une relation à armes égales, devient le degré supérieur de la séduction et du charme."
Alors, qu' en pensez-vous ?
Publié par little stella à 12:59:48 dans Se-xy | Commentaires (2) | Permaliens
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