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Lettres de coeur

depuis Mogador

Quand les hommes vivront d' amour | 08 novembre 2006

Quand les hommes vivront d' amour
Il n' y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère

Quand les hommes vivront d' amour
Ce sera la paix sur terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère


Dans la grande chaîne de la vie
Où il fallait que nous passions
Où il fallait que nous soyons
Nous aurons eu la mauvaise partie


Quand les hommes vivront d' amour
Il n' y aura plus de misère
Peut-être song'ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère


Quand les hommes vivront d' amour
Qu' il n' y aura plus de misère
Peut-être song'ront-ils un jour
A nous qui serons morts mon frère


Nous qui aurons aux mauvais jours
Dans la haine et puis dans la guerre
Cherché la paix, cherché l' amour
Qu' ils connaîtront alors mon frère


Dans la grande chaîne de la vie
Pour qu' il y ait un meilleur temps
Il faut toujours quelques perdants
De la sagesse ici-bas c' est le prix


Quand les hommes vivront d' amour
Il n' y aura plus de misère
Et commenceront les beaux jours
Mais nous, nous serons morts mon frère


Quand les hommes vivront d' amour
Ce sera la paix sur terre
Les soldats seront troubadours
Mais nous, nous serons morts mon frère


(Raymond Lévesque 1956
dernier interprête : Jean-François Bastien 2002)


( C' est le 11 novembre approchant, certainement, qui m' a remis ces paroles en tête...)


 

Publié par little stella à 11:47:17 dans Cosmodicée | Commentaires (0) |

Stella, Arlette et les autres... | 07 novembre 2006

 Même si pour ce vingt-troisième déménagement, j' ai beaucoup allégé les cartons, les valises et les malles, j' ai emballé cependant avec une infinie précaution une vieille théière en porcelaine chinoise...Dorure, cerisiers blancs et geishas, tout un univers...
Ne pas l' emporter, c' était laisser derrière moi le plus aimé de mes souvenirs , celui de ma grand-mère paternelle.
 Un petit bout de femme qui mit au monde dix enfants- cinq...sont morts, d' accident ou de maladie, à des âges très différents- et qui avait su garder, malgré ses immenses chagrins, le cœur au bord des lèvres.
Jamais la moindre médisance et son agréable sourire en réconfortait plus d' un.
Ma grand-mère...ou la gentillesse en personne et surtout... une voix. Une voix chaude, légèrement et joliment vibrante, une voix qui aurait pu remporter tous les radio-crochets de l' époque.
Au lavoir ou aux fourneaux, elle chantait tout le temps, dès que ses larmes la laissaient tranquille...
Les amants de St Jean, les blés d' or, le temps des cerises , à peu près tout le répertoire de Mouloudji et bien sûr les inoubliables petits chaussons de satin blanc qui dansaient et sautaient devant mes yeux d' enfant avec une grâce quasi-divine.
Mais la chanson qui me rapprochait le plus de ma grand-mère c' était...les roses blanches...
Souvenez-vous...ce gamin arrivant à l' hôpital en courant pour offrir des fleurs à sa mère et l' infirmière qui lui dit tout bas...tu n' as plus de maman...
Là, mon cœur de petite fille se serrait...Je me suspendais alors à la respiration de ma grand-mère, à la complainte, à ses graves et à ses aigus attrapés avec tellement de talent. La voix ne fléchissait pas, même sur le passage le plus émouvant...
                      « C' est aujourd' hui dimanche, tiens ma jolie maman...
                         Voici des roses blanches... toi qui les aimais tant
                         Et quand tu partiras, au grand jardin là-bas
                         Toutes ces roses blanches, tu les emporteras... »
En réalité, c' était le courage d' une mère, qui chantait, et à travers lui, sa résignation à vivre malgré ses enfants perdus...Stella, Arlette et les autres...J' avais huit ans mais je n' étais pas dupe.
Aujourd' hui, je constate que le temps n' a pas eu d' emprise sur ma mémoire et sur mes bonheurs intérieurs sortis cette fois d' une simple théière !
De plus, je sais que moi aussi, avant de quitter la France, j' irai porter sur une tombe, un bouquet ...de roses blanches.

Publié par little stella à 22:07:00 dans Emotion | Commentaires (12) |

Quand la Sécu souffre d' un déficit de...langage ! | 04 novembre 2006

           



                            



Ce que vous allez lire est rigoureusement authentique. Relevé dans " Les mouettes rieuses" et transmis par M. Le Directeur de la Sécurité Sociale...



- J' ai ma femme à l' état de grossesse et désire m' inscrire à la pénétration



- Mon mari souffre d' un abcès sédentaire



- Je vis maternellement avec ma concubine



- Quand mon petit a eu 5 ans, la caisse m' en a coupé la moitié



- Faîtes un effort, mon enfant va naître



- Suite au passage du contrôleur, veuillez m' envoyer un carnet de maternité



- Mon mari est pour le moment décédé



- Je suis resté malade à cheval sur trois mois



- On a coupé les bourses à mon fils. Il ne va plus en classe...



- Je possède quelques pieds de vigne que mon fils fait marcher



- N' étant pas chômeur, je me suis mis à ramasser quelques bouts de tôle pour faire manger mes enfants



- J' espère que vous aurez pitié d' un pauvre homme qui a 7 enfants à manger en plus sa femme et sa belle-mère



- Comme mon mari doit partir chez les fous, je l' envoie à votre bureau



- Mon mari est en créventorium, on lui fait un plumeau au thorax



- ça fait 16 jours que je suis au lit avec le docteur Dupont et je voudrais en changer car il ne m'a  encore rien fait



- Mon mari est mort depuis 2 mois, que dois-je faire pour le sortir de la caisse ?



- Il y a 5 mois que je suis enceinte et je n' ai pourtant rien touché



- Avoir des enfants n' est pas à la portée de toutes les bourses



- Je nourris mon enfant au sein sans arriver à joindre les deux bouts



- Ma femme est tombée malade, j' en ai pris une autre pour la remplacer, comme c' est une jeune fille, dîtes-moi ce que je dois faire



- Je me suis marié il y a 8 jours, dîtes-moi comment couvrir ma femme



- Mon enfant n' a pas une glande "tyrolienne"



- Je me suis soigné avec les feuilles de maladie



- J' ai été victime d' un accident de circulation, provoqué par un chien en bicyclette



- Fille-mère, je me suis mariée après coup...



        ( rien à rajouter...si, une chose, merci Jean-Marie...tu te souviens comme on avait ri ensemble ?!!)




 

Publié par little stella à 17:37:01 dans Démocratie | Commentaires (8) |

Peintre de l' innabstrait | 04 novembre 2006

    

                       

                          


                                    Sentir LA Femme et l' exprimer...
                                 

                  Il fallait tout le talent de Lepolsk MATUSZEWSKI pour le faire !


                                   J' ai craqué pour ce monochrome




                          Le site de l' Artiste : http://lepolsk.blog4ever.com

 





                                                          Bonne  et heureuse visite !







 

Publié par little stella à 12:10:15 dans Découverte | Commentaires (8) |

Sur les traces de Lamartine... | 03 novembre 2006

                  


                       
                            Ce soir, la lune était au rendez-vous sur le lac...


                   Silence et rêverie...L' astre des phantasmes m' invitait dans son opalescence...
Plus de tensions, d' attentions. Fermer les yeux, ne pas parler, ne plus penser, se laisser aller, respirer, repousser les contours de son corps, recommencer encore et encore, jusqu' à l' oubli de soi... flotter, se fondre dans les éléments...
Devenir les vaguelettes rieuses, les roseaux bercés, les parfums aquatiques...Sentir, ressentir...voir, entendre, goûter, toucher autrement, être dans l' ensemble, faire partie du Tout, se dissoudre comme un morceau de sucre.
Par moments, j' étais onde-lumière et points, tous ces points multicolores qui tremblaient à la surface de l' eau. Une et multiple encore une fois, centrée, divisée, reconstituée...quel enchantement !
La déesse de la nuit m' accaparait. Quoi de plus voluptueux qu' une lune blanche, ronde, laiteuse comme le sein maternel...
Elle me nourrissait et tel l' enfant repu, à la dernière gorgée, je m' étais endormie.
Le temps n' avait pas suspendu son vol et l' heure propice coulait avec délice. Je courais avec elle sur les monts, les rives, les plages désertes, les boulevards tranquilles, la ville engourdie.
Qu' ils étaient précieux ces instants de repos passés avec moi-même. Verts pâturages, sources limpides, allégeance de l' âme...
Plus de désirs, rien que de la plénitude. Le "moi" avait fait place au "nous"...Je ne faisais  qu' Un avec la Création...



                           " Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure ! 
                                   Vous que le temps épargne ou qu' il peut rajeunir                    
                                   Gardez de cette nuit, gardez belle nature,
                                                Au moins le souvenir ! "





                              

Publié par little stella à 23:48:46 dans Etat d'âme | Commentaires (6) |

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