Les Indiens d' Amérique appelaient la Terre « notre mère et grand-mère ».
On ne peut pas mieux dire le lien qui nous unit à elle.
Chez nous, on dit... « se mettre au vert » pour aller se reposer, « faire sa place au soleil » pour réussir son métier. On dit aussi ... « il faut cultiver son jardin », « récolter ce que l' on sème » ou « marcher sur les plates-bandes de quelqu' un »...
La terre, notre constante référence. Rousseau, lui, proclamait : « Vous oubliez que la Terre n' est à personne et que ses fruits sont à tous ! » Un bel esprit, précurseur non seulement du collectivisme mais de la responsabilité qui nous incombe de protéger la Terre ou du moins de ne pas la massacrer par devoir de transmission aux générations futures.
Or, nous vivons de plus en plus nombreux dans les villes ; nous élevons nos enfants loin des prés et des bois.
Certains mots ont même disparu de leur langage comme le mot « verger ». J' avais mené une petite enquête dans mon cours élémentaire. Sur vingt-quatre élèves, aucun ne connaissait ce mot ! Triste constat.
Et moi qui débitais à huit ans... « Simone, allons au verger avec un panier d' osier. Nous dirons à nos pommiers...voici la saison des pommes ! »
Récoltes d' antan car Rémy de Gourmont ne fait plus recette dans les classes.
Aujourd' hui, un enfant qui vit dans un appartement bien chauffé et qui mange en décembre des fruits venus de l' autre bout de la Terre, ne connaît plus dans sa chair le rythme des saisons.
Des fraises en hiver ? Une insulte à notre corps et un dérèglement inavoué.
Terre, qu' ont-ils fait de toi, ces humains ? Productions intensives, épuisement des sols, pêches abusives, déforestations massives, consommation à outrance, non respect de la bio-diversité, pollution à tout va... vont-ils enfanter des monstres ?
Et TOI, chère Terre, quand retrouveras-tu ta poésie ?
Publié par little stella à 15:53:42 dans Cosmodicée | Commentaires (10) | Permaliens
Ecouter est peut-être le plus beau cadeau
Que nous puissions faire à quelqu' un...
C' est lui dire, non pas avec des mots,
Mais avec ses yeux, son visage, son sourire
Et tout son corps : tu es important pour moi,
Tu es intéressant, je suis heureux que tu sois là...
Ecouter, c' est commencer par se taire.
Ecouter, c' est accueillir l' autre
Avec reconnaissance tel qu' il se définit lui-même
Sans se substituer à lui pour dire ce qu' il doit être.
Ecouter, ce n' est pas vouloir que quelqu' un
Soit comme ceci, comme cela,
C' est apprendre à découvrir ses qualités
Qui sont en lui spécifiques.
C' est être ouvert positivement
A toutes les idées, à tous les sujets,
A toutes les expériences,
A toutes les solutions sans interpréter,
Sans juger, laissant à l' autre son espace
Et le temps de trouver la voie qui est la sienne.
Etre attentif à quelqu' un qui souffre,
Ce n' est pas donner une solution
Ou une explication à sa souffrance,
C' est lui permettre de la dire et de trouver
Lui-même son propre chemin pour se libérer...
Ecouter, c' est donner à l' autre
Ce que l' on ne nous a peut-être jamais donné :
De l' attention, du temps, une présence affectueuse.
( Texte recueilli auprès de Monique MASSON...
Enseignante et praticienne en Massage Harmonique)
Publié par little stella à 20:31:19 dans Spirituel | Commentaires (4) | Permaliens

Quadragénaire deux fois divorcée, voilà sept ans que je mettais chaque jour plus en avant mon infirmité affective.
Elle se réduisait à deux adjectifs : pathétique et grotesque.
A l' automne 93, je décidai d' en finir en confiant mon sort à des « professionnels du cœur ».
C' est ainsi que je fis la connaissance d' Anne-Marie.
Elle tenait un nouveau club de rencontres à Chambéry, le club « Aurore », qui avait pour emblème publicitaire deux cygnes amoureusement enlacés.
Quelle ne fut pas ma surprise en entrant dans le cabinet matrimonial...
Anne-Marie était l' ancienne épicière de Challes-les-Eaux ! Elle avait délaissé les fruits et les légumes pour les intrigues de l' amour. Son commerce la menait...
Ongles carminés, sourire de circonstance, ma conseillère étalait une grande compassion qui me fit rapidement miroiter monts et merveilles.
Elle feuilleta son fichier avec dextérité, prit un air méditatif, me donna l' impression de vouloir vraiment prendre mon destin en main.
Je n' avais pas l' âge de la résignation et ma foi, je pouvais encore plaire...mieux, refaire ma vie.
Le contrat d' adhésion fut vite signé. Il ne me restait plus qu' à attendre la sonnerie du téléphone.
Huit jours après, j' obtins mon rendez-vous galant. Jacques se présenta le premier, très à l' aise, la voix tendre. Il désirait me voir rapidement et moi, je ne fis rien pour retarder les choses. Après tout, il valait mieux nous rencontrer tout de suite.
Pour cette première « présentation », je fis quelques emplettes, histoire de renouveler ma garde-robe...nouvelle jupe assortie d' un body très sexy en dentelle noire, et pour tout vous dire, je me trouvais assez jolie.
Ce premier contact me stressait quand même un peu. Avais-je perdu la tête ? Pourquoi me réduire à ces manoeuvres ? Mais pas de questions existentielles, j' avais décidé de rester simple et de vivre avec mon temps.
J' arrivai à l'heure à l' endroit convenu. Jacques était un grand gaillard, bel homme, en costume sombre et chemise blanche mais sans cravate. Très bien...
Regard plein de charme, sourire discret...Nous avons passé plus d' une heure ensemble, assis au Café de l' Horloge, dans une vraie complicité. Mais il s' épancha peu et me convia assez vite à le suivre.
Il habitait Rue Basse du Château, dans un vieil immeuble classé monument historique.
La porte d' entrée s'ouvrit sur...un immense piano à queue ! Après le premier étonnement , je fus éblouie.
Pour la première fois de ma vie, on m' offrit Brahms et Chopin sur un plateau d' argent et pour moi toute seule !
Les doigts sautaient sur les touches, s'envolaient, revenaient, caressaient l'ivoire avec un talent fou. Mon artiste regardait peu les partitions posées devant lui. Les yeux fermés, il m' emportait dans ses jardins musicaux...
Le lendemain, j' appelai Anne-Marie pour lui faire part de mes impressions.
« Ah ! oui...dit-elle, il est doué...mais...c' est un immature !... »
Et voilà, elle avait tout brisé en deux secondes !
Décidément,on ne pouvait pas passer de l' épicerie fine au royaume de l'amour sans faire... un peu de casse !!
Je revis Jacques cependant. Il aurait bien déménagé son piano pour l' installer dans mon séjour mais...sa femme le harcelait encore et il n' arrivait pas à s' en débarrasser. Tout compte fait, il préféra vivre chez ses parents aux Avenières.
Effectivement, il n' était pas prêt pour démarrer une nouvelle histoire et j' ai dû tout naturellement oublier mon beau pianiste . Quelle déception...
Publié par little stella à 00:49:23 dans rencontre | Commentaires (8) | Permaliens

...pour la route avec Ludovic Bonnetête...
une goutte de force, une goutte d' énergie, une goutte de courage,
une goutte de sang, une goutte de vie, une goutte de bonheur, une goutte d' amour...
Et tout ça, on le doit à CENDRINE ROVINI !
Merci
Publié par little stella à 21:20:19 dans Harmonie | Commentaires (6) | Permaliens
Qui n' a pas quelque part dans la tête, la célèbre chanson ...
« Stone le monde est stone »...tirée de Starmania, l' opéra rock de Michel Berger
et Luc Plamondon...
Eh bien , j' ai essayé d' en prendre le contre-pied et vous pouvez chanter bien sûr !
J' ai la tête qui s' éclate
J' voudrais seulement bien vivre
M' étendre sur la soie
Et me laisser chérir
Stone ? pas stone le monde ...
J' sais pas si c' est la terre
Qui tourne à l' endroit
Ou bien si c' est moi
Qui veux rire des fois
Qui veux rire cette fois
J' embrasse le soleil
Au milieu de la nuit
Stone ? pas stone le monde...
J' ai envie de me battre
Et de courir plus vite
Que tous ces diplomates
Qui bâtissent des empires
Que le vent va blanchir
Comme les temples à Lhassa
Stone ? pas stone le monde...
Dîtes-moi de m' ébattre
Venez donc me séduire
Venez plutôt me prendre
Pour m' empêcher d' mourir
J' ai la tête qui s' éclate
J' voudrais seulement revivre
M' étendre sur la soie
Et me laisser chérir
Laissez-moi m' envoler
Venez pas m' rattraper
Venez plutôt m' attendre
Sur des chemins de lune
J' ai la tête qui s' éclate
J' voudrais juste en finir
M' étendre sur la soie
Pour me laisser chérir
Pour me laisser chérir...
Publié par little stella à 10:33:53 dans Réveil | Commentaires (6) | Permaliens
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