
Elle serait antidémocrate...d' après Benjamin Barber...
Chercheur en Sciences Politiques...
Qui répondait à la question suivante posée par un journaliste de la revue « Nouvelles clés » :
« La modernité déchire tous les tissus traditionnels. Comment faire pour trouver de nouvelles manières de tisser du lien social dense ? Web, veut dire toile. Internet est sans doute une réponse...
Réponse du scientifique :
Potentiellement oui. Mon ami Kath Sunsteen a écrit un livre intitulé « Republic.com » où il montre qu' en dépit du fait que le www permet à énormément de gens d' entrer en contact, il le fait en segmentant les populations en petits groupes qui pensent et aiment les mêmes choses.
Si vous êtes un nazi, vous n' aurez aucun problème à trouver des réseaux d' amis sur le web. Si vous êtes un sioniste favorable à l' extension des colonies dans les territoires occupés, vous trouverez les vôtres.
Si vous êtes un américain pro-Bush, même chose, etc...
Le web fonctionne par affinités électives. Or, comme dit Kath, le but de la démocratie est de nous faire discuter et agir avec des gens différents, même si nous ne les aimons pas. Dans ce sens, le web nous dépolitise !
Il ne nous pousse pas à entrer en contact avec l' étranger, le différent, l' inconnu. »
(revue d' automne 2005 )
( J' aime les analyses dé-passionnées et riches en enseignement comme celle-ci...
Le web ne serait-il donc qu' un passe-temps inutile au progrès de l' Ensemble ?
Einshtein, lui, aurait encore parlé de relativité, n' est-ce pas !...)
Publié par little stella à 12:45:03 dans Démocratie | Commentaires (12) | Permaliens
Tous les règnes vivants de la Terre participent à l'Amour...
Preuve en est faite !
Publié par little stella à 20:45:54 dans Observation | Commentaires (4) | Permaliens
J' sais pas comment appeler cet homme.
Maître ? non, il n' aimerait pas. Professeur ? non plus, trop académique, trop distant.
Je ne lui donnerai donc pas de titre. Il a un prénom et au fond, ça suffit amplement.
Je connais Patrice depuis dix ans.
Je l' ai rencontré dans un journal gratuit, « le 73 », à travers une annonce très simple mais qui comportait un mot majeur : âme.
Une annonce qui m' avait sauté aux yeux, comme si elle m' attendait depuis longtemps.
Ma vie à l' époque s' était un peu compliquée. Je vivais en union libre et je sentais bien que cette nouvelle voie me mènerait encore à une impasse.
J' étais en quête de sens. La respiration me manquait souvent...j' étouffais.
L' approche de la « psychosophie » allait m' ouvrir un ciel inconnu.
Travail en groupe, échanges cartes sur table, re-définition de mots galvaudés comme... amour, partage, équilibre, acceptation, conscience, énergie, responsabilité.
Pas de nouvelle religion, ni d' endoctrinement. Rien que de l' Humain au service de l' humain, dans une seule dimension temporelle : ici et maintenant.
Enthousiaste, je suivais régulièrement les cours, me sentant bien à ma place.
Je découvrais la symbolique des douze travaux d' Hercule, la substantifique moëlle de l' enseignement de Jésus, les maximes de Bouddha, les influences zodiacales, la citoyenneté écologique, et même quelques recettes de cuisine végétarienne dont Patrice et quelques adeptes raffolaient !
Cette nouvelle sphère était devenue ma nouvelle famille. Une secte ?
Non, détrompez-vous. La tolérance, comme la liberté de pensée et d' expression ajustaient toutes nos dialectiques.
On donnait plutôt dans le dépoussiérage des idées reçues et la remise à neuf de nos trois corps : physique, émotionnel et mental.
Patrice...un érudit ? Un philosophe ? Un être de lumière ?
Un vrai vivant, tout simplement, rempli d' humour, de simplicité, de discernement, de compassion, un ami qui avait rallumé pour moi quelques étoiles, insufflé dans ma bouche de noyée, une incroyable force vitale et qui m' avait laissé la conviction que nous étions tous, mais tous sans exception, des être utiles et nécessaires sur cette fichue terre. Reconnaissance éternelle...
Hier soir, je suis allée le retrouver à Chambéry, pour sa conférence du mois de novembre.
En entrant dans l' amphi, j' ai trouvé un enseignant vieilli, alourdi, un p'tit peu moins en forme que d' habitude mais brillant tout de même, dans son exposé bâti sur le thème de « la compétition ».
Auditeurs en transe comme toujours, éclats de rire, recueillement, méditation collective et applaudissements !
Puis, Patrice a repris la parole, mais sur un ton plus grave...
« Une année de travail va se terminer. Que d' agitation dans les prochains jours avec les préparatifs de Noël...
Souvenez que c' est le contraire ! Que dans l' énergie du Sagittaire, IL S' AGIT DE SE TAIRE !!... De retrouver le silence intérieur, de rester attentif aux idées qui vont s' incarner lentement, à vos idées qui prendront forme en 2007, selon les orientations de vie que vous aurez choisies.
En ce qui me concerne, je n' ai pas encore arrêté les nouveaux sujets d' étude. Pour ceux qui ne le savent pas, je rappelle que ma compagne est morte le 3 septembre...Elle me manque, c' est dur, même si on est reliés...Elle m' a beaucoup aidé dans mes recherches...Je vais donc poursuivre...seul...Merci d'être ici...J' avancerai avec vous... »
Sur ces mots, il s' est retourné, a sorti une photo de sa poche, l' a regardée longuement...
Moi, j' ignorais tout et je venais d' apprendre le drame, là, en deux secondes.
Personne ne s' est levé. Tous les regards se sont fixés sur un homme abandonné à son chagrin, la tête baissée, le cœur en berne...Le doigt de Dieu l' avait touché à son point le plus faible.
Magnifique hommage rendu à Jocelyne...devant nous et avec nous ! Les minutes pesaient cependant, dans la gêne...Alors, quelques strapontins ont commencé à claquer, plusieurs personnes ont quitté la salle. D' autres, plus résistantes, ont attendu Patrice...
Je suis sortie à mon tour, mais je n' ai pas repris ma voiture tout de suite.
Il m' a fallu marcher un peu, dans la nuit noire et sous la pluie, pour dissiper l' émotion...qui m' étranglait.
Je venais de voir un chêne s' effondrer.
Publié par little stella à 11:44:25 dans Impermanence | Commentaires (6) | Permaliens

Une découverte qui m' a laissée...pantoise !
Célib-à-taire
L' amour me fait vomir, vive le célibat,
Excusez-moi de rire, lorsque je vous vois,
Echanger des baisers, vous faire des promesses,
Et de vos yeux poser, sur l' autre des caresses.
Mais quand votre cœur sera, gisant, saignant à terre,
Vous vous direz cela : vive les célibataires !
Et vous aussi aurez, les mêmes visions que moi,
En tentant d' ignorer, ces autres qui se noient,
Dans leur amour hagard, qu' ils exposent en public,
Ils imposent sans égard, leur bien être idyllique,
Ils se prouvent à eux-mêmes, en agissant ainsi,
Que oui, sans doute, ils s' aiment, mais ce n' est que sursis,
Célibataire, j' encaisse, leur plaisir affectif
Ces libertaires m' agressent, de leur bonheur furtif,
L' amour, ils le verront, est un vrai charlatan,
Quand ils redeviendront, simples célibattants.
Signé : rachbogoss !
( Serions-nous 14 millions en France à penser cela ?
Un vrai débat de société...
Merci rachbogoss, de l' avoir ouvert avec ...
autant de talent ! )
Publié par little stella à 13:05:42 dans Bonheur | Commentaires (5) | Permaliens
Il y a quelque temps, j' ai révélé une histoire bizarre, dans le « Boudoir Expérimental » de Sensorie. J' ai décidé de vous la livrer...
Voilà quatre ans maintenant, j' étais clouée chez moi avec les deux pieds fissurés à cause d' une ostéoporose très sévère.
Un soir, je saisis une toile et un bâton de fusain. Oui, j' avais envie de dessiner.
Je voulais représenter une femme romantique, belle à croquer, aux seins fermes et engageants, avec une longue chevelure noire qui descendait harmonieusement sur les épaules.
Son visage, je le voulais doux, aux lèvres pulpeuses.
J' étais en quête de beauté, moi dont le corps me lâchait.
Je commençai à l'esquisser légèrement, sensuellement...Et, sans m' en rendre compte, c' est le visage d' une asiatique qui prenait vie.
Je l' ai gommé vingt fois...il est toujours revenu sur la toile !
A la fin, n' en pouvant plus, je lui ai dit : « Soit, existe, puisque tu le veux ! »
J' ai vraiment eu l' impression qu' une autre volonté s' immisçait dans mes gestes...Je me suis inclinée.
Je n' ai jamais voulu peindre mon inconnue, lui ajouter des couleurs. C' est comme ça, qu' elle conserve pour moi, son plus grand mystère.
Aujourd' hui, elle trône dans mon salon.
Elle sera venue me visiter un soir d' ennui pour combler un besoin. Qui est-elle exactement ? Une facette de moi-même, une vie passée, une de mes multiples incarnations ?
A cette heure, je ne sais toujours pas. Un jour, la lumière se fera certainement, au détour d' une rencontre, d' une image, d' un songe ou d' un tableau que j' aurai... reconnu !
Publié par little stella à 23:38:12 dans Surprenant | Commentaires (8) | Permaliens
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