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Lettres de coeur

depuis Mogador

L' ère des loisirs | 10 décembre 2006

Publié par little stella à 22:12:27 dans Démocratie | Commentaires (8) |

By night | 09 décembre 2006

               



         En ce moment, j' aime sortir dès la tombée de la nuit.
Le col remonté, les mains dans les poches , j' arpente les rues de lumières, sous l'odeur croustillante de quelques marrons chauds qui craquellent dans le feu.
Sapins blancs, sapins verts, ils clignotent tous, de leurs milliers de petits yeux, ébahis de voir tant de monde les admirer .
Plantons de décembre, dans le vent ou sous la pluie, jusqu' au dernier passant, jusqu'à la première lueur
du jour.
Ils ne quittent pas leurs trottoirs et, sous des rideaux de lampes, jamais ils n' ont vu le ciel aussi scintillant.
Les hommes sont étranges, doivent-ils penser...
Créateurs de rêve, de poésie, d' enchantement, mais en même temps...semeurs de détresse, fabricants de misère, seigneurs de guerre...
Pourquoi tant de contraires dans une seule espèce ? Pourquoi faire germer le bien et le mal dans un seul corps ? Epouser l' ange et le démon dans une même conscience ?
Nature mystérieuse que celle de ce bipède savant.
Dans quelques semaines, sans le moindre égard, ces sapins se verront déshabillés, déçus, déchus. Les sortilèges seront lancés, les chocolats dégustés, les cadeaux ouverts...plus de liesse.
Les venelles reprendront leur masque sombre, gris, froid.
C' est alors seulement, que je chercherai, comme une potion indispensable à ma vie, ce qui me faisait avancer dans les ténèbres  profondes...
                     ...l' esprit de fête.


 

Publié par little stella à 00:31:59 dans Etat d'âme | Commentaires (11) |

Comme le temps passe... | 08 décembre 2006

              

                 


      Une bougie au poivre rose...pour une année passée en votre compagnie !
      C' était...
Des rires éclatés, des livres ouverts, des regards coquins, des révoltes sans fin, des réflexions sincères, des silences complices, des émotions effleurées, des moments entre amis, des confidences murmurées, des poésies, des découvertes, des surprises, des échanges sur toutes les thématiques...qui me procurent aujourd' hui un vrai sentiment de plénitude...
Merci à tous, pour avoir été là, pour m' avoir suivie de près ou de loin dans cette aventure particulière que j' ai entamée le 8 décembre 2005, sur une pulsion plutôt
folle... J'ai envie de la poursuivre
 encore, grâce à vous et avec vous, unis dans une destinée commune, embarqués sur la même galère...
                        Pauvre de moi si j' en suis le capitaine !
                        En échange de votre clémence, recevez
                                   mes plus gros et
                                                       mes plus tendres bisous.



                        A très vite...mais avant...1,2,3...souffleeezzzz !!!!


                                                                                    


(Une pensée particulière pour J.B, puisque c' est lui mon technicien on-line qui me fait toujours profiter de ses compétences avec une gentillesse hors du commun...
Chouette, je vais encore l' énerver un peu car il a horreur des compliments...)



 

Publié par little stella à 02:12:46 dans Blog-aventure | Commentaires (19) |

Ambiance polar | 07 décembre 2006

              



                                   Héhé...les gardes du corps du Père-Noël...
                          flingues dégainés et poches pleines de polonium 210...
                                               c' est la mode !!!!



 

Publié par little stella à 13:05:58 dans Surprenant | Commentaires (10) |

L'Homo Sapiens Paternatus | 06 décembre 2006

                  


Je ne vous parlerai pas de Père-Noël aujourd' hui, mais de Père au Foyer, tout simplement.
C' est une note d' une grande féministe des années 70, Annie LECLERC, qui m' a mise sur la voie...
« Franchement, qu' y a-t-il de si bas, dans le travail d' une femme à la maison, pour susciter aussi unanimement votre répugnance ?
Faire la vaisselle, éplucher les légumes, laver le linge, repasser, épousseter, balayer, nettoyer les carreaux, torcher les enfants, leur donner à manger, raccommoder un pantalon usé...
Travail sombre ? mesquin ? ingrat ? stérile ? dégradant ?
Qu' en dit le travailleur à la chaîne ? le visseur de boulons ? le trieur de fiches ? le tamponneur de timbres ? la couturière à l' usine de confection ? et tant, tant d' autres ?
Mesquin ? sombre ? ingrat ? dégradant ? Un travail bigarré, multiple, qu' on peut faire en chantant, en rêvassant, un travail qui a le sens même de tout travail heureux, produire de ses mains tout ce qui est nécessaire à la vie, agréable à la vue, au bien-être des corps, à leur repos, à leur jouissance...
Ingrat , un travail où les résultats sont immédiats ? La maison prend un air de fête, le repas sent bon, l' enfant gazouille, ses fesses soyeuse à l' air, et pour une heure d' application rêveuse, un pantalon usé fera bien encore une année...
Mais, malheur, vous avez voulu que cela fût un service, du sacrifice, du dévouement et de la peine...
C' était un rare bonheur, ce travail si près de la jouissance. Il avait la valeur la plus haute, celle de la vie elle-même, ce travail si mêlé à la vie...
Ce n' est pas balayer ou torcher le bébé qui est mesquin, dégradant, c' est balayer angoissée à l' idée de tout le linge qu' on a encore à repasser en se disant que le repas du soir ne sera jamais prêt ; voir sans cesse différé le moment où l' on pourrait s' occuper des enfants, aérer l' humus de leur terre, les arroser, les porter à bout de bras, leur mettre des rires dans la voix et des questions sur les lèvres...
Ce qui est harassant, si pénible et douloureux, c' est que ces tâches, à force d' être dégradées, déconsidérées, s' accumulent entre les seules mains des femmes, et qu' elles s'y épuisent, véritablement happées dans un engrenage de nécessités auxquelles elles ne peuvent échapper.
Si ce travail était perçu à sa juste et très haute valeur, il serait aimé, il serait choisi, convoité autant par les hommes que par les femmes. Il ne serait plus ce boulet, cette oppressante, irrespirable nécessité. »
 


( Papa au foyer, de nos jours, chère Annie, c' est une réalité. De plus en plus de pères ne veulent pas que leur enfant connaisse la crèche, la nounou, la course, le remue-ménage que cela engendre. Ils ont fait le choix de cesser leur activité professionnelle pour rester à la maison, gérer leur foyer.
Encore peu nombreux en France, c' est vrai, mais"l' Homo Sapiens Paternatus" s' affirme.
Il est en train de remplacer le "Pater Familias", celui qui cousait les bouches des enfants, terrorisait les femmes et nourrissait largement les histoires de famille. Ah...le changement !
L'HSP a désormais son site : http://wwwpereaufoyer.com 
Une seule remarque encore Annie...le raccommodage est bel et bien tombé dans les oubliettes et tout ça, grâce à la Madona de la Consomacion !!!)


 

Publié par little stella à 13:36:52 dans Interdépendance | Commentaires (9) |

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