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Lettres de coeur

depuis Mogador

Atmosphère...atmosphère... | 19 décembre 2006

          


                 (La mort de Cléopâtre de Johann Liss)         


           Voilà à quoi vous pourriez ressembler, Mesdames...
           après votre journée de Noël...harassante...


Si votre fond de teint coule, si les yeux vous piquent à cause de ce fichu eye-liner acheté à la va-vite, si la migraine arrive, si les jambes vous font mal à force d' avoir servi la grande tablée de paresseux et enfin si les bras vous en tombent, c' est le moment de vous relâcher !
Courez chercher votre encensoir, la solution est dans ce petit pot insignifiant.
Posez un cône ou un bâtonnet et laissez-vous aller aux volutes éthériques...


                Rejoignez le royaume de Krishna !



L' encens salvateur...le voici...



L' encens de Bethléem restaurerait l' entente entre hommes et femmes (sympa de le savoir !)
L' encens de Nazareth renforcerait votre vitalité (achetez-le au kilo !)
L' encens de jasmin...bon pour vos yeux justement !
L' encens d' Oliban enfin...ou véritable encens, favoriserait vos rêves prémonitoires comme celui d' avoir un Noël moins éreintant par exemple...



Un conseil : choisissez plutôt votre encens en grains de résine...il brûlera mieux sur vos charbons ardents !



            D' ores et déjà...très bonne récupération à vous toutes !



 

Publié par little stella à 00:23:37 dans Bonheur | Commentaires (8) |

Montée d' adrénaline | 18 décembre 2006

 

Publié par little stella à 00:01:51 dans Se-xy | Commentaires (7) |

Brillez sapins ! | 17 décembre 2006

                        


               Oh...quand j' entends chanter Noël
                J' aime revoir mes joies d' enfant...


...les joujoux que mon père avait fabriqués en secret dans la buanderie, le papier chiffonné de la crèche qui allait naître sous mes doigts, les petits moutons que je comptais et recomptais chaque année, le sapin aux étoiles lumineuses, les dattes farcies que ma mère préparait et...cette pèlerine noire qui m' avait drapée pour mon premier rôle théâtral.
Le berger provençal qui déclamait... « Bonnes gens, je vais vous raconter Noël...oui, je sais, vous connaissez l' histoire... » c'était moi !
Personne ne m' avait reconnue, sous mon vieux chapeau.
Une grande barbe blanche dévorait la moitié de mon visage et m' étouffait. Quant au fond de teint maladroitement étalé, il me donnait une vraie peau de cire qui devait briller à cent lieues.
Les longues heures de répétition m' avaient forgé une foi à toute épreuve mais je n' étais pas dupe.
Je devais présenter Joseph, Marie et l' enfant Jésus, à une assemblée bigarrée, à demi-crédule qui, sitôt le spectacle terminé, se jetterait sur des tables bien garnies. Je le savais déjà.
Décalage de Noël...le ronron des bonnes consciences et la réalité toute crue : les interminables goinfreries qui allaient tenir les chaumières éveillées une bonne partie de la nuit.
Personne ne m' avait reconnue, avec mon dos courbé et ma vieille canne, mais j' avais compris que la vie avait deux visages : celui que l' on montre et celui que l' on cache.
J'avais raconté une belle histoire, rien de plus. Des mots, rien que des mots accrochés au timbre de ma voix. On m' avait écoutée et on allait m' oublier !
Impermanence des situations et des vérités, faux-semblants de l' existence...
Brillez sapins, sonnez clochettes, votre éclat ne dure que quelques jours alors que moi, cette histoire n'a jamais cessé de me turlupiner.
Il y a des questionnements qui arrivent bizarrement...
Le mien aura commencé un soir de Noël, sur une petite scène surchauffée, dans un tout petit rôle.


 

Publié par little stella à 00:20:51 dans Impermanence | Commentaires (10) |

Prêtez-moi vos mains... | 16 décembre 2006

 

Publié par little stella à 00:21:27 dans Instants donnés | Commentaires (10) |

Malade | 15 décembre 2006

             
             


                     Je ris et je pleure
                    Quand mes heures de soleil
                    Se passent à l' ombre


                    Quand ton amour me leurre
                    Gave d' ennui mes réveils...
                    Me jette en décombre


                    Loin des étoiles je crise
                    Quand la nuit m' emporte
                    Dans son aube grise


                    Le vide du rien
                    L' absence en refrain...


                    Et quand dans l' église
                    Le chant me transporte
                    J' ai peur que s' éternise          


                    L' entaille de la torpeur
                    La fin de l' angélus...
                    J' en ris et j' en pleure


                    Non, je ne t' attends plus.

 

                      Solange Arcamone


                                                                                                                                                                                                              

Publié par little stella à 00:15:06 dans Intimité | Commentaires (21) |

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