Je vais souvent le voir sur le port, pour admirer ses trésors !
Il pourrait dire lui aussi, comme Steven Wright...
" J' ai une grande collection de coquillages que je disperse sur les plages du monde entier, peut-être l' avez-vous vue ? "
Publié par little stella à 12:19:40 dans Radio médina | Commentaires (8) | Permaliens

Balayer devant sa porte...et pas seulement au sens figuré !
Oui, il s' agit bien de faire propre, de nettoyer, d' enlever les papiers gras, les pots de yaourts vidés , les bouteilles cassées, les sacs en plastique qui traînent ici ou là, dans la rue et à la sortie de votre maison ou de votre appartement.
Des conteners existent pourtant, grands, spacieux, toujours visibles même dans la nuit.
Il n'y a que les chats qui les connaissent vraiment !
Le ramassage des ordures au quotidien ne suffit pas à tenir les quartiers proprets.
Au fil des heures, les enfants passent, jettent leurs papiers de biscuits, ou jouent au foot avec quelques boîtes oubliées.
Je ne sais pas encore si une " éducation à l' environnement " est enseignée dans les établissements scolaires. De toute façon cet objectif ne doit pas être prioritaire.
J' ai pu discuter avec le directeur d' une école française. Très tôt, les enfants sont confrontés aux deux langues essentielles : le marocain et le français. Ils s' apprêtent tous à devenir bilingues.
Et ça c' est un plus !
J' arrive toujours à communiquer avec les plus jeunes, curieux de voir « la française » de près, de connaître son intérieur, de tester sa gentillesse, sa générosité.
Qu' est-elle venue faire ici, dans leur rue ? D' où vient-elle ?
Ils ne comprennent pas trop quand ils voient "la blonde ", un sac à la main, ramasser tout ce qui fait tache , tout ce qui pourrait blesser.
L' autre jour, elle avait son pantalon ouvert sur l' arrière...
Alors après les sourires en coin, une jeune fille s' est approchée :
" Madame, votre pantalon est décousu...faîtes attention... "
Une simplicité et une spontanéité que j' ai beaucoup appréciées .
Je n' aurais jamais pensé me distinguer de cette manière-là et surtout pas en montrant mes fesses !!
Pas bien grave tout ça...
Je ferais peut-être mieux de porter plus d' attention aux pauvres et à la mendicité qu' on ne peut ignorer.
Voilà un autre genre de "nettoyage"... qu' il faudrait commencer de toute urgence.
Car, à la réflexion, n' est-ce pas le plus important ?
Publié par little stella à 00:04:35 dans Radio médina | Commentaires (0) | Permaliens

Je m' étonne toujours, depuis presque deux mois, de voir combien les « corvées » habituelles peuvent être ici, simplifiées...
Trop d' achats encombrants faits en médina ?
Un charretier est toujours prêt à vous en décharger et à vous les apporter à domicile...génial ! J' ai pu me libérer comme ça d' une bonne dizaine de coussins !
Un vêtement, une veste en cuir à commander ?
Le tailleur se fera un honneur de les terminer en vingt quatre heures !
Un tapis qui vous laisse dans le doute quand à son effet décoratif ?
Pas de problème. On vient chez vous, on le place et à vous de décider si vous le gardez ou pas.
Une plante verte à choisir ?
Vous déterminez la hauteur du pot, l' espèce végétale et on vous prépare tout : le terreau compris ! La plante sera livrée et mise au meilleur endroit.
Un bricolage à réaliser à la maison ?
Il suffit de contacter l' entrepreneur de votre bâtisse...Vous recevrez sa visite dans la soirée-même ! Il vous enverra les techniciens adéquats.
Des invités surprise ?
Naïma me propose d' alléger mon travail en se mettant au fourneau et en me suggérant ses meilleures spécialités : tajines, friture royale de poissons, boulettes de sardines et couscous !
Elle peut même se dépêcher en courses... à ma place !!
Mais qu' est-ce que je vais faire de mes dix doigts ??
Allez, je vous laisse chercher vos herbes favorites et apprécier l' humour souiri...
( Une petite réserve pour le cure-dents berbère...A mon avis, il est fait pour les chameaux ! )
Publié par little stella à 12:50:01 dans Radio médina | Commentaires (6) | Permaliens

Celui de mon ami et poète racbogoss !
Faîtes des amours eux.
On nous casse les oreilles, le 14 février, Est un jour sans pareil, pour tous les oubliés, On nous parle sans cesse, de cette journée d' amour, Mais pour ceux qu' elle délaisse, ce n' est qu' un mauvais jour. Il nous rappelle à l' ordre, pour nous faire pleurnicher, J' ai comme envie de tordre, le cou à ces clichés, Je les vois ces amants, déplorables badauds, obéir bêtement, en s' offrant des cadeaux. Ils s'échangent des bijoux, où s' entrelassent des cœurs, Ils se font des bisous, S' offrent des bouquets de fleurs, Réservent le resto, tout doit être génial. Y'a des fondamentaux, à cette fête commerciale. Ils me font de la peine, derrière leur mépris, Ce bonheur est obscène, pour nous les incompris, Pourquoi vous incliner, misérables pantins, A vous passionner, pour la Saint Valentin ? Amour simultané, qui donc l' a décrété ?
Pour moi c' est toute l' année, qu' il faut le fêter. Mais on s' en aperçoit, pauvres retardataires, Quand on est déjà soi simple célibataire.
Ici, au Maroc, pas de Saint Valentin...tu serais heureux rac !!
Son site, pour vous régaler de son talent : http://racbogoss.blogg.org
Publié par little stella à 13:16:35 dans Confidences | Commentaires (2) | Permaliens

J' ai passé un dimanche à la campagne...
Dans cette campagne époustouflante de beauté, à une centaine de kilomètres de Safi.
La route s' allongeait entre les terres ocres et fertiles, dans la douce chaleur d' un printemps lumineux.
Les forêts d' arganiers et d' oliviers se disputaient le paysage. Collines verdoyantes, premiers labours...Les champs de blé dardaient leurs épis encore fragiles ; les dernières pluies avaient accéléré leur croissance.
Il n' était pas rare de croiser des agriculteurs à dos d' âne, revenus d' un souk proche où ils avaient pu vendre quelques productions locales.
Puis le bitume céda la place à un sentier de muletier. On entrait au cœur des traditions villageoises.
Bâtisses de pierres, rectangulaires, sommaires, au toit invisible. Je pensais qu' elles avaient été abandonnées.
Mais non, la vie en autarcie existait bel et bien derrière ces semi-forteresses.
Très souvent, un réduit-écurie, un silo à grains, une resserre pour les fruits et légumes et un poulailler mal défini qui laissait les volatiles libres de vaquer n' importe où.
Nos hôtes nous attendaient dans la cour principale de leur habitation. Touchante rencontre avec de vrais autochtones, sous l' arôme du basilic sauvage.
Je remarquai d' emblée l' emplacement du puits, non loin de la pièce centrale où coussins et tapis allaient nous inviter à une belle convivialité.
Quatre personnes vivaient ici : les parents et leur fils de quarante ans nouvellement remarié mais qui paraissait beaucoup plus vieux.
La jeune épouse, elle, d' une vingtaine d' années, attendait son premier enfant.
Ses grands yeux bruns lançaient je ne sais quoi de pathétique. J' appris son histoire.
Scolarité précaire qui l' avait maintenue longtemps sous le joug d' un père très autoritaire. Une seule fuite possible : le mariage !
Elle reçut la visite des femmes de la future belle famille...
Oui, elle était sérieuse, jolie et elle convenait bien ; les accords furent conclus, les noces dansées.
Une seule ombre au tableau : Fatma s' était mariée sans amour, à un homme un peu rustre, maraîcher mais aussi berger, de vingt ans son aîné.
C' était donc ça que j' avais lu au fond de ses yeux. Une tristesse...comme un regret profond, face à ces européennes qu' elle rencontrait aujourd' hui, libres de leurs faits et gestes, cheveux au vent et sourires convenus.
La brue parlait peu à sa belle mère. Elle n' aidait ni au ménage, ni à la lessive, ni à la cuisine.
Son caractère avait même changé...la grossesse en était certainement la cause.
En fait, sa vie au bled l' effrayait . Elle allait connaître toute la lourdeur de la pression familiale, de l' ennui, des non-dits, des journées interminables, des nuits sans joie, autant dire la prison sans barreaux. Son mari s' épuisait aux champs et elle, entre ses murs.
Ce n' était pas vraiment ce qu' elle avait souhaité.
Son rêve ?
Faire la pute aux portes du désert avec des touristes qui seraient toujours plus friqués qu' elle.
Publié par little stella à 13:00:55 dans Radio médina | Commentaires (2) | Permaliens
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