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Lettres de coeur

depuis Mogador

Un ancêtre protecteur | 23 février 2007

Une place que j' aime traverser au cœur de la médina...
Promenez votre œil sur les tapis, les lanternes, et fixez-le au centre de ma photo.
L' arbre que vous observez maintenant, est un « Phytolacca Dioïca », vulgairement connu sous le nom de... « Caoutchouc Géant ».
On le retrouve un peu partout en Essaouira ; il peut prendre des hauteurs impressionnantes, plus de vingt mètres.
Il suscite un sentiment profond d' admiration, d' émotion et de curiosité.
Magique ou maléfique, on vient toujours le visiter. Il fait partie des souvenirs historiques et légendaires. Car cet arbre, planté les premières années de la fondation de la ville, aurait environ 24O ans !
Sa résistance aux intempéries, aux grandes sècheresses, n' est plus à prouver. Son feuillage touffu s' étale comme un immense parapluie. Il peut posséder des troncs multiples et au mois de mai, ses grappes de fleurs blanches suscitent, paraît-il, un véritable émerveillement.
J' ai hâte de le voir dans son plus bel apparat, cet arbre remarquable, qui faisait écrire à Yves Bonnefoy...
« Passant, regarde ce grand arbre et à travers lui, il peut suffire...l' arbre des rues, c' est toute la nature, tout le ciel, l' oiseau s' y pose, le vent y bouge, le soleil y dit le même espoir... »


 

Publié par little stella à 00:44:39 dans Radio médina | Commentaires (2) |

La cage aux folles IV | 22 février 2007

 

                        ...place Léon Blum ou boulevard Jean-Jaurès ?

 

Publié par little stella à 00:17:27 dans Démocratie | Commentaires (2) |

Je suis ton esclave soumise | 21 février 2007

          

Alors la jeune fille se leva et se dévêtit et vint à moi avec, sur la peau, la chemise fine seulement. Et quelle chemise ! ô broderies ! Il y avait aussi le caleçon limpide ; mais elle se hâta de le faire glisser et, me prenant la main, elle me mena au fond de l' alcôve, où elle se jeta avec moi sur le grand lit d'or et, haletante, elle me dit :
« Cela nous est maintenant permis. Il n' y a point de honte dans ce qui est licite ! »
Et elle s' étendit, élastique, et m' attira tout contre elle ; puis elle gémit longuement et fit suivre cela d' un grand frémissement et cela de quelques coquettes minauderies ; et finit alors par relever sa fine chemise jusqu' au dessus de ses reins.
Alors moi je ne sus plus guère refréner mes longs désirs et, après lui avoir sucé les lèvres, alors qu' elle se pâmait et s'étirait et battait des paupières, je la pénétrai d' outre en outre. Et je vérifiai ainsi l' exactitude charmante de ce dire du poète : « Lorsque la jeune enfant eut relevé sa robe, ma vue put s' étendre avec aisance sur la terrasse de son ventre, ô jardins ! »
Et j' en découvris l' entrée qui était aussi étroite et difficile que ma patience et ma vie. Mais je pus tout de même avec force y pénétrer, bien que de moitié seulement. Alors elle eut un grand soupir ; et je lui dis :... « Pourquoi soupires-tu ? » Elle répondit : « Pour la seconde moitié, ô lumière de mon œil ! »
En effet, une fois cela fait, elle me dit : « Agis, comme tu l' entends, je suis ton esclave soumise. Va ! viens ! Prends-le ! donne-le ! tout entier ou autrement ! Par ma vie chez toi ! donne-le plutôt pour que de ma main je m'en pénètre, et que je m' en pacifie les entrailles ! »

                                                                                 Les Mille et Une Nuits

 

 

Publié par little stella à 11:59:18 dans Se-xy | Commentaires (4) |

Une ville d' esthètes | 19 février 2007

           

Voilà ce que l' on peut voir très couramment , en flânant dans les rues de la médina. Je ne m' en lasse pas.
Essaouira, « la bien dessinée », attire de nombreux artistes en tout genre : décorateurs, stylistes, peintres, musiciens, cinéastes, écrivains.
C'est ici que Saint Exupéry est venu écrire « Le Petit Prince » , qu' Ernest Hemingway avait fait sa tanière, qu' André Verneuil tourna, en 1963, « 100 000 dollars au soleil », que Paolo Pasolini filma...... « Œdipe-roi », en 1967.
J' ai oublié de citer encore Fernandel avec son « Alibaba et les quarante voleurs », qui remonte à 1954, et Marco Ferreri, ce cinéaste italien tellement fan de cette cité qu' il y séjourna très souvent.
Orson Welles, lui, y a réalisé, pendant plus d' un an, son fameux « Othello ».
Pour la petite histoire...Son budget était si restreint et les figurants si nombreux, que les armures avaient été confectionnées par les souiri, dans des boîtes de sardines dont la ville était grande productrice.
Mais l' incontournable figure mythique et de loin, reste Jimi Hendrix ! Tout le monde en parle et surtout les chauffeurs de taxis...publicité oblige !
Dans les années 60 et 70, la déferlante hippie atteignit la cité de plein fouet et aujourd' hui encore, l' esprit « baba-cool » perdure.
                                                               Peace and love...sea, sex and sun !!

 

Publié par little stella à 16:55:25 dans Radio médina | Commentaires (6) |

Bonduelle...plus jamais ! | 18 février 2007

         Depuis quand n' avez-vous pas écossé de petits pois ?
En ce qui me concerne, ça doit bien faire au moins quarante ans !!!
Je me souviens des gestes réguliers de ma grand-mère...ouvrir les cosses, y promener son pouce, extraire une à une ces petites boules vertes qui faisaient partie de mes joies d' enfant.
Je les goûtais. Certaines étaient douces, d' autres moins...
Adulte, il fallait toujours viser le gain de temps. Alors recours systématique aux conserves, en boîte, en verre...toujours et encore.
Ici, au coin de ma rue, un maraîcher ambulant. Les productions de printemps abondent dans sa charrette...petits pois, fèves, carottes, quenelles de pommes de terre, artichauds, asperges, fenouils..
Je lui dois le retour à ma cocotte-minute et le réveil de mon palais tant la jardinière de petits légumes frais m' émerveille encore .
Me reste plus qu' à retrouver les bons mouvements du poignet pour réussir la mayonnaise, ce à quoi je vais m' appliquer au plus vite, vous l' avez compris.
Ne riez pas, s' il vous plaît...
Vous parler, en ce dimanche matin, de petits légumes...oui, je sais, ça fait un peu "Mère Michelle" !
Mais bon, mon chat à moi n' est pas perdu, pour la bonne raison que je n' en ai pas.
Ni de tablier de cuisine d' ailleurs. Un sacré manque dans mon armoire comme vous voyez.
Mais en vérité, pour cuisiner, le tablier n' est pas nécessaire.
Suffit de regarder nos ténors de la politique française.
Notre belle Ségolène préfère afficher ses tailleurs satinés et notre cher Nicolas reste l' éternel adepte du costume-cravate.
Ce qui ne les empêche pas d' être créatifs. Ils en inventent des recettes !!!!
Sucrées en promesses, salées pour notre porte-monnaie de contribuable ...
L' indigestion nous guette tandis que mes petits légumes à moi restent inoffensifs, je vous assure.
                              Alors...à vos courses !!

 

Publié par little stella à 10:15:40 dans Radio médina | Commentaires (0) |

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