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Lettres de coeur

depuis Mogador

Les ailes d' Essaouira | 26 avril 2008

Publié par little stella à 12:56:11 dans Radio médina | Commentaires (0) |

Pardon Serge... | 24 avril 2008

                  

                              Laissez parler
                              Les sans papiers
                              A l' occasion
                              Faut pas êt' con
                              Puissent-ils un soir
                              Garder espoir
                              Pour mieux rêver...

                              Laissez crier
                              Les sans papiers
                              Sauvez leurs vies
                              De la chienlit
                              Qu' un soir ils puissent
                              Au fond d' un lit
                              Se réchauffer.

                              Un peu d' amour
                              Tout en velours
                              Et d'esthétique
                              Dans nos critiques
                              C' est du chagrin
                              D' les voir au loin
                              Pour très longtemps.

                              Laissez glisser
                              Aux sans papiers
                              Vos sentiments
                              Réconfortants
                              Ça impressionne
                              D' en faire des tonnes
                              C' est pas du vent...

                             Machin, machine
                             De leurs trombines
                             Faut pas s' moquer
                             Ni rigoler
                             Celui qui touche
                             A leurs minouches
                             Est moitié fou.

                             C' est pas brillant
                             Ce bataclan
                             Faut arrêter
                             De s' la jouer
                             Faut pas qu' ils meurent
                             Dans leur malheur
                             Ni qu' on s' en foute...

                             Laissez parler...

 

           (En solidarité, ce remake à ma façon des "p'tits papiers"
                  de Serge Gainsbourg. N' aurait pas été contre je crois...)

 


 

Publié par little stella à 21:34:22 dans Interdépendance | Commentaires (7) |

J' ai rencontré une ch'ti ! | 23 avril 2008

  

Depuis quelques jours, les choses se précisaient et ce matin exactement, alors que le café coulait, la sonnerie du téléphone...
J' ai décroché . Une voix inconnue, chaude, vibrante...oui, j' ai vite deviné, c' était bien celle de Francine Bernaert !
Souvenez-vous : l' oiseau du paradis qu'elle avait offert à Aimé Césaire, le vieux fort éboulé de la plage d' Essaouira, qu' elle aime tout autant que moi, et surtout son message d' amitié dans lequel elle avouait me suivre sur mon blog depuis deux ans .
Notre rencontre s' est faite sur la place Moulay Hassan, sous des alizés décoiffants et dans une embrassade chaleureuse.
Le courant passait entre nous à grande vitesse. Etonnant, pour deux personnes qui ne s' étaient encore jamais vues.
Joviale, sincère, Francine avait ses exigences et sa petite idée. Elle voulut assez vite me faire connaître une bonne petite terrasse à partir de laquelle elle pourrait braquer son objectif. Parce qu' elle « travaille » Francine, mine de rien. Une photo par jour, c' est ce qu' elle a promis sur son blog à elle. 
Elle m' a donc conduite dans les venelles de la médina, déjà très animées par les touristes à cette période de l' année.
L' entrée du riad nous plongea dans un décor marocain des plus typiques : jolies arcades de pierre blonde, « tadlak » rosé sur les murs, lumières douces, banquettes moelleuses, poteries et plantes vertes.
Charmant, adorable...comme le fut notre conversation, entrecoupée de gros éclats de rire.
Parcours parallèles, complicité de nanas. J' ai aussi pu vérifier avec étonnement, qu' elle se souvenait de plusieurs de mes billets, incroyable.
Originaire du côté de Boulogne sur mer, elle ne manquait pas d' humour la ch' ti !
Plus de deux heures passées à déjeuner ensemble sur cette terrasse, sous un ciel bleu qui nous semblait de bon augure.
En bas, le flot des promeneurs et les « souiri » affairés dans leur vie quotidienne, qui portaient les gâteaux à cuire dans le four municipal, qui rangeaient leurs étals de produits locaux ou qui se rendaient à la mosquée.


Ce fut un moment rare, précieux, un miracle de la blog-mania qui finit par me persuader de continuer et qui m' a redonné la pêche.
                                                                Merci Francine !

Son blog, vous le trouverez en lien dans mon blogroll...


 

Publié par little stella à 21:30:45 dans Radio médina | Commentaires (3) |

Célébrer la Terre | 22 avril 2008

                        C' est débusquer ses poisons...

                    

              photo tirée du blog : http://terresacree.org/page4.htm

 

Publié par little stella à 19:41:31 dans Cosmodicée | Commentaires (2) |

Entre ciel et terre | 21 avril 2008


     Vous est-il déjà arrivé de faire une découverte culturelle...

tout en vous rendant tout simplement à votre banque ?
Je ne parle pas de ces posters de circonstance, vous informant communément du nouveau taux de votre codévi ou du dernier service épargne obsèques.
Non, rien de tout ça.
Je parle d' une réelle rencontre avec l' Art, du choc du premier regard, quand l' espace que vous avez l' habitude de fréquenter, vous projette soudain dans une créativité incongrue.
Celle d' un artiste de la palette, d' un peintre, d' un virtuose de la perspective, de l' ombre et de la lumière.
C' est ce qui m' arrive à Essaouira , chaque fois que, dans la banque que je ne nommerai pas, j' attends mon tour derrière la zone de confidentialité...
Mes yeux se promènent sur les murs blancs de l' immense salle d' accueil et s' accrochent au talent, aux couleurs, au graphisme, au monde particulier d' Abdelkader Bentajar.
Des œuvres surréalistes, étranges, peuplées de visages, de cavaliers, d' oiseaux, comme une lecture dans les nuages ou dans les entrailles de la terre, comme une contemplation sans fin, ou parfois même, comme un bal macabre.
Des œuvres qui opposent deux forces fondamentales : la terre et le vent, sous un bleu omniprésent.
Ce bleu, qui pour l' artiste est la plus belle des couleurs puisque « le ciel bleu est le compagnon fidèle du commencement jusqu' à la fin de la vie ».
Des huiles sur toiles tout format, qui vous détachent de vos tracas financiers, vous élèvent dans les sphères de votre inconscient et calment momentanément votre stress... fallait y penser.
Ingénieuse hypnose picturale ! Et je vous jure que ça marche.

Une idée à suggérer à votre directeur de banque, pourquoi pas ?

 

                                                                                                   (Abdelkader Bentajar est né à Marrakech, en 1949.
                                                                                                     En illustration, le port d' Essaouira...)

 


 

Publié par little stella à 21:00:30 dans Radio médina | Commentaires (2) |

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