Publié par little stella à 12:56:11 dans Radio médina | Commentaires (0) | Permaliens

Laissez parler
Les sans papiers
A l' occasion
Faut pas êt' con
Puissent-ils un soir
Garder espoir
Pour mieux rêver...
Laissez crier
Les sans papiers
Sauvez leurs vies
De la chienlit
Qu' un soir ils puissent
Au fond d' un lit
Se réchauffer.
Un peu d' amour
Tout en velours
Et d'esthétique
Dans nos critiques
C' est du chagrin
D' les voir au loin
Pour très longtemps.
Laissez glisser
Aux sans papiers
Vos sentiments
Réconfortants
Ça impressionne
D' en faire des tonnes
C' est pas du vent...
Machin, machine
De leurs trombines
Faut pas s' moquer
Ni rigoler
Celui qui touche
A leurs minouches
Est moitié fou.
C' est pas brillant
Ce bataclan
Faut arrêter
De s' la jouer
Faut pas qu' ils meurent
Dans leur malheur
Ni qu' on s' en foute...
Laissez parler...
(En solidarité, ce remake à ma façon des "p'tits papiers"
de Serge Gainsbourg. N' aurait pas été contre je crois...)
Publié par little stella à 21:34:22 dans Interdépendance | Commentaires (7) | Permaliens
Depuis quelques jours, les choses se précisaient et ce matin exactement, alors que le café coulait, la sonnerie du téléphone...
J' ai décroché . Une voix inconnue, chaude, vibrante...oui, j' ai vite deviné, c' était bien celle de Francine Bernaert !
Souvenez-vous : l' oiseau du paradis qu'elle avait offert à Aimé Césaire, le vieux fort éboulé de la plage d' Essaouira, qu' elle aime tout autant que moi, et surtout son message d' amitié dans lequel elle avouait me suivre sur mon blog depuis deux ans .
Notre rencontre s' est faite sur la place Moulay Hassan, sous des alizés décoiffants et dans une embrassade chaleureuse.
Le courant passait entre nous à grande vitesse. Etonnant, pour deux personnes qui ne s' étaient encore jamais vues.
Joviale, sincère, Francine avait ses exigences et sa petite idée. Elle voulut assez vite me faire connaître une bonne petite terrasse à partir de laquelle elle pourrait braquer son objectif. Parce qu' elle « travaille » Francine, mine de rien. Une photo par jour, c' est ce qu' elle a promis sur son blog à elle.
Elle m' a donc conduite dans les venelles de la médina, déjà très animées par les touristes à cette période de l' année.
L' entrée du riad nous plongea dans un décor marocain des plus typiques : jolies arcades de pierre blonde, « tadlak » rosé sur les murs, lumières douces, banquettes moelleuses, poteries et plantes vertes.
Charmant, adorable...comme le fut notre conversation, entrecoupée de gros éclats de rire.
Parcours parallèles, complicité de nanas. J' ai aussi pu vérifier avec étonnement, qu' elle se souvenait de plusieurs de mes billets, incroyable.
Originaire du côté de Boulogne sur mer, elle ne manquait pas d' humour la ch' ti !
Plus de deux heures passées à déjeuner ensemble sur cette terrasse, sous un ciel bleu qui nous semblait de bon augure.
En bas, le flot des promeneurs et les « souiri » affairés dans leur vie quotidienne, qui portaient les gâteaux à cuire dans le four municipal, qui rangeaient leurs étals de produits locaux ou qui se rendaient à la mosquée.
Ce fut un moment rare, précieux, un miracle de la blog-mania qui finit par me persuader de continuer et qui m' a redonné la pêche.
Merci Francine !
Son blog, vous le trouverez en lien dans mon blogroll...
Publié par little stella à 21:30:45 dans Radio médina | Commentaires (3) | Permaliens
Publié par little stella à 19:41:31 dans Cosmodicée | Commentaires (2) | Permaliens
Vous est-il déjà arrivé de faire une découverte culturelle...
tout en vous rendant tout simplement à votre banque ?
Je ne parle pas de ces posters de circonstance, vous informant communément du nouveau taux de votre codévi ou du dernier service épargne obsèques.
Non, rien de tout ça.
Je parle d' une réelle rencontre avec l' Art, du choc du premier regard, quand l' espace que vous avez l' habitude de fréquenter, vous projette soudain dans une créativité incongrue.
Celle d' un artiste de la palette, d' un peintre, d' un virtuose de la perspective, de l' ombre et de la lumière.
C' est ce qui m' arrive à Essaouira , chaque fois que, dans la banque que je ne nommerai pas, j' attends mon tour derrière la zone de confidentialité...
Mes yeux se promènent sur les murs blancs de l' immense salle d' accueil et s' accrochent au talent, aux couleurs, au graphisme, au monde particulier d' Abdelkader Bentajar.
Des œuvres surréalistes, étranges, peuplées de visages, de cavaliers, d' oiseaux, comme une lecture dans les nuages ou dans les entrailles de la terre, comme une contemplation sans fin, ou parfois même, comme un bal macabre.
Des œuvres qui opposent deux forces fondamentales : la terre et le vent, sous un bleu omniprésent.
Ce bleu, qui pour l' artiste est la plus belle des couleurs puisque « le ciel bleu est le compagnon fidèle du commencement jusqu' à la fin de la vie ».
Des huiles sur toiles tout format, qui vous détachent de vos tracas financiers, vous élèvent dans les sphères de votre inconscient et calment momentanément votre stress... fallait y penser.
Ingénieuse hypnose picturale ! Et je vous jure que ça marche.
Une idée à suggérer à votre directeur de banque, pourquoi pas ?
(Abdelkader Bentajar est né à Marrakech, en 1949.
En illustration, le port d' Essaouira...)
Publié par little stella à 21:00:30 dans Radio médina | Commentaires (2) | Permaliens
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