Je vous le livre in extenso, je l' ai reçu hier...
Chère Solange,
Depuis 2 ans, date de mon coup de cœur pour Essaouira, je suis une de vos fidèles lectrices.
Je reviens régulièrement sur certaines de vos pages que j' ai particulièrement appréciées et je me précipite sur les nouvelles...
J' arrive à Essaouira à la mi-mars et désormais j' y passerai des périodes assez longues, non sans avoir auparavant ouvert mon propre blog, pour rester en contact avec la famille et les amis...et aussi montrer des clichés personnels qui me tiennent à cœur.
Vous voyez donc que vous faîtes des adeptes !
Mon blog sera très différent du vôtre, vous avez la plume, j' ai plutôt l' œil.(?)
Votre blog a le succès mérité. Continuez à nous faire vibrer.
Amitiés - Francine Bernaert
Preuve en est faite, une nouvelle fois, qu' un blog, ce n' est pas seulement un phénomène de nombrilisme ou « d' égo sur plateau d' argent ».
Un blog, c' est avant tout un espace de liberté, un vecteur de lien social dans ce monde moderne où les solitudes privées se multiplient, une cage ouverte qui laisse envoler ses nombreux oiseaux.
Parfois, certains d' entre eux nous rapportent des petits trésors d' amitié...Je les affectionne particulièrement et je les entretiens même avec passion.
Merci Francine, pour ce témoignage qui me conforte dans l' idée que l' inutile peut devenir précieux...
J' espère que nous nous rencontrerons effectivement, et pourquoi pas sur la plage d' Essaouira, autour d' un bon noss-noss ?
Ne soyez pas modeste...J' ai parcouru votre blog et je trouve vos photos magnifiques, comme celle que je viens de mettre en illustration au-dessus de ce billet.
Il est tout à fait sain de reconnaître ses dons.
Je vous dis à très bientôt et je vous embrasse.
Son blog : http://mogadorpicture.canalblog.com
Il vaut le détour...
(Non, je ne vous ai pas oubliés, mes 15 069 visiteurs de ce mois-ci.
Merci à vous aussi bien sûr, chers amis lecteurs...)
Publié par little stella à 09:06:31 dans Blog-aventure | Commentaires (8) | Permaliens

Cette image m' a frappée...et bien frappée !
Est-ce l' entrée de l' antre de Vulcain ou l' ouverture d' un tunnel aux sept vierges noires ?
Non, rien de tout ça. Ah je commence fort !!
D' abord souvenez-vous...Aux temps bibliques, les hommes étant devenus mauvais, les dieux voulurent noyer l' Humanité.
Alors Noé reçut en rêve, l' ordre de construire une arche et d' y abriter tous les couples d' espèces vivantes de la Terre, sans oublier sa famille.
En 40 jours, l' affaire fut réglée et l' humanité reprit son cycle de civilisation.
Aujourd'hui, l' idée de l' Arche de Noé ressurgit, façon nec plus ultra , sous la conception d' une banque de semences végétales .
La Norvège fournirait 4,94 millions de dollars américains ou 2,3 millions d' euros pour construire la chambre forte arctique de graines sur l' île de Svalbard, autrement dit, une Arche de Noé végétale !
Alors simple question...L' enterrement serait-il un réflexe atavique ou le symbole d' une puissance prophétique ?
Côté Apocalypse, on sait, d' après les analyses scientifiques, que les chances de survie après une catastrophe nucléaire totale seraient pratiquement inexistantes.
Vous imaginez-vous survivre sur terre, avec les cadavres, la prolifération des insectes et des maladies, la famine, la pénurie d' eau, les effets nocifs des radiations, l' hiver nucléaire, le tout dans la nuit, sous des nuages toxiques et une atmosphère irrespirable ?
Des survivants livrés à eux-mêmes dans l' effondrement des systèmes politiques et sociaux ...rien de très tentant n' est-ce pas ?
(Mais vous, ne vous effondrez pas avant ma conclusion...)
Côté réchauffement climatique (de l' ordre de 2° par siècle), on apprend que de nombreuses espèces vivantes seraient menacées de destruction par leur impossibilité à migrer.
Par contre, la race humaine , elle, réussirait biologiquement à survivre, mais les difficultés surgiraient d' ailleurs.
Elles viendraient directement des « sociétés humaines » qui devront s' adapter et faire face, en plus de la crise énergétique en cours, aux conséquences graves de ce réchauffement climatique : l' immigration climatique, les conflits territoriaux, le bouleversement des économies (ressources agricoles), la montée du niveau marin, l' augmentation de l' intensité et de la fréquence des alea climatiques.
D' où une planète de toute façon, très difficile à vivre.
Et de ce constat, ressort naturellement l' idée que cette banque de semences pourrait bien prendre un jour la poudre d' escampette pour s' installer sur une autre planète...non ?
L' Humanité semi divine, espèce migrante dans l' Univers ?
Là aussi, l' histoire se répèterait...
Relire les antiques épopées hindoues mettant en scène les dieux et Krishna lui-même :
« Certains descendirent du ciel, certains de leur char. Sous l' arbre des banians, ils se posèrent et, d' un regard, embrassèrent Devakara l' Incomparable, la cité sainte. »
Voyez, pas de quoi s' affoler. La planète en a vu d' autres et l' Humanité suivra immanquablement son destin. Sans compter qu' à l' inverse, un sérieux coup de pouce pourrait toujours nous arriver de la part des petits hommes verts ! L' enfer, ce n' est pas toujours les autres...

Je vous laisse méditer...
Publié par little stella à 18:00:08 dans Cosmodicée | Commentaires (2) | Permaliens

( Anne GEDDESS... On craque devant ses photos ! )
Au premier cri
Je t' ai servi
Au premier pleur
J' ai eu bien peur
Au premier chagrin
J' ai pris ta main
Au premier amour
J' ai vu le jour
Où...
Tu es né mon p' tiou !
Fils de la Vie
A l' infini
Tu restes toi
Sans être moi
Tu sens ma chair
Je suis en l' air
Quand dans tes yeux
Je vois des bleus...
Retiens ce don
De la maison.
Solange Arcamone
(Mon homme a maintenant 36 ans.
Coucou Luc !...)
Publié par little stella à 10:09:41 dans Intimité | Commentaires (5) | Permaliens
Hier...lever aux aurores avec le chant du muezzin,
départ d' Essaouira-Mogador à 7 heures.
Un crachin capricieux mais obstiné arrosait la campagne environnante et lui accordait le renouveau attendu.
Le car entamait la route de Marrakech. Splendeur des mimosas qui étiraient leurs branches chargées...
Puis assez vite, changement de direction vers Casablanca.
A l' intérieur, euphorie d' une dizaine de femmes de notre atelier de couture, âgées de 19 à 60 ans. Souvenez-vous de mon billet du 7 décembre dernier...
Elles avaient pris part au projet d' excursion qu' elles voulaient offrir à leurs intervenantes en Français.
Touria, leur responsable, a toujours mené son équipe avec tact et respect.
Confiance et bonne humeur se lisaient donc sur tous les visages.
Moins de heures après et soixante kilomètres plus loin, arrêt programmé à Talmest.
Il pleuvait toujours, et c' est par des ruelles boueuses que nous sommes arrivées au marché. Sous des tentes de bric et de broc, de pieux et de bâches en plastique, la vie grouillait. Les maraîchers locaux exposaient leurs superbes légumes tout en côtoyant les marchands d' épices, de salaisons, de fruits secs et de pâtisseries marocaines.
Les couturières se concertaient, choisissaient les produits, soupesaient le montant des dépenses. Puis, leurs recherches les ont conduites à la zone des bouchers.
Et là, franchement, à la vue des peaux de mouton sanguinolantes qui jonchaient le sol mouillé, et à l' odeur insoutenable des tripes suspendues en guirlandes au-dessus de nos têtes, j' ai failli craquer et de la pire des façons. Mon estomac était prêt à tout rendre, même la tasse de café noir avalée en vitesse au petit matin. Chochotte va ! Josiane se marrait...
Le nez pincé et la bouche cachée derrière mon écharpe, pratiquement en apnée, je suivais le groupe comme je pouvais, dégoûtée par tant d' horreurs et résolument décidée à devenir végétarienne. Enfin, les courses terminées, nous avons quitté ces abattoirs.
Un sentier tortueux m' a rendu mes couleurs. Oxygène salvateur, comme d' ailleurs le spectacle paisible ici d' une végétation généreuse, de champs de blé naissants, de colza et d' oliviers.
Une copieuse collation m'a remise complètement sur pieds. Saïda, Jamila, Nouranouda, Chadia, et Radija ont sorti de leurs sacs, zitounes noires, beurre salé, beignets, cakes maison et galettes de pain. Elles ont même installé des coupelles d' huile d' olive sur les deux tables que nous occupions au fond d' un petit café rapidement déniché. Le thé au chibba et nanah moussait dans les verres et la séance photos a fini par animer le cœur de chacune.
En fait, notre vraie destination était Abdejlil, à 4 kilomètres environ de Talmest.
Des carrioles bringuebalantes, tirées par des chevaux malingres, nous ont amenées jusqu' au bout d' un long chemin de terre. Fous rire en cascade et récompense. Le vieux village séculaire nichait entre ses collines verdoyantes. Attachant et pittoresque, dès le premier regard.
Touria nous a conduites dans une maison d' hôtes, ouverte jour et nuit. Sur place, matelas de mousse, plats, marmites et kanouns.
Alors sous nos mains pressées, les oignons ont été laminés, les petits pois écossés, les patates coupées, les tomates tranchées, le gigot d' agneau lavé à l' eau de source.Tout cuisait lentement, dans une alchimie de paprika, de coriandre, de safran et de cumin, sur les cendres vives...On avait le temps d' aller visiter les alentours.
L' oued nous a attirées immanquablement dans son canyon d' ocre. A faible régime, il serpentait au milieu de ses alluvions peuplées de joncs et d' herbes fleuries.
Les plus jeunes n' ont pas hésité. Foulards et djellabas abandonnés, corps de peau blanche subitement offerts au courant. Cris de joie, d' extase, hammam en plein air...Les seins nus pointaient sous les éclaboussures froides et les cheveux fraîchement délivrés jouissaient sous leur éclat d' ébène. Josiane et moi, l' émotion nous bâillonnait. Tableau surréaliste!
C' était... Delacroix re-visité, ses Femmes d' Alger dans une liberté reconquise, dans une sensualité insoupçonnée.
Comme des gamines, ces naïades s' amusaient, profitaient de l' instant présent, rendant à leur jeunesse l' insouciance qu' elles étaient en droit d' exprimer.
Un peu plus tard et de retour au gîte, un autre partage de saveurs nous attendait.

Le tajine! Fumant, humé et délicieux... Il a scellé notre amitié d' une manière irréversible. Danses et "you-you" ont suivi autour d' un transistor prêté pour la circonstance...Habibi, habiiiiibi...c' était la fête !
Une nouvelle intimité brillait dans nos yeux.
Publié par little stella à 01:48:09 dans Radio médina | Commentaires (14) | Permaliens
Ou comment les couleurs ont déclenché en moi,
un réveil des sens, des associations de mots, de noms, de titres de livres, de musiques, de films ou d' images aux vibrations particulières. C' est parti !
Rouge...en premier, sur le spectre de mes émotions.
Chakra de base, fureur du bélier,(eh oui !) vapeurs de soupe au lait, coquelicots de mon enfance, manteau que j' ai détesté porter, stylo de la maîtresse qui m' était prédestiné, encre de passion, sensualité, baiser ardent, sang des champs de bataille, « Le Rouge et le Noir » de Stendal, escarboucle de mon cœur,( rien que ça ), cerises, spinelle sanguin de mes veines (oh la latine !)
Danse du feu. Carmen. La Girafe en Feu de Dali. Eclatante et allègre nuance de révolte.
Bleu...en deuxième...
Chakra de la gorge qui coince souvent malgré mon aptitude à communiquer .
Azur et clarté, apaisement. Chambre bleue, sommeil retrouvé, enfin !
Myosotis de papier peint, (oui, je sais, faudrait le changer), la mobylette de mes 15 ans offerte pour mon b.e.p.c, la couverture de mon dictionnaire préféré, Bleu d' Auvergne, la couleur de tes yeux, La Bicyclette Bleue, le ruban de Marie, iridescence céleste (ne riez pas...), désir de vérité, Méditation de Thaïs, soif de sagesse (mais si, mais si... ) Période bleue de Picasso.
Saphir étoilé, talisman des merveilles d' Orient.
Jaune...en troisième...mais faut-il vraiment préciser ?
Chakra du plexus solaire ( faut que je pense à le réactiver, ça m' éviterait quelques montées d' adrénaline), lumière, chaleur, soleil central, bien être, légèreté. Le Chien Jaune de Gauguin, Cézanne.
Primevères, jonquilles, mimosa (le revoilà, ça vous étonne ? ), renouveau, renaissance.
Le Péril Jaune,( quel titre idiot), les bananes d' Agadir (c' est quelque chose !) Le mystère de la Chambre Jaune, miel,
Citrine de jeune louve, topaze de ma mère, aimante et tranquille. Equilibre.
Vert... bien ici...
Chakra du cœur (autrement dit bien malade), zen attitude, fraîcheur, écologie, énergies renouvelables.
Les p'tits hommes verts (j' aimerais bien qu' ils existent), Nature, Vie... « Le vert paradis des amours enfantines »( à vous de trouver l' auteur), la vieille Simca 1000 du pater (a fallu l' abattre), la couleur de mes yeux, Eau Neuve de Lubin, Jeux Interdits, pastilles Pulmoll, Cités d' Emeraude, La Prophétie des Andes, le règne végétal. Rien ne me fait plus plaisir qu' une belle promenade en forêt. Yann Arthus-Bertrand.
Le sacre du Printemps. Espérance, positivité, la blouse du chirurgien, guérison. Reiki...
Blanc...
Dernière couleur en synthèse, comme le chakra couronne, Fleur d' Esprit, Soria « Paroles et semences de Vie », rayonnement, connaissance, (un chemin si difficile), désir de perfection.
Diamant, fidélité, pureté, facettes, Un Long Dimanche de Fiançailles, Noces Blanches, Le lys dans la Vallée, harmonie, féminité, dentelles,transparence, excellence, Chants Sacrés, esthétique.
Nuit blanche, brouillard, meringue, vertige, fragilité, dureté, la banquise, Jean-Louis Etienne, mines, travail d' esclaves...le drapeau de la Paix.
Foudre, éclair, illumination (non, non, je n' ai pas forcé sur l' absinthe). Les Grands Initiés.
Noir...l' anti-couleur...
L' anti-lumière, l' anti-matière, l' ombre, les ténèbres, Bonjour Tristesse, énergies négatives, déprime,Toi, folie, souffrance, Noir Désir et son étoile morte Marie Trintignant, regrets, pleurs, mort, repos. A la recherche du temps perdu, réglisse,
Froid, Spleen baudelairien, tombeau, la malédiction de Toutankhamon, la nuit, l' oubli, (ça y est j' ai bientôt fini),
L' Afrique berceau de l' humanité, Joseph Kessel, le Blues, Alpha Blondy. Trou noir, destruction, changement, nouveau monde.
« L' obscurité du monde n' est qu' une ombre. Derrière elle, et cependant à notre portée, se trouve la joie. » Fra Angelico da Fiesole
(Dérive égotique...
Aïe, aïe, aïe, je vais passer sur le divan du psychanalyste...
tant pis ! )
Il m' en reste des étapes à gravir...
Publié par little stella à 22:43:21 dans Confidences | Commentaires (4) | Permaliens
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