Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Lettres de coeur

depuis Mogador

L' oeuf ou la poule ?... | 23 janvier 2006

  Quand la forme épouse le fond...


                                                 Little Stella

Publié par little stella à 19:39:28 dans Se-xy | Commentaires (2) |

Merci...Jean-Mi... | 23 janvier 2006

Des voeux particulièrement "innovants"...

                                   Solange

           Je te présente tous mes voeux de santé et de bonheur pour cette année 2OO6.

 Je te souhaite une prise importante de conscience pour préserver notre environnement...

                                    il est si fragile ...

Tous les jours des espèces animales et végétales disparaissent à cause de nos comportements irrespectueux envers la Nature.

Pourquoi nos enfants seraient-ils privés de ses merveilles ?

                                      Bisous

                                                  Jean-Michel 

Publié par little stella à 19:14:31 dans Réveil | Commentaires (0) |

C' est comme ça | 23 janvier 2006


          Une histoire s' achève ...une histoire de vie...


une histoire sans vie...une histoire sans lendemain...une histoire sans histoire...qui n'a que le mérite de reculer l' Ennui .


Mon miroir, suis-je encore la plus belle ?


Terrible question après une nuit sans sommeil, quand je regarde mes yeux cernés et mon teint livide .


                                   Allez...Bonne journée quand même !!!!


                                                Solange Arcamone


                                                         

Publié par little stella à 07:06:19 dans Etat d'âme | Commentaires (0) |

Epilogue | 20 janvier 2006

                 Cet été 88...


alors que Marianne commençait à quarante ans une formation d' esthéticienne, j' exportai "mon deuil" à Palma .


Sabine y possédait une maison de village, peu confortable mais si émouvante avec son minuscule jardin et son unique citronnier.Elle aimait y réunir ses amies, au mois d' août. Lina et ses deux filles furent de la partie, bien sûr !


Chaque matin, entre le puits et le vieux four, sur la grande table, bols de café et tartines de miel nous remettaient sur pieds.


Longues journées sur les rivages de Majorque...Beignets et châteaux de sable... en famille !!


Pour moi, retranchements solitaires, jours trop blancs, plages trop vivaces, vagues...à l' âme...flux et reflux... d' amertume .


Chaque soir, après le coucher des "petites", sous les flammes des bougies et dans les odeurs de citronnelle, les "grandes" parlaient, encore et encore, librement . Elles s' écoutaient, se conseillaient souvent, se guérissaient même, sans hôpital, sans prescription d'ordonnance .


Douce médecine qui soignait tout : la tête, le corps et l' esprit ! Aveux et confidences...sans jugement, sans condamnation .


Sabine s' éloignait de Bruno, Lina n' arrivait pas à briser les ailes de son merle, et Sosso jouait sa nouvelle partition sur le mode du ...courage .


 Elle le prenait partout, dans les yeux " des filles"...dans les livres et dans ces lignes de Khalil Gibran...


" Si vous cherchez à cacher vos soucis ou à dissiper vos craintes pour libérer ainsi votre esprit,


Sachez que vous-même les avez choisis avant que vous ne les ayez subis, et que le siège de votre frayeur est dans votre coeur et non point dans la main de celui qui vous fait peur.


En vérité, tout ce qui se meut en vous est dans une constante semi-étreinte : ce qui vous réjouit et ce qui vous terrifie, ce que vous haïssez et ce que vous chérissez, ce que vous désirez saisir et ce que vous cherchez à fuir.


Vos actes sont des jeux d' ombres et de lumières en couples enlacés . Toute ombre se dégrade, se fond et se meurt à l' arrivée d'une lumière, et toute lumière qui s' attarde derrière ses lisières devient alors une ombre pour une autre lumière .


Ainsi en est-il pour votre liberté, dès lors qu' elle se désenchaîne, devient elle-même les chaînes d' une plus grande liberté . "


           Majorque ...refuge de libertés pour George Sand et Musset...


                          Pour moi ... terre de Géricault !


Dans les recoins de mon coeur, je cherchais le sens de ma vie .


                                              Solange Arcamone


 

Publié par little stella à 12:00:54 dans Arsouille ! | Commentaires (0) |

Le mal être ... | 19 janvier 2006

A son "carpe diem" allait faire écho "mon requiem" ...

Je riais sans rire, je mangeais sans goût, j' entendais sans écouter, je marchais sans vie .

                           Poupée cassée...désarticulée...

Le temps pétrit mon chagrin à coups de larmes et de "jamais plus !"...le laissa reposer .

Sur les terrasses du Splendide, la glycine tardive embaumait et ses grappes élégantes tombaient en rideau d' améthystes. Les rosiers se déclinaient en jaune, en rose, en pourpre, et dans le bassin, une myriade de petits poissons frétillait autour de Neptune .

Beautés qui ne m' enchantaient plus ...

La sinistrose avait remplacé l' osmose. Pierre me faisait souffrir et moi, je me faisais honte .

Qui étais-je exactement ? Qu' une mosaïque, aux multiples facettes...

 Forte et faible, brave et lâche, magnanime et décevante, sérieuse et téméraire... Comment devenir une autre ? Comment ne plus trébucher ? Où se trouvait ma "voie du milieu ?"...

Entre mes failles et mes extrêmes, j' ignorais où elle se cachait . En guise de bonheur, je n' avais qu' un purgatoire . J' avançais sur mon chemin de sagesse, les yeux bandés .

Je quittai mes élèves sur un trente juin radieux...

Les "bonnes vacances maîtresse !" fusaient partout, dans la cour comme au portail de l' école .

Enfants affectueux, parents reconnaissants avec leurs bras chargés de fleurs . Moments d' émotion...toujours .

Gladys était déjà partie au Grau du Roi, avec les parents de Delphine, sa grande complice. Sa carte me fit plaisir ....

                         " Bonjour maman !

 Nous sommes allés au restaurant chinois. J' ai pris des rouleaux de printemps enroulés dans de la feuille de salade et de la menthe. C' était délicieux! Nous avons visité Aigues-Mortes...Cette ville te plairait, j' en suis sûre !

                Gros bisous -  Gladys  "

Elle venait de terminer sa cinquième, faiblement. La mer la ravigoterait .

A la mi-juillet, j' avais un autre signe, tout aussi agréable...

     " Hello !

Grosses bises de Bourne où mes vacances s' annoncent excellentes. Le temps est au beau et ma famille anglaise très sympa. Je suis en "immersion" totale, mais je me suis débrouillé pour voir certains camarades tous les jours. Heureusement, sinon le début du séjour aurait été difficile ! Ce soir, je suis invité au mariage de Linda, la fille de Mr and Ms Brown. Je leur ai acheté une bouteille de Chartreuse...ça a été dur, mais je l' ai tout de même trouvée !

J' ai oublié de te dire que Bourne est un coin perdu, à 15O km au nord de Londres. C' est Chignin en un peu plus grand...

Sur ce, je te dis à bientôt .    Lucien "

Il se destinait à la restauration...sa grande vocation... et s' était inscrit à Lyon, dans une école hôtelière .

Cartable fermé, cahiers rangés, j' avais du temps libre à revendre .

Dans le calme du "terrier", je pouvais disséquer l' ambiguité de l' Arsouille.

Libre penseur, il vivait en fait, sans contraintes, sans déterminisme, profondément croyant en sa doctrine :

 " Je peux donner beaucoup mais il ne faut pas m' accaparer" .

Ses joies et ses peines, il les glanait, en bon "soixante-huitard", sur la route périlleuse de la vraie liberté, celle d' où l'on sort parfois malheureux .

Ses regards ne mentaient pas . Il en avait des gais et des tristes, des lointains et des proches, des violents et des doux ...des durs et ...des fous.

Sa crise de comportement, c' était le stigmate de ses angoisses existentielles. Ses tumultes, la rançon de sa gloire. Il les surmontait à sa manière, en se forgeant un nouveau destin.

La Saint Valentin le rendait maussade . L' Amour finalement, ne lui avait-il pas tourné le dos ? Pierre craignait par-dessus tout l' isolement. Il le combattait, chez lui, avec trois téléphones et un répondeur automatique . 

Travail, réunions, conférences, formations, déplacements en France ou à l' Etranger ... sa vie tournait comme un manège, grisant, incessant, avec ses hauts et ses bas .

Mais la mort rôdait. Elle lui accordait un sursis...s' il le méritait !

Qu' en avait-il fait ? Un hymne à la vie ! Quel engagement !  

 Chevalier à "coeur ouvert", il faisait rêver ces dames, sans jamais de fiançailles, sans jamais d' épousailles ...

Il réalisait à lui tout seul, la Sainte Trinité des Temps Modernes :

                   Epicure, Socrate et Casanova .

                            ( à suivre )

                                             Solange Arcamone 

                    

                                             

                            

Publié par little stella à 13:11:41 dans Arsouille ! | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| >>

Tous les derniers titres