Nous avons traversé une période vraiment noire l'année dernière au labo: pendant plusieurs mois, pas moyen de jouer avec des ions, notre accélérateur était en panne. On s'est agité longuement autour, dévissant, nettoyant, vérifiant chaque pièce et remontant le tout avec le plus grand soin, rien n'y faisait. Au plus grave de la crise, alors que tout espoir semblait perdu, j'ai proposé de sacrifier un poulet, de l'égorger encore tout chaud vivant dans notre salle de manip et de répandre son sang sur notre machine.
Et mes collègues, ces petits joueurs, ont refusé net. Quand je vous dis qu'on me brime dans ce labo.
Publié par La fée atomique à 01:24:49 dans La recherche, c'est fun | Commentaires (0) | Permaliens
Lors de mon séjour brésilien, une jeune chercheuse m'a raconté que quand elle sort un peu tard du labo et qu'il fait déjà nuit, il n'est pas rare qu'elle croise sur le campus un groupe d'individus en pleine séance "magico-animiste-vaudou-abracadabra". Ils se positionnent généralement à un endroit stratégique du campus, là où deux chemins se coupent en formant une croix, ils allument des cierges partout, dansent, psalmodient et le lendemain, ils ont disparu en ne laissant derrière eux que les bougies consumées, des os de poulet et diverses offrandes, généralement de nourriture.
En France, les étudiants n'en font pas autant pour réussir leurs examens.
Publié par La fée atomique à 01:14:59 dans Secte Shabu-Shabu | Commentaires (2) | Permaliens
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