Sur le plateau de Public Sénat ce 23 juin, Malek Boutih - ancien président d’SOS-Racisme et actuel membre du Parti Socialiste - a fait part de ses impressions sur le remaniement du gouvernement Fillon IV, ainsi que sur son actuelle présence au Parti Socialiste.
Interrogé ce mardi 23 juin, l’ancien président d’SOS Racisme, Malek Boutih, a déclaré que la nomination de Frédéric Mitterrand au poste de Ministre de la Culture pouvait être un bon choix, en soupçonnant cependant une "habileté" de la part du Gouvernement Fillon IV afin de posséder "un Mitterrand dans un gouvernement de droite".
A la question qui était de savoir si Malek Boutih avait été contacté par François Fillon et Nicolas Sarkozy, l’actuel membre du Parti Socialiste a répondu par la négative, en déclarant que "pour l’instant [il] était à gauche" affirmant par là même avoir le droit de changer d’opinions.
Car Malek Boutih n’est pas un fervent défenseur à tout prix de son parti. Considérant que Martine Aubry avait "perdu toute autorité politique", il regrette que le Parti Socialiste ne sache pas défendre un certain nombre de "principes de gauche". Dénonçant "l’aventure individuelle" de Ségolène Royal, ainsi que l’actuel Parti Socialiste comme un parti de "l’aristocratie de la gauche", Malek Boutih espère à l’avenir un PS fort, capable de s’imposer face à Nicolas Sarkozy, avec un "programme commun pour toute la gauche..jusqu’au MODEM".
Après la rixe de janvier 2009 qui l’opposa à Pouria Amirshahi (NDLR : ce dernier sommait Malek Boutih de "choisir son camp" vis-à-vis de ses éloges envers Nicolas Sarkozy), peut-on toujours considérer Boutih comme un socialiste, ou plutôt comme désormais un "pion sarkozyste" au sein du parti de la rose ? La question peut se poser...
Sébastien Kerroux (Article publié sur Agoravox)